Sahih Mouslim — page 106
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
« Je crois en Allah et je doute de mes yeux »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Jésus fils de Marie (sur lui la paix) vit un homme voler, il lui demanda alors : "As-tu volé ? - L'homme répondit : Ô que non ! Par Allah ! Celui en dehors Duquel il n'est de divinité [digne d'adoration] ! - Jésus a dit : Je crois en Allah et mes yeux ont menti !" »
Satan touche chaque nouveau-né à sa naissance
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Il n'est pas un nouveau-né parmi les fils d'Adam sans que Satan ne le touche au moment où il est mis au monde. Suite à ce toucher de Satan, il se met alors à crier. Les seules exceptions furent Marie et son fils. » Ensuite, Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : { Et certes, je la place sous Ta protection ainsi que sa descendance contre Satan le banni. }
Il ne convient pas à un serviteur de dire : "Je suis meilleur que Jonas fils de Matta !"
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il ne convient pas à un serviteur de dire : "Je suis meilleur que Jonas fils de Matta !" » Et il a attribué cela à son père.
Ô Allah ! Pardonne aux Anṣârs, aux fils des Anṣârs et aux petits-fils des Anṣârs !
Zayd ibn Arqam (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Pardonne aux Anṣârs, aux fils des Anṣârs et aux petits-fils des Anṣârs ! »
Fâṭimah est une partie de moi-même ; quiconque la met en colère, me met en colère.
Al-Miswar ibn Makhramah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Fâṭimah est une partie de moi-même ; quiconque la met en colère, me met en colère. »
Ô Allah ! Certes, je l’aime ! Aime-le, et aime ceux qui l’aiment !
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’étais avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dans l'un des marchés de Médine. Il s’en alla et je m’en allai également. Il dit : "Où est bébé ?", trois fois. Puis : "Appelle Al-Ḥassan ibn ‘Alî !" Alors, Al-Ḥassan ibn ‘Alî se leva, il avait un collier autour du cou. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit ainsi avec ses mains et Al-Ḥassan fit de même. Il le serra contre lui et dit : "Ô Allah ! Certes, je l’aime ! Aime-le, et aime ceux qui l’aiment !" » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) dit : « Dès lors, personne ne m'était plus cher qu’Al-Ḥassan ibn ‘Alî, après que le Messager d’Allah ait dit ce qu’il avait dit ! »
'Aïcha n'a jalousé aucune épouse autant que Khadija
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Je n’ai jamais jalousé l’une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut), à l’exception de Khadîjah, que je n’ai pourtant pas connue ! » Elle précisa : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sacrifiait un mouton, il disait : "Envoyez-en aux amies de Khadîjah !" » Elle poursuivit : « Un jour, alors que je le mis en colère, j’ai dit : "Khadîjah !" Alors, il a dit : "Le fait de l’aimer m’a été octroyé." »
Le Prophète ﷺ n'a épousé que Khadija jusqu'à sa mort
ʽA’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’épousa pas d’autres femmes que Khadîjah, jusqu'à ce qu’elle ne meurt. »
« Ô 'Aïch ! Voici Gabriel qui te transmet le salut ! »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un jour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Ô ʽÂ'ish ! Voici Jibrîl qui te transmet le salut !" Alors, j'ai dit : "Et sur lui la paix et la miséricorde d'Allah ainsi que Ses bénédictions ! Tu vois ce que je ne vois pas." » Elle signifiait par-là le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).
