Le jugement du voile de la femme musulmane : Les textes de la Sounna 2/2

Sahih al-Boukhari · (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°974 et Mouslim dans son Sahih n°890)

Texte arabe
عن أم عطية رضي الله عنها قالت : أمرنا رسول الله صلّى الله عليه وسلّم أن نخرجهن في الفطر والأضحى العواتق والحُيَّض وذوات الخدور فأمّا الحيض فيعتزلن الصلاة ويشهدن الخير ودعوة المسلمين قلت: يا رسول الله ! إحدانا لا يكون لها جلباب ؟ قال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم : لتلبسها أختها من جلبابها
Traduction française
D'après Oum 'Atiya (qu'Allah l'agrée) : Pour le Fitr et le Adha (1), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) nous a ordonné de faire sortir les femmes, les jeunes filles, les femmes qui ont leurs menstrues et les jeunes vierges et les femmes qui ont leurs menstrues s'écartent de l'endroit où est accomplie la prière et elles assistent au bien et aux invocations des musulmans. Oum 'Atiya (qu'Allah l'agrée) a dit : J'ai dit : Ô Messager d'Allah ! Que fait l'une d'entre-nous si elle n'a pas de jilbab ? (2) Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Que sa soeur (3) lui prête un de ses jilbabs ».
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Référence
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°974 et Mouslim dans son Sahih n°890)
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٧٤ و مسلم في صحيحه رقم ٨٩٠)
Boukhari dans son Sahih n°974
Mouslim dans son Sahih n°890
Tome/page et numéro selon l'édition citée par la source.
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Classement

Explication

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• Hadith n°3

(1) C'est à dire pour les deux jour de 'Id.

(2) Le sens est : Si l'une d'entre-nous n'a pas de jilbab, lui est-il permis de sortir sans jilbab ?


(3) C'est à dire sa soeur d'Islam.
(Voir Charh Sahih Mouslim de Cheikh Al Etiopi vol 17 p 471)

Ainsi, ce hadith montre clairement que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut salut soient sur lui) n'a permis à la femme musulmane de sortir pour assister aux célébrations de la fête de 'Id qu'à la condition qu'elle porte un jilbab.
Or, le jilbab, comme cela a été expliqué précédemment, est un vêtement ample que porte la femme et qui couvre sa tête et tout son corps ou la plupart de son corps.

(Voir Tefsir Sourate Al Ahzab de Cheikh 'Otheimine p 485)

• Hadith n°4

D'après Fatima Bint Qays (qu'Allah l'agrée) : Mon mari m'a divorcé (1) et a refusé de subvenir à mes besoins.
Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) m'a dit que ce n'était pas un droit pour moi qu'il subvienne à mes besoins (2) et il m'a dit : « Va chez Oum Charik (qu'Allah l'agrée) ».
Oum Charik (qu'Allah l'agrée) était une femme riche parmi les Ansars (3) qui dépensait beaucoup d'argent dans le sentier d'Allah et chez qui des invités allaient régulièrement.
J'ai dit : Je vais faire cela.
Mais le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Non, finalement n'y va pas. Oum Charik (qu'Allah l'agrée) est une femme qui reçoit beaucoup d'invités et certes je déteste que ton khimar (4) tombe de ta tête ou que ton vêtement ne couvre pas tes mollets et alors les gens vont voir de toi ce que tu détestes qu'ils voient. Pars plutôt chez le fils de ton oncle 'Abdallah Ibn 'Amr Ibn Oumi Maktoum (qu'Allah l'agrée)... ». (5)

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2942)


عن فاطمة بنت قيس رضي الله عنها أنّ زوجها طلّقها فأبى أن ينفق عليها فأخبرها رسول الله صلّى الله عليه وسلّم أنه لا نفقة لها و قال لها : انتقلي إلى أم شريك
قالت : و أم شريك امرأة غنية من الأنصار عظيمة النّفقة في سبيل الله ينزل عليها الضيفان
فقلت: سأفعل
فقال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم : لا تفعلي إن أم شريك امرأة كثيرة الضيفان فإني أكره أن يسقط عنك خمارك أو ينكشف الثوب عن ساقيك فيرى القوم منك بعض ما تكرهين لكن انتقلي إلى ابن عمك عبدالله بن عمرو ابن أم مكتوم...
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٩٤٢)



(1) C'est à dire qu'il l'a divorcé une troisième fois. Suite au troisième divorce, le mari ne peut plus reprendre sa femme. Elle est donc une étrangère vis-à-vis de lui et il ne lui est plus permis de la voir sans voile.

(2) C'est à dire que le mari n'a pas à subvenir aux besoins de la femme qu'il a divorcé ni à lui donner un logement durant la période de viduité du troisième divorce contrairement aux deux premiers divorces.

(3) Les Ansars sont les compagnons du Prophète (qu'Allah les agrée tous) qui étaient originaires de Médine.

(4) Il a été expliqué précédemment que le khimar désigne le vêtement avec lequel la femme couvre sa tête et cache ses cheveux.

(5) 'Abdallah Ibn 'Amr Ibn Oumi Maktoum (qu'Allah l'agrée) était un homme aveugle.
Ainsi le mal qui était redouté dans le fait que Fatima Bint Qays (qu'Allah l'agrée) aille passer sa période de viduité chez Oum Charik (qu'Allah l'agrée) n'était pas à craindre le concernant.

