Le jeûne et le Ramadan — page 18
Hadiths sur le jeûne (siyâm) : le mois de Ramadan, ses règles et les jeûnes surérogatoires.
462 hadiths dans ce thème.
Vingt jours de retraite spirituelle l'année de la mort du Prophète ﷺ
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude, chaque mois de Ramadan, d’effectuer une retraite spirituelle (« Al-i’tikâf ») de dix jours. L’année de son décès, sa retraite fut de vingt jours.
« Bilal appelle à la prière alors qu'il fait encore nuit »
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Bilâl appelle à la prière alors qu'il fait encore nuit. Par conséquent, mangez et buvez jusqu’à ce que vous entendiez l’appel à la prière d’Ibn Ummi Maktûm. »
Donner le siwak au plus âgé
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je me vis en songe en train de me frotter les dents à l’aide d’un bâton de siwâk ; c’est alors que deux hommes vinrent à moi, l’un plus âgé que l’autre. J’offris mon bâton de siwâk au plus jeune, on me dit alors : « Donne la préséance au plus âgé ! » Je le tendis alors au plus âgé des deux. »
Le malade ou le voyageur garde la récompense de ce qu'il faisait en bonne santé
D'après Abou Moussa Al Ach'ari (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Lorsque le serviteur tombe malade ou voyage, il lui est écrit (*) l'équivalent de ce qu'il faisait lorsqu'il était résident et en bonne santé ».
Le bédouin qui demanda une œuvre menant au Paradis
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Un bédouin vint demander au Prophète ﷺ : « Indique-moi une œuvre qui si je l'accomplis, j’entrerai au Paradis ! » Il a répondu : « Adore Allah sans rien Lui associer, accomplis les prières prescrites, acquitte-toi de l’aumône obligatoire et jeûne le mois de Ramadan. » Il (le bédouin) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Je n’ajouterai rien à cela ! » Lorsqu’il s’en alla, le Prophète ﷺ a dit : « Que celui qui souhaite voir un homme des habitants du Paradis, qu'il regarde alors celui-là ! »
Il a réussi s'il est véridique.
D'après Talhah ibn ʽUbaydiLlah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " Un homme du Najd, ayant les cheveux ébouriffés, est venu au Messager d'Allah ﷺ. Nous entendions le murmure de sa voix sans comprendre ce qu'il disait, jusqu'à ce qu'il se rapproche du Messager d'Allah ﷺ. C'est alors qu'il le questionna sur l'Islam. Alors, le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Cinq prières de jour et de nuit. " - " Dois-je en accomplir d'autres ? " demanda-t-il. - " Non, répondit-il, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire. " Le Messager d’Allah ﷺ poursuivit : " Et le jeûne du mois de Ramadan. " [L’homme] demanda également : " Dois-je en accomplir un autre ? " - " Non, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire. " Le Messager d'Allah ﷺ lui parla ensuite de l’aumône légale et l'autre demanda : " Dois-je m'acquitter d'une autre ? " - " Non, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire ", répondit le Prophète ﷺ. " Talhah reprit : " Alors, l’homme s'en retourna en disant : " Par Allah ! Je n'y ajouterai ni n’en diminuerai rien ! " Le Messager d'Allah ﷺ déclara alors : " Il a réussi s'il est véridique. "
Le jeûne et la prière de nuit du Messager d'Allah ﷺ selon Anas
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Certains mois, il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mangeait au point que nous pensions qu’il ne jeûnait aucun jour de ce mois. Et il arrivait qu’il jeûnât tellement que nous pensions qu’il ne mangeait aucun jour de ce mois. Si tu voulais le voir en train de prier à un quelconque moment de la nuit, tu pouvais le voir. De même, si tu voulais le voir dormir, tu pouvais aussi le voir. »
Celui qui jeûne le Ramadan avec foi et en espérant la récompense
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui jeûne le Ramadan avec foi et en espérant la récompense il lui est pardonné ses péchés précédents ».
Celui qui prie la nuit du destin avec foi et en espérant la récompense
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui prie la nuit du destin avec foi et en espérant la récompense, ses péchés précédents sont pardonnés et celui qui jeûne le ramadan avec foi et en espérant la récompense, ses péchés précédents sont pardonnés ».
