La foi et la croyance — page 21
Hadiths consacrés à la croyance : la foi en Allah, en Ses anges, Ses livres, Ses messagers, au Jour dernier et au destin.
1 777 hadiths dans ce thème.
- L'unicité d'Allah
- Les noms et attributs d'Allah
- Les anges
- Les prophètes et les messagers
- Le destin
- Les djinns
- L'Islam et ses mérites
- La Sounna et l'innovation
La foi est yéménite, la sagesse est yéménite
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et salut) a dit : " La foi est yéménite, la sagesse est yéménite et je vois le secours du Tout-Miséricordieux provenir du Yémen. Notez bien que la mécréance, la perversité et la dureté du cœur se trouvent certes chez les personnes arrogantes parmi les bergers qui gardent les chèvres et les animaux à fourrure ! " »
Allah a créé les créatures dans une obscurité puis a projeté sur elles de Sa lumière
‘Abdullah ibn ‘Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Certes Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a créé les créatures dans une obscurité puis a projeté sur elles une part de Sa lumière. Celui qui a été atteint par cette lumière a été guidé, et celui qui n’a pas été atteint s’est égaré. Voilà pourquoi, je dis : ' La plume est désormais sèche selon la science d’Allah ! ' " »
« Allah a quatre-vingt-dix-neuf noms » et Il aime ce qui est impair
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah a quatre-vingt-dix-neuf Noms, cent moins un ; quiconque les apprend entrera au Paradis. Et Il est Unique, Il aime ce qui est impair. »
Jibril aux six cents ailes, à côté du lotus de la limite
Ibn Mas’ûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " J'ai vu Jibrîl [ l'Ange Gabriel ], à côté du lotus de la limite, et il avait six-cent ailes. " » Il a dit : « J'ai questionné 'Âṣim au sujet des ailes, mais il a refusé de m'informer. Alors, certains de ses Compagnons m'ont dit : " Certes, les ailes recouvrent la distance entre l'orient et l'occident. " »
Le Prophète ﷺ a vu Gabriel près du lotus de la limite, doté de six cents ailes
Ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) a dit au sujet du verset : {( il l’a pourtant bien vu [l'Ange], lors d’une autre descente )} [Coran : 53/13], le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « J'ai vu Jibrîl [ l'Ange Gabriel ], à côté du lotus de la limite, et il était doté de six-cent ailes. De ses plumes se répandaient des perles et des rubis de toutes les couleurs. »
'Aïcha à Masrouq : trois choses qui sont un mensonge sur Allah
Masrûq relate : « Tandis que j'étais accoudé chez ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée), elle me dit : " Ô père de ʽÂ`ishah ! Il est trois choses, celui qui profère l'une d'entre elles aura terriblement menti sur Allah ! - Je demandai : Quelles sont-elles ? - Elle répondit : Celui qui prétend que Muḥammad (sur lui la paix et le salut) a vu son Seigneur aura terriblement menti sur Allah. " Alors accoudé, je me redressai et m'écriai : " Ô mère des croyants ! Accorde-moi un instant et laisse-moi finir, Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, ne dit-Il pas : {( Il l'a réellement vu dans la clarté de l'horizon)} [Coran : 81/23] ainsi que : {( Il l’a pourtant bien vu, lors d’une autre descente )} [Coran : 53/13) ? - Elle me répondit : Je suis la première de cette communauté à avoir questionné le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ce sujet, et le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a répondu : ' Ce n'est autre que Jibrîl dont il est question. C'est lors de ces deux occasions que je le vis dans sa forme originelle, celle sous laquelle il a été créé ; je le vis descendre du ciel couvrant de sa grande stature l'espace entre ciel et terre. ' Elle ajouta : N'as-tu pas entendu Allah dire : {( Il est Inaccessible aux regards, alors que Lui pénètre tous les regards. Il est le Subtil, Il est le Bien-Informé.)} [Coran : 6/103], et ne L'as-tu pas entendu dire également : {( Il n'est donné à aucun mortel de recevoir la parole d'Allah autrement que par une Révélation ou de derrière un voile, ou encore par l'intermédiaire d'un Envoyé qui transmet Son message avec Sa permission. Allah est Sublime et Sage.)} [Coran : 26/51] ? " Elle poursuivit : " Et celui qui prétend que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dissimulé quoi que ce soit du livre d'Allah aura terriblement menti sur Allah, car Allah dit : {( Ô Messager ! Communique ce que ton Seigneur t'a révélé ! Si tu négliges de le faire, tu auras failli à ta mission !)} [Coran : 5/67]." Puis, elle continua : " Et celui qui prétend que le Prophète (sur lui la paix et le salut) prédit les évènements du futur aura terriblement menti sur Allah, car Allah dit : {( Dis : « Aucun de ceux qui peuplent les Cieux et la Terre ne connaît le mystère de l'Univers en dehors d'Allah. »)} [Coran : 27/65]." »
