Le Coran — page 10
Hadiths sur le Coran : sa révélation, sa récitation, ses mérites et son explication.
291 hadiths dans ce thème.
Ibn Mas'oud et la nuit des djinns
Âmir a dit : « J’ai demandé à 'Alqamah : " Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) était-il présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la nuit des djinns ? - 'Alqamah répondit : J'ai moi-même questionné Ibn Mas'ûd : " L'un de vous était-il présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la nuit des djinns ? - Il répondit : Non, mais nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) une nuit quand nous le perdîmes de vue. Nous l’avons cherché dans les vallées et les défilés, puis nous nous sommes dit : " Il a été enlevé ou tué ! " Nous avons passé la pire nuit qu'un peuple puisse connaître. Au matin, il est revenu du côté de Ḥirâ`. Nous avons alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Nous t'avions perdu de vue et t'avons cherché, mais en vain ! Nous avons passé la pire nuit qu'un peuple puisse connaître ! - Il répondit : Quelqu'un est venu m'inviter de la part des djinns, alors je suis parti avec lui et je leur ai récité le Coran. " Il nous emmena et nous montra leurs traces ainsi que celles de leurs feux. En outre, ils lui avaient demandé des provisions. Il [leur] dit : " À vous chaque os qui vous tombera sous la main et sur lequel on aura prononcé le Nom d'Allah. Celui-ci sera aussitôt recouvert de chair. De même, chaque crottin sera la nourriture de vos bêtes. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors: " Ne les employez donc pas pour vous essuyer [après avoir fait vos besoins] ! En effet, ils sont la nourriture de vos frères [djinns]. " »
Abou Bakr confie à Zayd ibn Thabit le rassemblement du Coran
Zayd ibn Thâbit Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée), qui était l'un des scribes de la Révélation, a dit : « Durant les évènements qui virent la mort de plusieurs des gens d'Al-Yamâmah, Abû Bakr envoya quelqu'un me chercher, alors que 'Umar était auprès de lui, il a dit : " 'Umar m'est venu et a dit : 'Le jour d’Al-Yamâmah, plusieurs lecteurs [du Coran] ont péri et je crains que la mort ne fauche largement [les autres] lecteurs du Coran dans d'autres combats et qu'une grande partie du Coran ne se perde. J'estime que tu dois donner l'ordre pour commencer à compiler le Coran !' Abû Bakr a alors dit à 'Umar : 'Comment pourrais-je faire une chose que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a pas fait de son vivant ? - 'Umar répondit : Par Allah ! Ce serait une bonne chose [à faire] !' Il insista auprès de moi jusqu'à ce qu'Allah ouvre ma poitrine [à cette idée] et que je finisse par être convaincu de l'avis de 'Umar. " Zayd ibn Thâbit Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) a dit : " À cet instant, 'Umar était assis auprès d'Abû Bakr, ne disant aucun mot quand ce dernier me dit : 'Certes, tu es un jeune homme, raisonnable et nous ne t'accusons de rien que ce soit ! C'est toi qui transcrivais la Révélation pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ; rassembles-en les diverses parties et fais-en une compilation !' " - Par Allah ! S'il m'avait demandé de déplacer une montagne cela aurait été moins grave que de m'ordonner de réunir le Coran. Alors, je leur ai dit : " Comment oseriez-vous entreprendre une chose que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n'a pas faite ? " Abû Bakr répliqua : " Je le jure par Allah, c’est un bien ! " Je n'ai cessé d’examiner l'affaire jusqu'à ce qu'Allah ouvre ma poitrine [à ce pour quoi] Il l'avait fait pour Abû Bakr et 'Umar. Je me mis alors à rassembler les diverses parties du Coran en me basant sur ce qui avait été mis par écrit sur des morceaux de cuir, des omoplates, des feuilles de palmiers, et en me référant aussi à la mémoire des hommes. C'est ainsi que je trouvai deux versets de la sourate : le Repentir (At-Tawbah) chez Khuzaymah Al-Anṣârî que je n'ai trouvé nulle part ailleurs et chez aucune autre