Ceux qui jeûnaient et ceux qui ne jeûnaient pas en voyage par une journée chaude
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous étions en voyage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) certains d'entre nous jeûnaient et d'autres non. » Il dit : « Nous fîmes une halte lors d'un jour de chaleur. Ceux d'entre nous qui avaient le plus d'ombre étaient ceux qui disposaient d'une grande étoffe, alors que certains se protégeaient du soleil avec leurs mains. Il dit : les jeûneurs tombèrent, tandis que les autres montèrent les tentes et abreuvèrent les montures. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Aujourd'hui, ceux qui mangent ont emporté la récompense ! »
La retraite des dix jours du milieu du Ramadan et la Nuit du Destin
Abû Sa’îd al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah avait l’habitude de pratiquer la retraite spirituelle dans les dix jours du milieu du mois de Ramadan. Une année, la nuit du vingt-et-un [qui était la date à laquelle, à l’aube, il quittait l’endroit de sa retraite], il nous a dit : « Celui qui a accompli la retraite spirituelle avec moi, qu’il se retire les dix derniers jours. Car j’ai vu cette fameuse nuit, puis on me l’a fait oublier. J’ai vu qu’au matin suivant cette nuit, je me prosternais dans l’eau et la terre. Cherchez-la donc dans les dix dernières nuits et, plus précisément, cherchez-la dans les nuits impaires. » Or, cette nuit-là, il avait plu et l’eau avait coulé dans la mosquée, qui n’était faite que de bois et de branches de palmier. J’ai donc pu voir l’eau et la terre sur le front du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à l’aube du vingt-et-unième jour. »
Le voyage de Ramadan par forte chaleur : seuls le Prophète ﷺ et Ibn Rawaha jeûnaient
Abû Ad-Dardâ‘ (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous sommes sortis avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant le mois de Ramadan. Il faisait chaud au point que l’un d'entre-nous posait sa main sur sa propre tête afin de se protéger de la chaleur. Parmi nous, personne ne jeûnait à part le Prophète (sur lui la paix et le salut) et ‘Abdullah ibn Rawâḥah. »
Hamza ibn 'Amr Al-Aslami : « Jeûne si tu le souhaites et romps si tu le souhaites »
‘Â’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Ḥamzah ibn ‘Amr al-Aslamî, qui jeûnait très souvent, demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : " Puis-je jeûner en voyage ? - Il répondit : Jeûne si tu le souhaites et romps si tu le souhaites. " »
L'aube se levait sur le Messager d'Allah ﷺ en état d'impureté majeure, puis il jeûnait
‘Â’ishah et Umm Salamah (qu’Allah les agrée) relatent qu’il arrivait que l’aube se lève alors que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était en état d’impureté majeure, suite à un rapport avec l'une de ses épouses, puis il se lavait et jeûnait.
Le jeûne des deux fêtes et d'autres interdictions
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeûner deux jours précis : lors de la fête de la rupture du jeûne et lors de la fête du sacrifice ; il a aussi interdit de mettre un vêtement sans manches ; de s’accroupir, les jambes collées à la poitrine, dans un vêtement d’une seule pièce ; et de prier après les prières de l’aube et du milieu de l’après-midi. »
« Je ne suis pas comme vous » : l'interdiction de joindre deux jours de jeûne
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) relate que : « L’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit la jonction entre deux jours de jeûne.Ils dirent : « Toi, tu le fais ! - Il répondit : Je ne suis pas comme vous, on me nourrit et l’on m’abreuve. Si l'un d’entre vous veut faire la jonction, qu’il la fasse jusqu’à l’aube. »
Le proche jeûne pour celui qui meurt avec des jours de jeûne dus
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui meurt alors qu'il devait accomplir des jours de jeûne, son proche jeûnera pour lui. »
L'homme dont la mère est morte en devant un mois de jeûne
Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : " Ô Messager d'Allah ! Ma mère est décédée, mais elle était redevable du jeûne d'un mois. Puis-je m'en acquitter pour elle ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : Vois-tu si ta mère avait une dette, la règlerais-tu pour elle ? - Certainement, répondit l'homme. - La dette envers Allah est plus en droit d'être acquittée. " conclut le Prophète (sur lui la paix et le salut). Dans une autre version : « Une femme vint au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et dit : " Ô Messager d'Allah ! Ma mère est décédée mais elle reste redevable envers Allah d'un engagement de jeûner. Dois-je m'en acquitter pour elle ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : Vois-tu si ta mère avait une dette que tu règlerais, cela acquitterait-il sa dette ? - Certainement, répondit la femme. - Alors, jeûne pour ta mère ! " ordonna le Prophète (sur lui la paix et le salut). »
Safiyya rend visite au Prophète ﷺ pendant sa retraite et il la raccompagne
Ṣafiyyah bint Ḥuyay (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) observait sa retraite spirituelle [à la mosquée] et je vins lui rendre visite la nuit. Je lui ai parlé, puis me suis levée pour repartir. Il se leva avec moi afin de me raccompagner. - En effet, elle habitait alors dans la maison de Usâmah ibn Zayd - Deux hommes parmi les Anṣâr passèrent et lorsqu’ils aperçurent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), ils pressèrent le pas. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur dit : « Doucement ! C’est Ṣafiyyah bint Ḥuyay ! » Ils répondirent : « Gloire et Pureté à Allah ! Ô Messager d’Allah ! » Mais, le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : « Satan circule dans le corps de l’homme comme le sang et j’ai craint qu’il ne jette dans vos cœurs un mal ! », ou bien il a dit : « quelque chose ! » Et dans une autre version : « Elle vint rendre visite au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était en retraite spirituelle dans la mosquée, durant les dix derniers jours du mois de Ramadan. Elle s’entretint avec lui pendant un certain temps, puis elle se leva pour repartir. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva afin de la raccompagner mais lorsqu’elle arriva à la porte de la mosquée au niveau de la porte de Umm Salamah (qu’Allah l’agrée), deux hommes parmi les Anṣâr passèrent et lorsqu’ils aperçurent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), ils pressèrent le pas... » Il évoqua ensuite le sens du hadith.