Le voyage nocturne : Gabriel tel un vêtement usé par crainte d'Allah
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La nuit de mon voyage nocturne, je suis passé devant la Haute Assemblée, et Jibrîl (sur lui la paix) était tel un vêtement usé à cause de sa crainte d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. »
L'ange porteur du Trône : la distance du lobe de son oreille à son épaule
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il m'a été permis de parler de l'un des Anges d'Allah parmi les porteurs du Trône. La distance entre le lobe de son oreille et son épaule est équivalente à [un parcours de] sept cents ans. »
La pudeur envers un homme devant qui les anges ressentent de la pudeur
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était allongé chez moi, les cuisses ou les jambes découvertes. Abû Bakr demanda la permission d'entrer, il la lui accorda, resta dans cet état et conversa avec lui. Ensuite, 'Umar demanda la permission d'entrer, il la lui accorda, resta dans cet état et conversa avec lui. Puis, 'Uthmân sollicita de lui l'autorisation d'entrer. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s'assit, ajusta ses vêtements - Muḥammad précise : " Je ne dis pas que cela s'est produit le même jour ! " - Alors, 'Uthmân entra et il conversa avec lui. Lorsqu'il sortit, ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) dit : " Abû Bakr est entré sans que tu ne bouges ou te soucies de lui. Ensuite, 'Umar est entré sans que tu ne bouges ou te soucies de lui. Puis, 'Uthmân est entré, alors tu t'es assis et tu as ajusté tes vêtements. - Il répondit : Ne devrais-je pas éprouver de la pudeur à l'égard d'un homme devant qui les Anges ressentent de la pudeur ? " »
Certes, votre compagnon Ḥanẓalah est lavé par les Anges. Questionnez-donc sa compagne !
Abdullah ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Lorsque les gens ont été mis en déroute et se sont réfugiés vers le côté d'une montagne de Médine, puis qu'ils sont revenus se placer autour du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), Ḥanẓalah ibn Abî 'Âmir et Abû Sufiân ibn Ḥarb se rencontrèrent et s'affrontèrent ; mais alors que Ḥanẓalah prenait le dessus sur Abû Sufiân, Shaddâd ibn Al-Aswad s'en aperçut, se jeta sur Ḥanẓalah et le frappa de son épée jusqu'à le tuer, alors que ce dernier était sur le point de tuer Abû Sufiân. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Certes, votre compagnon Ḥanẓalah est lavé par les Anges. Questionnez-donc sa compagne ! - Elle dit : Il est sorti en état d'impureté majeure après avoir entendu l'appel au combat. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : C'est pour cela que les Anges l'ont lavé ! " »
La mort d'Adam : les anges lavèrent sa dépouille et creusèrent sa tombe
Ubayy ibn Ka'b (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque Adam mourut, les Anges lavèrent sa dépouille un nombre impair de lavages, puis ils creusèrent sa tombe et dirent : " Telle est la Tradition d'Adam pour sa descendance ! " »
« Ce sont les Anges qui t'écoutaient » : Ousayd récitait le Coran la nuit
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Une nuit, alors que Usayd ibn Ḥuḍayr récitait [le Coran] dans son clos de dattes, son cheval se mit à bondir. Il poursuivit la récitation et son cheval bondit à nouveau. Il continua et la bête fit un troisième bond. Usayd dit : " Craignant qu'il ne piétine Yaḥyâ, je me rendis auprès de lui. C'est alors que je vis une sorte de nuage au-dessus de ma tête et dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus. Le lendemain, je décidai d’aller raconter cela au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). J’ai alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Hier, au milieu de la nuit, pendant que je récitais dans mon clos [de dattes] mon cheval s’est mis à bondir. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " J’ai continué la récitation et il a de nouveau bondi. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " J’ai poursuivi la récitation et il a encore bondi une nouvelle fois." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " Mais je me suis arrêté. Yaḥyâ se trouvait près du cheval et j'avais peur qu'il ne le piétine. J'aperçus alors une espèce de nuage dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) déclara alors : " Ce sont les Anges qui t'écoutaient. Si tu avais continué la récitation, au matin, les gens les auraient vus sans que ceux-ci ne se cachent d'eux. " »
