La famille et le mariage — page 12
Hadiths sur la famille : le mariage, les droits des époux, les enfants, la piété filiale et les liens de parenté.
506 hadiths dans ce thème.
- Le mariage et le couple
- La polygamie
- Le divorce
- Les parents et la piété filiale
- Les liens de parenté et le voisinage
- Les femmes
Tariq Al-Mouharibi : « La main de celui qui donne est la plus élevée »
Ṭâriq Al-Muḥâribî (qu'Allah l'agrée) a dit : « À notre arrivée à Médine, nous avons vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) debout sur la chaire, prononçant un sermon dans lequel il disait : "La main de celui qui donne est la plus élevée. Commence par ceux qui sont à ta charge : ta mère, ton père, ta sœur, ton frère et ensuite, de proche en proche !"
Le péché de retenir la subsistance de ceux dont on a la charge
Khaythamah relate : « Nous étions assis avec 'Abdallah ibn 'Amr, lorsqu'est venu à lui son intendant. Il est entré et a demandé : "As-tu donné aux servants leur subsistance ? - Il a répondu : Non ! - Il a dit : Pars et va leur donner ! - Puis, il a dit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : 'Suffit à l'individu comme péché le fait qu'il retienne la subsistance de ceux dont il a la charge !'" »
'Omar ordonne aux hommes partis sans subvenir aux besoins de leurs femmes de payer
Ibn 'Umar relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée, lui et son fils) a écrit aux commandants des armées à propos d'hommes qui avaient laissé leurs femmes sans subvenir à leurs besoins. Il leur a ordonné d'imposer à ces hommes de pourvoir aux besoins de celles-ci ou de les divorcer. Et s'ils divorçaient, ils devaient envoyer [à leurs femmes] les dépenses qui leur étaient dues et qui n'avaient pas été effectuées jusque-là.
Tu es plus en droit de le garder, tant que tu ne te remaries pas.
ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'une femme a dit : « Ô Messager d'Allah ! Cet enfant, mon ventre l'a porté, mon sein l'a nourri et mon giron l'a protégé. Son père m'a répudiée et il veut me l'enlever ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Tu es plus en droit de le garder, tant que tu ne te remaries pas. »
Voici ton père et voilà ta mère, prends la main de celui avec lequel tu veux rester !
Abû Maymunah Salma était un esclave de gens de Médine et c'était un homme de vérité. Il a dit : « Pendant que j'étais assis avec Abû Hurayrah, une femme perse vint à lui avec son fils ; elle avait divorcé de son mari et tous les deux réclamaient [la garde de] l'enfant. Elle a alors dit en langue perse : "Ô Abâ Hurayrah ! Mon mari veut prendre mon fils ! - Abû Hurayrah répliqua dans sa langue : Tirez-donc au sort pour votre enfant ! - Alors, son mari vint et s'exclama : Qui me conteste à propos de mon fils ? - Abû Hurayrah dit alors : Ô Allah ! Je ne dis pas cela, sauf que j'ai entendu une femme qui est venue au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pendant que j'étais assis auprès de lui, et elle a dit : 'Ô Messager d'Allah ! Mon mari veut emmener mon fils alors que celui-ci m'est utile et qu'il me puise de l'eau du puits d'Abû 'Inabah ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Tirez-donc au sort pour lui ! - Alors, son mari répliqua : Qui peut me contester à propos de mon fils ? - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : Ô mon enfant ! Voici ton père et voilà ta mère, prends la main de celui avec lequel tu veux rester !'" L'enfant prit la main de sa mère et elle partit avec lui. »
Rafi' ibn Sinan et sa femme se disputent leur fille : « Appelez-la ! »
Râfi' Ibn Sinân (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a embrassé l'Islam tandis que sa femme refusa. Elle se rendit ensuite auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : « Ma fille est sevrée ou sur le point d'être sevrée ! - Râfi' répliqua : C'est ma fille ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a dit : Assieds-toi sur le côté ! » Ensuite, il fit asseoir la fille entre les deux parents et dit : « Appelez-la ! » La jeune fille se pencha vers sa mère, puis le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Guide-la ! » C'est alors que la fille se pencha vers son père qui l'emmena avec lui.
