Sahih al-Boukhari — page 169
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Ibn 'Omar et l'homme d'Irak qui l'interrogeait sur le meurtre des moustiques
Ibn Abî Na’m à dit : « J’étais présent aux côtés d’Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père), lorsqu’un homme le questionna à propos des moustiques et [du fait] de les tuer. Il lui dit : "D’où viens-tu ? - Il répondit : D’Irak. - Il dit alors : Regardez celui-là ! Il me pose une question au sujet de celui qui tue un moustique, alors qu’ils ont tué les petits-enfants du Prophète (sur lui la paix et le salut) ! Et j’ai entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire à leur sujet : 'Ils sont tous deux mes fleurs parfumées dans cette vie d’ici-bas !'" »
Ô Allah ! Certes, je l’aime ! Aime-le, et aime ceux qui l’aiment !
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’étais avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dans l'un des marchés de Médine. Il s’en alla et je m’en allai également. Il dit : "Où est bébé ?", trois fois. Puis : "Appelle Al-Ḥassan ibn ‘Alî !" Alors, Al-Ḥassan ibn ‘Alî se leva, il avait un collier autour du cou. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit ainsi avec ses mains et Al-Ḥassan fit de même. Il le serra contre lui et dit : "Ô Allah ! Certes, je l’aime ! Aime-le, et aime ceux qui l’aiment !" » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) dit : « Dès lors, personne ne m'était plus cher qu’Al-Ḥassan ibn ‘Alî, après que le Messager d’Allah ait dit ce qu’il avait dit ! »
« Mon fils que voici est un maître » : Al-Hasan sur le minbar
Abû Bakrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Ce jour-là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit sortir Al-Ḥassan. Il monta avec lui sur le minbar et dit : "Mon fils que voici est un maître ! Et Allah réconciliera certainement, par son intermédiaire, deux groupes de ma communauté !" »
« Ô 'Aïch ! Voici Gabriel qui te transmet le salut ! »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un jour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Ô ʽÂ'ish ! Voici Jibrîl qui te transmet le salut !" Alors, j'ai dit : "Et sur lui la paix et la miséricorde d'Allah ainsi que Ses bénédictions ! Tu vois ce que je ne vois pas." » Elle signifiait par-là le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).
Certes, je sais lorsque tu es satisfaite de moi et lorsque tu es en colère contre moi.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : "Certes, je sais lorsque tu es satisfaite de moi et lorsque tu es en colère contre moi." » Elle a dit : « J'ai rétorqué : "Et d'où sais-tu cela ? - Il a répondu : Lorsque tu es satisfaite de moi, tu dis : 'Non, par le Seigneur de Muḥammad !' Et lorsque tu es en colère contre moi, tu dis : 'Non, par le Seigneur d'Abraham !' » Elle a dit : « J'ai alors dit : "En effet ! Par Allah, ô Messager d'Allah, je ne délaisse que ton nom !" »
« Le nôtre est Abou 'Oubayda ibn Al-Jarrah » : l'homme honnête de cette communauté
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Dans chaque communauté se trouve un homme honnête, et le nôtre, celui de cette communauté, est Abû 'Ubaydah ibn Al-Jarrâḥ. »
Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la Bataille des Coalisés : "Qui pourrait me ramener des nouvelles des gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit : Moi ! - Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a de nouveau demandé : Qui pourrait me ramener des nouvelles de ces gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit de nouveau : Moi ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !" »
Les deux vieilles juives et le tourment de la tombe
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Deux vieilles femmes juives de Médine entrèrent chez moi et dirent : "Certes, les occupants des tombes sont châtiés dans leurs tombes !" Je les démentis et ne jugeai pas bon de les croire. Elles sortirent et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra, je lui dis alors : "Ô Messager d’Allah ! Deux vieilles juives de Médine sont entrées chez moi et ont prétendu que les occupants des tombes sont châtiés dans leurs tombes ! - Il répliqua : Elles ont dit vrai ! Ils subissent un supplice que seuls les animaux entendent !" Après cela, jamais plus je ne le vis en prière sans qu’il demande protection contre les supplices de la tombe. »
L'épreuve de la tombe, proche de celle de l'antéchrist
Asmâ' bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se leva et parla de l'épreuve que l'homme subit dans sa tombe. Quand il en parla, les musulmans crièrent et cela m’empêcha de comprendre ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) disait. Quand leurs voix se calmèrent, je demandai à un homme qui était près de moi : "Dis ! Qu'Allah te bénisse ! Qu'a dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), vers la fin ? - Il dit : Il m'a été révélé que vous subirez dans vos tombes une épreuve proche de celle de l'antéchrist !" »
« Les Juifs se font châtier dans leurs tombes ! »
Abû Ayyûb (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit après le coucher du soleil, il entendit des voix et dit : "Les Juifs se font châtier dans leurs tombes !" »
« Voyez-vous ce que je vois ? » : les troubles comme les lieux où tombe la pluie
Usâmah ibn Zayd (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) monta en haut de l’une des forteresses de Médine, puis dit : "Voyez-vous ce que je vois ? - Ils dirent : Non ! - Il dit : Je vois certes les lieux où les troubles se manifesteront parmi vous comme [on voit] les lieux où tombe la pluie !" »
« J'ai été envoyé, moi et l'Heure, comme ceci »
Sahl ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : "J'ai été envoyé, moi et l'Heure [sommes proches] comme ceci !" et il montrait ses deux doigts en les dépliant. »
Le feu dans le Hijaz qui éclairera les cous des chameaux à Bousra
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'Heure n'adviendra pas avant qu'un feu n'apparaisse dans le Ḥijâz et n'éclaire les cous des chameaux à Buṣrâ. »
Combattre les Turcs aux petits yeux et aux visages rouges
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu les Turcs, aux petits yeux, aux visages rouges et aux nez écrasés. Leurs visages seront recouverts de boucliers - ou leurs visages ressembleront à des boucliers renforcés. Et l'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu des gens dont les sandales ne seront pas tannées. »
Combattre les non-Arabes de Khouz et de Kirman
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu les non-Arabes de Khûz et de Kirmân, les gens aux visages rouges, aux nez aplatis et aux petits yeux. Leurs visages sont tels des boucliers couverts de peau et leurs sandales sont en poils ! »
Deux unités à la prière de l'après-midi, puis le tronc d'arbre de la mosquée
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplit deux unités de prière au cours de l'une des deux prières de l'après-midi - Muḥammad ibn Sîrîne a dit qu'il pensait fortement que c'était celle du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») -, puis salua. Il se dirigea ensuite vers un tronc d'arbre situé à l'avant de la mosquée et posa la main dessus. Parmi les présents se trouvaient Abu Bakr et 'Umar (qu'Allah les agrée), mais ils refusèrent de lui en faire la remarque. Les gens pressés partirent et dirent : "La prière a-t-elle été raccourcie ?" Parmi les fidèles, se trouvait un homme que le Prophète (sur lui la paix et le salut) surnommait : "L'homme aux deux mains", qui lui demanda : "Ô Messager d'Allah ! Tu as oublié ou la prière a été raccourcie ?" Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : "Je n'ai pas oublié et la prière n'a pas été raccourcie ! - L'homme insista : Si, tu as oublié !" Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accomplit deux unités de prière, salua, prononça le « Takbîr » et se prosterna aussi longuement que d'habitude, ou plus encore. Il releva ensuite sa tête en prononçant le « Takbîr » puis reposa la tête en prononçant de nouveau le « Takbîr ». Ensuite, il se prosterna aussi longuement ou plus encore, et releva la tête en prononçant encore une fois le « