Sounan Ibn Mâjah — page 11
سنن ابن ماجه
Compilé par Ibn Mâjah al-Qazwînî. 305 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Sa'd ibn Tariq interroge son père sur le qounout : « Ô mon fils, c'est une innovation »
Abu Mâlik Al-Ashja'î Sa'd ibn Ṭariq (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai demandé à mon père : "Ô mon père ! Tu as accompli la prière derrière le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), Abu Bakr, 'Umar, 'Uthmân et 'Alî (qu'Allah les agrée) ici, à Al-Kûfah, pendant cinq années. Pratiquaient-ils le Qunût lors de la prière de l'aube ? - Il répondit : Ô mon fils, c'est une chose innovée !" »
'Ali lave la dépouille du Prophète ﷺ : « Tu sentais bon en étant vivant »
ʽAlî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) relate que lorsqu'il effectua le lavage mortuaire du Prophète (sur lui la paix et le salut) il chercha sur lui ce que l'on cherche [généralement] sur le mort, mais il n'en trouva rien. Il dit alors : « [Je te rachèterai] par mon père ! Tu sens bon. Tu sentais bon en étant vivant, et tu sens bon en étant mort ! »
« On m'a fait peur pour la cause d'Allah alors que personne d'autre n'avait peur »
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "On m'a certes fait peur pour la cause d'Allah alors que personne d'autre n'avait peur. On m'a certes causé du tort pour la cause d'Allah alors que personne ne subissait de tort. Certes, trente jours et nuits passèrent alors que Bilâl et moi n'avions aucune nourriture qu'un être vivant pouvait manger excepté cachée sous l'aisselle de Bilâl !" »
Le Pèlerinage sur une vieille selle : « Ô Allah, un Pèlerinage sans ostentation »
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a accompli le Pèlerinage sur une vieille selle usée qui avait une natte valant quatre dirhams ou même pas ; ensuite, il a dit : "Ô Allah ! Un Pèlerinage sans ostentation, ni vanité !" »
Le jour de son arrivée à Médine tout fut illuminé, le jour de sa mort tout fut assombri
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le jour où le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra à Médine, il en illumina chaque chose ; et le jour où il est mort, tout en fut assombri. À peine avions-nous lavé nos mains suite à l'enterrement du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) que nos cœurs réprouvaient cela et refusaient son enterrement. »
Celui qui aime al-Hassan et al-Houssayn
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : "Celui qui aime Al-Ḥassan et Al-Ḥussayn m’a certainement aimé, et celui qui les déteste m’a certainement détesté !"»
Ammâr n'a pas choisi entre deux affaires sans qu'il n'ait choisi la plus droite !
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " 'Ammâr n'a pas choisi entre deux affaires sans qu'il n'ait choisi la plus droite !" »
La prosternation de reconnaissance à l'annonce d'une bonne nouvelle
Abû Bakrah relate : « Lorsqu'il arrivait au Prophète (sur lui la paix et le salut) quelque chose de réjouissant ou qu'on lui annonçait une bonne nouvelle, il tombait prosterné par reconnaissance envers Allah. »
La prière de nuit et de jour s’accomplit deux par deux.
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La prière de nuit et de jour s’accomplit deux par deux. »
« Le witr est avéré » : sept, cinq, trois ou une unité
Ayyûb Al-Ansârî (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le « Witr » est avéré, que celui qui le désire prie le « Witr » en sept [unités de prière] ; que celui qui le désire prie le « Witr » en cinq [unités de prière] ; que celui qui le désire prie le « Witr » en trois [unités de prière] et que celui qui le désire prie le « Witr » en une seule [unité de prière]. »
'Ali : le witr n'est pas obligatoire comme les prières prescrites
‘Alî (qu’Allah l’agrée) a dit : « La prière impaire (« Al-Witr ») n’est pas obligatoire comme les prières prescrites, mais c’est une tradition prophétique que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a instaurée. »
« Ô vous, les gens du Coran ! Accomplissez la prière du Witr »
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) relate : « le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô vous, les gens du Coran ! Accomplissez la prière du « Witr » car Allah est Unique et Il aime ce qui est impair. »
Le witr oublié ou manqué en dormant
Abu Sa’îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque s'est endormi sans accomplir le « Witr » ou a oublié de le faire, qu'il l'accomplisse lorsqu'il s'en rappelle. »
Quiconque entend l’appel et ne s’y rend pas n’aura pas prié, sauf s’il a une excuse !
