La polygamie
Hadiths concernant l'homme marié à plusieurs épouses : l'équité entre elles, le partage du temps et les droits de chacune.
Ce thème regroupe 19 hadiths publiés sur le site, tirés notamment de Sahih al-Boukhari (15), Sahih Mouslim (7) et Sahih at-Targhib wa at-Tarhib (1). Il fait partie du thème « La famille et le mariage ».
Pendant sa maladie, le Prophète ﷺ demande à ses épouses d'être soigné chez 'Aïcha
Rapporté par `Aisha : Quand la maladie du Prophète (ﷺ) s’est aggravée, il a demandé à ses épouses la permission d’être soigné chez moi. Elles ont accepté. Le Prophète est donc venu (chez moi) soutenu par deux hommes, ses jambes traînant au sol, entre `Abbas et un autre homme. ‘Ubaidullah (le narrateur) a dit : « J’ai raconté à `Abdullah bin `Abbas ce qu’a dit `Aisha. Ibn `Abbas a dit : “Sais-tu qui était l’autre homme ?” J’ai répondu non. Ibn `Abbas a dit : “C’était `Ali (bin Abi Talib).” » `Aisha a ajouté : « Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé chez moi et que sa maladie s’est aggravée, il nous a demandé de lui verser sept outres d’eau, afin qu’il puisse donner des conseils aux gens. On l’a donc installé dans une cuve en laiton (Mikhdab) appartenant à Hafsa, l’épouse du Prophète. Nous avons alors versé de l’eau sur lui jusqu’à ce qu’il nous fasse signe d’arrêter. Ensuite, il est sorti vers les gens. »
Le Prophète ﷺ rendait visite à toutes ses épouses, de jour comme de nuit
Rapporté par Qatada : Anas bin Malik a dit : « Le Prophète (ﷺ) rendait visite à toutes ses épouses à la suite, le jour et la nuit, et elles étaient au nombre de onze. » J’ai demandé à Anas : « Le Prophète (ﷺ) avait-il la force pour cela ? » Anas a répondu : « Nous disions que le Prophète (ﷺ) avait la force de trente hommes. » Et Sa`id a rapporté de la part de Qatada qu’Anas lui avait parlé de neuf épouses seulement (et non onze)
Le Prophète ﷺ rendait visite à toutes ses épouses en une seule nuit
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) rendait visite à toutes ses épouses en une seule nuit, et il avait alors neuf épouses
Les deux épouses mentionnées dans le Coran : la question posée à 'Omar
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : J’avais très envie d’interroger `Umar au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit dans le Coran : « Si vous deux (épouses du Prophète, à savoir Aisha et Hafsa) revenez à Allah en repentir, vos cœurs se sont inclinés (à l’opposé de ce que le Prophète (ﷺ) aime) » (66:4). J’ai donc fait le Hajj avec `Umar et, sur le chemin du retour, il s’est écarté pour faire ses besoins et je l’ai suivi avec un récipient d’eau. Après qu’il ait terminé, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à qui Allah a dit : “Si vous deux revenez en repentir” (66:4) ? » Il a répondu : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué son récit : « Moi et un voisin ansar du clan Bani Umaiya bin Zaid, qui vivait à `Awali Al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. J’y allais un jour, et lui le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles et les instructions du jour, et quand c’était son tour, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir de l’autorité sur nos femmes, mais en venant vivre avec les Ansar, nous avons remarqué que leurs femmes dominaient leurs maris, alors nos femmes ont commencé à prendre les habitudes des femmes ansar. Un jour, j’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu de la même manière, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi t’énerves-tu si je te réponds ? Par Allah, les femmes du Prophète (ﷺ) lui répondent aussi, et certaines ne lui parlent pas de toute la journée jusqu’au soir.” Cela m’a inquiété et j’ai dit : “Celle qui fait cela sera perdante.” Je me suis alors habillé et je suis allé voir Hafsa pour lui demander : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Messager d’Allah (ﷺ) en colère toute la journée jusqu’au soir ?” Elle a répondu oui. J’ai dit : “Elle est vraiment perdante ! Ne crains-tu pas qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et qu’elle soit perdue ? Ne posez pas trop de questions au Messager d’Allah (ﷺ), ne lui répondez pas, et ne le délaissez pas. Demandez-moi ce que vous voulez, mais ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (Aisha) dans son comportement envers le Prophète, car elle est plus belle que toi et plus aimée du Messager d’Allah (ﷺ).” À cette époque, on disait que la tribu de Ghassan (en Syrie) préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon voisin est allé voir le Prophète (ﷺ) le jour de son tour, puis il est revenu le soir et a frappé violemment à ma porte, me demandant si je dormais. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit qu’un grand événement était arrivé. J’ai demandé : “Quoi ? Les Ghassan sont-ils arrivés ?” Il a répondu que c’était pire : le Messager d’Allah avait divorcé de toutes ses femmes. J’ai dit : “Hafsa est perdue ! Je m’y attendais.” Je me suis habillé et j’ai prié la prière de l’aube avec le Prophète. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est monté dans une pièce à l’étage et y est resté seul. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’ai-je pas prévenue ? Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut.” Je suis sorti et je suis allé près de la chaire où des gens étaient rassemblés, certains pleuraient. Je suis resté un moment avec eux, puis je n’ai pas pu supporter la situation. Je suis donc retourné à la pièce où était le Prophète (ﷺ) et j’ai demandé à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Messager d’Allah pour que j’entre ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ) et est revenu en disant : “Je t’ai mentionné, mais il n’a pas répondu.” Je suis retourné m’asseoir avec les gens, mais je n’ai pas pu rester, alors je suis retourné voir l’esclave et j’ai répété ma demande. Il est entré et a ramené la même réponse. Quand je partais, l’esclave m’a appelé : “Le Messager d’Allah (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis donc entré et j’ai vu le Prophète allongé sur un tapis sans matelas, et le tapis avait laissé des marques sur son corps. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “As-tu divorcé de tes femmes ?” Il a levé les yeux vers moi et a répondu non. Puis, toujours debout, j’ai continué : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les Quraish, avions l’autorité sur nos femmes, mais en venant chez un peuple dont les femmes dominaient leurs maris...” `Umar a raconté toute l’histoire (concernant sa femme). À ce moment, le Prophète (ﷺ) a souri. `Umar a ajouté : “J’ai alors dit à Hafsa : Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (Aisha), car elle est plus belle que toi et plus aimée du Prophète.” Le Prophète (ﷺ) a encore souri. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis et j’ai regardé autour de la pièce, et par Allah, je n’y ai vu que trois peaux. J’ai dit (au Messager d’Allah (ﷺ)) : “Invoque Allah pour qu’Il accorde la prospérité à tes compagnons, car les Perses et les Byzantins ont reçu la prospérité et les biens de ce monde, alors qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) était appuyé, mais en entendant mes paroles, il s’est redressé et a dit : “Ô Ibn Al-Khattab ! As-tu un doute (que l’au-delà est meilleur que ce monde) ? Ces gens ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde seulement.” J’ai demandé au Prophète (ﷺ) : “Demande pardon à Allah pour moi.” Le Prophète (ﷺ) s’était éloigné de ses femmes à cause du secret que Hafsa avait révélé à Aisha, et il avait dit qu’il ne les verrait pas pendant un mois, car il était en colère contre elles quand Allah l’a réprimandé (pour avoir juré de ne plus approcher Maria). Après vingt-neuf jours, le Prophète (ﷺ) est allé voir Aisha en premier. Elle lui a dit : “Tu avais juré de ne pas venir nous voir pendant un mois, et il ne s’est écoulé que vingt-neuf jours, je les ai comptés.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Le mois peut aussi être de vingt-neuf jours.” Ce mois-là comptait vingt-neuf jours. Aisha a dit : “Quand la révélation du choix est descendue, le Prophète (ﷺ) a commencé par moi et m’a dit : ‘Je vais te dire quelque chose, mais tu n’as pas besoin de répondre tout de suite, tu peux consulter tes parents.’” Aisha savait que ses parents ne lui conseilleraient pas de se séparer du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit qu’Allah avait révélé : “Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si vous désirez la vie de ce monde et ses plaisirs, alors venez ! Je vous donnerai une compensation et je vous libérerai d’une belle manière. Mais si vous cherchez Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà, alors Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une grande récompense.” (33:28) Aisha a dit : “Dois-je consulter mes parents à ce sujet ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) a donné le choix à ses autres épouses et elles ont toutes répondu comme Aisha
Le bol de nourriture cassé par une épouse du Prophète ﷺ
Rapporté par Anas : Pendant que le Prophète (ﷺ) était avec l’une de ses épouses, l’une des mères des croyants (c’est-à-dire une de ses femmes) envoya un bol en bois contenant de la nourriture avec un serviteur. L’épouse chez qui il se trouvait frappa le bol avec sa main et le cassa. Le Prophète (ﷺ) ramassa les morceaux et remit la nourriture dedans, puis il dit : « Mangez. » Il garda le serviteur et le bol jusqu’à ce qu’il ait mangé la nourriture. Ensuite, le Prophète donna un autre bol intact au serviteur et garda le bol cassé
