« Allah n'a envoyé aucun prophète sans qu'il ait gardé des moutons »

Sahih al-Boukhari · (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2262)

Texte arabe
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : ما بعث اللهُ نبيًّا إلاّ رعى الغنمَ فقال أصحابُه : وأنت ؟ فقال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : نعم كنتُ أرعاها على قراريطَ لأهلِ مكةَ
Traduction française
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Allah n'a envoyé aucun prophète qui n'ait pas gardé des troupeaux ». Ses compagnons ont dit : Même toi ? Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Oui. Je gardais des troupeaux pour les gens de La Mecque en échange de qararit (*) ».
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Référence
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2262)
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٢٦٢)
Boukhari dans son Sahih n°2262
Tome/page et numéro selon l'édition citée par la source.
Authenticité
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Classement

Explication

(*) Le terme qararit est le pluriel de qirat.
Le qirat est une unité de mesure.
Ainsi le sens est que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) effectuait ce travail en échange de qararit de telle ou telle denrée.

Ce hadith montre l'immense modestie du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui).
En effet, il a informé les gens qu'il a fait ce métier très simple alors qu'il savait qu'il était la plus noble des créatures auprès d'Allah.

Il montre également le fait que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) exprimait clairement le bienfait qu'Allah lui a donné ainsi qu'aux autres prophètes car Il les a choisi parmi toutes Ses créatures alors qu'ils n'étaient que de simples gardiens de troupeaux.

(Fath Al Bari de l'imam Ibn Hajar 4/441)

Explication reproduite sans modification — Source : www.hadithdujour.com (page d'origine).

Provenance

  • Texte arabe : Hadith du Jour (hadithdujour.com).
  • Traduction française : Hadith du Jour (hadithdujour.com), traducteur non indiqué par la source.
  • Source : www.hadithdujour.com — fiche d'origine.

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

  • Le mauvais comportement avec la mère

    D'après Al Moughira Ibn Chou'ba (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes Allah vous a interdit : - le mauvais comportement avec les mères (1) - que la personne refuse de s’acquitter de ce qu'il doit et qu'elle demande ce à quoi elle n'a pas droit - et d'enterrer les filles. (2) Et Il a détesté pour vous : - les on-dit - le fait de poser trop de questions - et le fait de dilapider l'argent ». (3)

    (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5975 et Mouslim dans son Sahih n°593)Lire le texte complet →
  • Le fait de prier de la même manière que le faisait le Prophète

    D'après Sahl Ibn Sa'd As Sa'idi (qu'Allah l'agrée) : J'ai vu le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) prier sur le minbar. Il a fait le tekbir (1) alors qu'il était dessus puis a fait l'inclinaison alors qu'il était dessus. Puis il est descendu en reculant et s'est prosterné au pied du minbar. Puis il est retourné dessus (2) et lorsqu'il a terminé sa prière, il s'est retourné vers les gens et a dit : « Ô vous les gens ! Je n'ai fait cela que pour que vous preniez exemple sur moi et que vous appreniez la description de ma prière ».

    (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°917 et Mouslim dans son Sahih n°544)Lire le texte complet →
  • Ô fils de mon frère ! Lève ton vêtement

    D'après 'Amr Ibn Maymoun : Un jeune homme est venu visiter 'Omar Ibn Al Khattab (qu'Allah l'agrée) lors de sa maladie qui a précédé sa mort. Lorsque ce jeune homme est parti, son izar (1) touchait le le sol et alors 'Omar (qu'Allah l'agrée) a dit : « Ramenez moi le garçon ! ». Puis il a dit : « Ô fils de mon frère ! Lève ton vêtement car ceci sera plus propre pour le vêtement et plus proche de la taqwa (2) envers ton Seigneur (3) ».

    (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3700)Lire le texte complet →
  • Quelques leçons tirées des hadiths sur le jeûne du jour de 'achoura 1/9

    D'après 'Abdallah Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père) : Lorsqu'il est arrivé à Médine, le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a trouvé les juifs qui jeûnaient le jour de 'Achoura et il leur a dit : « Quel est ce jour que vous jeûnez ? ». Ils ont dit : Ce jour est un grand jour ! C'est dans ce jour qu'Allah a sauvé Moussa (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et son peuple et qu'Il a noyé Pharaon et son peuple. Ainsi Moussa (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) l'a jeûné en remerciement (*) et donc nous le jeûnons. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Nous sommes plus en droit de Moussa (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) que vous ». Et alors il a jeûné ce jour et a ordonné de le jeûner.