personne. Il s'agit des deux derniers versets : {( Certes, un Messager, pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, plein de sollicitude pour vous, compatissant et miséricordieux envers les croyants. Alors, s'ils se détournent, dis : « Allah me suffit. Il n'y a de divinité [digne d'adoration] que Lui. En Lui je place ma confiance et Il est le Seigneur du Trône immense. » )} [Coran : 9/128 -129]. Les Feuillets sur lesquels on avait rassemblé les diverses parties du Coran restèrent chez Abû Bakr jusqu'à sa mort. Ensuite, ils furent déposés chez 'Umar et, à la mort de ce dernier, chez Ḥafṣah, la fille de 'Umar. " »
Houdhayfa alerte 'Othman sur les divergences de récitation
Ibn Shihâb relate qu’Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) lui a dit : « Ḥudhayfah ibn Al-Yamân rendit visite à 'Uthmân après avoir participé à une expédition militaire avec les troupes du Shâm, soutenues par l'armée irakienne, pour la conquête de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Ḥudhayfah était effrayé par la divergence dans les récitations du Coran [entre les soldats des deux régions]. Il dit à 'Uthmân : " Ô Commandeur des croyants ! Viens au secours de cette communauté avant qu'elle n'entre en désaccord sur le Livre comme l'ont été les juifs et les chrétiens sur leurs écritures ! " Sur ce, 'Uthmân envoya quelqu'un chez Ḥafṣah lui demandant de lui remettre les Feuillets du Coran afin d'en faire des copies et qu'il les lui rendrait après. Ḥafṣah les envoya à 'Uthmân qui ordonna à : Zayd ibn Thâbit, 'Abdulllah ibn az-Zubayr, Sa'îd ibn Al-'Âṣ et 'Abd Ar-Raḥmân ibn Al-Ḥârith ibn Hishâm de les recopier et d'en faire plusieurs copies manuscrites. S'adressant à ces trois personnages qui étaient de la tribu de Quraysh, 'Uthmân dit : " Si vous êtes en désaccord avec Zayd ibn Thâbit sur quelque chose du Coran, écrivez-le d'après le dialecte de Quraysh. En effet, c'est dans ce dialecte que le Coran a été révélé ! " Ils s'y conformèrent et, lorsque les copies furent terminées, 'Uthmân remit alors les Feuillets à Ḥafṣah puis distribua les copies [du Muṣḥaf] dans chacune des diverses provinces. Il donna aussi l'ordre que tout feuillet ou volume contenant du Coran [excepté ce qui venait d'être compilé] soit brûlé. »
Mou'awiya ibn Al-Hakam répond à celui qui éternue pendant la prière
Mu'âwiyah ibn Al-Ḥakam As-Sulamî (qu'Allah l'agrée) relate : « Tandis que je priais avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), un des fidèles éternua. Je dis alors : " Qu'Allah te fasse miséricorde ! " Les gens me lancèrent des regards et je m'exclamai : " Que ma mère me perde ! Qu'avez-vous à me regarder ? " Ils se mirent alors à frapper des mains sur leurs cuisses. Je compris qu'ils voulaient me faire taire et je me tus. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) acheva la prière. Que mes père et mère soient sacrifiés pour lui ! Je n'avais jamais vu d'instructeur, avant ou après lui, donner de meilleur enseignement. Par Allah ! Il ne réprimanda point, ni ne me frappa, ni ne m'insulta. Il dit : " Certes, durant cette prière, aucune parole humaine ne convient ; elle n'est que glorification, proclamation de la grandeur d'Allah, et récitation du Coran ! " ou comme a dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je dis : " Ô Messager d'Allah ! J'étais, il y a peu encore, dans des comportements, coutumes et croyances d'avant l'Islam (« Al-jâhiliyah »), puis Allah a apporté l'Islam. Et parmi nous, il y a des hommes qui vont chez les devins. - Il répondit : Ne vas pas chez eux ! - Parmi nous, il y a des hommes qui consultent les augures. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) continua : C'est quelque chose qu'ils trouvent dans leurs poitrines, que cela ne les empêche point d'agir ! "- Ibn Aṣ-Ṣabâḥ dit : "...que cela ne vous empêche point d'agir ! " Je dis : " Parmi nous, il y a des hommes qui lisent les lignes. - Il répliqua : Il y avait un Prophète qui lisait les lignes. Ainsi, si cela coïncide avec sa manière de faire, alors oui ! - Il dit : J'avais une esclave qui faisait paître des moutons à moi du côté d'Uḥud et de Al-Jawâniyah. Un jour, j’inspectais et m’aperçus qu’un loup était parti avec une brebis de son troupeau. Je ne suis après tout qu'un fils d'Adam qui se met en colère comme tout homme. Alors, je la giflai. J'allai trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui me blâma pour cela. Je demandai : " Ô Messager d'Allah ! Dois-je l'affranchir ? - Il répondit : Amène-la-moi ! - Je la lui amenai et il lui demanda : Où est Allah ? - Au-dessus du ciel ! répondit-elle. - Qui suis-je? poursuivit-il. - Tu es le Messager d'Allah ! dit-elle. - Il dit : Libère-la ! Car elle est croyante ! " »
« Ce Coran a été révélé selon sept lettres »
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu Hishâm ibn Ḥakîm réciter la sourate : « Al-Furqân », le Discernement [Coran : 25] du vivant du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). En écoutant attentivement sa récitation, je remarquai qu'elle comportait de nombreuses variantes que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne m'avait pas fait entendre. J'allais l'interrompre mais je me retins jusqu'à ce qu'il eût terminé sa prière. Alors, je le tirai violemment par le col de sa tunique - ou de ma tunique - et lui dit : " Qui t'a appris cette manière de réciter cette sourate ? - Il répondit : C'est le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui me l'a apprise. - Je répliquai : Tu mens ! - Alors, il a dit : Par Allah ! Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a appris autrement cette sourate que je t'ai écouté réciter ! " Puis, je le traînai jusqu'au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et j’ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Certes, j'ai entendu cet homme réciter la sourate : « Al-Furqân », avec des variantes d'articulation qui ne correspondent pas à ce que tu m'as enseigné. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : Lâche-le, ô 'Umar ! Et récite, ô Hishâm ! " Il lui récita la même lecture que je venais d'entendre et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! " Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Récite, ô 'Umar ! " Je récitai donc, puis il m’a dit : " C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! Certes, ce Coran a été révélé selon sept lettres (« Aḥruf »), récitez-en ce que vous pouvez ! " »
« J'ai été envoyé à une communauté d'illettrés » : le Coran en sept lectures
Ubay ibn Ka'b (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a rencontré Jibrîl et [lui] a dit : " Ô Jibrîl ! J'ai été envoyé à une communauté d'illettrés : parmi eux, il y a : la vieille femme, l'homme âgé, le jeune garçon, la jeune fille et l'homme qui ne lit jamais de livre ! - Il a rétorqué : Ô Muḥammad ! Certes, le Coran a été descendu selon sept variantes de lecture. " »
Ibn 'Abbas : le Prophète ﷺ n'a laissé que ce qui est entre les deux couvertures
Abd Al-'Aziz ibn Rufay' relate : « Je suis entré avec Shaddâd ibn Ma'qil chez Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père). Il lui a alors demandé : " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a-t-il laissé quelque chose ? - Il répondit : Il n'a laissé que ce qui est entre les deux couvertures [du Coran]. " Il a dit : Nous rendîmes visite à Muḥammad ibn Al-Ḥanafiyyah et lui posâmes la même question. Il répondit : " Il n'a laissé que ce qui est entre les deux couvertures [du Coran]. " »
Al-Harith ibn Hicham : « Comment la révélation te vient-elle ? »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Al-Ḥârith ibn Hishâm (qu'Allah l'agrée) interrogea le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : " Ô Messager d'Allah ! Comment la Révélation te vient-elle ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Parfois, elle me vient comme le tintement d'une cloche, et c'est ce qui est le plus dur pour moi. Lorsqu’elle prend fin, j'ai déjà tout assimilé. Et parfois, c'est un Ange prenant l'aspect d'un homme qui me parle, et je saisis alors ce qu'il dit. " ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : " Un jour de grand froid, je l'ai vu recevoir la Révélation et lorsqu’elle prit fin, son front dégoulinait de sueur. " »
