Les prophètes et les messagers — page 3
Hadiths sur les prophètes et les messagers, et la foi en eux.
229 hadiths dans ce thème.
Hounayn : « Qu'Allah fasse miséricorde à Moïse ! »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le jour de Ḥunayn, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) privilégia certains dans le partage du butin. Il accorda cent chameaux à Al-Aqra’ ibn Ḥâbis et autant à ‘Uyaynah ibn Ḥuṣun. Il fit aussi des dons à quelques notables Arabes et les privilégia ce jour-là. Un homme dit : « Par Allah ! C’est là un partage sans la moindre justice et qui ne recherche pas le Visage d’Allah ! » J’ai alors dit : « Par Allah ! J’en informerai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » J’allai donc le trouver et lui fit part de ce que j’avais entendu. Le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea de couleur si bien qu’il vira au rouge. Il déclara : « Qui fera preuve de justice si Allah et Son Messager ne le font pas !? » Puis, il dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Il fut davantage offensé et pourtant, il se montra patient. » A la suite de cela, je me promis de ne plus jamais lui rapporter de nouvelle désagréable !
Dawoud ne mangeait que le produit de son travail
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Dâwud (sur lui la paix) ne mangeait que le produit de son travail. » Al-Miqdâm ibn Ma'dyakarib (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Nul n'a jamais mangé de nourriture meilleure que celle procurée par le travail de ses mains. Certes, le Prophète Dâwud (sur lui la paix) ne mangeait que le fruit du travail de ses mains. »
Zakariyâ (sur lui la paix) était menuisier.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Zakariyâ (sur lui la paix) était menuisier. »
« Laissez-moi ! » : les questions incessantes et les divergences avec les prophètes
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète ﷺ a dit : « Laissez-moi ! Je ne vous ai pas délaissés. En fait, ce qui a anéanti quiconque était avant vous fut leurs [incessantes] questions et leurs divergences avec leurs Prophètes. Ainsi, lorsque je vous ai interdit une chose, alors évitez-la ; et lorsque je vous ai ordonné une autre, alors accomplissez-la selon ce que vous pouvez. »
Les dix hommes envoyés en mission sous la conduite de 'Asim ibn Thabit
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !
Les criquets en or tombés sur Ayyoub
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « Alors qu'Ayûb (sur lui la paix) se baignait nu, un grand nombre de criquets en or tomba sur lui. II commença à les mettre dans ses vêtements. Son Seigneur, à Lui la Puissance et la Grandeur, l'appela : " Ô Ayûb ! Ne t'ai-Je pas suffisamment enrichi en dehors de ce que tu vois ? - Ayûb (sur lui la paix) dit : Mais si mon Seigneur, et par Ta gloire ! Cependant, je ne peux me passer de Ta Bénédiction. " »
Nul n'a parlé au berceau, excepté trois
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Nul n'a parlé au berceau, excepté trois : Jésus fils de Marie et le compagnon de Jurayj. Jurayj était un dévot qui s’était retiré dans une tour. Alors qu’il était dans sa tour, sa mère arriva juste au moment où il était en prière. Elle l’appela : " Ô Jurayj ! " Il se demanda : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou continuer ma prière ? " Mais il poursuivit sa prière et sa mère s’en alla. Le lendemain, elle revint le voir alors qu’il priait. Elle l’appela de nouveau : " Ô Jurayj ! " Il s’interrogea encore : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou dois-je continuer à prier ? " Mais, une fois de plus, il préféra poursuivre sa prière et sa mère rebroussa chemin. Le troisième jour, la même scène se produisit : elle l’appela encore. Occupé par ses prières, il s’est demandé une nouvelle fois : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou dois-je continuer ma prière ? " Mais, une fois encore, il continua sa prière. Toutefois, cette fois-ci, sa mère s’est exclamée : " Ô Seigneur ! Ne le fais pas mourir avant de lui faire voir le visage des prostituées ! " Un jour, alors que les fils d’Israël parlèrent de Jurayj et de sa dévotion, il y avait parmi eux une prostituée d’une grande beauté. Elle leur proposa : " Voulez-vous que je le séduise ? " Elle vint à sa rencontre et l’aborda mais il ne lui prêta aucune attention. Elle alla trouver un berger qui habitait et vivait non loin de la tour de Jurayj et s’offrit à lui. Elle tomba enceinte, puis, lorsque l’enfant naquit, elle déclara : " C’est le fils de Jurayj ! " Les gens vinrent, firent descendre Jurayj de sa tour, qu’ils démolirent, puis commencèrent à le rouer de coups. " Que vous arrive-t-il ? s’exclama-t-il. - Tu as commis la fornication avec cette prostituée et de votre relation est né un enfant ! répondirent-ils. - Où est le bébé ? " demanda-t-il. Ils lui apportèrent l’enfant. Jurayj leur demanda alors : " Laissez-moi d’abord accomplir ma prière ! " Quand il eut terminé, il alla vers le bébé, le frappa au ventre, puis il lui demanda : " Qui est ton père ? - Le bébé répondit : C’est Untel, le berger ! " Alors, tous les gens se dirigèrent vers Jurayj qu’ils embrassèrent et touchèrent [à la recherche de sa bénédiction] puis, ils lui proposèrent : " Nous te reconstruirons ta tour en or ! " Mais, il leur répondit : " Non, reconstruisez-la simplement en argile, comme avant ", ce qu’ils firent. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Un élégant cavalier, sur une monture de grande valeur, passa devant un bébé qui tétait le sein de sa mère. Elle dit alors : " Ô Allah ! Fais que mon fils lui ressemble ! " Le bébé lâcha le sein, se tourna vers l’homme, le regarda puis dit : " Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! " et il reprit le sein. » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « C’est comme si je voyais le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sucer son index, imitant ainsi la tétée de l’enfant. » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Ils passèrent devant une jeune femme que des gens rouaient de coups en lui criant : " Tu as forniqué et volé ! " Mais, elle leur répondait : " Allah me suffit et Il est le meilleur Garant ! " La mère s’exclama alors : " Ô Allah ! Fais que mon enfant ne lui ressemble pas ! " Le bébé lâcha le sein, regarda en direction de la femme puis dit : " Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " Une conversation s’engagea alors entre la mère et son enfant. Elle dit : " Un homme de belle allure est passé et j’ai alors dit : Ô Allah ! Fais que mon enfant lui ressemble ! Mais, toi, tu as dit : " Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! " Puis, nous sommes passés à côté d’une femme que l’on battait en lui reprochant : " Tu as forniqué et volé ! " Et j’ai dit : " Ô Allah ! Fais que mon enfant ne lui ressemble pas ! " Mais, toi, tu as rétorqué : " Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " L’enfant répondit : " L’homme à la belle allure était un tyran, j’ai donc dit : Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! Quant à la femme, elle fut accusée de commettre la fornication et de voler alors qu’elle était innocente de tout cela, j’ai donc dit : Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " »
L'histoire de Moïse (sur lui la paix) avec Al-Khaḍir
Sa῾îd ibn Jubayr dit : « J'ai dit à Ibn ῾Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) : Nawf Al-Bakâlî prétend que Moïse (Moïse, le compagnon d’Al-Khaḍir) n’est pas celui des Banî Isrâ’îl, mais un autre Moïse. » ‘Abdullah ibn ῾Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) répliqua : « Il a menti, l’ennemi d’Allah ! » Puis, il poursuivit en disant : « Ubay ibn Kaʽb nous a relaté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Moïse, le Prophète, se leva pour prononcer un discours aux Banî Isrâ’îl, et quelqu’un l’interrogea : Qui est le plus savant des gens ? - C’est moi le plus savant ! répondit-il. " Allah lui reprocha de ne pas Lui avoir attribué le savoir et Il lui révéla : " Certes, l'un de Mes serviteurs, au confluent des deux mers, est plus savant que toi ! - Seigneur, demanda Moïse, comment pourrais-je le rencontrer ? - Prends un poisson dans un panier, et là où tu perdras le poisson, tu le trouveras ! " Moïse se mit alors en route, accompagné de son disciple Yûshaʽ ibn Nûn (Josué), avec un poisson dans le panier. Arrivés près d’un rocher, Moïse et son compagnon y posèrent la tête et s’endormirent. Le poisson se faufila hors du panier et prit son chemin dans la mer ! Ce fut un phénomène merveilleux pour Moïse et son compagnon [plus tard, lorsqu'ils