Sahih Mouslim — page 104
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Prier dans un seul vêtement : ample, s'y envelopper ; étroit, en faire un pagne
Sa’îd ibn Al-Ḥârith (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque nous interrogeâmes Jâbir ibn ‘Abdillah concernant le fait de prier dans un seul vêtement, il répondit : " Alors que j’étais parti avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) au cours de l’un de ses voyages, j’allai à sa rencontre, de nuit, pour lui parler de quelque chose et je le trouvai en train de prier. Je n’avais qu’un seul vêtement, dans lequel je me m’enveloppai alors, pour prier à côté de lui. Lorsqu’il termina la prière, il me demanda : " Qu’est-ce qui t’amène, ô Jâbir ? " Je lui parlai alors de mon affaire et lorsque j’eus terminé, il m’a dit : " Quelle est cette façon de s’envelopper que j’ai vu ? - Je répondis : Je n’ai trouvé qu’un seul vêtement et il est trop serré ! - Alors, il m’a dit : Lorsqu’il est ample, enveloppe-toi dedans ! Et lorsqu’il est étroit, met-le comme un pagne ! » Et dans une version de Muslim : « Lorsqu’il est ample, rabats un côté sur l’autre ! Et lorsqu’il est étroit, accroche-le à ta taille ! »
« Dire Soubhanallah est réservé aux hommes, frapper des mains aux femmes »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Dire : " SubḥânaLlâh ! ", Gloire et Pureté à Allah ! [dans la prière] est réservé aux hommes et frapper des mains est réservé aux femmes. »
« Ce Coran a été révélé selon sept lettres »
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu Hishâm ibn Ḥakîm réciter la sourate : « Al-Furqân », le Discernement [Coran : 25] du vivant du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). En écoutant attentivement sa récitation, je remarquai qu'elle comportait de nombreuses variantes que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne m'avait pas fait entendre. J'allais l'interrompre mais je me retins jusqu'à ce qu'il eût terminé sa prière. Alors, je le tirai violemment par le col de sa tunique - ou de ma tunique - et lui dit : " Qui t'a appris cette manière de réciter cette sourate ? - Il répondit : C'est le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui me l'a apprise. - Je répliquai : Tu mens ! - Alors, il a dit : Par Allah ! Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a appris autrement cette sourate que je t'ai écouté réciter ! " Puis, je le traînai jusqu'au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et j’ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Certes, j'ai entendu cet homme réciter la sourate : « Al-Furqân », avec des variantes d'articulation qui ne correspondent pas à ce que tu m'as enseigné. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : Lâche-le, ô 'Umar ! Et récite, ô Hishâm ! " Il lui récita la même lecture que je venais d'entendre et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! " Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Récite, ô 'Umar ! " Je récitai donc, puis il m’a dit : " C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! Certes, ce Coran a été révélé selon sept lettres (« Aḥruf »), récitez-en ce que vous pouvez ! " »
Al-Harith ibn Hicham : « Comment la révélation te vient-elle ? »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Al-Ḥârith ibn Hishâm (qu'Allah l'agrée) interrogea le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : " Ô Messager d'Allah ! Comment la Révélation te vient-elle ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Parfois, elle me vient comme le tintement d'une cloche, et c'est ce qui est le plus dur pour moi. Lorsqu’elle prend fin, j'ai déjà tout assimilé. Et parfois, c'est un Ange prenant l'aspect d'un homme qui me parle, et je saisis alors ce qu'il dit. " ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : " Un jour de grand froid, je l'ai vu recevoir la Révélation et lorsqu’elle prit fin, son front dégoulinait de sueur. " »
La révélation descendait et le visage du Prophète ﷺ changeait