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque entend l’appel et ne s’y rend pas n’aura pas prié, sauf s’il a une excuse ! »
Pars et va la voir ! Car c'est plus propice à ce que l'union perdure entre vous.
Al-Mughîrah ibn Shuʽbah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je me suis rendu chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) et je lui ai parlé d’une femme que j'avais demandé en mariage, il m’a alors dit : "Pars et va la voir ! Car c'est plus propice à ce que l'union perdure entre vous." Je me rendis donc chez une femme [de la tribu] des Anṣâr dans le but de la demander en mariage à ses parents. Je les ai donc informés de la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) mais c’est comme si ces derniers n’avaient pas apprécié cela. La femme entendit mes propos alors qu'elle se trouvait dans le recoin de sa chambre, elle s'exclama alors : "Si le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'a ordonné de me voir, alors regarde-moi ! Sinon, je te supplierai de le faire !" C'est comme si elle avait considéré cela de la plus haute importance. Alors, je me mis à la regarder et ensuite je l'épousai après son consentement.
Mouhammad ibn Maslama observe la femme qu'il veut épouser
Muḥammad ibn Maslamah (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai demandé une femme en mariage et je me suis caché derrière elle jusqu'à l'avoir vu dans des palmiers qui lui appartenait. » On lui a alors dit : « Fais-tu cela alors que tu es un Compagnon du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? » Il a répondu : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Lorsqu'Allah met dans le cœur d'un individu l’envie de demander une femme en mariage, il n'y a alors pas de mal à ce qu'il la regarde !" »
« Une femme ne peut pas marier une autre femme ni se marier elle-même »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a dit : "Une femme ne peut pas marier une autre femme et une femme ne peut se marier elle-même." En effet, c’est la fornicatrice qui se marie elle-même. »
La jeune fille mariée par son père contre son gré : le choix lui est laissé
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Une servante vierge s'est présentée au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a évoqué que son père l'avait mariée alors qu'elle désapprouvait cela. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors donné le choix. »
Tout esclave qui se marie sans l'autorisation de ses maîtres est un débauché.
Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Tout esclave qui se marie sans l'autorisation de ses maîtres est un débauché. »
« Qu'Allah maudisse celui qui épouse une femme pour la rendre licite à son ancien mari »
Alî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’Allah maudisse celui qui épouse une femme pour la rendre de nouveau licite à son ancien mari ; et qu'Il maudisse celui à qui cela profite ! »
Répudie celle que tu veux !
Ad-Dahâk Ibn Fayrûz rapporte d'après son père (qu'Allah l'agrée, lui et son père) : « J'ai dit : "Ô Messager d'Allah ! Je suis devenu musulman mais je suis marié à deux sœurs ! - Il a répondu : Répudie celle que tu veux !" »
Ghaylan ibn Salama et ses dix épouses : en garder quatre
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Ghaylân ibn Salamah Ath-Thaqafî s'est converti et avait, durant la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah »), dix épouses qui acceptèrent l'Islam en même temps que lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui ordonna d'en choisir quatre parmi elles. »
Zaynab rendue à Abou Al-'As six ans après sans nouveau contrat
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a rendu sa fille Zaynab à Abî Al-'Âṣ ibn Ar-Rabî' six ans après son premier mariage et il n'a pas établi un nouveau [contrat de] mariage. »
Ibn Mas'oud et la veuve dont la dot n'avait pas été fixée
Alqamah et Al-Aswad relatent : « On interrogea 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) à propos d'un homme qui épousa une femme sans avoir fixé le montant de sa dot et décéda avant même d'avoir consommé le mariage. Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) demanda : "Avez-vous un texte à ce sujet ? - Ils répondirent : Ô, Abâ Abdirraḥmân ! Nous n'avons aucun texte à ce sujet ! - Il dit alors : Je donne mon avis, s'il est juste, alors c'est grâce à Allah ! Elle a droit à la même dot que ses semblables, ni plus ni moins. Elle a [aussi] droit à une part d'héritage et elle doit observer une période de viduité. - Un homme de la tribu de Ashja' se leva et dit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) jugea de la même manière parmi nous à propos d’une femme [de notre tribu] nommée : Birwa' bint Wâshiq qui épousa un homme qui décéda avant de consommer le mariage. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors jugé [ce cas] et il lui a attribué la même dot que ses semblables, le droit à l'héritage, et l’obligation d’observer une période de viduité ! » 'Abdullah leva alors ses deux mains et proclama la grandeur d’Allah.