Sahih Mouslim — page 105
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Le vêtement à motifs rendu à Abou Jahm : « Celui-ci m'a distrait dans ma prière »
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) pria dans un vêtement noir doté de motifs et jeta un regard sur ces derniers. Quand il termina de prier, il dit : "Rendez vous avec mon vêtement que voici chez Abî Jahm et apportez-moi son vêtement ! Celui-ci m'a distrait dans ma prière tout à l'heure. " » Dans une autre version, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « J'ai regardé ses motifs durant ma prière et je crains qu'ils ne me distraient. »
Thoumama ibn Outhal attaché à une colonne de la mosquée
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya des cavaliers en direction du Najd. Ils revinrent avec un homme des Bani Ḥanîfah du nom de Thumâmah ibn Uthâl, le chef des gens d’Al-Yamâmah. Ils le ligotèrent à l'un des piliers de la mosquée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alla le voir et demanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Le prisonnier répondit : « Du bien, ô Muḥammad ! Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Si tu me fais grâce, alors tu le feras à un homme reconnaissant. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa jusqu’au lendemain, puis il lui demanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Celui-ci répondit : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu me fais grâce, tu le feras à un homme reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa jusqu’au lendemain, puis lui demanda de nouveau : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Celui-ci répondit encore : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu me fais grâce, tu le feras à un homme reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna : « Libérez Thumâmah ! » Celui-ci se dirigea alors vers une palmeraie proche de la mosquée, se lava, pénétra dans la mosquée et déclara : « J’atteste qu’il n’est aucune divinité digne d’adoration en dehors d’Allah et j’atteste que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager ! Ô Muḥammad ! Par Allah ! Il n’y avait pas sur Terre de visage plus détestable à mes yeux que le tien. Or, ton visage est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous. Par Allah ! Il n’y avait pas de religion plus détestable à mes yeux que la tienne. Or, ta religion est devenue celle qui m’est la plus chère d’entre toutes. Par Allah ! Il n’y avait pas de pays plus détestable à mes yeux que le tien. Or, ton pays est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous. Ta cavalerie m’a fait prisonnier au moment où je voulais faire la ‘Umra. Qu’en penses-tu ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui annonça la bonne nouvelle et lui ordonna d’accomplir la ‘Umra. Lorsqu’il parvint à La Mecque, quelqu’un lui demanda : « As-tu changé de religion ? » Il répondit : « Non ! Mais, je me suis soumis [à Allah] avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Par Allah ! Vous ne recevrez pas le moindre grain de blé d’Al-Yamâmah sans l’autorisation du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! »
'Omar et Hassan qui récitait de la poésie dans la mosquée
Abû Hurayrah relate que ʽUmar passa aux côtés de Ḥassân (qu'Allah les agrée), alors qu'il récitait de la poésie dans la mosquée. Il lui fit la remarque. Il répondit : « Je récitais de la poésie, alors qu'il s'y trouvait celui qui est meilleur que toi ! » Puis il se tourna vers Abû Hurayrah et dit : « Je t'adjure par Allah ! As-tu entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Réponds à ma place ! Ô Allah ! Aide-le par l'Esprit Saint !" ? » Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) répliqua : « Par Allah, oui ! »
Sa'd blessé le jour du Fossé : la tente dans la mosquée
