Le Coran — page 9
Hadiths sur le Coran : sa révélation, sa récitation, ses mérites et son explication.
291 hadiths dans ce thème.
Houdhayfa : les deux récits sur le dépôt descendu dans le cœur des hommes
Ḥudhayfah ibn Al-Yamân (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous a fait deux récits. J’ai été témoin de l’un des deux et j’attends l’autre. Il nous a raconté que le dépôt (« Al-Amânah ») est descendu dans la racine du cœur des hommes. Puis, le Coran est descendu et ils ont appris du Coran aussi bien que de la Tradition (« As-Sunnah »). Ensuite, il nous a raconté comment ce dépôt sera enlevé : « L’homme plongera dans un sommeil et on ôtera le dépôt de son cœur, de sorte qu’il n’en restera qu’une trace semblable à un point. Puis, il dormira et on ôtera le dépôt de son cœur. La trace qui en subsistera sera celle d’une ampoule comparable à la cloque produite par un charbon ardent que tu fais rouler sur ta jambe. Tu la vois s’enfler alors qu’il n’y a rien à l’intérieur - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors un caillou et le fit rouler sur sa jambe - Au lendemain, les gens commerceront entre eux et presque personne ne s’acquittera du dépôt, au point où l’on dira : « Chez la tribu des Banî Untel, il y a un homme digne de confiance ! » Si bien que l’on dira d’un homme : « Qu’il est endurant ! Qu’il est aimable ! Qu’il est intelligent ! » Cependant, dans son cœur, il n’y aura même pas le poids d’un grain de moutarde de foi. Fut un temps où je ne me souciais guère de savoir avec lequel d’entre vous je commerçais. S’il était musulman, alors c’est sa religion qui le contraignait [au respect du dépôt] et s’il était chrétien ou juif, alors c’est son chef qui l’y forçait. Mais, aujourd'hui, je ne commercerai plus qu’avec Untel et Untel parmi vous ! »
Ô Allah ! Éloigne entre moi et mes fautes comme Tu as éloigné entre le levant le couchant
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ proclamait la grandeur d'Allah (At-Takbîr) dans la prière, il se taisait un instant avant de lire. Alors, j'ai demandé : « Ô Messager d’Allah ! Je sacrifierai père et mère pour toi ! Que dis-tu lorsque tu gardes le silence entre le « Takbîr » et la lecture ? » Il répondit : « Je dis : Ô Allah ! Éloigne entre moi et mes fautes comme Tu as éloigné entre le levant le couchant. Ô Allah ! Nettoie-moi de mes fautes comme on nettoie le vêtement blanc de l’impureté. Ô Allah ! Lave-moi de mes fautes par la neige, l’eau et le froid ! »
'Omar fait siéger le jeune Ibn 'Abbas avec les anciens de Badr
‘Abdullah ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : ‘Umar (qu’Allah l’agrée) me faisait participer aux réunions avec les anciens de la bataille de Badr. C'est comme si certains d'entre-eux étaient atteints du fait de m'y voir, ils objectèrent : « Pourquoi fait-il siéger ce jeune garçon avec nous, alors que nous avons des enfants de son âge ? » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) répondit : « Pour ce que vous savez ! » Un jour, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) les réunit tous, ainsi que moi-même, afin de leur prouver mes compétences. Une fois tous présents, il leur demanda : « Que dites-vous au sujet de l’interprétation de la parole d’Allah : {( Lorsque vient le secours d’Allah ainsi que la victoire… )} ? » [Coran : 110/1]. Certains répondirent : « Allah nous ordonne de Le louer et de Lui demander pardon lorsqu’Il nous secoure et nous accorde la victoire. » Les autres restèrent silencieux. Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) me demanda : « Est-ce aussi ton point de vue, ô Ibn ‘Abbâs ? » Je répondis : « Non ! » Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) me demanda : « Quelle serait donc ton interprétation ? » Je répondis : « C’est l’annonce du terme de la vie du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Allah le lui a annoncé en disant : {( Lorsque vient le secours d’Allah ainsi que la victoire… )}, cela sera ton terme, ainsi donc par la louange : {… célèbre la gloire de ton Seigneur et implore Son pardon. Car, certes, c’est Lui le grand Accueillant au repentir. )}. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) dit alors : « Je ne connais pas d’autre interprétation de cette sourate que ce que tu dis ! »
La mort d'Abou Talib : « Ô mon oncle ! Dis : Il n'y a de divinité qu'Allah »
