Le caractère du Prophète ﷺ — page 3
Hadiths décrivant le caractère et la guidée du Prophète ﷺ.
78 hadiths dans ce thème.
Le manteau tissé offert au Prophète ﷺ
Sahl ibn Sa'd (qu'Allah l'agrée) relate qu'une femme apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) un manteau à rayures, tissé et orné de franges, puis qu'elle dit : « Je l'ai tissé moi-même et je te l'offre pour t'en vêtir. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'accepta car il en avait besoin. Il le porta et sortit vers nous. Un homme s'exclama : « Qu’il est beau ! Offre-le-moi ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Oui ! » Puis il s'assit dans l'assemblée, plia le manteau et le lui fit parvenir. Les personnes présentes dirent à l'homme : « Tu as mal agi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'a porté parce qu'il en avait besoin et tu le lui demandes, sachant bien qu'il ne refuse pas lorsqu’il est sollicité ! » L'homme répondit : « Je ne le lui ai certainement pas demandé afin de le porter, je ne le lui ai demandé qu'afin qu'il soit mon linceul ! » Sahl (qu'Allah l'agrée) dit : « Il fut effectivement son linceul. »
Une esclave de Médine pouvait prendre le Prophète ﷺ par la main
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « N’importe laquelle esclave parmi les esclaves de Médine pouvait prendre le Prophète (sur lui la paix et le salut) par la main et le conduire là où elle le désirait. »
Le retour de Hounayn : les bédouins pressent le Prophète ﷺ contre des arbustes épineux
Jubayr ibn Muṭʽim (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsque nous revînmes de la bataille de Ḥunayn. Les bédouins ne cessèrent de le presser et lui demander des biens, jusqu'au point où ils le poussèrent vers des arbustes épineux. Sa cape se prit dans ces arbustes épineux et le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'arrêta. Il dit : " Donnez-moi mon vêtement ! Si je possédais des biens au nombre de toutes ces épines, je les aurais partagés entre vous. Puis, vous ne m'auriez trouvé ni avare, ni menteur ni lâche ! " »
Le bédouin qui urina dans la mosquée : « Vous avez été envoyés pour faciliter »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Un bédouin urina dans un coin de la mosquée. Les gens présents se levèrent afin de s’en prendre à lui mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : " Laissez-le ! Et versez un seau d’eau sur son urine. Vous avez été envoyés pour faciliter les choses, pas pour les rendre difficiles ! " »
Le Messager d'Allah ﷺ fit un partage
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate qu’il fit une suggestion au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors d’un partage en lui disant : « Ô Messager d’Allah ! D’autres que ceux-ci le méritent plus ! » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ils ne m’ont laissé d’autres choix que de me solliciter avec rudesse ou de me traiter d’avare. Or, je ne suis pas avare ! »
Le Messager d'Allah ﷺ et sa famille passaient des nuits affamés
Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et sa famille passaient plusieurs nuits d’affilé affamés et sans trouver de quoi manger. Le pain qu’ils mangeaient était, pour l’essentiel, du pain d’orge. »
Le Prophète ﷺ achète de la nourriture à un juif et lui laisse son armure en gage
ʽÂ'ishah bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) acheta à un juif de la nourriture et lui remit son armure en gage.
Le Messager d'Allah ﷺ était celui qui avait le meilleur comportement
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : " Parmi les gens, le Messager d’Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) était celui doté du meilleur comportement. "
Un garçon juif était au service du Prophète.
Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Un garçon juif était au service du Prophète (sur lui la paix et le salut). Un jour il tomba malade et le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui rendit visite. Une fois arrivé, il s’assit près de sa tête et lui dit : « Accepte l’Islam ! » Le garçon jeta un regard vers son père, qui était auprès de lui, et ce dernier lui dit : « Obéis au père d'Al-Qâsim ! » Il accepta donc l’Islam et le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit de chez lui en disant : « Loué soit Allah qui l’a sauvé de l’Enfer ! »
Que l'on m'ait invité pour une épaule ou pour une patte, j'aurais certainement répondu !
