Abou Jouma'a : « Y a-t-il quelqu'un qui aura une récompense plus immense ? »

Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bûkhârî dans : « La création des actes des serviteurs » - Rapporté par Aṭ-Ṭabarânî

Texte arabe
عن ابن جُبير، قال: قَدِم علينا أبو جُمعة الأنصاري، قال: كنَّا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم ومَعَنا معاذ بن جَبَل عاشرَ عشرةٍ فقلنا: يا رسول الله هل مِن أَحَدَ أعْظَمُ مِنَّا أجرًا، آمنَّا بك واتَّبَعْناك؟ قال: «وما يَمْنَعُكم من ذلك ورسولُ الله بيْن أَظْهُرِكم، يأتيكم بالوَحْي من السماء؟ بل قومٌ يأتون مِنْ بَعْدِكم يأتيهم كتابٌ بيْن لَوْحَيْن فيؤمنون به ويعملون بما فيه، أولئك أعظمُ منكم أجرًا».
Traduction française
Ibn Jubayr relate : « Abû Jumu'ah Al-Anṣârî est venu à nous et a dit : " Nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Mu'âdh ibn Jabal était la dixième des dix [personnes présentes avec nous], nous avons alors demandé : Ô Messager d'Allah ! Y a-t-il quelqu'un qui aura une récompense plus immense que la nôtre ? Nous avons cru en toi et nous t'avons suivi. - Il a répondu : Et qu'est-ce qui vous empêcherait de cela alors que le Messager d'Allah est parmi vous et que la Révélation descend à vous du ciel ? Plutôt, il y a des gens qui viendront après vous et à qui leur parviendra un Livre entre deux reliures, ils y croiront et œuvreront selon ce qu'il s'y trouve, ces gens-là auront une récompense plus immense que la vôtre ! »
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Référence
Rapporté par Al-Bûkhârî dans : « La création des actes des serviteurs » - Rapporté par Aṭ-Ṭabarânî
رواه البخاري في خلق أفعال العباد والطبراني
Authenticité
Authentique
صحيح
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Classement

Provenance

  • Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
  • Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
  • Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

  • Abou Bakr confie à Zayd ibn Thabit le rassemblement du Coran

    Zayd ibn Thâbit Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée), qui était l'un des scribes de la Révélation, a dit : « Durant les évènements qui virent la mort de plusieurs des gens d'Al-Yamâmah, Abû Bakr envoya quelqu'un me chercher, alors que 'Umar était auprès de lui, il a dit : " 'Umar m'est venu et a dit : 'Le jour d’Al-Yamâmah, plusieurs lecteurs [du Coran] ont péri et je crains que la mort ne fauche largement [les autres] lecteurs du Coran dans d'autres combats et qu'une grande partie du Coran ne se perde. J'estime que tu dois donner l'ordre pour commencer à compiler le Coran !' Abû Bakr a alors dit à 'Umar : 'Comment pourrais-je faire une chose que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a pas fait de son vivant ? - 'Umar répondit : Par Allah ! Ce serait une bonne chose [à faire] !' Il insista auprès de moi jusqu'à ce qu'Allah ouvre ma poitrine [à cette idée] et que je finisse par être convaincu de l'avis de 'Umar. " Zayd ibn Thâbit Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) a dit : " À cet instant, 'Umar était assis auprès d'Abû Bakr, ne disant aucun mot quand ce dernier me dit : 'Certes, tu es un jeune homme, raisonnable et nous ne t'accusons de rien que ce soit ! C'est toi qui transcrivais la Révélation pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ; rassembles-en les diverses parties et fais-en une compilation !' " - Par Allah ! S'il m'avait demandé de déplacer une montagne cela aurait été moins grave que de m'ordonner de réunir le Coran. Alors, je leur ai dit : " Comment oseriez-vous entreprendre une chose que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n'a pas faite ? " Abû Bakr répliqua : " Je le jure par Allah, c’est un bien ! " Je n'ai cessé d’examiner l'affaire jusqu'à ce qu'Allah ouvre ma poitrine [à ce pour quoi] Il l'avait fait pour Abû Bakr et 'Umar. Je me mis alors à rassembler les diverses parties du Coran en me basant sur ce qui avait été mis par écrit sur des morceaux de cuir, des omoplates, des feuilles de palmiers, et en me référant aussi à la mémoire des hommes. C'est ainsi que je trouvai deux versets de la sourate : le Repentir (At-Tawbah) chez Khuzaymah Al-Anṣârî que je n'ai trouvé nulle part ailleurs et chez aucune autre personne. Il s'agit des deux derniers versets : {( Certes, un Messager, pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, plein de sollicitude pour vous, compatissant et miséricordieux envers les croyants. Alors, s'ils se détournent, dis : « Allah me suffit. Il n'y a de divinité [digne d'adoration] que Lui. En Lui je place ma confiance et Il est le Seigneur du Trône immense. » )} [Coran : 9/128 -129]. Les Feuillets sur lesquels on avait rassemblé les diverses parties du Coran restèrent chez Abû Bakr jusqu'à sa mort. Ensuite, ils furent déposés chez 'Umar et, à la mort de ce dernier, chez Ḥafṣah, la fille de 'Umar. " »