ʽUbâdah ibn Aṣ-Ṣâmiṭ (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque la Révélation descendait sur lui, le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) était pris de difficulté et l'expression de son visage changeait. »
La révélation par une matinée froide et le front ruisselant de sueur
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Il arrivait que la Révélation descende sur le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) par une matinée froide et qu'ensuite son front dégouline de sueur. »
« Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit au sujet de la Parole du Très-Haut : {( Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ! )} [Coran : 75/16] : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) éprouvait beaucoup de peine lors de la Révélation. Il remuait les lèvres. » Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) m'a alors dit : « Je les remuerai pour toi comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) les remuait ! » et il remua ses lèvres. Sa'îd dit alors : « Je les remue comme Ibn 'Abbâs les remuait ! » Ainsi remua-t-il les lèvres. Allah, Élevé et Exalté soit-Il, révéla alors : {( Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ! C'est à Nous qu'il incombe de le rassembler [dans ta poitrine] et de te le faire réciter. )} [Coran : 75/16-17]. Il a dit : « Le rassembler dans ta poitrine, puis que tu le récites ! » {( Et donc, lorsque Nous le récitons, suis sa récitation. )} [Coran : 75/18]. Il a dit : « Écoute attentivement et observe le silence ! Puis, c'est à Nous qu'il incombe de te le faire réciter ! » Il a continué : « Dès lors, lorsque Jibrîl (sur lui la paix) venait, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'écoutait ; et à son départ, le Prophète (sur lui la paix et le salut) le récitait comme Jibrîl [paix sur lui] le lui avait récité. »
Ya'la demande à voir le Prophète ﷺ au moment où il reçoit la révélation
Ṣafwân ibn Ya’lâ relate : « Ya’lâ a dit à ‘Umar (qu'Allah l'agrée) : " Montre-moi le Prophète (sur lui la paix et le salut) au moment où il reçoit la Révélation. " Il a dit : " Pendant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était à Ji’irrânah avec un groupe de ses Compagnons, un homme vint à lui et demanda : ‘Ô Messager d’Allah ! Que dis-tu d’une personne qui s’est sacralisé en vue d’une ‘Umrah et est maculé de parfum ?’ Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) resta silencieux un moment puis la Révélation lui vint. ‘Umar (qu'Allah l'agrée) fit alors un geste à Ya’lâ [afin qu’il vienne] et ce dernier vint. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait sur lui un vêtement qui l’ombrageait, il entra donc sa tête et [vit] le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), le visage rouge, qui respirait fortement. Ensuite, on lui ôta le vêtement et il demanda : ‘Où est celui qui a interrogé à propos de la ‘Umrah ?’ On amena la personne et il [lui] dit alors : ‘Lave trois fois le parfum sur toi et ôte la tunique que tu portes. Ensuite, accomplis lors de ta ‘Umrah ce que tu accomplis lors de ton Pèlerinage.’ J’ai demandé à ‘Aṭâ’ : ‘Signifiait-il par-là le nettoyage lorsqu’il lui a ordonné de le laver trois fois ? - Il a répondu : Oui !’ " »
Abou Hourayra et la délégation venue chez Mou'awiya pendant le Ramadan
[‘Abdullah ibn Rabâḥ rapporte que] Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Une délégation de personnes est venue à Mu’âwiyah, pendant Ramadan, et certains d’entre nous préparaient à manger pour d’autres. Abû Hurayrah faisant partie de ceux qui nous invitait le plus chez lui, je me suis dit : " Pourquoi ne préparerai-je pas à manger et ne les inviterai-je pas chez moi ? " J’ai alors ordonné qu’on prépare à manger, ensuite j’ai rencontré Abû Hurayrah en soirée et je lui ai dit : " Cette nuit, l’invitation est chez moi ! - Alors, il a dit : Tu m’as devancé ! - Je lui ai dit : Oui, c’est leur invitation. " Alors, Abû Hurayrah a dit : " Ne vous enseignerais-je pas un récit parmi l'un de vos récits ô groupe des Anṣâr ? " Il évoqua alors