Al-Mouwatta' de l'imam Mâlik
موطأ مالك
Compilé par Mâlik ibn Anas. 23 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Al-Mouwatta' est l'œuvre de l'imam Mâlik ibn Anas. Il réunit des hadiths du Prophète ﷺ, des paroles de compagnons et de successeurs, et des avis de l'imam Mâlik ; il traite de jurisprudence et de hadith. Selon ach-Châfi'î, rapporté par ar-Rabî', « Mâlik, lorsqu'il doutait d'un hadith, le rejetait entièrement ».
Le nombre de hadiths varie selon la transmission du livre : 1 942 dans celle de Yahyâ al-Laythî, la plus connue.
Source : Islam Question & Answer, « Présentation du Mouwatta' de l'imam Mâlik » (n° 81160).
Le fait de garder le silence durant le sermon du vendredi
D'après Nafi' : 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père) a vu deux hommes parler alors que l'imam faisait son sermon le jour du vendredi. Il leur a alors tiré des petits cailloux pour leur dire de se taire.
Lorsque c'était la fin de la nuit, 'Omar réveillait sa famille pour la prière...
D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père) : Mon père, 'Omar Ibn Al Khattab (qu'Allah l'agrée), priait durant la nuit ce qu'Allah voulait puis lorsque c'était la fin de la nuit, il réveillait sa famille pour la prière (1) et il disait : « La prière, la prière ! ». Puis il récitait ce verset : - Et ordonne la prière à ta famille et sois-y assidu. Nous ne te demandons pas de subsistance, c'est Nous qui t'accordons ta subsistance et la bonne fin est pour la taqwa (2) - . (3)
Les épreuves du croyant au niveau de ses enfants et ses proches
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Le croyant ne cesse d'être éprouvé à travers son enfant et ses proches jusqu'à ce qu'il rencontre Allah en ayant aucun péché sur lui ».
Un oiseau qui mange des fruits d'un arbre du paradis
D'après Ka'b Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Certes l'âme du croyant est un oiseau qui mange des fruits d'un arbre du paradis jusqu'à ce qu'Allah la fasse retourner à son corps le jour où il sera ressuscité ». (*)
Les mérites et les règles du Maqam Ibrahim 5/6
D'après 'Abder Rahman Ibn 'Abd : J'ai fait le tawaf avec 'Omar Ibn Al Khattab (qu'Allah l'agrée) après la prière du sobh. Lorsqu'il a terminé son tawaf, il a observé et a vu que le soleil n'était pas encore levé. (1) Il est donc parti sur sa monture et a observé une halte à Dhi Touwa (2) où il a prié les deux unités de prière surérogatoires du tawaf.
Le mérite du salam
D'après Toufayl Ibn Oubay Ibn Ka'b : J'allais voir 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père) et je partais avec lui au marché. Puis lorsque nous étions au marché, 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père) ne passait pas près d'un marchand, d'un vendeur, d'un pauvre ou de quiconque sans qu'il ne lui passe le salam. Un jour, je me suis rendu vers lui et il m'a demandé de le suivre au marché. Je lui ai dit : Et que veux-tu faire au marché alors que tu ne cherches pas à vendre, tu ne poses pas de question à propos des marchandises et tu ne t'assieds pas dans les assises du marché ?! Assieds-toi plutôt avec nous ici afin que nous discutions. Alors 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père) m'a dit : « Ô Aba Batn ! (*) Certes nous ne partons au marché que pour passer le salam à ceux que nous rencontrons ».