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  • Houdhayfa alerte 'Othman sur les divergences de récitation

    Ibn Shihâb relate qu’Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) lui a dit : « Ḥudhayfah ibn Al-Yamân rendit visite à 'Uthmân après avoir participé à une expédition militaire avec les troupes du Shâm, soutenues par l'armée irakienne, pour la conquête de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Ḥudhayfah était effrayé par la divergence dans les récitations du Coran [entre les soldats des deux régions]. Il dit à 'Uthmân : " Ô Commandeur des croyants ! Viens au secours de cette communauté avant qu'elle n'entre en désaccord sur le Livre comme l'ont été les juifs et les chrétiens sur leurs écritures ! " Sur ce, 'Uthmân envoya quelqu'un chez Ḥafṣah lui demandant de lui remettre les Feuillets du Coran afin d'en faire des copies et qu'il les lui rendrait après. Ḥafṣah les envoya à 'Uthmân qui ordonna à : Zayd ibn Thâbit, 'Abdulllah ibn az-Zubayr, Sa'îd ibn Al-'Âṣ et 'Abd Ar-Raḥmân ibn Al-Ḥârith ibn Hishâm de les recopier et d'en faire plusieurs copies manuscrites. S'adressant à ces trois personnages qui étaient de la tribu de Quraysh, 'Uthmân dit : " Si vous êtes en désaccord avec Zayd ibn Thâbit sur quelque chose du Coran, écrivez-le d'après le dialecte de Quraysh. En effet, c'est dans ce dialecte que le Coran a été révélé ! " Ils s'y conformèrent et, lorsque les copies furent terminées, 'Uthmân remit alors les Feuillets à Ḥafṣah puis distribua les copies [du Muṣḥaf] dans chacune des diverses provinces. Il donna aussi l'ordre que tout feuillet ou volume contenant du Coran [excepté ce qui venait d'être compilé] soit brûlé. »

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  • Labid ibn Al-A'sam ensorcela le Messager d'Allah ﷺ

    ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme [de la tribu] des Banî Zurayq, du nom de Labîd ibn Al-A’ṣam, ensorcela le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) si bien que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'impression d'avoir fait une chose alors que ce n'était pas le cas. Il en fut ainsi jusqu'à un jour ou une nuit où il était chez moi. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) invoqua, encore et encore. Ensuite, il a dit : " Ô ʽÂ'ishah ! As-tu senti qu'Allah m'a répondu pour ce que je Lui ai demandé ? Deux hommes sont venus me voir. L'un s’est assis au niveau de ma tête et l'autre à mes pieds. L’un des deux demanda à son compagnon : " De quoi souffre l'homme ? - Il est ensorcelé, répondit l'autre. - Qui l'a ensorcelé ? - Labîd ibn Al-A’ṣam ! répliqua l'autre. - Avec quoi ? - L'autre répondit : Avec un peigne, des mèches de cheveux et une spathe séchée de palmier mâle. - Et où se trouve-t-il ? demanda le premier. - Dans le puits de Dharwân ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'y rendit avec certains de ses Compagnons, puis il déclara : " Ô ʽÂ'ishah ! Certes, son eau était semblable à une infusion de henné ou comme si les têtes de ses palmiers étaient semblables à des têtes de démons ! " J’ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Que ne l'as-tu pas brûlé ?- Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Allah m'en a guéri et j'ai répugné susciter un mal parmi les gens. " Il ordonna donc de l'enterrer. »

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  • Après la prière du maghrib, on pouvait voir où tombait sa flèche

    Râfi' ibn Khadîj Al-Anṣârî al-Awsî (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque nous accomplissions la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib ») avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) et qu'une personne repartait, elle pouvait voir là où ses flèches tombaient. »

    Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLire le texte complet →

Sur le même thème : Les compagnons et la famille du Prophète

  • La servante noire et son vœu de jouer du tambour au retour du Prophète ﷺ

    Buraydah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortit pour certaines de ses expéditions militaires ; lorsqu’il revint, une jeune servante noire vint à lui et lui dit : " Ô Messager d’Allah ! J’avais formulé comme vœu que si Allah te ramenait sain et sauf, je jouerai du tambourin (« Ad-Duff ») devant toi et que je chanterai ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Si tu en avais fait le vœu, alors joue pour moi. Sinon, ne le fait pas ! " Elle se mit alors à jouer du tambourin et, pendant qu’elle jouait, Abû Bakr entra. Ensuite, et toujours pendant qu’elle jouait, ce fut ‘Alî qui entra, puis ‘Uthmân entra alors qu’elle jouait encore. Enfin, ‘Umar entra. Là, elle jeta le tambourin sous son postérieur et s’assit sur lui ! Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Satan a certes peur de toi ô ‘Umar ! J’étais assis et elle jouait du tambourin ; puis Abû Bakr est entré et elle jouait du tambourin ; ensuite, ‘Alî est entré et elle jouait du tambourin, puis ‘Uthmân est entré et elle jouait du tambourin. Mais lorsque toi tu es entré, ô ‘Umar, elle a jeté le tambourin ! " »

    Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par AḥmadLire le texte complet →
  • « Voici celui pour qui le Trône a tremblé »

    ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Voici celui pour qui le Trône divin a tremblé ! Les portes du ciel lui ont été ouvertes et soixante-dix mille Anges ont pris part à ses funérailles ! Malgré cela, il a été étreint une fois [dans sa tombe], ensuite il fut soulagé. " »

    Rapporté par An-Nassâ'îLire le texte complet →
  • La marche jusqu'au point d'eau : « si Allah le veut, demain »

