Le comportement et la bienséance — page 4
Hadiths sur le bon caractère et la bienséance au quotidien.
722 hadiths dans ce thème.
Houdhayfa : les deux récits sur le dépôt descendu dans le cœur des hommes
Ḥudhayfah ibn Al-Yamân (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous a fait deux récits. J’ai été témoin de l’un des deux et j’attends l’autre. Il nous a raconté que le dépôt (« Al-Amânah ») est descendu dans la racine du cœur des hommes. Puis, le Coran est descendu et ils ont appris du Coran aussi bien que de la Tradition (« As-Sunnah »). Ensuite, il nous a raconté comment ce dépôt sera enlevé : « L’homme plongera dans un sommeil et on ôtera le dépôt de son cœur, de sorte qu’il n’en restera qu’une trace semblable à un point. Puis, il dormira et on ôtera le dépôt de son cœur. La trace qui en subsistera sera celle d’une ampoule comparable à la cloque produite par un charbon ardent que tu fais rouler sur ta jambe. Tu la vois s’enfler alors qu’il n’y a rien à l’intérieur - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors un caillou et le fit rouler sur sa jambe - Au lendemain, les gens commerceront entre eux et presque personne ne s’acquittera du dépôt, au point où l’on dira : « Chez la tribu des Banî Untel, il y a un homme digne de confiance ! » Si bien que l’on dira d’un homme : « Qu’il est endurant ! Qu’il est aimable ! Qu’il est intelligent ! » Cependant, dans son cœur, il n’y aura même pas le poids d’un grain de moutarde de foi. Fut un temps où je ne me souciais guère de savoir avec lequel d’entre vous je commerçais. S’il était musulman, alors c’est sa religion qui le contraignait [au respect du dépôt] et s’il était chrétien ou juif, alors c’est son chef qui l’y forçait. Mais, aujourd'hui, je ne commercerai plus qu’avec Untel et Untel parmi vous ! »
Lorsque l'homme aime son frère, qu’il l’informe de son amour pour lui.
D'après Al Miqdam (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Lorsqu'un homme aime son frère alors qu'il l'informe qu'il l'aime ».
« Peut-on dormir en état d'impureté majeure ? »
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) relate que 'Umar demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d'Allah ! Peut-on dormir en état d'impureté majeure ? - Oui, dit-il, si on fait les ablutions avant ! »
Je t’aime en Allah ! Il lui répondit alors : Que Celui en qui tu m’as aimé t’aime !
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) rapporte qu’un homme était auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsqu’un autre homme passa. L’homme [auprès du Prophète] dit alors : « Ô Messager d’Allah, j’aime beaucoup cet homme ! » - Est-ce que tu le lui as dit ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Non, répondit l’homme. - Dis-le lui ! dit le Prophète. L’homme partit voir l’autre et lui dit : « Je t’aime en Allah ! Il lui répondit alors : Que Celui en qui tu m’as aimé t’aime ! »
Honorer le musulman aux cheveux blancs et le porteur du Coran, par vénération d'Allah
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Fait partie de la vénération que l'on doit avoir pour Allah, Exalté soit-Il, le fait d’honorer le musulman aux cheveux blancs, celui qui porte le Coran, sans excès ni laxisme, ainsi que de montrer de la considération et du respect envers le sultan juste. »
« Qu'il soit généreux avec son invité » : un jour, une nuit, et trois jours d'hospitalité
Abû Shurayḥ Khuwaylid ibn ‘Amr Al-Khuzâ’î relate du Prophète (sur lui la paix et le salut) que celui-ci a dit : « Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu’il soit généreux avec son invité dans ses dons ! Les Compagnons demandèrent : Qu’entends-tu par ses dons, ô Messager d’Allah ? Il répondit : Un jour et une nuit, et l’hospitalité est de trois jours. Au-delà de cela, c’est une aumône qu’il lui fait. » Et dans une autre version : « Il est interdit à un musulman de rester chez son frère jusqu’à le pousser à se sentir fautif ! Les Compagnons demandèrent : Comment peut-il le pousser à se sentir fautif ? Il répondit : Il reste chez lui alors que ce dernier n’a plus rien à lui servir. »
La pudeur n'apporte que du bien.
‘Imrân ibn Ḥusayn (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La pudeur n’apporte que du bien. » Et dans une autre version, il est dit : « La pudeur est entièrement un bien. »
Je confie à Allah ta religion, le dépôt dont tu es chargé ainsi que tes œuvres finales.