la conquête de La Mecque et a dit : " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’est dirigé vers La Mecque jusqu’à y parvenir. Alors, il a envoyé (et nommé) Az-Zubayr [ibn Al-‘Awwâm] à l'un des deux flancs de l’armée, Khâlid [ibn Al-Walîd] à l’autre flanc et Abû ‘Ubaydah à ceux qui n’avaient pas de côtes de mailles (qu'Allah les agrée tous) et ces derniers prirent alors position au creux de la vallée tandis que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était dans un bataillon. " Il a dit : " Il a regardé et alors il m’a vu ! " Abû Hurayrah dit alors : " Me voilà, ô Messager d’Allah ! - Alors, il a dit : Ne vienne à moi qu’un Anṣâr ! ” Et dans une version, il a dit : "Appelle-moi les Anṣâr ! " Il a dit : " Je les ai alors appelés. " Quraysh s’est alors regroupé avec ses troupes et ses partisans et, [plaçant ceux armés pour le combat en avant], ils ont dit : " Nous avançons ceux-là ! S’ils obtiennent quelque chose, nous serons avec eux et s’il leur arrive quelque chose, nous donnerons ce que qu'il nous aura demandé ! " Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Vous voyez les troupes de Quraysh et leurs partisans… " Ensuite, en joignant ses deux mains l’une dans l’autre, il a dit : " Balayez-les jusqu’à ce que vous les rencontriez à Aṣ-Ṣafâ ! " [Abû Hurayrah] poursuivit : " Nous partîmes alors et quiconque parmi nous souhaitait tuer quelqu’un pouvait le tuer. Et personne parmi eux n’osa se diriger vers nous. C’est alors qu’Abû Sufyân est venu et a dit : " Ô Messager d’Allah ! L’honorable Quraysh a été décimée… Quraysh n’existera plus après ce jour ! " Alors, il [le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] dit : " Quiconque entre dans la demeure d’Abû Sufyân sera en sécurité ! " Les Anṣâr se sont alors dit les uns aux autres : " Et qu’en est-il de l’homme qui a été touché par désir envers sa cité et par compassion envers son clan familial ? " Abû Hurayrah a dit : " La Révélation est alors venue, et lorsque venait la Révélation nous ne l’ignorions pas. En effet, lorsqu’elle venait, personne parmi nous ne levait son regard en direction du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu’à ce qu’elle cesse. Et lorsque celle-ci a cessé, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : ' Ô groupe des Anṣâr ! - Ils répondirent : Nous voici, ô Messager d’Allah ! - Il a dit : Vous avez dit : Et qu’en est-il de l’homme qui a été touché par désir envers sa cité et par compassion envers son clan familial ? - Ils répondirent : En effet, c’est cela ! - Il a dit : Certes, je suis le serviteur d’Allah et Son Messager et j’ai émigré vers Allah, puis vers vous. Vivre [pour moi], c'est vivre à vos côtés et mourir [pour moi] c'est mourir à vos côtés ! - Alors, ils se tournèrent vers lui et pleurèrent puis ils dirent : Par Allah ! Nous n'avons dit ce que nous avons dit qu'à cause de notre attachement à Allah et à Son Messager ! - Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : Certes, Allah et Son Messager vous croient véridiques et vous excusent ! ' Les gens se dirigèrent alors vers la demeure d’Abû Sufyân tandis que les autres fermèrent leurs portes." Il [ Abû Hurayrah] a dit : " Quant au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) il se dirigea jusqu’à parvenir à la Pierre [Noire], il la salua en la touchant et ensuite il fit le tour de la Maison [Sacrée]. Puis, il se rendit auprès de la statue qui était à côté de la Maison [Sacrée] et que les Qurayshites adoraient. " Il précisa que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait dans la main un arc qu’il tenait par son extrémité. Lorsqu’il parvint à la statue, il la frappa à son œil et récita : {( La Vérité est venue et le Faux a disparu. )} [Coran : 17/81]. Enfin, lorsqu’il acheva sa circumambulation [autour de la Ka’bah], il se rendit à Aṣ-Ṣafâ, grimpa dessus jusqu’à voir la Maison [Sacrée]. Là, il leva ses deux mains, commença à louer Allah et à L'invoquer pour ce qu'il souhaitait.
Tu as eu en partie raison et tu as eu en partie tort.