D'après Sa'ïd ibn Al Musayyab, d'après son père qui a dit : « Lorsqu'Abu Ṭâlib fut sur le point de décéder, le Messager d'Allah ﷺ lui rendit visite et trouva chez lui Abû Jahl et 'AbdaLlah ibn Ubay ibn Umayyah ibn Al Mughîrah. Il ﷺ lui a alors dit : « Ô mon oncle ! dis : « Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah » Une parole avec laquelle je pourrai plaider ta cause auprès d'Allah. Alors, Abû Jahl et AbduLlah ibn Ubay Umayyah dirent : " Vas-tu abandonner la religion d'Abd Al Muttalib ? " Le Prophète ﷺ ne cessa de réitérer sa requête et eux deux [Abû Jahl et 'AbduLlah ibn Ubay ibn Umayyah] répétèrent leur propos. La dernière phrase qu'Abû Tâlib prononça fut : " Sur la religion de 'Abd Al Muttalib. " Il refusa de dire : « Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah. " Le Messager d'Allah ﷺ a alors dit : « Par Allah ! J'implorerai certainement le pardon d'Allah en ta faveur tant qu'Il ne me l'interdira pas. » Alors, Allah révéla le verset suivant : {Il n’appartient pas au Prophète et à ceux qui ont cru d’implorer le pardon en faveur des polythéistes...} [Le Repentir, 9 : 113]. Et concernant Abû Tâlib, Allah révéla aussi le verset suivant : {Certes, tu ne guides pas qui tu aimes [ô Muḥammad !], mais c’est Allah qui guide qui Il souhaite.} [Le Récit, 28 : 56].
« La jalousie n'est permise que dans deux cas »
Ibn Mas'ûd (qu’Allah l’agrée) relate du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas : un homme à qui Allah a accordé des biens ainsi que l'aptitude à les dépenser correctement et un homme à qui Allah a accordé une sagesse par laquelle il juge, et qui l'enseigne.» Ibn 'Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas : un homme auquel Allah a accordé le Coran et qui s'y consacre nuit et jour ainsi qu'un homme à qui Allah a accordé des biens et qui les dépense nuit et jour. »
La révélation intensifiée à l'approche de la mort du Prophète ﷺ
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate au sujet du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Certes Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, intensifia la fréquence de la Révélation sur le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à l’approche de sa mort et jusqu’à ce qu’il décède. Lors de ce laps de temps, elle fut plus soutenue qu’à l’ordinaire. »
Ibn Mas'oud jette sept pierres sur la grande stèle
ʽAbdurahmân ibn Yazîd an-Nakhaʽî relate qu’il accomplit le Pèlerinage avec Ibn Mas’ûd qu’il vit jeter sept pierres sur la grande stèle. Il laissa la Kaʽbah sur sa gauche, Minâ sur sa droite, puis il dit : « C’est l’endroit où se tint celui à qui fut révélé la Sourate : « Al-Baqarah » (La vache), sur lui la paix et le salut. »
Le chef d'expédition qui terminait par « Dis : Il est Allah, Unique »
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a envoyé un homme à la tête d'une expédition, celui-ci récitait pour ses Compagnons, lors de leurs prières, et terminait toujours par : {( Dis : Il est Allah, Unique... )}. A leur retour, ils en parlèrent au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit alors : « Demandez-lui pourquoi il a agi de la sorte ! ». Quand ils lui demandèrent, il dit : « Elle est la description du Miséricordieux, c'est pourquoi j'aime la réciter ». Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Informez-le qu'Allah, Exalté soit-Il, l'aime. »
« Lisez le Coran car il viendra » intercéder pour ses compagnons
Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Lisez le Coran car il viendra, certes, le Jour de la Résurrection intercéder au profit de ses compagnons. " »
'Abdallah ibn Khoubayb par une nuit pluvieuse : les sourates protectrices
D'après AbdaLlah ibn Khubayb (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Nous sommes sortis par une nuit pluvieuse et profondément ténébreuse. Nous cherchions le Messager d'Allah ﷺ pour qu'il nous dirige en prière. Il a dit : " Je l'ai finalement rencontré, il m'a alors dit : " Dis ! " Je n'ai alors rien dit. Il a répété : " Dis ! " Je n'ai toujours rien dit. Il répéta de nouveau : " Dis ! " J'ai alors demandé : " Que dois-je dire ? " Il a alors dit : {" Dis : Il est Allah, Unique ! "} et récite : « Les Deux Protectrices » trois fois, matin et soir, elles te suffiront pour tout ! »
La sourate de la caverne, le nuage et le cheval
Al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Un homme récitait la sourate : « La caverne » et il y avait auprès de lui un cheval attaché par deux cordes. Un nuage l'enveloppa, se mit à tourner et à se rapprocher de lui. Son cheval ne cessa de s'en écarter. Au matin, il alla trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui raconta l'incident. Celui-ci déclara : « C'est la sérénité ! Elle est descendue pour le Coran ! »
Il t’a été accordé l’une des flûtes de la famille de Dâwud !