Lorsqu'un homme s'apprêtait à voyager, 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) avait coutume de lui dire : « Approche-toi que je te fasse mes adieux comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de nous les faire. » Et il lui disait : « Je confie à Allah ta religion, le dépôt dont tu es chargé ainsi que tes œuvres finales. » 'Abdullah ibn Yazid Al-Khatmi (qu'Allah l'agrée) relate que lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) voulait faire ses adieux à l'armée, il avait coutume de dire : « Je confie à Allah votre religion, le dépôt dont vous êtes chargés ainsi que vos œuvres finales. »
Abou Moussa suit le Messager d'Allah ﷺ jusqu'au puits d'Aris
Abû Mûsâ al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate qu'après avoir fait les ablutions chez lui, il sortit en se disant : « Aujourd'hui, je vais rester avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et passer la journée avec lui ». Il se rendit à la mosquée et demanda après le Prophète (sur lui la paix et le salut). On lui dit : « Il est parti par-là ! - Je suis donc sorti à sa recherche, dit-il, en demandant après lui » jusqu'à ce qu'il entra là où se trouvait le puits d'Arîs. [Il raconte] : « Je m'asseyais près de la porte et quand le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) eut fait ses besoins et ses ablutions, je me levai vers lui. Il était assis sur le puits d'Arîs, au milieu du rebord, les jambes découvertes et qu'il laissait pendre dans le puits. Je le saluai et partis pour m'asseoir auprès de la porte, en me disant : aujourd'hui, je serai le portier du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Vint alors Abû Bakr, qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « Abû Bakr ! » Je dis : « Un instant ! ». Je me rendis auprès du Prophète et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je retournai vers Abû Bakr et lui dis : « Entre donc et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Abû Bakr entra, s'assit à la droite du Prophète (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds comme le faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et découvrant ses jambes. Je m'en retournai et m'assis. J'avais laissé mon frère en train de faire les ablutions et qui devait me rejoindre. Je me dis alors : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc au Prophète (sur lui la paix et le salut), le saluais et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici 'Umar qui demande la permission d'entrer. » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Il entra et s'assit à la gauche du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds. Je m'en retournai et m'assis, en me disant : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Uthmân ibn 'Affân ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc en informer le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui le touchera. » Je revins et dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui te touchera. » Il entra et, voyant qu'il ne restait plus de place sur le rebord, s'assit en face d'eux, de l'autre côté. » Sa'îd ibn Al-Musayyib dit : « Je l'interprétai comme l'emplacement de leurs tombes. » Dans une version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me donna l'ordre de garder la porte. » Il est également dit dans cette version que lorsqu’il annonça la bonne nouvelle à 'Uthmân (qu’Allah l’agrée), ce dernier loua Allah et dit ensuite : « Allah est Celui à qui on demande de l'aide. »
L’homme est avec ceux qu'il a aimés.
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’homme est avec ceux qu'il a aimés. » Et dans une version : « On demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Qu’en est-il de l’homme qui aime des gens sans être au même niveau qu’eux ? » Il répondit : « L'homme est avec ceux qu'il a aimés. » ‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate qu'un homme vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et demanda : « Ô Messager d’Allah ! Que dis-tu d’un homme qui aime des gens mais n’a pas atteint leur niveau ? » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « L’homme est avec ceux qu'il a aimés. »
« N'est pas des nôtres » celui qui n'est pas miséricordieux envers nos jeunes
ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah a dit : « N’est pas des nôtres celui qui ne fait pas preuve de miséricorde envers nos jeunes et n’honore pas nos anciens. »
Le sac d'or trouvé dans le terrain acheté
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme acheta un terrain à un autre. Celui qui avait acheté le terrain y trouva un sac d’or et dit à celui qui le lui avait vendu : « Reprends ton or, car je t’ai acheté le terrain, pas l’or ! » Mais, celui qui possédait le terrain répondit : « Je t’ai vendu le terrain avec tout ce qui s’y trouve ! » Ils en référèrent à un homme qui leur dit : « Avez-vous des enfants ? - J’ai un garçon, répondit l’un. - J’ai une fille, dit l’autre. Il leur dit : « Alors, mariez-les, dépensez de cet or pour eux et faites-en aumône. »
Le consignataire musulman intègre, compté parmi les bienfaiteurs