ʽÂ'ishah ( qu'Allah l'agrée ) relate : « Saʽd fut touché le jour du fossé. C'est un homme de Quraysh qu'on appelle Ḥibbân ibn Al-ʽAriqah qui lui tira dessus, il lui tira une flèche dans la veine médiane. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dressa une tente dans la mosquée afin de pouvoir lui rendre visite d'un endroit proche. Quand il revint de la bataille du fossé, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) posa les armes et se lava. C'est alors que Jibrîl [l'Ange Gabriel] vint à sa rencontre, se frottant la tête pour en ôter la poussière et dit : "As-tu donc posé les armes ? Par Allah ! Moi, je ne les ai pas posées. Sors donc jusqu'à eux !" Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Où donc ?" Il indiqua alors la direction de Banî Qurayẓah. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit jusqu'à eux et ils se soumirent à son décret. Il renvoya la décision à Saʽd, qui dit : "Je décrète à leur sujet que les combattants soient tués, que les femmes et les enfants soient pris en esclaves et que leurs biens soient distribués !" » Hishâm dit : « Mon père relate que ʽÂ'ishâh l'informa que Saʽd dit : "Ô, Allah ! Tu sais qu'il n'est personne que je n'aimerais combattre pour Ta cause plus que des gens qui ont démenti et expulsé Ton Messager ( sur lui la paix et le salut) ! Ô, Allah ! Je pense que Tu as mis fin à la guerre entre nous et eux, mais s'il reste encore quelconque bataille entre nous et Quraysh, alors garde-moi en vie pour celle-ci, afin que je combatte pour Ta cause ! Et si Tu as mis fin à la guerre, alors laisse-la éclater et fais-en la cause de ma mort !" Elle éclata alors au niveau de sa gorge. Les Banî Ghifâr avaient une tente dans la mosquée et le sang coula jusqu'à eux. Ils dirent : "Ô, occupants de la tente ! Qu'est-ce donc, qui vient de chez vous jusqu'à nous ?" C'est là qu'ils découvrirent Saʽd dont la blessure laissait couler le sang à flots et qui mourut par sa cause. »
Les deux filles et le tambourin : « Laisse-les, Abû Bakr ! »
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate qu'Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) entra chez elle pendant les jours de Minâ et y trouva deux filles qui tambourinaient et tapaient des mains, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut), pendant ce temps, était recouvert de son manteau. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) les réprimanda, mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) découvrit son visage et dit : « Laisse-les, Abû Bakr ! Ces jours sont des jours de fête, et ces jours sont les jours de Minâ ! » ʽÂ’ishah dit : « Un jour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me cachait, pendant que je regardais les Abyssiniens jouer dans la mosquée. Lorsque 'Umar (qu’Allah l’agrée) les réprimanda, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : "Laisse-les ! Soyez sans crainte, fils d’Arfidah !" »
Lever les mains à la hauteur des oreilles au takbir et à l'inclinaison
Mâlik ibn Al-Ḥuwayrith (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), lorsqu'il prononçait le « Takbîr », levait les mains à la hauteur de ses oreilles ; et lorsqu'il s'inclinait, il levait les mains à la hauteur de ses oreilles ; et il faisait de même lorsqu'il relevait la tête de l'inclinaison et disait : "Allah a entendu celui qui L’a loué ! " »
La récitation commencée par « La louange est à Allah, Seigneur des mondes »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah les agrée) débutaient la récitation de la prière par : {( La louange est à Allah, Seigneur des Mondes. )} Muslim ajoute : « Ils ne disaient pas : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux", ni au début, ni à la fin de la récitation. » Et dans une version chez Aḥmad, An-Nassâ’î et Ibn Khuzaymah : « Ils ne prononçaient pas à haute voix : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux." » Et dans une autre version d’Ibn Khuzaymah : « Ils le disaient à voix basse. » Et c’est ainsi qu’il faut comprendre la négation rapportée par Muslim, contrairement à ceux qui l’ont déclarée faible.