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : " Cette nuit, j’ai vu en songe un nuage qui laissait tomber en gouttes du beurre et du miel et les gens se sont précipités pour les recueillir dans leurs paumes, certains en prirent beaucoup tandis que d’autres en prirent peu. Lorsque tout à coup une corde lia le ciel à la Terre et je te vis saisir cette corde et t’élever [dans les airs]. Ensuite, un autre homme vint et s’est [aussi] saisi de la corde et s’éleva également. Puis, un autre homme vint encore qui s’est [aussi] saisi de la corde et s’éleva grâce à elle. Enfin, un troisième homme vint, il s’est saisi de la corde mais celle-ci s’est rompue puis elle s’est de nouveau liée [et il put finalement s’élever dans les airs.] Abû Bakr dit alors : " Ô Messager d’Allah ! Toi pour qui je sacrifierai mon père, par Allah, laisse-moi donner l’interprétation de ce songe ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Interprète-le ! - Il a dit : Le nuage c'est l’Islam ; le miel et le beurre qui en tombent, c’est le Coran et sa douce saveur qui tombent ; certains en prennent beaucoup, tandis que d’autres peu. Quant à la corde liant le ciel à la Terre, c’est la Vérité sur laquelle tu es [et que tu nous as apportée] et en t’y attachant, Allah t’a élevé. Après toi, un homme viendra et se saisira de cette corde [de la Vérité] et grâce à elle, il s’élèvera [lui aussi]. Un autre homme viendra ensuite, s’en saisira et s’élèvera [lui aussi]. Enfin, un autre homme viendra, il se saisira de la corde mais celle-ci se rompra puis se liera de nouveau et alors l’homme s’élèvera. Ô Messager d’Allah ! Toi pour qui je sacrifierai mon père, informe-moi si j’ai eu raison ou si j’ai eu tort ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : Tu as eu en partie raison et tu as eu en partie tort ! - Il [Abû Bakr] dit : Par Allah ! Ô Messager d’Allah, je t’en prie, dis-moi en quoi je me suis trompé. - Il [lui] répondit : Ne jure pas ! " »
« N'écrivez rien de moi, sauf le Coran »
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N'écrivez rien de moi ! Et quiconque a écrit de moi autre chose que le Coran, alors qu'il l'efface ! Et rapportez de moi et nul grief ! Et quiconque ment sur mon compte - Ḥammâm a dit : " Je pense qu'il a dit : délibérément " -, alors qu'il prépare sa place en Enfer ! »
« Qu'il est mauvais de dire : J'ai oublié tel verset »
D'après 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu'il est mauvais pour l'un d'entre-vous de dire : "J'ai oublié tel et tel verset ! ", on le lui a plutôt fait oublier. Remémorez-vous donc le Coran car il est plus prompt à s’échapper de la poitrine des hommes que les chameaux [de leur enclos]. " »
Réciter le Coran tant que les cœurs sont en accord
Jundub ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Récitez le Coran tant que vos cœurs sont en accord. Et lorsque vous êtes en désaccord, alors levez-vous ! »
Allah a élu Kinana, Qouraych, les Banou Hachim, puis Mouhammad
Wâthilah ibn Al-Asqa' (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Certes, Allah a élu Kinânah parmi les fils d'Ismâ'îl, ensuite Il a élu Quraysh parmi Kinânah, puis Il a élu Banî Hâshim parmi Quraysh, enfin Il m'a élu parmi Bani Hâshim. Je suis donc le maître des fils d'Adam, et cela sans aucune vanité. Je serai le premier pour qui la Terre se fendra, le premier intercesseur et le premier à qui on permettra d'intercéder. "
« J'ai cinq noms »
Jubayr ibn Muṭ'im (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " J'ai cinq noms : Je suis Muḥammad, Aḥmad, Al-Mâḥî, celui par qui Allah efface la mécréance, je suis Al-Ḥâshir, celui après qui les gens seront ressuscités, et je suis Al-'Âqib. " »
Abou Moussa : les noms que le Messager d'Allah ﷺ s'est donnés
D'après Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous a lui-même cité ses noms dont nous avons retenu certains, notamment il a dit : " Je suis Muḥammad, Aḥmad, Al-Muqaffî, Al-Ḥâshir et le Prophète de la miséricorde." Yazîd a dit : " Et le Prophète du repentir, et le Prophète du combat. " »
Gabriel ouvre la poitrine du Prophète ﷺ enfant