La révélation descendait et le visage du Prophète ﷺ changeait
ʽUbâdah ibn Aṣ-Ṣâmiṭ (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque la Révélation descendait sur lui, le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) était pris de difficulté et l'expression de son visage changeait. »
La révélation par une matinée froide et le front ruisselant de sueur
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Il arrivait que la Révélation descende sur le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) par une matinée froide et qu'ensuite son front dégouline de sueur. »
« Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit au sujet de la Parole du Très-Haut : {( Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ! )} [Coran : 75/16] : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) éprouvait beaucoup de peine lors de la Révélation. Il remuait les lèvres. » Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) m'a alors dit : « Je les remuerai pour toi comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) les remuait ! » et il remua ses lèvres. Sa'îd dit alors : « Je les remue comme Ibn 'Abbâs les remuait ! » Ainsi remua-t-il les lèvres. Allah, Élevé et Exalté soit-Il, révéla alors : {( Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ! C'est à Nous qu'il incombe de le rassembler [dans ta poitrine] et de te le faire réciter. )} [Coran : 75/16-17]. Il a dit : « Le rassembler dans ta poitrine, puis que tu le récites ! » {( Et donc, lorsque Nous le récitons, suis sa récitation. )} [Coran : 75/18]. Il a dit : « Écoute attentivement et observe le silence ! Puis, c'est à Nous qu'il incombe de te le faire réciter ! » Il a continué : « Dès lors, lorsque Jibrîl (sur lui la paix) venait, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'écoutait ; et à son départ, le Prophète (sur lui la paix et le salut) le récitait comme Jibrîl [paix sur lui] le lui avait récité. »
Embellissez le Coran avec vos voix !
Al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Embellissez le Coran avec vos voix ! »
« Qu'il est mauvais de dire : J'ai oublié tel verset »
D'après 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu'il est mauvais pour l'un d'entre-vous de dire : "J'ai oublié tel et tel verset ! ", on le lui a plutôt fait oublier. Remémorez-vous donc le Coran car il est plus prompt à s’échapper de la poitrine des hommes que les chameaux [de leur enclos]. " »
Réciter le Coran tant que les cœurs sont en accord
Jundub ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Récitez le Coran tant que vos cœurs sont en accord. Et lorsque vous êtes en désaccord, alors levez-vous ! »
Les Compagnons qui se disputaient au sujet des versets à la porte du Prophète ﷺ
Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'un groupe [parmi les Compagnons] était assis auprès de la porte du Prophète (sur lui la paix et le salut). Certains disaient : « Allah n'a-t-il pas dit ceci et cela ? », d'autres répondaient : « Et Allah n'a-t-il pas dit ceci et cela ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entendit cela, sortit [rouge] comme si l'on avait pressé sur son visage des grains de grenade et dit : « Est-ce ceci qui vous a été ordonné ? Ou est-ce pour cela que vous avez été envoyés ? Opposez-vous les versets du Livre d'Allah les uns aux autres ? Certes, les communautés venues avant vous se sont égarées de la même manière ! Assurément, vous n'êtes pas ici pour agir ainsi. Considérez ce qui vous a été ordonné et faites-le ! Et ce qui vous a été interdit, cessez de le faire ! »
« Ne polémiquez pas au sujet du Coran ! »
Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Ne polémiquez pas au sujet du Coran ! Car certes, polémiquer à son sujet est de la mécréance ! " »
« Je crains deux choses pour ma communauté : le Coran et le lait »