Les anges qui transmettent au Prophète ﷺ les salutations de sa communauté
Abdallah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Certes, Allah possède des Anges qui parcourent la Terre et me transmettent les salutations de ma communauté. " »
Badr : « Voici Gabriel, tenant les rênes de son cheval »
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la bataille de Badr : " Voici Jibrîl, une arme de guerre à la main, tenant fermement les rennes de son cheval ! " »
La poussière soulevée par l'escorte de Gabriel chez les Banou Ghanm
Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « C'est comme si je voyais encore la poussière brillante dans les rues [de la tribu] des Banî Ghanm soulevée par l'escorte de Jibrîl (sur lui la paix) lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se dirigea vers les Banî Qurayẓah. »
« Voici celui pour qui le Trône a tremblé »
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Voici celui pour qui le Trône divin a tremblé ! Les portes du ciel lui ont été ouvertes et soixante-dix mille Anges ont pris part à ses funérailles ! Malgré cela, il a été étreint une fois [dans sa tombe], ensuite il fut soulagé. " »
Zayd ibn Thabit : « Bienheureux le Cham »
Zayd ibn Thâbit (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous étions auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en train de rassembler le Coran à partir des fragments sur lequels il était écrit lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Tûbâ ( Félicité ) pour le [territoire du] Châm ! - Nous avons demandé : Et pourquoi cela, ô Messager d'Allah ? - Il a répondu : Parce que les Anges du Tout Miséricordieux ont étendu et rabattu leurs ailes sur ce territoire. " »
Retarder la prière quand surgit le disque solaire
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque surgit le disque solaire, retardez la prière [surérogatoire] jusqu'à ce que le soleil apparaisse complètement ! Et lorsque le disque solaire s'efface, différez la prière jusqu'à ce que le soleil disparaisse ! Et ne cherchez pas à prier lors du lever du soleil ni à son coucher ! En effet, il se dresse entre les deux cornes d'un démon ou du Diable (Satan). »
La servante noire et son vœu de jouer du tambour au retour du Prophète ﷺ
Buraydah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortit pour certaines de ses expéditions militaires ; lorsqu’il revint, une jeune servante noire vint à lui et lui dit : " Ô Messager d’Allah ! J’avais formulé comme vœu que si Allah te ramenait sain et sauf, je jouerai du tambourin (« Ad-Duff ») devant toi et que je chanterai ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Si tu en avais fait le vœu, alors joue pour moi. Sinon, ne le fait pas ! " Elle se mit alors à jouer du tambourin et, pendant qu’elle jouait, Abû Bakr entra. Ensuite, et toujours pendant qu’elle jouait, ce fut ‘Alî qui entra, puis ‘Uthmân entra alors qu’elle jouait encore. Enfin, ‘Umar entra. Là, elle jeta le tambourin sous son postérieur et s’assit sur lui ! Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Satan a certes peur de toi ô ‘Umar ! J’étais assis et elle jouait du tambourin ; puis Abû Bakr est entré et elle jouait du tambourin ; ensuite, ‘Alî est entré et elle jouait du tambourin, puis ‘Uthmân est entré et elle jouait du tambourin. Mais lorsque toi tu es entré, ô ‘Umar, elle a jeté le tambourin ! " »
Ibn Mas'oud et la nuit des djinns
Âmir a dit : « J’ai demandé à 'Alqamah : " Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) était-il présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la nuit des djinns ? - 'Alqamah répondit : J'ai moi-même questionné Ibn Mas'ûd : " L'un de vous était-il présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la nuit des djinns ? - Il répondit : Non, mais nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) une nuit quand nous le perdîmes de vue. Nous l’avons cherché dans les vallées et les défilés, puis nous nous sommes dit : " Il a été enlevé ou tué ! " Nous avons passé la pire nuit qu'un peuple puisse connaître. Au matin, il est revenu du côté de Ḥirâ`. Nous avons alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Nous t'avions perdu de vue et t'avons cherché, mais en vain ! Nous avons passé la pire nuit qu'un peuple puisse connaître ! - Il répondit : Quelqu'un est venu m'inviter de la part des djinns, alors je suis parti avec lui et je leur ai récité le Coran. " Il nous emmena et nous montra leurs traces ainsi que celles de leurs feux. En outre, ils lui avaient demandé des provisions. Il [leur] dit : " À vous chaque os qui vous tombera sous la main et sur lequel on aura prononcé le Nom d'Allah. Celui-ci sera aussitôt recouvert de chair. De même, chaque crottin sera la nourriture de vos bêtes. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors: " Ne les employez donc pas pour vous essuyer [après avoir fait vos besoins] ! En effet, ils sont la nourriture de vos frères [djinns]. " »