La Fatiha et une sourate dans les premières rak'a, la Fatiha seule ensuite
Abû Qatâdah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) récitait, dans les deux premières unités de la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») : « La mère du Livre » ainsi que deux Sourates ; et dans les deux dernières unités, il récitait : « La mère du Livre. » Parfois, il nous faisait entendre un verset. Il tardait plus dans la première unité que dans la deuxième. Il en était de même pour la prière de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») et celle de l'aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubḥ ») »
La durée de la station debout dans les prières du midi et de l'après-midi
Abû Sa'îd al-Khudrî relate : « Nous mesurions le temps pendant lequel le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tenait debout dans les prières du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») et de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »). Nous estimâmes que dans les deux premiers cycles du midi, il se tenait debout le temps de réciter {( Alif, lâm, mîm ; une révélation…)} [Coran : Sourate 32]. Et nous estimâmes que dans les deux derniers cycles, il se tenait debout deux fois moins longtemps. Nous estimâmes aussi que dans les deux premiers cycles de l'après-midi, il se tenait debout comme il le faisait dans les deux derniers cycles du midi ; et dans les deux derniers cycles de l'après-midi, deux fois moins longtemps. » Dans sa version, Abû Bakr n'a pas mentionné : {(Alif, lâm, mîm ; une révélation…)}, mais il a dit : « Le temps de réciter trente versets. »
Joubayr ibn Mout'im entend la sourate At-Tour à la prière du couchant
Jubayr ibn Muṭ'im (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réciter sourate : « Aṭ-Ṭûr » [Coran : 52] dans la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et quand il arriva au verset : {( Ont-ils été créés à partir du néant ou sont-ils eux-mêmes les créateurs ? Ont-ils créé les cieux et la terre ? Plutôt, ils n'ont aucune certitude. Détiennent-ils les réserves de ton Seigneur, ou sont-ils eux les dominants ?)}, mon cœur faillit s'envoler. »
Abou 'Oubayda et la prolongation du redressement après l'inclinaison
Al-Ḥakam relate : « A l’époque d’Al-Ash’ath, un homme - dont il a dit le nom - avait pris la ville de Kûfah et ordonna à Abû ‘Ubaydah ibn ‘Abdillah de diriger les gens dans la prière. Dans sa prière, lorsqu’il relevait sa tête de l’inclinaison, celui-ci se tenait debout assez longtemps pour que je dise : « Ô Allah ! Notre Seigneur ! Loué sois-Tu, de quoi remplir les Cieux, de quoi remplir la Terre et de quoi remplir ce que Tu veux d’autre. Tu mérites tout éloge et toute gloire, nul ne peut retenir ce que Tu donnes, nul ne peux donner ce que Tu retiens et la richesse d’un homme ne lui est d’aucune utilité contre Toi ! » J’en parlai à ‘Abdurraḥmân ibn Abî Laylâ qui m’a alors dit : « J’ai entendu Al-Barâ ibn ‘Âzib (qu’Allah l’agrée) dire : « La prière du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était telle que le temps qu’il prenait en étant incliné, après s’être relevé de l’inclinaison, en étant prosterné et entre les deux prosternations était presque le même. » Shu’bah a dit : « J’en parlai à ‘Amr ibn Murrah qui a dit : « J’ai vu Ibn Abî Laylâ et il ne priait pas de cette façon ! »
Anas interrogé sur le qounout : avant l'inclinaison
ʽÂṣim relate : « Je questionnai Anas (qu'Allah l'agrée) au sujet de : « Al-Qunût », l’invocation d’imploration qui se fait debout, lors de la prière. Il dit : "Avant l'inclinaison ! - Je dis : Untel prétend que tu as dis après l'inclinaison. - Il dit : Il a menti !" Puis, il nous évoqua le Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : "Il fit des invocations durant un mois, debout, après l'inclinaison. Il invoquait contre des gens de Banî Sulaym." Il dit : " Il envoya quarante -ou soixante- dix : il a un doute- lecteurs du Coran vers des gens polythéistes." Ils leur présentèrent l'Islam, mais ils les tuèrent, alors qu'il y avait un pacte de non-agression entre eux et le Prophète (sur lui la paix et le salut). "Je n'ai vu personne être châtié comme ils l'ont été !" »
La position des mains sur les cuisses pendant le tachahhoud