s’en aperçurent]. Ils poursuivirent leur route durant ce jour et la nuit suivante. Au matin, Moïse dit à son compagnon : " Sers-nous notre déjeuner, ce voyage nous a bien fatigués ! " Moïse ne sentit la fatigue que lorsqu’il eut dépassé l’endroit désigné. " Vois-tu, dit son disciple, lorsque nous avons cherché abri auprès du rocher, j’ai oublié de surveiller le poisson ! -C’est bien cela que nous cherchions ! " dit Moïse. Et ils revinrent sur leurs pas. Arrivés au rocher, ils trouvèrent un homme couvert de son vêtement. " Que la paix soit sur toi ! lui dit Moïse. - Et comment se trouverait-il sur ta terre de la paix ? demanda Al-Khaḍir. - Je suis Moïse, s’annonça-t-il. - Le Moïse des Banî Isrâ’îl ? - Oui ! répondit-il. Me permets-tu de te suivre afin de m’initier à cette sagesse que tu tiens d’Allah ? - Tu ne pourras jamais être patient en ma compagnie, répondit l’homme. Ô Moïse ! J’ai acquis un savoir de la part d’Allah que tu ignores, et tu as un savoir de la part d’Allah que j’ignore ! - Moïse dit : Tu me verras, s’il plaît à Allah, bien constant et soumis à tes ordres. " Ils firent route ensemble au bord de la mer mais ils ne disposaient pas de barque. Une barque vint à passer. Ils demandèrent aux marins de les prendre. Ayant reconnu Al-Khaḍir, ils les embarquèrent gratuitement. Un oiseau se posa sur le bord de la barque, plongea le bec une ou deux fois dans la mer, alors Al-Khaḍir dit à Moïse : " Nous n'avons pris, toi et moi, du savoir d’Allah que ce que cet oiseau vient de prélever de la mer par son bec ! " C’est alors qu’Al-Khaḍir arracha, à dessein, une planche de l’embarcation ! " Comment te conduis-tu ainsi ? Des gens qui nous ont transportés bénévolement et tu endommages leur barque pour les noyer ? dit Moïse. - Ne t’ai-je pas prévenu que tu perdrais vite patience en ma compagnie ? - Ne me tiens pas rigueur de mon oubli ! " dit Moïse. Ce fut la première omission de Moïse. Sur ce, ils reprirent leur chemin. Al-Khaḍir surprit un enfant qui jouait avec ses camarades. Il le prit par la tête et la lui arracha ! Moïse s’exclama : " Tu as tué un enfant innocent qui n’a pas commis de meurtre ? - Ne t’ai-je pas dit que tu perdrais vite patience à mes côtés ? " Ce fut là un avertissement plus sévère de la part d’Al-Khaḍir à Moïse, dit Ibn ῾Uyaynah. Ils poursuivirent leur chemin et parvinrent à un village. Ils demandèrent l’hospitalité à ses habitants. Mais, ceux-ci refusèrent de les accueillir. Ils trouvèrent dans ce village un mur qui menaçait de s’écrouler ! D'un geste de la main Al-Khaḍir le remit en bon état ! Moïse lui demanda : " Pourquoi ne réclames-tu pas un salaire pour ton travail ? - Cela suffit maintenant ! Nous sommes arrivés à un point où nous devons nous séparer ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Comme nous aurions aimé que Moïse patiente afin qu’il nous raconte leurs évènements ! " »
Abraham installe Hajar et Ismaël près de la Maison
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Abraham (sur lui la paix et le salut) conduisit la mère d’Ismaël [Hâjar] et son fils Ismaël [Ismâ'îl], qu’elle allaitait encore, et les installa près de la Maison [la Ka’bah], sous un grand arbre à l’emplacement de la source de Zamzam, dans la partie la plus élevée de l’emplacement de la Mosquée. À ce époque-là, il n’y avait personne à La Mecque et il n’y avait pas d’eau. Il les installa donc en ce lieu, leur laissant un sac de dattes et une outre contenant de l’eau. Puis, Abraham rebroussa chemin. La mère d’Ismaël le suivit et lui demanda : " Ô Abraham ! Où vas-tu en nous laissant dans cette vallée déserte où il n’y a rien ? " Elle réitéra sa question à maintes reprises sans qu’elle n'obtienne de réponse ni qu’il ne se retourne vers elle. Finalement, elle lui demanda : " Allah t’a-t-il ordonné d’agir de la sorte ? - Oui, répondit-il - Alors, Il ne nous abandonnera pas ! " conclut-elle, et elle revint sereinement à sa place. Abraham (sur lui la paix et le salut) poursuivit sa route jusqu’à parvenir à Ath-Thaniyyah, d’où il ne pouvait être vu. Alors, il fit face à la Ka’bah, leva les mains et dit : {( Ô notre Seigneur ! J’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [« Al-Ka’ba »], Ô notre Seigneur ! Afin qu’ils accomplissent la prière. Fais donc que penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants. )} [Coran : 14/37]. La mère d'Ismaël allaita son fils tandis qu'elle buvait l’eau qu’Abraham lui avait laissée. Quand celle-ci s’épuisa et qu’ils eurent soif, son enfant commença à se tordre de douleur - ou il a dit : il se jeta à terre et donna des coups de pieds - Ne pouvant supporter la vue de son fils ainsi, elle partit. Elle grimpa alors sur Aṣ-Ṣafâ, le monticule le plus proche qu’elle trouva et d’où elle pouvait scruter la plaine du regard. Allait-elle apercevoir quelqu’un ? N’apercevant personne, elle descendit d'Aṣ-Ṣafâ jusqu’à parvenir dans la vallée, alors elle souleva le pan de sa robe et se mit à courir jusqu’à l’autre bout du vallon qu’elle atteignit à bout de souffle. Elle monta alors sur le mont Al-Marwah du haut duquel elle fixa à nouveau l’horizon mais sans y découvrir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules à sept reprises. » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a alors dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " C’est pour cette raison que les gens vont et viennent entre Aṣ-Ṣafâ et Al-Marwah [au cours des rites du Pèlerinage et de la ‘Umrah]. Lorsqu’elle se trouva sur Al-Marwah, elle entendit une voix et se dit à elle-même : ' Tais-toi ! ' Elle tendit alors l’oreille et entendit à nouveau une voix, puis elle dit : ' Je t’ai entendu. As-tu à boire ? ' Soudain, à l’emplacement de Zamzam, elle vit un Ange en train de tâter le sol du talon - ou il a dit : de l’aile - jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Alors, elle amoncela de la terre autour afin d’en faire un petit bassin [et de la confiner]. Elle a ensuite rempli son outre d’eau et chaque fois qu’elle puisait de l’eau, celle-ci jaillissait. " Et dans une version : " l’eau jaillissait à mesure qu’elle en puisait." » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam - ou bien il a dit : Si elle n’avait pas puisé l’eau - elle serait aujourd’hui une source jaillissant à la surface ! " [Ibn ‘Abbâs] poursuit : " Elle but et allaita son fils. L’Ange lui dit : ' Ne craignez plus rien maintenant, car ici se trouve [l’emplacement de] la Maison d’Allah que cet enfant et son père construiront, et Allah n’abandonnera jamais ses habitants ! ' L’emplacement de [ce qui allait devenir] la Ka’bah était surélevé comme une colline de sorte que les torrents la contournaient par la droite ou la gauche sans la toucher. Venant par la route de Kadâ’, un groupe de gens de [la tribu de] Jurhum, arrivèrent. Ils campèrent en contrebas de La Mecque et virent un oiseau qui tournait autour de la source, ils se dirent : " On dirait que cet oiseau vole au-dessus d’un point d’eau, or nous connaissons bien cette vallée et il n’y a pas d’eau à cet endroit ! " Ils envoyèrent un ou deux hommes qui trouvèrent finalement l’eau et ils revinrent pour en informer le reste du groupe. Ils se rendirent alors à la source près de laquelle se trouvait la mère d’Ismaël et ils lui demandèrent : " Nous permets-tu de camper ici auprès de toi ? - Elle répondit : Oui ! Toutefois, vous n’avez aucun droit sur l’eau de la source ! " Ils acceptèrent en répondant par l’affirmative." » Ibn ‘Abbâs [qu’Allah l'agrée, lui et son père] a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Leur venue soulagea la mère d’Ismaël car elle aimait la compagnie des gens." » Ils s’installèrent donc et firent venir leurs familles. L’endroit fut ainsi habité par plusieurs familles. Ismaël grandit et apprit l’arabe à leur contact. Il se distingua au point de susciter leur admiration. Quand il atteignit l’âge adulte, ils le marièrent à l’une de leurs femmes. La mère d’Ismaël mourut à cette époque. Après le mariage d’Ismaël, Abraham revint prendre des nouvelles de sa descendance mais il ne trouva pas Ismaël [qui était absent], il interrogea alors sa femme à propos de lui qui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins " et, dans une autre version : " Il est allé chasser pour nous ramener à manger. " Ensuite, Abraham l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. Elle répondit : " Nous vivons mal. Nous sommes dans le besoin et l’adversité ! " Et elle se plaignit auprès de lui. Abraham lui a alors dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de changer le seuil de sa porte ! " De retour, Ismaël sentit quelque chose : " Quelqu’un est-il venu à vous ? demanda-t-il à son épouse. - Un vieil homme est en effet venu, répondit-elle en le décrivant. Il nous a interrogés sur toi et je l’ai informé. Il m’a demandé comment était notre vie et je lui ai répondu que nous vivions dans le besoin et l’adversité. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a ordonné de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit-il, et il vient de m’ordonner de me séparer de toi. Retourne chez ta famille ! " Il la divorça donc et se maria avec une autre femme [de la même tribu]. Abraham s’absenta le temps qu’Allah voulut puis il revint les voir mais sans trouver son fils. Il entra alors chez lui et s’enquit de lui auprès de sa femme qui lui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins. - Il demanda : Comment vivez-vous ? Puis, il l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. - Elle répondit : Nous sommes heureux et vivons dans l’aisance ! et elle loua Allah. - Que mangez-vous ? Demanda Abraham. - De la viande, répondit-elle. - Que buvez-vous ? - De l’eau, dit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau ! " implora Abraham. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « À ce moment-là, ils n’avaient pas de grains. S’ils en avaient eu, il aurait aussi invoqué pour eux à ce sujet. » Il dit : " C’est pour cela que personne, en dehors des habitants de La Mecque, ne peut se contenter de vivre de viande et d’eau sans en être affecté. " Et, dans une autre version, dès son arrivée, Abraham demanda : " Où est Ismaël ? - Il est allé à la chasse, répondit sa femme en l’invitant à boire et à manger. - Que mangez-vous et que buvez-vous ?, interrogea Abraham. - Nous mangeons de la viande et nous buvons de l’eau, répondit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur nourriture et leur boisson ! " implora Abraham. Il a dit : Abû-l-Qâsim (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ceci est la bénédiction due à l’invocation d’Abraham ! » Abraham dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de garder le seuil de sa porte ! " Quand Ismaël revint, il demanda à son épouse si quelqu’un leur avait rendu visite. Elle répondit qu’un vieil homme à la belle allure était en effet venu pendant son absence. Elle fit son éloge, et précisa qu’il lui avait demandé de ses nouvelles et l’avait questionnée sur leur situation ? Elle poursuivit : " Je l’ai informé que nous vivions pour le mieux. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a demandé de te transmettre son salut et il t’ordonne de garder le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit Ismaël et tu es le seuil qu’il m’a ordonné de garder. " Abraham les quitta le temps qu’Allah voulut puis revint chez eux. Ismaël était en train de confectionner des flèches sous un grand arbre près de Zamzam. En le voyant, il se leva et l’accueillit comme un fils accueille son père et comme un père agit avec son fils. Abraham lui dit : " Ô Ismaël ! Allah m’a [confié et] ordonné une mission. - Accomplis donc l’ordre de ton Seigneur ! dit Ismaël - M’aideras-tu ? demanda Abraham. - Oui, je t’aiderai, répondit le fils. - Allah m’a ordonné de construire une Maison à cet endroit, dit-il, en indiquant un monticule surplombant les alentours. Il se mit alors à élever les fondations de la Maison [sacrée]. Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait l’édifice. Lorsqu’il fut trop haut, Ismaël apporta cette fameuse pierre [appelée aujourd'hui : la station d’Abraham] qu’il posa pour son père et sur laquelle Abraham monta afin d'achever la construction alors qu’Ismaël lui tendait les pierres. Et tous deux invoquaient Allah en ces termes : {( Notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Tu es certes Celui qui entend tout, Celui qui sait tout. )} [Coran : 2/127]. Et dans une [autre] version : " Abraham sortit avec Ismaël et sa mère [Hajar], emportant avec eux une vieille outre remplie d’eau. La mère d’Ismaël en buvait et cela lui permettait d'allaiter son bébé. Arrivé à La Mecque, Abraham les laissa sous un grand arbre avant de regagner sa famille. La mère d’Ismaël le suivit pour finalement le rattraper à Kadâ. Elle l’interpella alors qu'il était de dos : " Ô Abraham ! À qui nous abandonnes-tu ? - À Allah ! répondit-il. - Elle s’exclama alors : J’agrée Allah ! " Ensuite, elle revint sur ses pas et se mit à boire [de l’eau] de l’outre ce qui lui permit d’allaiter son fils. Puis, lorsque l’eau s’épuisa, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être verrais-je quelqu’un ? ". Elle grimpa alors sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon dans l’espoir de voir quelqu’un, mais en vain. Arrivée dans la vallée, elle se mit à courir jusqu’au mont Al-Marwah. Elle parcourut ainsi à plusieurs reprises la distance séparant les deux monticules avant de se dire : " Si j’allais voir ce qu’il est advenu de mon enfant. " Elle se rendit auprès de lui et le trouva dans le même état, râlant comme un mourant. Ne pouvant supporter de le voir ainsi, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être trouverais-je quelqu’un ? " Elle grimpa de nouveau sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon, mais sans apercevoir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules jusqu’à compléter sept va-et-vient, avant de se dire à nouveau : " Si j’allais voir comment il va ! " Mais, soudain, elle entendit une voix qu’elle interpella ainsi : " Sauve-nous s’il y a quelque bien en toi ! " Il s’agissait de l'Ange Gabriel [Jibrîl], sur lui la paix. Il a alors dit : " Ainsi, avec ton talon ! " et il enfonçait son talon dans le sol. Alors, l’’eau se mit à jaillir et la mère d’Ismaël fut stupéfaite. Elle se mit alors à puiser l’eau à l’aide de ses mains... " Et il cita le hadîth en entier. »
L'ordre de tuer les geckos qui soufflaient sur le feu d'Abraham
Umm Sharîk (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a ordonné de tuer les geckos et a dit : " Ils soufflaient sur le feu d’Ibrâhîm (sur lui la paix). " »
La mort d'Adam : les anges lavèrent sa dépouille et creusèrent sa tombe
Ubayy ibn Ka'b (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque Adam mourut, les Anges lavèrent sa dépouille un nombre impair de lavages, puis ils creusèrent sa tombe et dirent : " Telle est la Tradition d'Adam pour sa descendance ! " »
« Adam était-il un prophète ? » : dix siècles entre Adam et Noé
Abû Umâmah Al-Bâhilî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme demanda : " Ô Messager d'Allah ! Adam était-il un Prophète ? - Il répondit : Oui ! - L'homme continua : Combien y'a-t-il eu entre lui et Noé ? - Il répondit : Dix siècles ! - Il poursuivit : Combien y'a-t-il eu entre Noé et Abraham ? - Il répondit : Dix siècles ! - Il termina : Ô Messager d'Allah ! Combien y'a-t-il eu de Messagers ? - Il répondit : Trois-cent-quinze ! " »
'Amr ibn Akhtab : le visage frotté par le Prophète ﷺ et son invocation
D'après 'Amr Ibn Akhtab (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a frotté sa main sur mon visage et a invoqué en ma faveur. (1) 'Azra (2) a dit : 'Amr (qu'Allah l'agrée) a vécu cent vingt ans et il n'y avait sur sa tête que quelques petits cheveux blancs (3).
La pudeur de Moïse et ce que disaient de lui certains fils d'Israël
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Moïse était un homme timide et pudique, du fait de sa pudeur, on ne voyait rien apparaître de sa peau. Certains parmi les fils d’Israël décidèrent de lui causer du tort et prétendirent donc : "Il ne se couvre de cette manière qu’en raison d’une maladie de peau ! Soit la lèpre, soit une hernie scrotale, soit une autre tare." Allah voulut alors innocenter Moïse de ce qu’ils avaient dit à son encontre. Un jour, Moïse s’isola ; il enleva ses vêtements, les posa sur une pierre et se lava ensuite. Quand il eut terminé, il s’avança en direction de ses vêtements afin de les prendre mais le rocher se déplaça avec son habit. Moïse prit alors son bâton et appela la pierre en disant : "Mon habit, ô pierre ! Mon habit, ô pierre !" Il continua ainsi jusqu’à arriver devant des notables des fils d’Israël qui le virent alors tout nu, le plus bel être créé par Allah. Allah l’innocenta ainsi de ce qu’ils avaient dit. La pierre s’arrêta, Moïse prit alors son habit, s’habilla et se mit à la frapper avec son bâton. Par Allah ! La pierre garda les traces des coups de bâton, trois, quatre ou cinq coups ! Et c'est là Sa parole, Exalté soit-Il : { Ô vous qui avez cru ! Ne soyez pas comme ceux qui ont offensé Moïse. Allah l’a innocenté de ce qu’ils avaient dit et il était honorable auprès d’Allah. } [Coran : 33/69].