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Il t’a été accordé l’une des flûtes de la famille de Dâwud ! » Et dans une version rapportée par Muslim, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Si tu avais pu me voir hier, alors que j’écoutais ta récitation ! »
La sourate de trente versets qui intercède pour un homme
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Du Coran, il est une sourate de trente versets qui a intercédé en faveur d'un homme jusqu'à ce qu'il fût pardonné. C'est la sourate : {( Gloire à Celui qui détient la Royauté dans Sa Main )} [c'est-à-dire la sourate : La Royauté (« Al-Mulk »)]. » Et dans la version d'Abû Dâwud : « intercède. »
Les deux derniers versets de la sourate al-Baqara dans une nuit
D'après Abou Mass'oud (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit « Celui qui lit les deux versets de la fin de la sourate Baqara [Sourate n°2] dans une nuit, ils lui suffisent (*) ».
Quiconque ne s'efforce pas d'embellir sa lecture du Coran n'est pas des nôtres.
Abû Lubâbah Bashîr ibn Al-Mundhir (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque ne s'efforce pas d'embellir sa lecture du Coran n'est pas des nôtres. »
Le Coran et ceux qui le mettaient en application, au Jour de la Résurrection
An-Nawwâs ibn Sam’ân (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Au Jour de la Résurrection, on fera venir le Coran et les siens, ceux qui le mettaient en application dans ce bas monde. Il sera devancé par les sourates " La Vache " et " La famille de ‘Imrân ", qui plaideront en faveur de leurs compagnons. " »
Sa'd voulait combattre les Romains : « N'avez-vous pas un exemple en moi ? »
Sa'd ibn Hichâm ibn 'Âmir a dit, au moment où il est entré chez 'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) : " Ô Mère des croyants ! Informe moi au sujet du comportement du Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). - Elle dit : Ne lis-tu pas le Coran ? - J'ai répondu : Mais si ! - Elle a dit : " Alors, certes, le comportement du Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) était le Coran. "
La lettre à 'Amr ibn Hazm : « Ne touche le Coran que celui qui est pur »
‘Abdullah ibn Abî Bakr ibn Ḥazm (qu'Allah lui fasse miséricorde) relate que dans la lettre qu’a écrite le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à ‘Amr ibn Ḥazm, [il est écrit] : « Ne touche le Coran que celui qui est pur ! »
Le Prophète ﷺ évoquait Allah dans tous ses états
'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) relate : " Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) évoquait Allah à tout moment. "
Ne souhaites-tu pas que je t'enseigne la plus majestueuse sourate du Coran ?