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que l'on m'ait invité pour une épaule ou pour une patte, j'aurais certainement répondu ! Et que l'on m'ait offert une épaule ou une patte, je l’aurais certainement acceptée ! »
Anas : rien d'aussi doux que la paume du Messager d'Allah ﷺ
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je n’ai jamais touché de brocart ou de soie aussi doux que la paume du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! De même, je n’ai jamais senti d’odeur aussi agréable que celle du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! J’ai servi le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pendant dix ans. Par Allah ! Jamais il ne m’a dit : " Fi ! " ni il ne m’a dit concernant une chose : " Pourquoi as-tu fait ceci ? " et pour une chose que je n’avais pas accomplie : " Pourquoi n’as-tu pas fait cela ? " »
Le Messager d'Allah ﷺ n'a jamais frappé une femme ni un domestique
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais frappé qui que ce soit de sa main : ni une femme, ni un domestique, sauf quand il combattait dans la voie d’Allah. Et il ne s’est jamais vengé d’un tort qu’on lui avait fait sauf s’il s’agissait de la transgression d’une limite sacrée d’Allah. Dans ce cas-là, il se vengeait pour Allah, Exalté soit-Il. »
Oumm Soulaym envoie des pains d'orge au Messager d'Allah ﷺ
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Abû Ṭalḥah dit à Umm Sulaym : " J'ai entendu la voix affaiblie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et j'en ai déduit qu'il était affamé, as-tu donc quelque provision ? - Oui ! " dit-elle. Elle sortit quelques morceaux de pains d'orge, prit l'un de ses foulards et utilisa un morceau pour y emballer le pain, elle le mit sous mon vêtement et me recouvrit avec le reste afin de m'envoyer vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je l'emportai donc et trouvai le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) assis dans la mosquée, au milieu des gens. Je me dressai devant eux et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me dit : " Est-ce Abû Ṭalḥah qui t'a envoyé ? - Oui, dis-je. - Il dit : Pour de la nourriture ? - Oui ! " dis-je. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Levez-vous ! " Ils partirent et je les devançai, jusqu'à me rendre auprès d'Abû Ṭalḥah pour l'en informer. Ce dernier dit : " Ô, Umm Sulaym ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arrive avec des gens, alors que nous n'avons rien à leur servir ! - Elle dit : Allah et Son Messager savent mieux ! " Abû Ṭalḥah s'en alla à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui vint avec lui, jusqu'à ce qu'ils entrèrent tous les deux. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Amène ce que tu as, ô, Umm Sulaym ! " Elle amena donc ce pain. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna qu'on en fasse des petits morceaux et Umm Sulaym pressa par-dessus un récipient de beurre clarifié pour l'assaisonner. Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) prononça les paroles qu'Allah voulut qu'il prononça, et dit : " Fais entrer dix personnes ! " Il les fit entrer, ils mangèrent jusqu'à se rassasier et sortirent. Il dit alors : " Fais entrer dix personnes ! " Il les fit entrer, jusqu'à ce que tous les gens présents aient mangé et se soient rassasiés, alors qu'ils étaient soixante-dix ou quatre-vingt hommes. " » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version : « Ainsi, les gens entraient et sortaient par dix, jusqu'à ce que chacun d'entre eux soit entré et ait mangé à sa faim. Ensuite, il le remit en état et c'est alors que le plat était tel qu'il était avant qu'ils n'en mangent. » Dans une autre version : « Ils mangèrent par groupes de dix, jusqu'à ce que quatre-vingt personnes mangèrent. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) et les occupants de la maison mangèrent et laissèrent quelques restes. » Dans une autre version : « Ils laissèrent de quoi donner aux voisins. » Dans une version, Anas dit : « Un jour, j'allai à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), que je trouvai au milieu de ses Compagnons et qui avait attaché un bandage sur son ventre. Je dis à l'un de ses Compagnons : " Pourquoi le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a attaché un bandage à son ventre ? - Il dit : A cause de la faim ! " J'allai donc chez Abû Ṭalḥah, qui était l'époux de Um Sulaym bint Milḥân, et dis : " Ô, père ! J'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), un bandage attaché autour du ventre. Quand j'en ai demandé la raison à certains de ses Compagnons, ils me dirent que c'était à cause de la faim ! " Abû Ṭalḥah entra alors chez ma mère et dit : " Y'a-t-il quelques provisions ? - Oui, dit-elle, j'ai un pain et quelques dattes ! Si le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vient seul, nous le rassasierons, mais si quelqu'un vient avec lui, ce ne sera pas assez..." », puis il évoqua le reste du récit de la tradition prophétique.