Asiya, Marie et la supériorité de 'Aïcha comme celle du tharid
Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Beaucoup d’hommes ont atteint la complétude, mais parmi les femmes seules Âssiah, la femme de Pharaon, et Marie, la fille de 'Imrân l’ont atteinte. Et le mérite de ʽÂ'ishah par rapport aux autres femmes est comme le mérite du " tharîd " par rapport au reste des autres mets. »
Certes, je sais lorsque tu es satisfaite de moi et lorsque tu es en colère contre moi.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : "Certes, je sais lorsque tu es satisfaite de moi et lorsque tu es en colère contre moi." » Elle a dit : « J'ai rétorqué : "Et d'où sais-tu cela ? - Il a répondu : Lorsque tu es satisfaite de moi, tu dis : 'Non, par le Seigneur de Muḥammad !' Et lorsque tu es en colère contre moi, tu dis : 'Non, par le Seigneur d'Abraham !' » Elle a dit : « J'ai alors dit : "En effet ! Par Allah, ô Messager d'Allah, je ne délaisse que ton nom !" »
Le plus miséricordieux envers les enfants : Ibrahim allaité dans la banlieue de Médine
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je n’ai jamais vu quelqu'un qui soit plus miséricordieux envers les enfants que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). » Il a dit : « Il faisait allaiter Ibrâhîm dans la banlieue de Médine. Nous l’accompagnions lorsqu’il partait et entrait dans la maison, qui était pleine de fumée, car celui qui le gardait était forgeron. Il le prenait, l’embrassait, puis repartait ». ‘Amr a dit : « Lorsqu’Ibrâhîm mourut, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Ibrâhîm est mon fils et il est mort alors qu’il tétait encore ! Il a deux nourrices qui parachèvent son allaitement au Paradis." »
« Le nôtre est Abou 'Oubayda ibn Al-Jarrah » : l'homme honnête de cette communauté
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Dans chaque communauté se trouve un homme honnête, et le nôtre, celui de cette communauté, est Abû 'Ubaydah ibn Al-Jarrâḥ. »
Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la Bataille des Coalisés : "Qui pourrait me ramener des nouvelles des gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit : Moi ! - Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a de nouveau demandé : Qui pourrait me ramener des nouvelles de ces gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit de nouveau : Moi ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !" »
Je n'ai jamais vu le Prophète ﷺ prononcer la formule de fidâ' pour quiconque.
Alî (qu'Allah l'agrée) relate : « Je n'ai jamais entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire qu'il sacrifierait père et mère pour quelqu'un d'autre que pour Sa'd. Je l'ai entendu lui dire : "Tire ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi !" »
La mule effrayée près des tombes dans la palmeraie des Banou An-Najjar
Abu Sa'îd dit : « Je ne l'ai pas entendu directement du Prophète (sur lui la paix et le salut) mais c'est Zayd ibn Thâbit qui me le rapporte : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était dans une palmeraie des Banî An-Najjâr, sur une mule lui appartenant et en notre compagnie, sa monture fit un écart et faillit le projeter à terre. En fait, il y avait là six, cinq, ou quatre tombes - Il dit : "C'est ainsi que disait Al-Jurayrî." - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Qui connaît les habitants de ces tombes ? - Moi ! dit un homme. - Quand sont-ils morts ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ils sont morts durant l'ère polythéiste, répondit l'homme. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) déclara : Certes, cette communauté est éprouvée dans la tombe. Si ce n'était la crainte que vous [refusiez ensuite de vous enterrer] les uns les autres, j'aurai invoqué Allah afin qu'Il vous fasse entendre une partie du supplice de la tombe comme je l'entends." Puis, il tourna son visage vers nous et dit : "Cherchez protection auprès d'Allah contre le châtiment de l'Enfer ! - Ils dirent alors : Nous cherchons protection auprès d'Allah contre le châtiment de l'Enfer ! - Il enjoignit : Cherchez protection auprès d'Allah contre le supplice de la tombe ! - Ils dirent : Nous cherchons protection auprès d'Allah contre le supplice de la tombe ! - Il ordonna : Cherchez protection auprès d'Allah contre les troubles, qu'ils soient apparents ou cachés ! - Ils dirent : Nous cherchons protection auprès d'Allah contre les troubles, qu'ils soient apparents ou cachés ! - Il ordonna : Cherchez protection auprès d'Allah contre l'épreuve du faux Messie ! - Ils dirent : Nous cherchons protection auprès d'Allah contre l'épreuve du faux Messie ! " »