‘Abdullah ibn Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’asseyait afin d'invoquer, il posait sa main droite sur sa cuisse droite et sa main gauche sur sa cuisse gauche, il pointait son index, plaçait son pouce sur son majeur et il couvrait son genou de sa paume gauche. »
Salama ibn Al-Akwa' à l'expédition de Hounayn
Salamah ibn Al-Akwaʽ (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous avons participé avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à l’expédition militaire de Ḥunayn. Lorsque nous avons rencontré l’ennemi, je me suis avancé et j’ai gravi un col. Un homme du camp ennemi se dirigea vers moi, je lui ai alors décoché une flèche et il s’est caché de moi. Je ne savais pas ce qu’il faisait. J’ai regardé les gens et j’ai vu qu’ils étaient montés par un autre col. Ils ont alors rencontré les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) mais ceux-ci s’enfuirent et moi-même je revenais défait. Je portais deux manteaux, l’un enveloppait le bas de mon corps tandis que l’autre recouvrait le haut, mais je perdis ma ceinture et je dus donc les réunir tous les deux ensemble. Je passai défait devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) tandis qu’il chevauchait sa mule blanche, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Ibn Al-Akwa’ a dû voir quelque chose d’effroyable !" Lorsque les ennemis se ruèrent sur le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) il descendit de sa mule, saisit une poignée de terre du sol, se dirigea vers eux et jeta la terre en direction de leurs visages en disant : "Que les visages soient enlaidis !" Allah n'a pas créé un homme parmi eux sans que ses yeux ne furent remplis de terre suite [au jet de] cette poignée de terre. Ils tournèrent alors les talons, s’enfuirent et Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, les mit en déroute. Finalement, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) partagea leurs butins entre les musulmans. »
Oumm Soulaym recueille la sueur du Prophète ﷺ pendant sa sieste
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est entré chez nous et y a fait sa sieste [de la mi-journée]. Il transpira. Ma mère est alors venue avec un récipient en verre, elle essuya sa sueur et la mit à l'intérieur. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se réveilla alors et dit : "Ô Umm Sulaym ! Que fais-tu ? - Elle répondit : C'est ta sueur et nous la mettons dans notre parfum, et elle fait partie du meilleur des parfums !" »
As-Sa'ib boit le reste de l'eau des ablutions du Prophète ﷺ
Al-Ja'd relate : « J'ai entendu As-Sâ`ib ibn Yazîd dire : "Ma tante maternelle est allée avec moi voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et [lui] a dit : 'Ô Messager d'Allah ! Le fils de ma sœur souffre !' Il essuya alors ma tête et invoqua la bénédiction en ma faveur. Ensuite, il fit ses ablutions et je bus alors du reste de l'eau qu'il avait utilisé pour celles-ci. Puis, je me suis levé derrière son dos. J'ai alors regardé le sceau de la Prophétie entre ses deux omoplates, il était comme un œuf de pigeon." »
'Abdallah ibn Sarjis a mangé avec le Prophète ﷺ : « Et pour toi aussi ! »
Abdullah ibn Sarjis relate : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) et j'ai mangé avec lui du pain et de la viande », ou il a dit : « du tharîd ». Il a dit : « Je lui ai alors demandé : "Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a-t-il imploré le pardon en ta faveur ? - Il répondit : Oui, et pour toi aussi !" Ensuite, il récita ce verset : { Et implore le pardon pour ton péché ainsi que pour les croyants et les croyantes } [Coran : 47/19]. » Il a dit : « Ensuite, je me suis tourné derrière lui et j'ai vu le sceau de la Prophétie entre ses deux omoplates, près de la partie supérieure de son omoplate gauche, il y avait deux grains de beauté semblables à des verrues. »
La femme à la raison déficiente : « Vois quel chemin tu souhaites »
Anas (qu'Allah l'agrée) relate qu'une femme qui avait quelque déficience au niveau de sa raison a dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai besoin de toi ! » Il a alors dit : « Ô mère d'untel ! Vois quel chemin tu souhaites [que nous empruntions] afin que je puisse répondre à ton besoin ! » Il marcha donc seul avec elle sur quelques chemins, jusqu'à ce qu'elle en ait fini avec son besoin.