    (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2004 et Mouslim dans son Sahih n°1130 et les termes sont ceux de Mouslim)Lire le texte complet →

Sur le même thème : La Mecque

  • Le portrait physique du Prophète

    Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée) a dit en décrivant le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui): « Il était un homme de taille moyenne, ni grand ni petit. Son teint était blanc rosé, ni blanc, ni mat. Ses cheveux étaient ni frisés, ni crépus ni lisses ni longs. Il a reçu la révélation alors qu'il avait 40 ans et est resté à La Mecque pendant 10 ans alors qu'il recevait la révélation et 10 ans également à Médine. Lorsqu'il est mort il n'y avait pas sur sa tête et sur sa barbe une vingtaine de cheveux blancs. »

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    D'après Jabir Ibn 'Abdillah (qu'Allah les agrée lui et son père) : L'année de la conquête de La Mecque, alors qu'il était à La Mecque, j'ai entendu le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) dire : « Certes Allah et Son Messager (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) interdisent la vente d'alcool, de la bête morte (1), du porc et des idoles (2) ». (3)

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    Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Du temps de la "Jâhiliyah" (période préislamique), je trouvais que les gens étaient égarés et que leur idolâtrie ne reposait sur rien. J'entendis alors parler d'un homme à la Mecque qui informait de certaines choses. J'enfourchai ma monture et allai le trouver. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), se cachait car son peuple lui menait la vie dure. Je demandai, avec douceur, la permission d'entrer chez lui à la Mecque. Je lui demandai : " Qu'es-tu donc ? - Il répondit : Je suis un Prophète. - Je repris : Qu'est-ce qu'un Prophète ? - Il répliqua : Allah m'a envoyé. - Je demandai : Avec quoi t'a-t-il envoyé ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Il m'a envoyé pour maintenir les liens de parenté, détruire les idoles et pour adorer Allah Seul, sans lui donner d’associé. - Je l'interrogeai : Qui te soutient en cela ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Un homme libre et un esclave - il avait avec lui, à ce moment, Abu Bakr et Bilal (qu'Allah les agrée) qui croyaient en lui. - Je déclarai : Je te suivrai ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : Aujourd'hui, tu ne peux pas le supporter. Ne vois-tu pas ma situation et celle des gens ? Retourne plutôt auprès des tiens ! Quand tu entendras que je suis en position de force, reviens me voir ! " Je retournai auprès de ma famille. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) partit à Médine alors que je demeurais avec les miens. Je me mis à l'écoute des nouvelles et j'interrogeais les gens, quand il arriva à Médine. Finalement, un groupe des gens de Yathrib [ancien nom de Médine] vint me trouver. Je demandai : " Qu’a fait cet homme venu à Médine ? - Ils répondirent : Les gens accourent vers lui alors que son peuple désire le tuer, sans toutefois y parvenir. " Je me rendis à Médine et entrai chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : " Ô Messager d'Allah ! Me reconnais-tu ? - Il répondit : Oui ! Tu m'as rencontré à la Mecque ! - Je répliquai : En effet, ô Messager d'Allah ! Informe-moi sur ce qu'Allah t'a enseigné et que j'ignore ! Informe-moi au sujet de la prière ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Accomplis la prière de l'aube, puis abstiens-toi de prier jusqu'au lever du soleil, jusqu'à ce qu'il apparaisse ! Car, quand le soleil se lève, il se dresse entre les deux cornes d'un diable et c'est alors que les mécréants se prosternent devant lui. Ensuite, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à ce que l'ombre d'une lance se raccourcisse. Alors, abstiens-toi de prier ! Car c'est le moment où la géhenne (l'Enfer) est attisée. Quand l'ombre réapparaît, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à la prière du milieu de l'après-midi. Puis, abstiens-toi de prier jusqu'au coucher du soleil ! Car il se couche entre les deux cornes d'un diable et c'est à ce moment que les mécréants se prosternent devant lui. - Je continuai : Ô Prophète d'Allah ! Et les ablutions ? Parle-m 'en ! - Il dit : Nul d'entre vous ne prend l'eau des ablutions, puis se gargarise, aspire et rejette l'eau par le nez sans que les péchés de son visage, de sa bouche et de ses narines ne tombent. Ensuite, s'il lave son visage, comme Allah le lui a ordonné, les péchés de son visage couleront des extrémités de sa barbe en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses mains jusqu'aux coudes, les péchés de ses mains couleront du bout des doigts en même temps que l'eau. Puis, s'il mouille sa tête, les péchés de celle-ci couleront du bout des cheveux en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses pieds jusqu'aux chevilles, les péchés des pieds couleront du bout de ses orteils en même temps que l'eau. Enfin, s'il se met debout pour prier, loue Allah, fait Son éloge, l'Éxalte comme Il en est Digne et voue son cœur à Allah, il se libérera de ses péchés [et se retrouvera] comme il était le jour où sa mère l'enfanta. " » 'Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) relata ce hadith à Abu Umâmah (qu'Allah l'agrée), le Compagnon du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Ô 'Amr ibn 'Abassah ! Fais attention à ce que tu dis ! Pour un seul acte, tout cela est accordé à l'homme ? - 'Amar (qu'Allah l'agrée) répondit : Ô Abâ Umâmah ! J'avance en âge, mes os se fragilisent et mon heure approche. Je n'ai nul besoin de mentir sur le compte d'Allah, Exalté soit-Il, ni sur celui de Son Messager (sur lui la paix et le salut). Si je ne l'avais entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qu'à une, deux ou trois reprises - et il en dénombra sept -, je ne l'aurais jamais confié à personne ! Or, je l'ai entendu davantage que cela." »

    Rapporté par MuslimLire le texte complet →
  • Les dix hommes envoyés en mission sous la conduite de 'Asim ibn Thabit

    Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !

    Rapporté par Al-BûkhârîLire le texte complet →