Dans ce hadith, nous voyons que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) détestait le fait qu'une croyante soit vu par un homme étranger sans que son khimar ne couvre sa tête.
Il montre également que la musulmane doit également détester cela.
Nous comprenons donc sans aucune ambiguïté qu'il est obligatoire pour la musulmane de porter un voile sur sa tête afin que ses cheveux ne soient pas vu par des hommes étrangers.


• Hadith n°5

D'après 'Oqba Ibn 'Amir (qu'Allah l'agrée) : Ma soeur a fait le nadhr (1) de marcher pieds nus et la tête découverte jusqu'à la Ka'ba.
Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) est passé vers elle et a dit: « Qu'arrive t-il à celle-ci ? ».
Ils ont dit : Elle a fait le nadhr de marcher pieds nus et la tête découverte jusqu'à la Ka'ba.
Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ordonnez lui de monter sur une monture et de mettre un khimar (2) ».
(Rapporté par Tahawi dans Charh Ma'ani Al Athar vol 3 p 129 et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°2930)

Et dans une autre version, le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Qu'elle couvre ses cheveux ».
(Rapportée par Al Rouyani dans son Mousnad n°190)


عن عقبة بن عامر الجهني رضي الله عنه قال : نذرت أختي أن تمشي إلى الكعبة حافيةً حاسرةً فأتى عليها رسول الله صلّى الله عليه وسلّم فقال : ما بال هذه ؟
قالوا : نذرت أن تمشي إلى الكعبة حافيةً حاسرةً
فقال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم : مرّوها فلتركب ولتختمر
(رواه الطحاوي في شرح معاني الآثار ج ٣ ص ١٢٩ و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٢٩٣٠)



وفي رواية أخرى قال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم : وتغطي شعرها
(رواها الروياني في مسنده رقم ١٩٠)



(1) Un nadhr est le fait qu'une personne se rapproche d'Allah en s'imposant à elle-même une chose qu'Allah ne lui a pas imposé.
Par exemple : Je fais le nadhr de prier aujourd'hui dix unités de prière surérogatoires ou encore je fais le nadhr de jeûner trois lundi de suite etc...

Le fait de respecter le nadhr que l'on a fait est une obligation sauf dans le cas où, comme dans ce hadith, le nadhr qui est fait est un nadhr sur une chose interdite ou sur une chose que la personne n'est pas capable de faire.

Les détails des règles du nadhr sont mentionnés dans les ouvrages de jurisprudence.

(2) Il a été expliqué précédemment que le khimar désigne le vêtement avec lequel la femme couvre sa tête et cache ses cheveux.

Ainsi, ce hadith montre que le fait que la femme découvre sa tête devant des hommes étrangers est interdit.
En effet, le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a ordonné à cette femme de ne pas respecter le nadhr qu'elle avait fait et de couvrir sa tête.

Or le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui fait le nadhr d'obéir à Allah qu'il lui obéisse et celui qui fait le nadhr de désobéir à Allah, qu'il ne lui obéisse pas ».

(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°6696)

Ainsi, si le fait qu'elle découvre sa tête avait été permis, il lui aurait été obligatoire de respecter son nadhr mais le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) lui a interdit de faire cela.

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Explication reproduite sans modification — Source : www.hadithdujour.com (page d'origine).

Provenance

  • Texte arabe : Hadith du Jour (hadithdujour.com).
  • Traduction française : Hadith du Jour (hadithdujour.com), traducteur non indiqué par la source.
  • Source : www.hadithdujour.com — fiche d'origine.

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

  • Ne pas revendre une nourriture avant d'en avoir pris possession

    D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui achète une nourriture, qu'il ne la vende pas avant d'en avoir pris possession ».

    (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2133 et Mouslim dans son Sahih n°1526)Lire le texte complet →
  • « Celui qui prend l'argent des gens avec l'intention de le rembourser »

    D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui prend les biens des gens (1) et à l'intention de leur rendre, Allah les rend pour lui (2). Et celui qui prend les biens des gens et veut les détruire (3), Allah le détruit (4) ».

    (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2387)Lire le texte complet →
  • L'exemple de celui qui revient sur son aumône

    D'après 'Abdallah Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui revient sur une aumône qu'il a fait (1) est comme un chien qui vomit puis mange ce qu'il a vomi (2) ».

    (Rapporté par Boukhari dans son sahih n°2589 et Mouslim dans son Sahih n°1622)Lire le texte complet →
  • À l'époque du Prophète, nous ne donnions aucun égal à Abou Bakr

    D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père) : « À l'époque du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui), nous ne donnions aucun égal à Abou Bakr (qu'Allah l'agrée). Puis la meilleure personne était 'Omar (qu'Allah l'agrée) puis 'Othman (qu'Allah l'agrée). Et après ceux-ci, nous laissions les compagnons du Prophète (qu'Allah les agrée tous) sans dire que l'un est meilleur que l'autre ».

    (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3697)Lire le texte complet →

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    (Rapporté par Ibn Maja dans ses Sounan n°3750 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Ibn Maja)Lire le texte complet →
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