« Les Juifs se font châtier dans leurs tombes ! »
Abû Ayyûb (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit après le coucher du soleil, il entendit des voix et dit : "Les Juifs se font châtier dans leurs tombes !" »
« Voyez-vous ce que je vois ? » : les troubles comme les lieux où tombe la pluie
Usâmah ibn Zayd (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) monta en haut de l’une des forteresses de Médine, puis dit : "Voyez-vous ce que je vois ? - Ils dirent : Non ! - Il dit : Je vois certes les lieux où les troubles se manifesteront parmi vous comme [on voit] les lieux où tombe la pluie !" »
« J'ai été envoyé, moi et l'Heure, comme ceci »
Sahl ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : "J'ai été envoyé, moi et l'Heure [sommes proches] comme ceci !" et il montrait ses deux doigts en les dépliant. »
Le feu dans le Hijaz qui éclairera les cous des chameaux à Bousra
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'Heure n'adviendra pas avant qu'un feu n'apparaisse dans le Ḥijâz et n'éclaire les cous des chameaux à Buṣrâ. »
Jabir : bientôt les gens d'Irak ne recevront plus ni mesure ni pièce d'argent
Abû Naḍrah relate : « Nous étions avec Jâbir ibn ‘AbdiLlah (qu’Allah l’agrée) lorsqu’il a dit : "Bientôt, les gens de l’Iraq ne recevront plus aucune mesure, ni aucune pièce d’argent ! - Nous demandâmes : Pourquoi cela ? - Il répondit : A cause des non-Arabes, qui les en priveront ! » Ensuite, il a dit : « Bientôt, les gens du Shâm ne recevront plus aucune pièce d’or, ni aucune mesure ! - Nous demandâmes : Pourquoi cela ? - Il répondit : A cause des Byzantins [ou des Romains] (« Ar-Rûm »). » Ensuite, il se tut un instant, puis dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Vers les derniers temps de ma communauté se trouvera un calife qui jettera l’argent à pleines mains et ne le comptera pas ! » Il a dit : « J’ai dit à Abû Naḍrah et Abû-l-‘Alâ‘ : "Pensez-vous qu’il s’agisse de ‘Umar ibn ‘Abd al-Azîz ? - Ils répondirent : Non !" »
Nafi' ibn 'Outba et les gens venus de l'ouest vêtus de laine
Nâfi’ ibn ‘Utbah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous étions avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors d’une bataille, puis des gens venus de l’ouest, vêtus d’habits de laine, se présentèrent au Prophète (sur lui la paix et le salut) et se positionnèrent sur un monticule. Ils étaient debout et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était assis. Je me suis alors dit à moi-même : "Avance-toi vers eux, et mets-toi entre eux et lui, afin qu’ils ne l’assassinent pas !" Mais je me suis ravisé en me disant : "Peut-être, a-t-il une conversation confidentielle avec eux." Je me suis alors avancé vers eux et je me suis mis entre eux et lui. J’ai alors retenu quatre phrases, que je comptai avec [les doigts] de la main. Il (sur lui la paix et le salut) a dit : "Vous combattrez la Péninsule Arabique, et Allah vous accordera la victoire ; puis vous combattrez la Perse et Allah vous accordera la victoire ; ensuite, vous combattrez Byzance et Allah vous accordera la victoire ; enfin, vous combattrez le Faux-Messie et Allah vous accordera la victoire sur lui." » Il a dit : « Nâfi’ a dit : "Ô Jâbir ! Nous ne verrons sortir le Faux-Messie qu’après la conquête de Byzance !" »
Combattre les Turcs aux petits yeux et aux visages rouges
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu les Turcs, aux petits yeux, aux visages rouges et aux nez écrasés. Leurs visages seront recouverts de boucliers - ou leurs visages ressembleront à des boucliers renforcés. Et l'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu des gens dont les sandales ne seront pas tannées. »
Combattre les non-Arabes de Khouz et de Kirman
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu les non-Arabes de Khûz et de Kirmân, les gens aux visages rouges, aux nez aplatis et aux petits yeux. Leurs visages sont tels des boucliers couverts de peau et leurs sandales sont en poils ! »