« Le tourisme de ma communauté, c'est le combat dans la voie d'Allah »
Sounan Abou Daoud · Rapporté par Abû Dâwud
- Référence
- Rapporté par Abû Dâwud
- رواه أبو داود
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
- Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
Deux invocations rarement rejetées : à l'appel et au cœur de la bataille
Sahl ibn Sa'd (qu'Allah l'agrée) relate : « Deux invocations ne sont pas rejetées, ou très rarement : lors de l’appel à la prière et pendant la bataille, lorsque les combattants s’entremêlent. »
« Ô Allah ! Tu es mon appui et mon secours » : l'invocation avant la bataille
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) allait à la bataille, il disait : « Ô Allah ! Tu es mon appui et mon secours ! C’est par Toi que je passe d'un état à un autre, par Toi que j’assaille et par Toi que je combats ! »
« Ô Allah ! Voilà untel fils d'untel sous Ta protection »
Wâthilah ibn Al-Asqa’ (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirigea la prière mortuaire sur un homme parmi les musulmans, et je l’ai entendu dire : « Ô Allah ! Voilà untel fils d’untel sous Ta protection et dans Ton voisinage. Préserve-le donc de l’épreuve de la tombe et du châtiment de l’Enfer. Certes, Tu es Digne de loyauté et de louanges. Ô Allah ! Pardonne-lui et fais-lui miséricorde, Tu es certes Celui qui pardonne et Le Très Miséricordieux. »
'Ali monte sur sa monture : « Au nom d'Allah », puis l'invocation du voyage
‘Alî ibn Rabî’ah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’étais présent lorsque l’on amena une monture à ‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée). Il mit son pied à l’étrier et dit : « BismiLlâh ! » (Au Nom d’Allah !). Puis, lorsqu’il s’installa sur sa monture, il dit : « Al-ḤamduliLlâh » (Louange à Allah !). Ensuite, il prononça la parole suivante : {( Gloire à Celui qui nous a soumis cela alors que nous n’étions pas capables de le dominer et c’est vers notre Seigneur que nous retournerons. )}. Puis, il prononça trois fois : « Al-ḤamduliLlâh ! » et il dit : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] ! ) autant de fois. Ensuite, il conclut en ces termes : « Subḥânak ! » (Gloire et Pureté à Toi !) Je me suis certes fait du tort à moi-même, pardonne-moi donc, car nul en dehors de Toi ne pardonne les péchés ! » Ensuite, il se mit à rire et on lui demanda : « Qu’est-ce qui te fait rire, ô commandeur des croyants ? » Il répondit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) rire comme je viens de le faire, alors je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui te fait rire, ô Messager d’Allah ? » Il me répondit : « Ton Seigneur, Exalté soit-Il, se réjouit de Son serviteur qui dit : « Pardonne-moi mes péchés ! » sachant que nul en dehors de Lui ne pardonne les péchés ! »
Sur le même thème : Le jihâd
La chamelle bridée donnée pour la cause d'Allah : sept cents chamelles
Abû Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) relate : Un homme amena au Prophète (sur lui la paix et le salut) une chamelle bridée et dit : « Voici un don pour la cause d’Allah. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « Pour elle, tu auras sept cents chamelles le Jour de la Résurrection, chacune d’entre elles sera bridée. »
Les dix hommes envoyés en mission sous la conduite de 'Asim ibn Thabit
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !
Les martyrs sont au nombre de cinq
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Les martyrs sont au nombre de cinq : Celui qui succombe à la peste, celui qui meurt d’une maladie du ventre, celui qui meurt noyé, celui qui meurt sous les décombres et celui qui meurt martyr dans la voie d’Allah. " » Et dans une version : " Lesquels d’entre vous considérez-vous comme des martyrs ? " Ils répondirent : " Ô Messager d’Allah ! Celui qui est tué dans la voie d’Allah est un martyr. " Il leur a alors répondu : " S’il en était ainsi, les martyrs de ma communauté seraient bien peu nombreux ! " Ils demandèrent donc : " Ô Messager d’Allah ! Alors qui sont-ils ? " Il leur répondit : " Quiconque est tué dans la voie d’Allah est un martyr, quiconque meurt dans la voie d’Allah est un martyr, quiconque meurt de la peste est un martyr, quiconque meurt des suites d’une maladie du ventre est un martyr, et le noyé est aussi un martyr. " »
La guerre est une tromperie !
Abû Hurayrah et Jâbir (qu’Allah les agrée) relatent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La guerre est une tromperie ! »