Le métayage (mousaqat)
Livre 22 de Sahih Mouslim (« The Book of Musaqah » dans l'édition de référence). 9 fiches publiées sur le site.
Je suis plus en droit de cela que toi
D'après Houdheyfa Ibn Al Yaman (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « On apporta à Allah un serviteur parmi Ses serviteurs à qui Il a donné des biens (*), Allah lui a dit : Qu'as-tu fait dans la vie d'ici-bas ? Il a dit : Ô Seigneur ! Tu m'as donné de Tes biens, ainsi je faisais du commerce avec les gens et l'indulgence faisait partie de mon comportement. J'accordais des facilités à la personne ayant quelques difficultés et je donnais un délai à celui qui ne pouvait pas payer. Allah a dit : Je suis plus en droit de cela que toi. Pardonnez à Mon serviteur ».
L'homme qui prêtait de l'argent et demandait d'être indulgent avec qui était en difficulté
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y avait un homme qui prêtait de l'argent aux gens. Il disait à son employé : Si tu te rends chez une personne qui est en difficulté alors sois indulgent avec lui peut-être que ainsi Allah sera indulgent avec nous. Cet homme a rencontré Allah qui a été indulgent avec lui (*) »..
Celui qui accorde un délai de paiement à la personne dans la gêne
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y a avait un commerçant qui faisait crédit aux gens. Lorsqu'il voyant une personne en difficulté il disait à son employé: -Efface sa dette-, ainsi peut-être que Allah passera sur nos péchés. Alors Allah lui pardonna ses péchés ».
Comment être sauvé des soucis du jour de la résurrection ?
D'après 'Abdallah Ibn Abi Qatada : Abou Qatada (qu'Allah l'agrée) a cherché un homme qui lui devait de l'argent. L'homme c'est caché mais Abou Qatada (qu'Allah l'agrée) l'a tout de même trouvé. L'homme a dit : Je n'ai pas les moyens de payer. Abou Qatada (qu'Allah l'agrée) a dit : Tu le jures sur Allah ? L'homme a dit : Je le jure sur Allah. Abou Qatada (qu'Allah l'agrée) a dit : J'ai certes entendu le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) dire : « Celui à qui il plaît qu'Allah le sauve des soucis du jour de la résurrection qu'il accorde un délai à la personne en difficulté ou qu'il lui efface sa dette ».
Certes Allah et Son Messager interdisent la vente d'alcool
D'après Jabir Ibn 'Abdillah (qu'Allah les agrée lui et son père) : L'année de la conquête de La Mecque, alors qu'il était à La Mecque, j'ai entendu le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) dire : « Certes Allah et Son Messager (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) interdisent la vente d'alcool, de la bête morte (1), du porc et des idoles (2) ». (3)
L'usure
D'après Jabir Ibn 'Abdillah (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a maudit celui qui mange l'usure (1), celui qui le fait manger (2), celui qui l'écrit et les deux témoins et il a dit: « Ils sont égaux dans le péché ».
Le licite est clair, et l’illicite est clair
D'après Nu'man Ibn Bachir (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes le halal est clair et certes le haram est clair et il y a entre les deux des choses ambiguës que peu de gens connaissent. Celui qui s'écarte des choses ambiguës a préservé sa religion et son honneur. Quant à celui qui tombe dans les choses ambiguës il tombe dans le haram comme le berger qui fait paitre ses bêtes près d'un enclos réservé et sont donc sur le point de rentrer dedans. Certes chaque roi a un domaine réservé et certes le domaine réservé d'Allah est ses interdits. Certes il y a dans le corps un morceau de chair, si il est bon alors l'ensemble du corps est bon tandis que si il est mauvais alors c'est l'ensemble du corps qui est mauvais, certes il s'agit du coeur ».
Les meilleurs des serviteurs d'Allah
D'après Abou Rafi' (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a emprunté (1) à un homme un jeune chameau. Par la suite des chameaux de l'aumône lui ont été amenés et il m'a ordonné de rendre à cet homme son jeune chameau. Je suis retourné vers lui et j'ai dit : Je n'ai trouvé parmi ces chameaux que des beaux chameaux âgés (2). Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Donnes-en un à cet homme, certes les meilleurs des serviteurs d'Allah sont ceux d'entre eux qui sont les meilleurs lorsqu'ils rendent une dette (3) ».
Le meilleur d'entre vous est le meilleur dans la manière de rendre ses dettes
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée) : Uun homme est venu auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) pour récupérer un chameau qu'il lui avait prêté. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a alors dit : « Donnez lui un chameau plus âgé que l'âge de son chameau ». Et il a dit : « Le meilleur d'entre vous est le meilleur dans la manière de rendre ses dettes ».