Le tirage au sort des épouses avant le voyage et le jour de Sawda donné à 'Aïcha
Rapporté par Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort pour savoir laquelle de ses femmes l’accompagnerait. Il emmenait celle dont le nom était tiré. Il fixait pour chacune un jour et une nuit. Mais Sauda bint Zam`a a donné son jour et sa nuit à `Aisha, l’épouse du Prophète, pour faire plaisir au Messager d’Allah (ﷺ) par cette action
Le tirage au sort pour départager ses épouses
Rapporté par Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes et emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il fixait aussi à chacune de ses femmes un jour et une nuit, mais Sauda bint Zam`a a donné son jour et sa nuit à `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), pour faire plaisir au Messager d’Allah (ﷺ)
Le tirage au sort entre les épouses avant le départ pour le jihad
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes et emmenait celle sur qui le sort tombait. Une fois, avant de partir pour le Jihad, il a tiré au sort entre nous et le sort est tombé sur moi ; je suis donc partie avec le Prophète (ﷺ). Cela s’est passé après la révélation du verset sur le Hijab (le voile)
Le Messager d'Allah ﷺ malade demande à être soigné dans la maison de 'Aïcha
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Lorsque la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’est aggravée, il demanda la permission à ses épouses pour être soigné dans ma maison, et elles le lui permirent
Je n'ai jamais vu une femme qui soit meilleure qu'elle dans la religion
D'après 'Abder Rahman Ibn Al Harith, 'Aicha (qu'Allah l'agrée) a dit à propos de Zaynab Bint Jahch (qu'Allah l'agrée) : Elle était celle des épouses du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) qui m'égalait au niveau de notre rang auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui). Je n'ai jamais vu une femme qui soit meilleure qu'elle dans la religion, qui ai plus de taqwa qu'elle envers Allah (*), qui soit plus véridique qu'elle dans ses propos, qui lie plus ses liens de parenté qu'elle et qui fasse plus d'aumône qu'elle.
Celui qui a deux femmes et n'a pas été équitable
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui a deux femmes et n'a pas été équitable entre elles viendra le jour du jugement en ayant son corps penché ».
Les ventes interdites et la demande en mariage par-dessus celle d'un frère
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit qu’un citadin vende pour un nomade, de surenchérir les uns sur les autres, de vendre par-dessus son frère, de faire une demande en mariage après celle qu'il a effectuée et qu’une femme demande le divorce de sa coépouse afin de remplir son assiette. »
Se vanter de ce qu'on n'a pas reçu : les deux vêtements mensongers
Asmâ’ (qu’Allah l’agrée) relate qu’une femme a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai une coépouse, serais-je en tort si je me vante de ce que mon mari ne me donne pas ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : « Celui qui se vante de ce qu’il n’a pas reçu est comme celui qui porte deux vêtements mensongers. »
Le Prophète ﷺ faisait le tour de ses épouses en ne faisant qu'un seul lavage
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Certes, le Prophète (sur lui la paix et le salut) faisait le tour de ses épouses en n'effectuant qu'un seul lavage [rituel]. »
Le Messager d'Allah ﷺ ne privilégiait aucune de ses épouses
ʽUrwah relate que ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Mon cher neveu, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne privilégiait aucune de ses épouses quand il s'agissait de partager son temps auprès d'elles. Rares étaient les jours où il ne passait pas toutes nous voir ; il flirtait alors avec chacune d'entre elles, sans pour autant aller jusqu'aux rapports charnels. Il finissait ensuite par celle dont c'était le jour et passait la nuit chez elle. Lorsque Sawdah bint Zumʽah vieillit et prit peur que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne se sépare d'elle, elle dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : "Ô messager d'Allah, j'accorde ma nuit à ʽÂ`ishah !" ; ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) accepta. » ʽÂ`ishah dit : « C'est pour de telles situations qu'Allah a révélé [le verset suivant] : {( Si une femme craint, de la part de son mari, une attitude hostile...)} [Coran : 4/128]. »
Le Messager d'Allah ﷺ aimait le sucré et le miel