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée), relate : « Jibrîl (sur lui la paix) est venu au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu’il jouait avec des enfants. Il le prit, l'allongea sur le dos, lui ouvrit sa poitrine, ôta son cœur et en sortit un morceau de chair puis a dit : " Ceci est la part de Satan te concernant ! " Ensuite, il le lava avec de l’eau de Zamzam, dans un récipient en or, puis il le rassembla en un tout et enfin il le remit à sa place. Les enfants s’empressèrent alors d’aller chez sa mère [de lait] - c’est-à-dire : sa nourrice - et lui dirent : " Certes, Muḥammad a été tué ! " Alors, ils se dirigèrent tous vers lui et [entre-temps] sa couleur avait changé. » Anas a dit : « Certes, je voyais la trace de cette cicatrice sur son torse ! »
La sutra : une chose semblable à l'arrière d'une selle
Ṭalḥah ibn 'Ubaydillah (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous priions tandis que les animaux passaient devant nous. Nous en fîmes part au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit : " Qu'une chose semblable à l'arrière d'une selle (de chameau) soit placée devant l'un d'entre-vous, puis, ce qui passera devant lui ne lui portera aucun préjudice ! " »
La selle de chameau devant celui qui prie
Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Lorsque l’un d’entre vous se lève pour prier, il sera protégé si devant lui se trouve [un objet de la taille d’] une selle de chameau ; s’il n’y a pas devant lui [un objet de la taille d’] une selle de chameau, sa prière sera rompue par l’âne, la femme et le chien noir." Je demandai alors : "Ô Abâ Dharr ! Quelle différence y’a-t-il entre le chien noir et les autres chiens, qu’ils soient rouges ou jaunes ? - Il répondit : Ô fils de mon frère ! J’ai posé au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) la même question que tu viens de me poser, et il m’a répondu : 'Le chien noir est un diable !'" » Et dans une version, rapportée par Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père), il est dit : « La femme réglée (ou menstruée) et le chien rompent la prière. »
Repousser celui qui veut passer devant soi pendant la prière
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous prie devant une chose qui le sépare des gens et qu’une personne souhaite passer devant lui, qu’il la repousse. Si elle insiste, qu’il la combatte, car ce n’est rien d'autre qu’un démon ! » Et dans une version : « Lorsque l’un d’entre vous prie, qu’il ne laisse personne passer devant lui ! S’il persiste, alors qu’il le combatte ! Car : "Al-Qarîn", le djinn accompagnant chaque être humain, est avec lui ! »
L'interdiction de prier les mains sur les flancs
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit à l'homme d'accomplir la prière en ayant les mains posées sur les flancs. »
Commencer par le dîner servi avant la prière du couchant
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque le dîner est servi, commencez par lui avant d’accomplir prière du couchant, et ne hâtez pas votre repas ! »
Ne pas enlever les cailloux pendant la prière
Abû Dhar (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous se lève en prière, la miséricorde lui fait face, qu'il n'enlève pas les cailloux. » Et Mu'ayqîb (qu'Allah l'agrée) relate : « Concernant l'homme qui aplanit le sol à l'endroit où il se prosterne, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : "Si tu dois l'essuyer, contente-toi d'une seule fois !" »
Les glaires sur le mur de la qibla
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) aperçut des glaires sur le mur de la mosquée du côté de la Qiblah. Il en fut navré au point qu'on le remarqua sur son visage. Il alla le frotter avec sa main et dit : « Lorsque l'un d'entre vous se tient debout en prière, il est en conversation avec son Seigneur - ou : son Seigneur est entre lui et la Qiblah - Ainsi, qu'il ne crache pas devant lui, mais plutôt à sa gauche ou à ses pieds. » Puis, il prit un bout de son vêtement, cracha dessus, frotta ensuite une partie de celui-ci contre une autre et dit : « ou qu'il agisse ainsi ! »