Uqbah ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Certes, je crains deux choses pour ma communauté : le Coran et le lait. Quant au lait, c'est le fait que les gens recherchent la campagne et suivent leurs plaisirs et ensuite délaissent les prières [en groupe à la mosquée]. Quant au Coran, c'est le fait que les hypocrites l'apprennent afin de polémiquer avec les croyants. " »
« Récitez également : Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si vous lisez : {(La louange est à Allah...)}, récitez également : « Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Certes, c'est la Mère du Coran, la Mère du Livre, les Sept répétées, et le verset : {(Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.)} est l'un de ses sept versets. »
« Il ne reste des annonces de la prophétie que le rêve véridique »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que les gens étaient en rangs derrière Abû Bakr, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tira le rideau et dit : "Ô vous les gens ! Il ne reste plus, des bonnes annonces de la prophétie, que le rêve pieux fait par un musulman ou que l'on fait de lui. Il m'a été interdit de réciter le Coran incliné ou prosterné. Durant l'inclinaison, magnifiez le Seigneur, le Grand, le Noble et dans la prosternation, multipliez les invocations, car vous êtes plus à même d'être exaucés." »
Le Messager d'Allah ﷺ enseignait le tachahhoud comme une sourate du Coran
Abdallah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous enseignait le « Tashahud » comme il nous enseignait une sourate du Coran. Il disait : « Les salutations bénies et les belles prières reviennent à Allah. Que le salut te soit adressé, ô Prophète, ainsi que la Miséricorde d'Allah et Ses Bénédictions ! Je témoigne qu'il n'y a de divinité en droit d'être adoré qu'Allah et je témoigne que Muḥammad est le Messager d'Allah. » Et dans la version de Ibn Ramḥ (qu'Allah l'agrée) : « ...comme il nous enseignait le Coran. »
Ibn 'Abbas : déclarer sa femme illicite n'est rien
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il avait l'habitude de dire : « Si l'homme déclare que sa femme lui est illicite, cela n'est rien ! » Et il a récité : { Vous avez certes en la personne du Messager d'Allah un excellent exemple. } [Coran : 33/21].
'Aïcha : les dix tétées abrogées par cinq
Il est relaté de 'Â’ishah (qu'Allah l'agrée) qu'elle a dit : « Parmi ce qui avait été révélé du Coran, il y avait : {( Dix tétées bien établies qui entraînent l'interdiction )}. Puis, celles-ci furent abrogées par cinq tétées bien établies. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) décéda alors que [ce verset concernant] les tétées continua à être lu [comme faisant partie] du Coran. »
Abou Jouhayfa à 'Ali : « Avez-vous autre chose que le Livre d'Allah ? »
Abû Juḥayfah (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai demandé à 'Alî (qu'Allah l'agrée) : "Avez-vous autre chose comme Révélation que ce qu'il y a dans le Livre d'Allah ? - Il a répondu : Non, par Celui qui fend la graine et créé l'âme ! Rien, en dehors de la compréhension du Coran accordée par Allah à l'homme et ce qui figure sur cette feuille ! - J'ai dit : Et qu'y-a-t-il sur cette feuille ? - Il a dit : Le prix du sang, la libération du prisonnier et on ne tue pas un musulman pour un mécréant !" »
'Ali : « Je suis le premier qui s'agenouillera devant le Tout-Miséricordieux »
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je suis le premier qui s'agenouillera devant le Tout-Miséricordieux, concernant la querelle, au Jour de la Résurrection. » Qays ibn 'Abbâd a dit : « Et c’est à leur sujet qu'a été révélé le verset : { Voici deux clans adverses qui se querellaient au sujet de leur Seigneur. } [Sourate Al- Ḥajj (Le Pèlerinage) : 22/ 19] » Il a dit : « Ce sont ceux qui ont combattu en duel le jour de Badr : Ḥamzah, 'Alî et 'Ubaydah ou Abû 'Ubaydah ibn Al Ḥârith opposés à Chaybah ibn Rabî'ah, 'Utbah ibn Rabî'ah et Al-Walîd ibn 'Utbah. »