Tu vas pratiquer la taqwa d'Allah ou sinon tu seras certes châtié
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée) : Je suis sorti avec 'Omar Ibn Al Khattab (qu'Allah l'agrée) et il est entré dans un jardin. Alors qu'il était dans le jardin et que le mur était entre moi et lui je l'ai entendu dire (1) : « 'Omar Ibn Al Khattab le chef des croyants ! Bakh Bakh (2) ! Par Allah, tu vas pratiquer la taqwa d'Allah (3) ou sinon Il te châtiera ». (4)
Abou Idris Al-Khawlani et le jeune homme de la mosquée de Damas
Abû Idrîs Al-Khûlânî (qu'Allah lui accorde Sa miséricorde) a dit : « [Un jour], j’entrai dans la mosquée de Damas et j’aperçus un jeune homme aux dents d’un blanc éclatant, entouré de monde. Lorsque les gens divergeaient sur un sujet, ils le questionnaient et changeaient d’avis pour adopter le sien. Je demandai qui il était et on me répondit : Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée). Le lendemain, je sortis tôt et constatai qu’il était sorti encore plus tôt que moi ; je le trouvai en train de prier. J’attendis qu’il finît sa prière, puis je vins en face de lui, le saluai et lui dis : Par Allah ! Je t’aime en Allah. - Par Allah ? dit-il. – Oui, répondis-je, par Allah ! - Vraiment ? dit-il encore, par Allah ? - Oui, vraiment, redis-je, par Allah ! Il me saisit alors par l’extrémité de mon vêtement, me tira vers lui, et dit : « Réjouis-toi ! Car j’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Allah, Exalté soit-Il, a dit : Mon amour s’impose pour deux personnes qui s’aiment en Moi, qui restent ensemble pour Moi, qui se rendent visite pour Moi, et qui s’entraident pour Moi. »
Ibn 'Omar au marché pour saluer quiconque il rencontre
Aṭ-Ṭufayl ibn Ubayy ibn Ka’b relate qu’il avait l’habitude de se rendre chez ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) le matin afin de l’accompagner au marché. Il a dit : « ‘Abdullah ne rencontrait personne : brocanteur, commerçant [de produits luxueux], nécessiteux ou qui que ce soit d’autre sans qu’il ne le salue. » Un jour, je lui rendis visite, et il me demanda de l’accompagner au marché. Je lui ai demandé : « Pourquoi vas-tu au marché alors que tu n’as rien à y vendre, tu ne t’informes pas sur la marchandise, ni sur son prix et tu ne t’y assois pas pour discuter avec les gens, même lorsque je t’y invite ? » Il répondit : « Ô le ventru ! Sache que nous n’allons au marché que pour le salut, et que nous saluons donc quiconque nous rencontrons ! »
Une parole prononcée sans y prêter attention, qui élève ou qui fait chuter
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le serviteur peut certes, sans y prêter attention, prononcer une parole lui valant la satisfaction d'Allah et grâce à laquelle Allah l'élèvera de plusieurs degrés. Il se peut également qu'il prononce, sans y prêter attention, une parole provoquant la colère d'Allah, laquelle parole le précipitera en Enfer. » Abû 'Abdiraḥmân Bilâl ibn Al-Ḥârith Al-Muzanî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'homme peut certes prononcer, sans en mesurer véritablement l'impact, une parole agréée d'Allah, Exalté soit-Il, pour laquelle Il lui accordera Sa satisfaction jusqu'au Jour où il Le rencontrera. Et l'homme peut aussi prononcer, sans en mesurer véritablement l'impact, une parole qui met en colère Allah, laquelle parole lui vaudra Sa colère jusqu'au Jour où il Le rencontrera. »
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de souffler dans la boisson.
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de souffler dans la boisson. Un homme a alors demandé : « Et que faire si je vois une poussière dans l’eau ? - Il répondit : Renverse-la ! - L’homme reprit : Je n’arrive pas à étancher ma soif en une seule gorgée ! - Il lui répondit alors : « Dans ce cas-là, éloigne l’outre de ta bouche ! »
Aucune œuvre ne préserve plus du châtiment que l'évocation d'Allah
Mu'âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée) relate : « Aucune œuvre accomplie par le fils d’Adam ne le préserve plus du châtiment d’Allah que l’évocation d’Allah ! »
Le voyageur solitaire a pour compagnon un démon
Abdallah ibn 'Amr ibn Al-’Âṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le voyageur solitaire a pour compagnon un démon et deux voyageurs ont pour compagnon deux démons. Ce n’est que lorsqu’ils sont au nombre de trois qu’ils sont réellement considérés comme des voyageurs. »
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) a écrit : « Tuez tout sorcier et toute sorcière ! »
Bajâlah ibn 'Abadah relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) a écrit : « Tuez tout sorcier et toute sorcière ! » Il a dit : « Nous avons alors tué trois sorciers. » Et d'après Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) : « Ḥafṣah fut ensorcelée par sa jeune servante qui reconnut l'avoir ensorcelée, alors 'Abd ar-Raḥmân ibn Zayd ordonna de la tuer. » Et d'après Abû 'Uthmân Al-Hindî : « Il y avait auprès d'Al-Walîd un homme qui jouait. Il égorgea un homme et enleva sa tête, alors nous nous étonnâmes. Ensuite, il remit sa tête en place. Jundub Al-Ardî vint et le tua. »
Le siwak à chaque ablution
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si je ne craignais de surcharger ma communauté, je leur aurais ordonné l'usage du " siwâk " lors de chaque ablution. »