    Abû Qatâdah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous fit un sermon et dit alors : " Certes, vous marcherez tout l'après-midi, puis vous arriverez à un point d'eau, si Allah le veut, demain. " Les gens se mirent donc en route, personne ne prêtant attention à l'autre. Abû Qatâdah continua : Alors que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avançait, la nuit tomba et je me trouvais à côté de lui. Il s'assoupit (sur lui la paix et le salut), pencha et faillit tomber de sa monture. Je vins lui servir d'appui, sans toutefois le réveiller, jusqu'à ce qu'il reprenne bien place sur sa monture. Il continua alors la marche jusqu'à ce qu'une grande partie de la nuit se soit écoulée et à nouveau il pencha et faillit tomber de sa monture. Je vins [encore] lui servir d'appui sans le réveiller jusqu'à ce qu'il reprenne bien place sur sa monture. Il poursuivit encore la route et dans les derniers instants de la nuit, il pencha beaucoup plus que les deux premières fois et fut sur le point de chuter. Encore une fois, je vins lui servir d'appui. Il leva la tête et demanda : " Qui est-ce ? - Abû Qatâdah ! répondis-je. - Et depuis quand poursuis-tu la marche en m'aidant de la sorte ? - Je n’ai pas cessé de marcher ainsi durant toute la nuit, répondis-je. - Il dit alors : Qu'Allah te garde comme tu as gardé Son Prophète ! " Puis, il demanda : " Crois-tu que nous soyons hors de vue des gens ? " Ensuite, il poursuivit : " Vois-tu quelqu'un ? - Je répondis : Voici un cavalier ! " Puis, j’ai dit : " En voilà un autre ! " Nous nous réunîmes jusqu'à être au nombre de sept cavaliers. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écarta alors de la route, posa sa tête et dit : " Veillez à ce que nous accomplissions notre prière ! " Le premier à se réveiller fut le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui avait le soleil dans le dos. Nous nous réveillâmes en sursaut et il nous enjoignit : " En selle ! " Alors nous montâmes et reprîmes la marche jusqu'à ce que le soleil fût bien haut. Puis, il descendit et réclama le récipient pour les ablutions que j'avais avec moi, celui-ci contenait un peu d'eau. Il a alors accompli ses ablutions autrement qu’à l’accoutumée en laissant un peu d’eau. Ensuite, il a dit à Abû Qatâdah : " Garde ton récipient qui sert aux ablutions ! Il fera l'objet d'un signe. " Ensuite, Bilâl fit l'appel à la prière [du matin comme il le faisait quotidiennement]. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria deux unités de prière puis il fit la prière du matin en faisant ce qu’il a l’habitude de faire chaque jour. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) monta alors en selle et nous montâmes aussi avec lui. Certains se mirent alors à chuchoter à d'autres : " Quelle est l'expiation pour notre négligence vis-à-vis de notre prière ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : " N'avez-vous pas en moi un modèle à suivre ? " Puis, il poursuivit : " En fait, il n'y a aucune négligence dans le sommeil. La négligence concerne celui qui n'accomplit pas la prière jusqu'à ce que l'heure de la suivante arrive. Quiconque est dans ce cas, qu'il accomplisse la prière dès qu'il s'en rend compte ! Et si c’est le lendemain, qu'il l'accomplisse alors à son heure ! " Puis, il demanda : " Que croyez-vous que les gens ont fait ? " Ensuite, il a dit : " Au matin, les gens n'ont pas trouvé leur Prophète. Abû Bakr et 'Umar ont dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est derrière vous et il n'est point tel à vous laisser derrière lui. " Mais certains ont soutenu : " [Plutôt] Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est devant vous. " Or, s'ils obéissent à Abû Bakr et à 'Umar, ils seront bien guidés." Le narrateur a dit : " Nous rejoignîmes le groupe au milieu de la journée à l'heure où tout était chaud, tandis qu'ils disaient : " Ô Messager d'Allah ! Nous allons périr, nous avons soif ! - Mais, il déclara : Aucune perte pour vous ! " Puis, il a dit : " Apportez-moi mon bol ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réclama alors le récipient des ablutions, il se mit à verser de l'eau alors qu'Abû Qatadâh leur donnait à boire. Dès que les gens virent de l'eau dans le récipient, ils s'y précipitèrent. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Comportez-vous bien ! Chacun de vous sera désaltéré ! " Le narrateur a dit : " Ils agirent donc de la sorte. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) versait de l'eau et je leur donnais à boire jusqu'à ce qu'il ne restât que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et moi. Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) versa de l'eau et me dit : " Bois ! - Je ne boirai pas tant que tu n'auras pas bu, ô Messager d'Allah ! Dis-je. - Il reprit : Quiconque sert à boire aux gens est le dernier d'entre eux à boire ! - Je bus alors, puis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) but. Ensuite, les gens atteignirent le point d'eau, en forme et désaltérés. " Le narrateur a dit : 'Abdullah ibn Rabâḥ a dit : " Je racontais ce hadith dans la grande mosquée [de Kufa] quand 'Imrân ibn Ḥusayn intervint : " Fais attention à ce que tu racontes, ô jeune homme ! Car j'étais l'un des cavaliers lors de cette nuit. -Je déclarai : Tu es donc mieux informé sur le hadith. - Il demanda : De quel peuple es-tu ? - Je répondis : Des Anṣâr ! - Il répliqua : Raconte ! Car vous êtes les mieux informés de vos récits. " Et je continuai la narration aux gens. 'Imrân dit alors : " J'étais présent cette nuit-là, mais je ne pensais pas que quelqu'un mémoriserait cet événement comme tu l'as fait ! " »

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  • « Ce sont les Anges qui t'écoutaient » : Ousayd récitait le Coran la nuit

    Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Une nuit, alors que Usayd ibn Ḥuḍayr récitait [le Coran] dans son clos de dattes, son cheval se mit à bondir. Il poursuivit la récitation et son cheval bondit à nouveau. Il continua et la bête fit un troisième bond. Usayd dit : " Craignant qu'il ne piétine Yaḥyâ, je me rendis auprès de lui. C'est alors que je vis une sorte de nuage au-dessus de ma tête et dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus. Le lendemain, je décidai d’aller raconter cela au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). J’ai alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Hier, au milieu de la nuit, pendant que je récitais dans mon clos [de dattes] mon cheval s’est mis à bondir. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " J’ai continué la récitation et il a de nouveau bondi. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " J’ai poursuivi la récitation et il a encore bondi une nouvelle fois." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " Mais je me suis arrêté. Yaḥyâ se trouvait près du cheval et j'avais peur qu'il ne le piétine. J'aperçus alors une espèce de nuage dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) déclara alors : " Ce sont les Anges qui t'écoutaient. Si tu avais continué la récitation, au matin, les gens les auraient vus sans que ceux-ci ne se cachent d'eux. " »

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