Abû Moussa Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le consignataire musulman intègre, qui exécute ce qui lui a été ordonné, qui verse la somme due dans son entièreté, de bon cœur et à celui à qui il lui a été ordonné de le faire, sera [compté] comme l’un des bienfaiteurs. » Dans une version : « Celui qui verse ce qui lui a été ordonné de verser. »
Les prières surérogatoires sur sa monture, quelle que soit la direction
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faisait ses prières surérogatoires sur sa monture, par des gestes de la tête, sans se soucier de la direction vers laquelle il était. 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) faisait de même. Dans une autre version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait le witr sur sa chamelle. » Et dans une version de Muslim : « Mais il ne priait pas les prières obligatoires sur sa monture. » Dans la version de Al-Bukhârî : « Hormis les prières obligatoires. »
L'homme qui rendit visite à son frère pour Allah et l'ange envoyé sur son chemin
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme alla visiter l’un de ses frères dans un autre village. Allah, Exalté soit-Il, envoya alors un ange sur son chemin afin de l’observer. Lorsque ce dernier arriva à l’homme, il lui demanda : « Où vas-tu ? - Je souhaite rendre visite à un de mes frères dans ce village, répondit l’homme. - Lui as-tu fait une faveur pour laquelle tu espères une récompense ? demanda l’ange. – Non, répondit l’homme, c’est uniquement parce que je l’aime pour Allah, Exalté soit-Il. » L’ange dit : « Dans ce cas, [sache] que je suis un Messager qui t’a été envoyé par Allah, afin de t’annoncer qu’Il t’aime tout comme tu as aimé ce frère pour Lui ! »
« Le véritable indigent est celui qui s'abstient »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « Le véritable indigent n’est pas celui qui se contente d’une datte ou deux, ou d’une bouchée ou deux ; le véritable indigent, c’est celui qui s’abstient.
La peste : un châtiment devenu miséricorde pour les croyants
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) questionna le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à propos de la peste et il l’informa en disant : « C’est un châtiment qu’Allah, Exalté soit-Il, infligeait à celui qu’Il voulait, puis, Il en fît une miséricorde pour les croyants. Ainsi, il n’est pas un seul serviteur qui ne soit contaminé par la peste et qui reste dans son pays, patient, espérant [la récompense divine] tout en sachant que rien ne l’atteindra hormis ce qu’Allah lui a prédestiné, sans qu’il n’ait la récompense du martyr. »
Jabir ibn Samoura : s'asseoir là où se terminait l'assemblée
Jâbir ibn Samurah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsque nous nous rendions auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut), nous nous asseyions là où se terminait l'assise. »
La dispute du Paradis et de l'Enfer
Abû Sa’îd Al-Khudrî relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Paradis et l’Enfer se disputèrent : « J’héberge les tyrans et les orgueilleux ! Dit l’Enfer. - J’héberge les faibles et les pauvres ! dit le Paradis. » Allah trancha entre eux et dit : « Toi, le Paradis, tu es Ma miséricorde par laquelle Je fais miséricorde à qui Je veux ; et toi, l’Enfer, tu es Mon châtiment par lequel Je châtie qui Je veux ! Et Je me fais un devoir de vous remplir tous les deux. »
Les meilleures assemblées sont les plus larges.
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les meilleures assemblées sont les plus larges. »
Celui qui contient sa colère choisira la houri de son choix
Mu’âdh ibn Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui contient sa colère alors qu’il pourrait la laisser éclater, Allah - Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté - l’appellera au Jour de la Résurrection devant tout le monde afin qu’il puisse choisir la Houri de son choix. »
Anas : des actes jugés insignifiants, considérés comme des péchés destructeurs
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « Vous commettez des actes que vous considérez aussi insignifiants qu’un cheveu, alors que nous les considérions, à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), comme des péchés destructeurs. »
« Évitez les sept grands péchés destructeurs »
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : "Evitez les sept destructeurs !" Ils [Les Compagnons (qu’Allah les agrée)] demandèrent : "Ô Messager d’Allah ! Quels sont-ils ? - Il répondit : Donner un associé à Allah, pratiquer la sorcellerie, tuer, sans raison valable, une personne dont Allah a rendu l’âme sacrée, prendre des intérêts, spolier le bien de l’orphelin, fuir le jour de la bataille et lancer de [fausses] accusations contre les croyantes chastes et insouciantes !"
Le châtiment hâté ici-bas pour le serviteur dont Allah veut le bien
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’Allah veut le bien pour Son serviteur, Il lui hâte son châtiment dans ce bas monde. Par contre, s’Il lui veut le mal, Il retarde [son châtiment et le laisse avec] son péché afin de l’en rétribuer au Jour de la Résurrection. »