La lettre à 'Amr ibn Hazm : « Ne touche le Coran que celui qui est pur »
‘Abdullah ibn Abî Bakr ibn Ḥazm (qu'Allah lui fasse miséricorde) relate que dans la lettre qu’a écrite le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à ‘Amr ibn Ḥazm, [il est écrit] : « Ne touche le Coran que celui qui est pur ! »
Tout ce qui est entre l'Est et l'Ouest constitue la Qiblah.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Tout ce qui est entre l'Est et l'Ouest constitue la Qiblah. »
Al-Fouray'a bint Malik : rester dans sa maison pendant la viduité
Al-Furayʽah bint Mâlik ibn Sinâne, la soeur de Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah les agrée) relate qu'elle se rendit auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) afin de lui demander la permission de retourner dans sa famille, les Banû Khudrah, car son époux s'était fait tuer par des esclaves en fuite à la recherche desquels il était parti . Elle demanda donc à l'envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Puis-je retourner auprès de ma famille, mon mari n'ayant laissé aucune maison lui appartenant, ni de quoi m'entretenir ? - Ce à quoi le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Oui. » Elle poursuivit : « Je m'en allais donc, mais une fois arrivée à l'appartement, ou à la mosquée, il me rappela, ou ordonna qu'on me rappelle, et je fus invitée à revenir vers lui. Il me dit alors : "Qu'as-tu dit ?" Je lui répétai de nouveau l'histoire au sujet de mon mari, ce à quoi il me rétorqua : "Reste chez toi jusqu'à l'expiration du délai prescrit !" » Elle dit : « J'y ai donc passé ma période de viduité et de deuil durant quatre mois et dix jours. » Plus tard, lorsque ʽUthmân ibn ʽAffân (qu'Allah l'agrée) devint calife, il envoya une personne à ce sujet et je l'en informai ; il prit donc la décision d'en faire son avis et de l'appliquer dans les tribunaux.
'Amr ibn Al-'As : la viduité de l'esclave mère d'un enfant de son maître
Amr ibn Al-'Âṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Ne semez pas la confusion en notre sein ! La Tradition de notre Prophète (sur lui la paix et le salut) concernant la période de viduité de la femme esclave, mère d'un enfant de son maître décédé, est de quatre mois et dix jours ! »
'Aïcha reçoit Hafsa bint 'Abd ar-Rahman après la mort de son mari
ʽUrwah ibn Az-Zubayr rapporte que ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée), l'épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut) a reçu chez elle Ḥafṣah la fille de [son frère] ʽAbduraḥmân fils d'Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (à la suite de son divorce) quand elle eut ses menstrues pour la troisième fois. Ibn Shihâb dit : « On rapporta cela à ʽAmrah la fille de ʽAbduraḥmân qui répondit : "ʽUrwah dit vrai !" Cependant, certaines personnes le lui reprochèrent et lui dirent : "Allah, Béni et Exalté soit-Il, dit dans Son livre : {(Les femmes divorcées sont tenues d'observer un délai d'attente de trois Qurû' (périodes)} [Coran : 2/228]". Ce à quoi ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) leur répondit : "Ce que vous dites est vrai, cependant savez-vous à quoi correspondent les Qurû' ? Elles désignent les périodes de pureté !" »
'Omar : la femme dont le mari a disparu attend quatre ans
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « N'importe quelle femme qui perd son mari et ne sait pas où il est doit attendre quatre ans. Ensuite, elle compte quatre mois et dix jours [de période de viduité] puis elle redevient licite [au mariage]. »
Pas d'amputation pour la graine du palmier, ni pour le cœur de celui-ci.
Muḥammad ibn Yaḥyâ ibn Ḥibbân relate qu'un esclave vola un petit palmier-dattier à partir du mur d'un homme. Ensuite, il le planta dans le jardin de son maître. Le propriétaire du petit palmier-dattier sortit alors à la recherche de son bien. Il le trouva et demanda alors à Marwân ibn Al Ḥakam, le gouverneur de Médine à cette époque, de convoquer l'esclave. Marwân emprisonna donc l'esclave et voulut lui couper la main. Le maître de l'esclave partit chez Râfi' ibn Khadîj et l'interrogea à propos de cette affaire. Celui-ci l'informa qu'il avait entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Pas d'amputation pour la graine du palmier, ni pour le cœur de celui-ci. » L'homme dit alors : « Marwan a pris mon garçon et il veut lui couper la main ! J'aimerais que tu viennes avec moi chez lui afin que tu l'informes de ce que tu as entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Râfi' ibn Khadîj marcha donc avec lui jusqu'à parvenir auprès de Marwân ibn Al-Ḥakam. Là, Râfi' lui dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Pas d'amputation pour la graine du palmier, ni pour le cœur de celui-ci." » Marwân ordonna donc de libérer l'esclave et de le renvoyer à son maître.
Le serment mensonger auprès du minbar, ne serait-ce que pour un siwak
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Personne ne jure d'un serment mensonger auprès de mon minbar-ci, ne serait-ce qu'au sujet d'un siwâk frais, sans qu'il ne prépare sa place en Enfer ! - ou : sans que l'Enfer ne lui soit obligatoire ! - »