Abou Bakr confie à Zayd ibn Thabit le rassemblement du Coran
Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bûkhârî
- Référence
- Rapporté par Al-Bûkhârî
- رواه البخاري
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
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Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
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Dans le même recueil
Abou Jouma'a : « Y a-t-il quelqu'un qui aura une récompense plus immense ? »
Ibn Jubayr relate : « Abû Jumu'ah Al-Anṣârî est venu à nous et a dit : " Nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Mu'âdh ibn Jabal était la dixième des dix [personnes présentes avec nous], nous avons alors demandé : Ô Messager d'Allah ! Y a-t-il quelqu'un qui aura une récompense plus immense que la nôtre ? Nous avons cru en toi et nous t'avons suivi. - Il a répondu : Et qu'est-ce qui vous empêcherait de cela alors que le Messager d'Allah est parmi vous et que la Révélation descend à vous du ciel ? Plutôt, il y a des gens qui viendront après vous et à qui leur parviendra un Livre entre deux reliures, ils y croiront et œuvreront selon ce qu'il s'y trouve, ces gens-là auront une récompense plus immense que la vôtre ! »
Houdhayfa alerte 'Othman sur les divergences de récitation
Ibn Shihâb relate qu’Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) lui a dit : « Ḥudhayfah ibn Al-Yamân rendit visite à 'Uthmân après avoir participé à une expédition militaire avec les troupes du Shâm, soutenues par l'armée irakienne, pour la conquête de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Ḥudhayfah était effrayé par la divergence dans les récitations du Coran [entre les soldats des deux régions]. Il dit à 'Uthmân : " Ô Commandeur des croyants ! Viens au secours de cette communauté avant qu'elle n'entre en désaccord sur le Livre comme l'ont été les juifs et les chrétiens sur leurs écritures ! " Sur ce, 'Uthmân envoya quelqu'un chez Ḥafṣah lui demandant de lui remettre les Feuillets du Coran afin d'en faire des copies et qu'il les lui rendrait après. Ḥafṣah les envoya à 'Uthmân qui ordonna à : Zayd ibn Thâbit, 'Abdulllah ibn az-Zubayr, Sa'îd ibn Al-'Âṣ et 'Abd Ar-Raḥmân ibn Al-Ḥârith ibn Hishâm de les recopier et d'en faire plusieurs copies manuscrites. S'adressant à ces trois personnages qui étaient de la tribu de Quraysh, 'Uthmân dit : " Si vous êtes en désaccord avec Zayd ibn Thâbit sur quelque chose du Coran, écrivez-le d'après le dialecte de Quraysh. En effet, c'est dans ce dialecte que le Coran a été révélé ! " Ils s'y conformèrent et, lorsque les copies furent terminées, 'Uthmân remit alors les Feuillets à Ḥafṣah puis distribua les copies [du Muṣḥaf] dans chacune des diverses provinces. Il donna aussi l'ordre que tout feuillet ou volume contenant du Coran [excepté ce qui venait d'être compilé] soit brûlé. »
Après la prière du maghrib, on pouvait voir où tombait sa flèche
Râfi' ibn Khadîj Al-Anṣârî al-Awsî (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque nous accomplissions la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib ») avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) et qu'une personne repartait, elle pouvait voir là où ses flèches tombaient. »
Labid ibn Al-A'sam ensorcela le Messager d'Allah ﷺ
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme [de la tribu] des Banî Zurayq, du nom de Labîd ibn Al-A’ṣam, ensorcela le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) si bien que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'impression d'avoir fait une chose alors que ce n'était pas le cas. Il en fut ainsi jusqu'à un jour ou une nuit où il était chez moi. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) invoqua, encore et encore. Ensuite, il a dit : " Ô ʽÂ'ishah ! As-tu senti qu'Allah m'a répondu pour ce que je Lui ai demandé ? Deux hommes sont venus me voir. L'un s’est assis au niveau de ma tête et l'autre à mes pieds. L’un des deux demanda à son compagnon : " De quoi souffre l'homme ? - Il est ensorcelé, répondit l'autre. - Qui l'a ensorcelé ? - Labîd ibn Al-A’ṣam ! répliqua l'autre. - Avec quoi ? - L'autre répondit : Avec un peigne, des mèches de cheveux et une spathe séchée de palmier mâle. - Et où se trouve-t-il ? demanda le premier. - Dans le puits de Dharwân ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'y rendit avec certains de ses Compagnons, puis il déclara : " Ô ʽÂ'ishah ! Certes, son eau était semblable à une infusion de henné ou comme si les têtes de ses palmiers étaient semblables à des têtes de démons ! " J’ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Que ne l'as-tu pas brûlé ?- Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Allah m'en a guéri et j'ai répugné susciter un mal parmi les gens. " Il ordonna donc de l'enterrer. »
Sur le même thème : Les batailles et expéditions du Prophète ﷺ
La poussière soulevée par l'escorte de Gabriel chez les Banou Ghanm
Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « C'est comme si je voyais encore la poussière brillante dans les rues [de la tribu] des Banî Ghanm soulevée par l'escorte de Jibrîl (sur lui la paix) lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se dirigea vers les Banî Qurayẓah. »
Le retour de la tranchée : Gabriel n'a pas déposé les armes
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la tranchée, il déposa les armes et se lava. Jibrîl (sur lui la paix) se présenta à lui et dit : " Tu as déposé les armes ? Par Allah ! Nous ne les avons toujours pas déposées ! Sors à leur rencontre ! - Où donc ?demanda le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Jibrîl répondit : Par là-bas ! " Il indiquait la direction [de la tribu] des Banî Qurayẓah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se dirigea donc vers eux. »
Badr : mille polythéistes face à trois cent dix-neuf Compagnons
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque ce fut le jour de Badr, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) regarda les polythéistes qui étaient mille et ses Compagnons trois cent dix-neuf. Le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) fit face à la Qiblah, tendit les mains et éleva sa voix en invoquant son Seigneur : " Ô Allah ! Réalise ce que Tu m'as promis ! Ô Allah ! Donne-moi ce que Tu m'as promis ! Ô Allah ! Si ce groupe de gens de l'Islam périt, alors Tu ne seras plus adoré sur Terre ! " Il ne cessa d'implorer son Seigneur en tendant les mains, face à la Qiblah, si bien que sa tunique tomba de ses épaules. Abû Bakr vint le trouver, ramassa sa tunique, la remit sur ses épaules, puis l'enlaça en se tenant derrière lui. Il dit alors : " Ô Prophète d'Allah ! Tu as suffisamment adjuré ton Seigneur ! Il réalisera certainement ce qu'Il t'a promis. " Allah, Exalté soit-Il, révéla alors : {( Et [rappelez-vous] le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : " Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres. )} [Coran : 8/9]. Allah lui envoya donc des Anges en renfort. » Abû Zumayl a dit : « Ibn 'Abbâs m’a rapporté : " Ce jour-là, tandis qu'un homme parmi les musulmans poursuivait un polythéiste devant lui, il entendit le coup d'un fouet au-dessus de lui et la voix d'un cavalier disant : 'En avant Ḥayzûm !' Le musulman regarda le polythéiste devant lui qui tomba à terre. Il le regarda et vit qu'il avait le nez coupé et le visage balafré comme sous l'effet d'un coup de fouet. Le tout devint vert. L'homme des Anṣâr vint rapporter cet événement au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui déclara : " Tu dis vrai ! C'est l'aide qui nous vient du troisième ciel. " Ce jour-là, ils tuèrent soixante-dix ennemis et en capturèrent soixante-dix. » Abû Zumayl a dit : « Ibn 'Abbâs a dit : " Quand ils firent des prisonniers, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) consulta Abû Bakr et 'Umar : ' Quel est votre avis au sujet de ces prisonniers ? - Abû Bakr répondit : Ô Prophète d'Allah ! Ce sont des cousins et des proches parents. Je pense que tu devrais leur demander une rançon. Ce sera alors une force pour nous contre les mécréants. Et il se peut qu'Allah les guide vers l'Islam. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : Qu'en penses-tu, Ibn Al-Khaṭṭâb ? - ['Umar relate :] J’ai dit : Non, Par Allah ! Ô Messager d'Allah ! Je ne partage pas l'avis d'Abû Bakr. Je pense plutôt que tu devrais nous autoriser à leur trancher la tête. Permets à 'Alî d'exécuter 'Aqîl et moi Untel ! - un parent par alliance de 'Umar -. En effet, ceux-là sont les chefs et les princes de la mécréance.' Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) préféra l'avis d'Abû Bakr au mien. Le lendemain, je vins trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Abû Bakr assis en pleurs. J’ai alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Informe-moi de la raison pour laquelle tu pleures avec ton Compagnon ! Si j'y trouve une raison, je pleurerai ; sinon, je m'efforcerai de pleurer à cause de vos pleurs. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Je pleure parce que tes Compagnons m'ont conseillé de demander une rançon aux prisonniers [en contre partie de leur liberté]. Or, on m'a montré leur châtiment plus proche que cet arbre ! " Il s'agissait d'un arbre à proximité du Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut). Allah révéla alors : {( Un Prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu [et mis les mécréants hors de combat] sur la Terre. Vous voulez les biens d'ici-bas tandis qu'Allah veut l'au-delà. Et Allah est Puissant et Sage. N'eût-été une prescription préalable d'Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris [de la rançon]. Mangez donc de ce qui vous est échu en butin, tant qu'il est licite et pur. Et craignez Allah ! En effet, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. )} [Coran : 8/ 67-69]. Allah leur autorisa alors les butins. »
Badr : « Voici Gabriel, tenant les rênes de son cheval »
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la bataille de Badr : " Voici Jibrîl, une arme de guerre à la main, tenant fermement les rennes de son cheval ! " »