Envoyé à quarante ans : treize ans à La Mecque, puis l'émigration
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut envoyé à l'âge de quarante ans, il a vécu à La Mecque durant treize ans à recevoir la Révélation. Puis, il lui a été ordonné d'émigrer, il a alors émigré durant dix ans. Enfin, il est mort à l'âge de soixante-trois ans. »
Le dernier regard d'Anas sur le Messager d'Allah ﷺ : le rideau tiré
Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le dernier regard que j'ai porté vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut lorsqu’il tira le rideau tandis que les gens étaient en rangs derrière Abû Bakr (qu'Allah l'agrée). Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) voulut alors reculer mais il leur indiqua de rester [à leurs places], puis il rabaissa le rideau. Il décéda à la fin de cette journée, c'était un lundi. »
« Que mes héritiers ne se partagent ni dinar, ni dirham »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que mes héritiers ne se partagent ni dinar, ni dirham ! Ce que j'aurai laissé après les dépenses pour mes femmes et pour celui qui me succédera est une aumône ! »
Le Messager d'Allah ﷺ n'a laissé ni dinar, ni dirham, ni brebis, ni chameau
D'après ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a laissé ni dinar, ni dirham, ni brebis, ni chameau, et il n'a rien enjoint. »
Aucun prophète n'est mort sans voir sa place au Paradis et recevoir le choix
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait, alors qu'il était en bonne santé : "Aucun Prophète n'est mort sans que ne lui soit montrée sa place au Paradis et qu'ensuite le choix ne lui soit donné." Lorsque la mort est venue à lui et que sa tête était sur ma cuisse, il s'est évanoui. Ensuite, il reprit conscience et leva alors son regard en direction du toit de la maison. Puis, il a dit : "Ô Allah ! La compagnie la plus élevée !" J'ai dit : "Ainsi, il ne nous choisit pas !" Et j'ai alors su qu'il s'agissait du récit qu'il nous racontait lorsqu'il était en bonne santé." » Elle a dit : « La dernière parole qu'il a prononcée fut : "Ô Allah ! La compagnie la plus élevée !" »
La pudeur de Moïse et ce que disaient de lui certains fils d'Israël
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Moïse était un homme timide et pudique, du fait de sa pudeur, on ne voyait rien apparaître de sa peau. Certains parmi les fils d’Israël décidèrent de lui causer du tort et prétendirent donc : "Il ne se couvre de cette manière qu’en raison d’une maladie de peau ! Soit la lèpre, soit une hernie scrotale, soit une autre tare." Allah voulut alors innocenter Moïse de ce qu’ils avaient dit à son encontre. Un jour, Moïse s’isola ; il enleva ses vêtements, les posa sur une pierre et se lava ensuite. Quand il eut terminé, il s’avança en direction de ses vêtements afin de les prendre mais le rocher se déplaça avec son habit. Moïse prit alors son bâton et appela la pierre en disant : "Mon habit, ô pierre ! Mon habit, ô pierre !" Il continua ainsi jusqu’à arriver devant des notables des fils d’Israël qui le virent alors tout nu, le plus bel être créé par Allah. Allah l’innocenta ainsi de ce qu’ils avaient dit. La pierre s’arrêta, Moïse prit alors son habit, s’habilla et se mit à la frapper avec son bâton. Par Allah ! La pierre garda les traces des coups de bâton, trois, quatre ou cinq coups ! Et c'est là Sa parole, Exalté soit-Il : { Ô vous qui avez cru ! Ne soyez pas comme ceux qui ont offensé Moïse. Allah l’a innocenté de ce qu’ils avaient dit et il était honorable auprès d’Allah. } [Coran : 33/69].