Abû Sa’îd Râfi' ibn Al-Mu’allâ (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : " Ne souhaites-tu pas que je t’enseigne la plus majestueuse sourate du Coran avant que tu ne sortes de la mosquée ? " Il prit ma main et, au moment où nous allions sortir de la mosquée, je lui ai dit : " Ô Messager d’Allah ! Tu m’as dit : Ne souhaites-tu pas que je t’enseigne la plus majestueuse sourate du Coran ? - Il a dit : {( La louange revient à Allah, le Seigneur des Mondes )}, elle est : " As-Sab’ al-Mathânî ", les sept répétés ainsi que " Le Coran Majestueux " qui m’a été donné. »
Les deux sourates protectrices : « Des versets extraordinaires ont été révélés »
‘Uqbah ibn ‘Âmir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne vois-tu pas que cette nuit des versets jamais égalés m’ont été révélés ? {( Dis : "Je me réfugie auprès du Seigneur de l’aube naissante." )} et {( Dis : "Je me réfugie auprès du Seigneur des hommes." )} »
Par ce livre, Allah élève des gens et en rabaisse d’autres.
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par ce livre, Allah élève des gens et en rabaisse d’autres. »
« Ce sont les Anges qui t'écoutaient » : Ousayd récitait le Coran la nuit
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Une nuit, alors que Usayd ibn Ḥuḍayr récitait [le Coran] dans son clos de dattes, son cheval se mit à bondir. Il poursuivit la récitation et son cheval bondit à nouveau. Il continua et la bête fit un troisième bond. Usayd dit : " Craignant qu'il ne piétine Yaḥyâ, je me rendis auprès de lui. C'est alors que je vis une sorte de nuage au-dessus de ma tête et dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus. Le lendemain, je décidai d’aller raconter cela au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). J’ai alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Hier, au milieu de la nuit, pendant que je récitais dans mon clos [de dattes] mon cheval s’est mis à bondir. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " J’ai continué la récitation et il a de nouveau bondi. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " J’ai poursuivi la récitation et il a encore bondi une nouvelle fois." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " Mais je me suis arrêté. Yaḥyâ se trouvait près du cheval et j'avais peur qu'il ne le piétine. J'aperçus alors une espèce de nuage dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) déclara alors : " Ce sont les Anges qui t'écoutaient. Si tu avais continué la récitation, au matin, les gens les auraient vus sans que ceux-ci ne se cachent d'eux. " »
S’il s’était rapproché de moi, les Anges l’auraient alors saisi membre par membre.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Abû Jahl a demandé : " Est-ce que Muḥammad pose son visage par terre alors qu’il est parmi vous ? - On lui a répondu : Oui. - Alors, il a juré : Par Al-Lât et Al-‘Uzzâ ! Si je le voyais faire cela, je poserai alors mon pied sur son cou ou j’enfoncerai son visage dans la terre ! " » Il a dit : « Il vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu'il priait et il avait prétendu qu’il poserait son pied sur son cou. » Il a dit : « Il se précipita alors vers lui sauf qu’il s’en retourna [subitement] sur ses talons et fut empêché une fois devant lui. On lui demanda alors : " Qu’est-ce qu’il t’arrive ? - Il répondit : Entre lui et moi, il y a un fossé de feu, des affres et des ailes ! - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : S’il s’était rapproché de moi, les Anges l’auraient alors saisi membre par membre. " » Il a dit : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, révéla alors le verset suivant - et nous ne savons pas si cela fait partie du hadith d’Abû Hurayrah ou si c’est quelque chose qui lui est parvenu - : {( Mais non ! Vraiment l’homme devient rebelle, dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même. Certes, c’est vers ton Seigneur qu’est le retour. As-tu vu celui qui interdit à un serviteur d’Allah d’accomplir la prière ? Vois-tu s’il est sur la bonne voie ou s’il ordonne la piété ? Vois-tu s’il dément et tourne le dos ? )}, c’est-à-dire : Abû Jahl. {( Ne sait-il pas que vraiment Allah voit ? Mais non ! S’il ne cesse pas, Nous le saisirons par le toupet, le toupet d’un menteur, d’un pécheur. Qu’il appelle donc son assemblée ! Nous appellerons les gardiens (de l’Enfer). Mais non ! Ne lui obéis pas, prosterne-toi et rapproche-toi. )} [Coran : 96 : 6/19] » ‘Ubaydullah - l'un des rapporteurs [du hadith] - a ajouté dans son hadith : « Il a dit : "Et il lui a ordonné ce qu’il lui a ordonné ! " » Et Ibn ‘Abd Al-A’lâ - un autre rapporteur [du hadith] - a rajouté : {( Qu’il appelle donc son assemblée ! )} C’est-à-dire : son peuple.