Abou Rimtha et son père : « Nul crime à ton encontre et nul crime à son encontre ! »
Abû Rimthah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je suis parti avec mon père auprès du Prophète (sur lui la paix et salut). Ensuite, le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a demandé à mon père : "C'est ton fils celui-là ? - Il a répondu : Bien sûr, par le Seigneur de la Ka'bah ! - Il a demandé : Vraiment ? - Il a répondu : J'en témoigne ! » Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a rigolé de l'embarras de mon père et de son juron me concernant. Puis, il a dit : "Nul crime à ton encontre et nul crime à son encontre !" Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a alors lu : {( Et personne ne portera le fardeau d’autrui. )} [Coran : 6/164]. »
Les efféminés parmi les hommes et les masculinisées parmi les femmes
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a maudit les efféminés parmi les hommes et les masculinisés parmi les femmes, puis a dit : "Sortez-les de vos demeures !" » Il a dit : « Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a sorti untel et 'Umar a sorti untel ! »
Hilal ibn Oumayya accuse sa femme avec Charik ibn Sahma'
Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que Hilâl ibn Umayyah lança une accusation contre sa femme auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) avec Sharîk ibn Samḥâ'. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « La preuve évidente ou la peine prescrite sur ton dos ! - Il a alors dit : Ô Messager d’Allah ! Lorsque l’un d’entre nous surprend sa femme avec un homme, part-il rechercher une preuve évidente !? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) continua à dire : La preuve évidente ou la peine prescrite sur ton dos ! - Alors, Hilâl a dit : Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Certes, je suis véridique ! Assurément, Allah fera descendre ce qui innocentera mon dos de la peine prescrite ! » Alors, Gabriel (sur lui la paix) descendit et le verset suivant descendit avec lui : { Et quant à ceux qui lancent des accusations…} [Coran : 24/6]. Il lut le verset jusqu’à ce qu’il parvienne à : {…qu’il est du nombre des véridiques } [Coran : 24/9]. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'en alla et manda la femme de Hilâl. Ce dernier vint et témoigna, alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah sait que l’un d’entre vous deux est un menteur, l’un d’entre vous souhaite-il se repentir ? » Alors, elle se leva et témoigna elle aussi. Parvenue à la cinquième attestation, ils l’arrêtèrent et dirent : « Cette [dernière] attestation aura des conséquences obligatoires [en termes de châtiment]. » Ibn ‘Abbâs a dit : « Elle se réfréna et flancha jusqu’à ce que nous ayons pensé qu’elle se rétracterait. - Alors, elle a dit : Je ne vais pas humilier mon peuple pour le reste de la journée ! » Et elle poursuivit. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Observez bien [ce qu’elle amènera avec elle] ! Si elle met au monde [un enfant] aux yeux noirs [comme ayant du khôl], les fesses pendantes et les mollets imposants, alors il est de Sharîk ibn Samḥâ' ! » Et elle mit au monde un enfant exactement comme cela. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sans ce qui a précédé du Livre d’Allah [à ce sujet], il y aurait eu entre elle et moi une affaire [à régler] ! »
L'émigré du Yémen : « Tes parents t'ont-ils donné la permission ? »
Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate qu'un homme émigra du Yémen vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et [qu'une fois arrivé] il lui a demandé : « As-tu quelqu'un au Yémen ? - Il a répondu : Mes deux parents ! - Il lui a alors demandé : T'ont-ils donné l'autorisation ? - Il a répondu : Non. - Alors, il lui a dit : Retourne auprès d'eux et demande-leur l'autorisation. S'ils te l'accordent, combat ! Sinon [reste auprès d'eux et] fait preuve de piété filiale à leur égard ! »
La lettre d'Omar sur les Mazdéens et l'impôt de capitation
Bajâlah relate : « J'étais le scribe de Jaz' ibn Mu'âwiyah, l'oncle d'Al-Aḥnaf. Une année avant sa mort, une missive d'Umar ibn Al-Khaṭṭâb nous est parvenue qui stipulait : "Séparez le mariage entre toute personne ayant un lien de tutorat parmi les Mazdéens !" Et 'Umar ne prélevait pas d'impôt de capitation sur les Mazdéens jusqu'à ce que 'Abduraḥmân ibn 'Awf (qu'Allah l'agrée) témoigne que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait prélevé l'impôt de capitation sur les Mazdéens [de la ville] de Hajar. »
Un bélier pour la naissance d'Al-Hasan et un pour celle d'Al-Houssayn
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a égorgé un bélier pour la [naissance] d’Al-Ḥassan et un bélier pour celle d’Al-Ḥussayn. »
Deux brebis pour le garçon et une pour la fille
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) leur a ordonnés de sacrifier, pour le garçon, deux brebis similaires ; et pour la fille, une seule brebis.