Jabir et l'expédition du Najd : la sieste dans la vallée d'arbres épineux
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a pris part avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à une expédition militaire du côté du Najd. Durant le retour, ils se trouvèrent à l'heure de la sieste dans une vallée couverte d'arbres épineux. Les Compagnons se dispersèrent cherchant l'ombre des arbres. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) campa aussi sous un arbre Samurah, où il accrocha son épée. Nous fîmes un somme et voilà que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous appelle ! Nous allâmes le voir ; auprès de lui se trouvait un bédouin assis. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Cet homme vint me trouver pendant que je dormais et s'empara de mon sabre, je me suis réveillé subitement alors qu'il avait le sabre dégainé en main. Il me dit par trois fois : " Qui te protège de moi ? " et je répondis à trois reprises : « Allah ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'en voulut pas à l'homme et s'assit. Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version, Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu'à atteindre « Dhât Ar-Riqâ' ». Quand nous trouvions un arbre ombrageux, nous le laissions pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Un homme parmi les polythéistes arriva. Le sabre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était accroché à un arbre. L'homme s'en saisit, le dégaina et dit au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Me crains-tu ? - Non ! Répondit-il. - L'homme reprit : Qui te protège de moi ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Allah ! » Et dans la version de Abu Bakr al-Ismâ'îly, dans son ouvrage authentique, l'homme dit : « Qui te protège de moi ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Allah ! » Alors, l'épée tomba de sa main et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la récupéra puis lui dit : « Qui donc te protège de moi ? - L'homme répliqua : Sois meilleur preneur et indulgent ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit : Veux-tu témoigner qu'il n'y a de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah ? - L'homme répondit : Non ! Mais je te promets que je ne te combattrai pas et ne collaborerai en aucun cas avec un groupe qui te combattrait ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa poursuivre son chemin, l’homme alla trouver ses compagnons et leur dit : « Je reviens de chez un homme parmi les meilleurs personnes ! »
'Abdallah ibn Sarjis : « Qu'Allah te pardonne ! - Ainsi qu'à toi ! »
Âṣim al-Aḥwal relate que 'Abdullah ibn Sarjis (qu'Allah l'agrée) a dit : « Un jour, je dis au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : " Ô, Messager d'Allah ! Qu'Allah te pardonne ! - Ainsi qu'à toi ! " Dit-il. » 'Âṣim dit : « Je dis : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a-t-il imploré le pardon en ta faveur ? - Oui, et pour toi aussi ! " dit-il, avant de réciter ce verset : {(Et implore le pardon pour tes péchés, ainsi que pour les croyants et les croyantes)}. [Coran : 47/19]. »
Sa'd voulait combattre les Romains : « N'avez-vous pas un exemple en moi ? »
Sa'd ibn Hichâm ibn 'Âmir a dit, au moment où il est entré chez 'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) : " Ô Mère des croyants ! Informe moi au sujet du comportement du Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). - Elle dit : Ne lis-tu pas le Coran ? - J'ai répondu : Mais si ! - Elle a dit : " Alors, certes, le comportement du Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) était le Coran. "
Les juifs et les femmes en menstrues : le verset révélé
Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Les juifs, lorsque leurs femmes étaient en période de menstrues, ne mangeaient pas avec elles et ne restaient pas en leur compagnie à la maison. Les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) questionnèrent le Prophète (sur lui la paix et le salut) à ce propos, alors Allah, Exalté soit-Il, révéla : {( Et ils t’interrogent sur les menstrues. Réponds-leur : « C’est une souillure ! Tenez-vous à l’écart de vos femmes durant cette période…)} jusqu’à la fin du verset [Coran : 2/222]. Ensuite, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Faites tout, sauf la pénétration ! » Lorsque cela parvint aux Juifs, ils dirent : « Cet homme ne laissera rien de ce que nous faisons, sans le faire différemment ! » Usayd ibn Ḥuḍayr et ‘Abbâd ibn Bishr dirent alors au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Les Juifs disent telle et telle chose ! Pourquoi ne pas avoir [aussi] des rapports avec nos femmes ? » Alors, le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea à tel point que l’on pensait qu’il était en colère contre nous. Pendant qu’ils s’en allaient, ils croisèrent quelqu’un avec du lait en cadeau, destiné au Prophète (sur lui la paix et le salut). Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya les chercher, et leur en donna. De cette façon, ils surent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’était pas en colère contre eux. »
'Omar demande à entrer et les femmes de Qouraych se précipitent derrière le voile
Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « 'Umar demanda la permission d'entrer chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et des femmes de Quraysh s'y trouvaient, elles lui parlaient à haute voix et exigeaient davantage (de dons). Lorsque 'Umar demanda la permission d'entrer, elles se levèrent et se précipitèrent derrière le voile (ou se hâtèrent de porter le voile). Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui donna l'autorisation d'entrer et se mit à rire. 'Umar dit : " Qu'Allah te donne le sourire, ô Messager d'Allah ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) déclara : " J'ai été étonné par ces femmes qui étaient chez moi. Dès qu'elles ont entendu ta voix, elles se sont précipitées derrière le voile ! - 'Umar répondit : C'est toi, ô Messager d'Allah, qu'elles doivent plus craindre ! Puis, il ajouta : Ô ennemies de vos propres âmes ! Me craignez-vous et ne craignez-vous pas le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Elles répondirent : Oui ! Tu es plus dur et plus sévère que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit : Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Le Diable ne te rencontre jamais sur un chemin sans qu'il n'emprunte un chemin autre que le tien ! " »
Le son semblable à celui du moulin dans la poitrine du Prophète ﷺ en prière
ʽAbdullah ibn Ash-Shikhîr (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prier alors que sortait de sa poitrine un son semblable à celui du moulin lorsqu’il tourne pour moudre ; c'était dû à ses pleurs (sur lui la paix et le salut). »
'Amr ibn Akhtab : le visage frotté par le Prophète ﷺ et son invocation
D'après 'Amr Ibn Akhtab (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a frotté sa main sur mon visage et a invoqué en ma faveur. (1) 'Azra (2) a dit : 'Amr (qu'Allah l'agrée) a vécu cent vingt ans et il n'y avait sur sa tête que quelques petits cheveux blancs (3).
La femme à la raison déficiente : « Vois quel chemin tu souhaites »
Anas (qu'Allah l'agrée) relate qu'une femme qui avait quelque déficience au niveau de sa raison a dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai besoin de toi ! » Il a alors dit : « Ô mère d'untel ! Vois quel chemin tu souhaites [que nous empruntions] afin que je puisse répondre à ton besoin ! » Il marcha donc seul avec elle sur quelques chemins, jusqu'à ce qu'elle en ait fini avec son besoin.
Le Pèlerinage sur une vieille selle : « Ô Allah, un Pèlerinage sans ostentation »
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a accompli le Pèlerinage sur une vieille selle usée qui avait une natte valant quatre dirhams ou même pas ; ensuite, il a dit : "Ô Allah ! Un Pèlerinage sans ostentation, ni vanité !" »
Les Compagnons ne se levaient pas pour lui, sachant qu'il détestait cela
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Il n'y avait pas une personne plus chère [à leurs yeux] que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lorsqu'ils le voyaient, ils ne se levaient pas du fait qu'ils savaient qu'il détestait cela. »
Le Prophète ﷺ rend visite à Jabir sans monter une mule ni un cheval
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est venu me rendre visite sans monter une mule ou un cheval. »