Le jeûne et la prière de Dawoud, préférés par Allah
‘Abdullah ibn ‘Amr ibn Al-‘Âṣ (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le jeûne préféré par Allah est celui de Dâwud (sur lui la paix) et la prière préférée par Allah est celle de Dâwud (sur lui la paix). Il dormait la moitié de la nuit, priait un tiers et dormait un sixième. Et il jeûnait un jour sur deux. »
Le jeûne de Dawoud : jeûner un jour et rompre un jour
Abdallah ibn 'Amr ibn Al-’Âṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut informé que j'avais dit : " Par Allah ! Je jeûnerai le jour et veillerai la nuit [en prière] aussi longtemps que je vivrai ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda alors : " Es-tu celui qui a dit cela ? - Je lui ai répondu : Je l'ai effectivement dit, que mon père et ma mère te soient offert en sacrifice ! - Il répliqua : Tu n'en seras pas capable ! Jeûne et rompt ! Prie et dors ! Jeûne trois jours par mois ! En effet, la bonne action est décuplée et ainsi cela équivaudra au jeûne de toute l'année. - J'ai rétorqué : Je suis capable de mieux que cela ! - Il dit : Jeûne un jour et rompt deux jours ! - Je suis capable de mieux que cela ! répondis-je. - Alors jeûne un jour et rompt un jour ! Tel est le jeûne de Dâwud (sur lui la paix) et c'est le meilleur des jeûnes ! - Je suis capable de mieux que cela ! ai-je insisté. - Il déclara : Il n'y a pas mieux que cela ! " Et dans une [autre] version : " Point de jeûne au-delà de celui de mon frère Dâwud - la moitié du temps - Jeûne donc un jour et rompt un jour ! " »
« Lorsque la nuit apparaît de ce côté » : le moment de rompre le jeûne
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la nuit apparaît de ce côté et que le jour s'en va de l'autre côté, le jeûneur mange ! »
'Omar et son vœu de retraite fait avant l'Islam : « Acquitte-toi de ton vœu »
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « Je dis : " Ô Messager d'Allah ! J'ai fait le vœu, à l'époque préislamique, d'accomplir une retraite spirituelle d'une nuit - et dans une autre version : d'un jour - dans la mosquée sacrée. - Il répondit : Acquitte-toi donc de ton vœu ! " »
Les œuvres présentées le lundi et le jeudi
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) rapporte directement du Prophète (sur lui la paix et le salut) cette parole : « Les œuvres sont présentées le lundi et le jeudi, et j’aime que mes œuvres soient présentées alors que je jeûne. » Et dans une autre version : « Les portes du Paradis sont ouvertes le lundi et le jeudi, et on pardonne alors à tout serviteur qui n’associe rien à Allah, à l’exception d’un homme qui est en conflit avec son frère. On dit alors : " Laissez du temps à ces deux-là, jusqu’à ce qu’ils se réconcilient, laissez du temps à ces deux-là, jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. " » Et [encore] dans une autre version : « Les œuvres sont exposées chaque lundi et chaque jeudi, Allah pardonne alors à tout individu qui n’associe rien à Allah, à l’exception d’un homme qui est en conflit avec son frère. On dit alors : " Laissez ces deux-là jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. " »