Le sacrifice du septième jour pour le nouveau-né
Samurah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le jeune garçon est lié à son sacrifice, on égorge pour lui au septième jour et on lui rase la tête. »
Le bédouin dont la femme a mis au monde un enfant de couleur noire
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un bédouin vint trouver le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Ma femme a mis au monde un enfant de couleur noire ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda : As-tu des chameaux ? - L’homme répondit par l’affirmative. - De quelle couleur sont-ils ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Le bédouin répondit : Ils sont roux. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda alors : Y’en a-t-il des gris ? - Oui, répondit le bédouin. - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda encore : Comment cela se fait-il ? - Le bédouin s’avança : Peut-être que cela est dû à un trait héréditaire ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : Peut-être que cela est dû à un trait héréditaire ! " »
Un serviteur n'aura pas la foi tant que ...
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit « Je jure par celui qui détient mon âme dans sa main, un serviteur n'aura pas la foi (*) tant qu'il n'aimera pas pour son voisin ce qu'il aime pour lui-même ».
J'ai demandé une femme en mariage et je l'ai espionné ...
D'après Muhammad Ibn Maslama (qu'Allah l'agrée), j'ai demandé une femme en mariage et je l'ai espionné jusqu'à ce que je la vois dans une palmeraie lui appartenant. On m'a alors dit : Tu fais cela alors que tu es un compagnon du prophète ? J'ai dit : J'ai entendu le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) dire : « Lorsque Allah met dans le coeur d'un homme de demander une femme en mariage il n'y a pas de mal à ce qu'il la regarde ».
Le croyant n'est pas celui qui est rassasié alors que son voisin a faim
D'après Ibn Abbas (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit « Le croyant n'est pas celui qui est rassasié alors que son voisin a faim ».
Lorsque Allah aime un serviteur il le gratifie
D'après 'Amr Ibn Hamiq (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lorsque Allah aime un serviteur il le gratifie ». Les compagnons ont dit: Que signifie il le gratifie ô Messager d'Allah ? Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il lui permet de faire une bonne action au moment de sa mort afin qu'ainsi ses voisins soient satisfait de lui ».
Les liens de parenté
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit lors de sa maladie: « Vos liens de parenté ! Vos liens de parenté ! (*)».
L'entrée en Islam de la mère d'Abou Houreira
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée) : J’appelais ma mère à l'Islam alors qu'elle était associatrice. Un jour je l'ai appelé à l'Islam et elle m'a fait entendre sur le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) ce que je déteste. Je me suis rendu auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) alors que je pleurais. J'ai dit : Ô Messager d'Allah ! J'appelle ma mère à l'Islam mais elle refuse. Aujourd'hui je l'y ait invité et alors elle m'a fait entendre te concernant ce que je déteste. Ainsi invoque Allah pour qu'il guide la mère de Abou Houreira. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ô Allah! Guide la mère de Abou Houreira! ». Alors je suis sortit heureux suite à l'invocation du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et une fois arrivé à la porte je l'ai trouvé fermée. Ma mère a entendu le bruit de mes pas et elle a dit : Reste à ta place ô Abou Houreira ! J'ai entendu le bruit que fais l'eau. Elle a fait le ghousl, a mis sa robe et a oublié de mettre son voile et a ouvert la porte puis a dit : Ô Abou Houreira ! J'atteste de La ilaha illa Allah et j'atteste que Mohamed est le serviteur d'Allah et son Messager. Alors je suis retourné auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) en pleurant de joie et j'ai dit : Ô Messager d'Allah ! Reçois la bonne nouvelle, certes Allah a exaucé ton invocation et a guidé la mère de Abou Houreira! Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a loué Allah, lui a fait des éloges et a prononcé des paroles de bien. J'ai dit : Ô Messager d'Allah! Invoque Allah pour que ses serviteurs croyants nous aiment moi et ma mère et pour que nous les aimions également. Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ô Allah! Fais que ton serviteur ci et sa mère soient aimés par tes serviteurs croyants et que eux aiment les croyants également ». Ainsi il n'y a pas un croyant qui a été crée et a entendu parlé de moi ou m'a vu sans qu'il ne m'aime.
Toute chose dans laquelle il n'y a pas de rappel d'Allah est ...
D'après Jabir (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Toute chose dans laquelle il n'y a pas de rappel d'Allah est futilité ou innatention sauf quatres choses: la marche d'un homme entre deux cibles (*), qu'il éduque son cheval, qu'il s'amuse avec son épouse ou l'apprentissage de la natation ».
Les deux premières personnes qui vont régler leurs comptes le jour du jugement ...
D'après Oqba Ibn Amir (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit « Les deux premières personnes qui vont régler leurs comptes le jour du jugement sont deux voisins (*)».
La différence entre le halal et le haram
D'après Mouhammad Ibn Hatib (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « La différence entre le halal et le haram est le tambour et la voix dans le mariage ».