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affectionnait particulièrement le sucré et le miel. Quand il avait prié la prière du milieu de l'après-midi (Al-‘aṣr), il passait voir ses épouses et flirtait avec elles. Il entra chez Ḥafṣah et s'attarda plus que de coutume. Je m'enquis de ce retard et j'appris qu'une proche de Ḥafṣah lui avait offert une outre de miel et qu'elle en fit boire une gorgée au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je dis alors : "Par Allah ! Nous allons user d'astuces avec lui !" J'en parlai à Sawdah et lui dis : "Quand il viendra te voir et qu'il s'approchera de toi, dis-lui : 'Ô Messager d'Allah ! Aurais-tu mangé des maghâfîr ? - Il te répondra : Non ! - Demande-lui alors : Quelle est cette odeur alors ? [Il était connu que le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne supportait pas qu'on sente de lui une mauvaise odeur] - Il te dira : Ḥafṣah m'a donné une gorgée de miel. - ce à quoi tu répondras : Ses abeilles ont butiné le ʽUrfuṭ !'. Je lui tiendrai le même discours et toi Ṣafiyyah, fais-en de même !" Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez Sawdah, celle-ci me dit : "Par Celui en dehors Duquel il n'y a pas de divinité ! Par peur de tes reproches, j'ai failli lui en parler alors qu'il n'était qu'à la porte !" Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'approcha, elle lui demanda : "Ô Messager d'Allah ! Aurais-tu mangé des maghâfîr ? - Non ! répondit-il. Elle demanda ensuite : Quelle est cette odeur alors ? - Il dit : Ḥafṣah m'a donné une gorgée de miel. - Ce à quoi elle répliqua : Ses abeilles ont butiné le ʽUrfuṭ !" Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez moi, je lui dis la même chose, et Ṣafiyyah fit de même lorsqu'il lui rendit visite. Lorsqu'il arriva chez Ḥafṣah, elle demanda : "Ô Messager d'Allah ! Veux-tu que je t'en serve ? - Il répondit : Non, je n'en ai pas besoin !" » ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) ajouta : « Sawdah s'écria : "Gloire et Pureté à Allah ! Par Allah, nous l'en avons privé ! - Tais-toi !" lui dis-je. »
« Chez qui serai-je demain ? » : la dernière maladie du Messager d'Allah ﷺ
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il arrivait au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de demander, lors de la maladie qui entraîna sa mort : « Chez qui serai-je demain ? Chez qui serai-je demain ? », visant en cela le jour de ʽÂ`ishah (qu’Allah l’agrée). Ses épouses l'autorisèrent alors à aller chez celle qu'il voulait. Il choisit donc de rester chez ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) et y demeura jusqu'à sa mort. ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Il mourut dans ma maison, le jour qui correspondait à mon tour. Allah lui prit son âme, sa tête [posée] entre mon cou et mes poumons, et sa salive mélangée à la mienne. » Puis elle dit : « ʽAbduraḥmân le fils de Abû Bakr entra en se frottant les dents avec [un bâton] de siwâk, et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le suivit du regard. Je lui dis alors : "Donne-moi ce siwâk ʽAbdaraḥmân !". Il me le remit, j'en enlevai le bout, le mâchai, puis je le tendis au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ; il se frotta les dents avec, tout en étant adossé à ma poitrine. »
Le tirage au sort des épouses avant le voyage
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulait voyager, il tirait au sort entre ses épouses et prenait avec lui celle qui était désignée. Lors d'une expédition militaire, il tira au sort entre nous ; je fus désignée et je pus ainsi l'accompagner. Ceci se déroula après l'instauration de l'obligation du voile. »
Un exemple de la bénédiction qu'Allah a accordé au Prophète
D'après Oum 'Asim, la femme de 'Otba Ibn Farqad (qu'Allah l'agrée) : Nous étions quatre femmes à être mariées à 'Otba Ibn Farqad (qu'Allah l'agrée) et chacune d'entre nous faisait des efforts pour se parfumer et ainsi avoir une meilleure odeur que sa co-épouse. 'Otba, lui, ne mettait pas de parfum, à part de la graisse qu'il mettait sur sa barbe , mais malgré cela son odeur était plus parfumée que la notre. Lorsqu'il sortait auprès des gens, ils disaient : -Nous n'avons vu personne qui sente meilleur que lui, nous n'avons pas senti une odeur meilleure que celle de 'Otba-. Je l'ai donc interrogé sur cela. Un jour je lui ai dit : Nous faisons des efforts pour nous parfumer mais tu sens meilleur que nous. Quelle est la cause de cela ? Il a dit : « À l'époque du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui), j'ai eu une maladie de peau. Je me suis donc rendu auprès de lui et je m'en suis plaint. Il m'a ordonné de retirer mes vêtements. Je les ai donc retirés et je me suis assis devant lui en mettant mes vêtements pour cacher mes parties intimes. Il a crachoté dans sa main et m'a frotté le dos et le ventre et c'est depuis ce jour que cette odeur parfumée se dégage de moi ».