« Je crois en Allah et je doute de mes yeux »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Jésus fils de Marie (sur lui la paix) vit un homme voler, il lui demanda alors : "As-tu volé ? - L'homme répondit : Ô que non ! Par Allah ! Celui en dehors Duquel il n'est de divinité [digne d'adoration] ! - Jésus a dit : Je crois en Allah et mes yeux ont menti !" »
Satan touche chaque nouveau-né à sa naissance
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Il n'est pas un nouveau-né parmi les fils d'Adam sans que Satan ne le touche au moment où il est mis au monde. Suite à ce toucher de Satan, il se met alors à crier. Les seules exceptions furent Marie et son fils. » Ensuite, Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : { Et certes, je la place sous Ta protection ainsi que sa descendance contre Satan le banni. }
Pourquoi Al-Khadir fut appelé ainsi
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Al-Khaḍir n'a été appelé ainsi qu'en raison du fait qu'il s'est assis sur une terre blanche et sèche et qu'elle s'est mise à s'agiter, suite à son passage, jusqu'à en devenir verte. »
« Le noble, fils du noble » : Joseph, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le noble, fils du noble, fils du noble, fils du noble : Joseph (Yûsuf), fils de Jacob (Ya'qûb), fils d'Isaac (Is'hâq), fils d'Abraham (Ibrâhîm) - sur eux la paix. »
Il ne convient pas à un serviteur de dire : "Je suis meilleur que Jonas fils de Matta !"
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il ne convient pas à un serviteur de dire : "Je suis meilleur que Jonas fils de Matta !" » Et il a attribué cela à son père.
Le soleil retenu pour Josué
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le soleil n'a été retenu pour aucun être humain, excepté : "Josué", lorsqu'il chemina de nuit vers Jérusalem. »
« Voyez-vous ce que je vois ? » : les troubles comme les lieux où tombe la pluie
Usâmah ibn Zayd (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) monta en haut de l’une des forteresses de Médine, puis dit : "Voyez-vous ce que je vois ? - Ils dirent : Non ! - Il dit : Je vois certes les lieux où les troubles se manifesteront parmi vous comme [on voit] les lieux où tombe la pluie !" »
« Entre nous et vous, il y a le Livre d'Allah ! » : l'homme accoudé
Al-Miqdâm ibn Ma'dîkarib (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « N'est-ce pas qu'il se peut qu'un homme reçoive un récit provenant de moi, alors qu'il est accoudé sur son lit, et qu'il dise alors : "Entre nous et vous, il y a le Livre d'Allah !. Ce que nous y trouvons de licite, nous le déclarons licite et ce que nous y trouvons d'illicite, nous le déclarons illicite." Et pourtant ce que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloge et le préserve), a interdit est comme ce qu'Allah a interdit. »
Je suis la personne le plus en droit de Issa Ibn Maryam
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Je suis la personne le plus en droit de Issa Ibn Maryam dans la vie d'ici-bas comme dans l'au-delà ». Ils ont dit: Comment ô Messager d'Allah? Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les prophètes sont des demi-frères, leurs mères sont différentes et leurs religion est unique et il n'y a aucun prophète entre nous (*)».
Ne rentrera dans le paradis avant le premier groupe de ma communauté que 15 personnes
D'après Abdallah Ibn Abd Al Thamali (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Si je jurais je serais rendu véridique sur le fait que ne rentrera dans le paradis avant le premier groupe de ma communauté que 15 personnes: Ibrahim, Ismail, Ishaq, Ya'qoub, Al Asbat (*), Moussa, Issa et Maryam Bint Imran ».