Iblis pose son trône sur l'eau et envoie ses escadrons
Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Certes, Iblîs pose son trône sur l'eau, ensuite il envoie ses escadrons. Le plus proche de lui en position est celui qui cause le plus grand trouble. L'un d'eux se présente en disant : " J'ai fait ceci et cela. " Mais il lui répond : " Tu n'as rien fait ! " Puis, l'un d'eux vient et dit : " Je ne l'ai pas laissé jusqu'à le séparer de sa femme. " Iblîs le rapproche alors de lui et dit : " Que tu es excellent ! " » Al-A’mash a dit : « " ... et il l'étreint. " »
Labid ibn Al-A'sam ensorcela le Messager d'Allah ﷺ
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme [de la tribu] des Banî Zurayq, du nom de Labîd ibn Al-A’ṣam, ensorcela le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) si bien que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'impression d'avoir fait une chose alors que ce n'était pas le cas. Il en fut ainsi jusqu'à un jour ou une nuit où il était chez moi. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) invoqua, encore et encore. Ensuite, il a dit : " Ô ʽÂ'ishah ! As-tu senti qu'Allah m'a répondu pour ce que je Lui ai demandé ? Deux hommes sont venus me voir. L'un s’est assis au niveau de ma tête et l'autre à mes pieds. L’un des deux demanda à son compagnon : " De quoi souffre l'homme ? - Il est ensorcelé, répondit l'autre. - Qui l'a ensorcelé ? - Labîd ibn Al-A’ṣam ! répliqua l'autre. - Avec quoi ? - L'autre répondit : Avec un peigne, des mèches de cheveux et une spathe séchée de palmier mâle. - Et où se trouve-t-il ? demanda le premier. - Dans le puits de Dharwân ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'y rendit avec certains de ses Compagnons, puis il déclara : " Ô ʽÂ'ishah ! Certes, son eau était semblable à une infusion de henné ou comme si les têtes de ses palmiers étaient semblables à des têtes de démons ! " J’ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Que ne l'as-tu pas brûlé ?- Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Allah m'en a guéri et j'ai répugné susciter un mal parmi les gens. " Il ordonna donc de l'enterrer. »
Abou Jouma'a : « Y a-t-il quelqu'un qui aura une récompense plus immense ? »
Ibn Jubayr relate : « Abû Jumu'ah Al-Anṣârî est venu à nous et a dit : " Nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Mu'âdh ibn Jabal était la dixième des dix [personnes présentes avec nous], nous avons alors demandé : Ô Messager d'Allah ! Y a-t-il quelqu'un qui aura une récompense plus immense que la nôtre ? Nous avons cru en toi et nous t'avons suivi. - Il a répondu : Et qu'est-ce qui vous empêcherait de cela alors que le Messager d'Allah est parmi vous et que la Révélation descend à vous du ciel ? Plutôt, il y a des gens qui viendront après vous et à qui leur parviendra un Livre entre deux reliures, ils y croiront et œuvreront selon ce qu'il s'y trouve, ces gens-là auront une récompense plus immense que la vôtre ! »
La marche jusqu'au point d'eau : « si Allah le veut, demain »
Abû Qatâdah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous fit un sermon et dit alors : " Certes, vous marcherez tout l'après-midi, puis vous arriverez à un point d'eau, si Allah le veut, demain. " Les gens se mirent donc en route, personne ne prêtant attention à l'autre. Abû Qatâdah continua : Alors que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avançait, la nuit tomba et je me trouvais à côté de lui. Il s'assoupit (sur lui la paix et le salut), pencha et faillit tomber de sa monture. Je vins lui servir d'appui, sans toutefois le réveiller, jusqu'à ce qu'il reprenne bien place sur sa monture. Il continua alors la marche jusqu'à ce qu'une grande partie de la nuit se soit écoulée et à nouveau il pencha et faillit tomber de sa monture. Je vins [encore] lui servir d'appui sans le réveiller jusqu'à ce qu'il reprenne bien place sur sa monture. Il poursuivit encore la route et dans les derniers instants de la nuit, il pencha beaucoup plus que les deux premières fois et fut sur le point de chuter. Encore une fois, je vins lui servir d'appui. Il leva la tête et demanda : " Qui est-ce ? - Abû Qatâdah ! répondis-je. - Et depuis quand poursuis-tu la marche en m'aidant de la sorte ? - Je n’ai pas cessé de marcher ainsi durant toute la nuit, répondis-je. - Il dit alors : Qu'Allah te garde comme tu as gardé Son Prophète ! " Puis, il demanda : " Crois-tu que nous soyons hors de vue des gens ? " Ensuite, il poursuivit : " Vois-tu quelqu'un ? - Je répondis : Voici un cavalier ! " Puis, j’ai dit : " En voilà un autre ! " Nous nous réunîmes jusqu'à être au nombre de sept cavaliers. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écarta alors de la route, posa sa tête et dit : " Veillez à ce que nous accomplissions notre prière ! " Le premier à se réveiller fut le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui avait le soleil dans le dos. Nous nous réveillâmes en sursaut et il nous enjoignit : " En selle ! " Alors nous montâmes et reprîmes la marche jusqu'à ce que le soleil fût bien haut. Puis, il descendit et réclama le récipient pour les ablutions que j'avais avec moi, celui-ci contenait un peu d'eau. Il a alors accompli ses ablutions autrement qu’à l’accoutumée en laissant un peu d’eau. Ensuite, il a dit à Abû Qatâdah : " Garde ton récipient qui sert aux ablutions ! Il fera l'objet d'un signe. " Ensuite, Bilâl fit l'appel à la prière [du matin comme il le faisait quotidiennement]. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria deux unités de prière puis il fit la prière du matin en faisant ce qu’il a l’habitude de faire chaque jour. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) monta alors en selle et nous montâmes aussi avec lui. Certains se mirent alors à chuchoter à d'autres : " Quelle est l'expiation pour notre négligence vis-à-vis de notre prière ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : " N'avez-vous pas en moi un modèle à suivre ? " Puis, il poursuivit : " En fait, il n'y a aucune négligence dans le sommeil. La négligence concerne celui qui n'accomplit pas la prière jusqu'à ce que l'heure de la suivante arrive. Quiconque est dans ce cas, qu'il accomplisse la prière dès qu'il s'en rend compte ! Et si c’est le lendemain, qu'il l'accomplisse alors à son heure ! " Puis, il demanda : " Que croyez-vous que les gens ont fait ? " Ensuite, il a dit : " Au matin, les gens n'ont pas trouvé leur Prophète. Abû Bakr et 'Umar ont dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est derrière vous et il n'est point tel à vous laisser derrière lui. " Mais certains ont soutenu : " [Plutôt] Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est devant vous. " Or, s'ils obéissent à Abû Bakr et à 'Umar, ils seront bien guidés." Le narrateur a dit : " Nous rejoignîmes le groupe au milieu de la journée à l'heure où tout était chaud, tandis qu'ils disaient : " Ô Messager d'Allah ! Nous allons périr, nous avons soif ! - Mais, il déclara : Aucune perte pour vous ! " Puis, il a dit : " Apportez-moi mon bol ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réclama alors le récipient des ablutions, il se mit à verser de l'eau alors qu'Abû Qatadâh leur donnait à boire. Dès que les gens virent de l'eau dans le récipient, ils s'y précipitèrent. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Comportez-vous bien ! Chacun de vous sera désaltéré ! " Le narrateur a dit : " Ils agirent donc de la sorte. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) versait de l'eau et je leur donnais à boire jusqu'à ce qu'il ne restât que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et moi. Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) versa de l'eau et me dit : " Bois ! - Je ne boirai pas tant que tu n'auras pas bu, ô Messager d'Allah ! Dis-je. - Il reprit : Quiconque sert à boire aux gens est le dernier d'entre eux à boire ! - Je bus alors, puis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) but. Ensuite, les gens atteignirent le point d'eau, en forme et désaltérés. " Le narrateur a dit : 'Abdullah ibn Rabâḥ a dit : " Je racontais ce hadith dans la grande mosquée [de Kufa] quand 'Imrân ibn Ḥusayn intervint : " Fais attention à ce que tu racontes, ô jeune homme ! Car j'étais l'un des cavaliers lors de cette nuit. -Je déclarai : Tu es donc mieux informé sur le hadith. - Il demanda : De quel peuple es-tu ? - Je répondis : Des Anṣâr ! - Il répliqua : Raconte ! Car vous êtes les mieux informés de vos récits. " Et je continuai la narration aux gens. 'Imrân dit alors : " J'étais présent cette nuit-là, mais je ne pensais pas que quelqu'un mémoriserait cet événement comme tu l'as fait ! " »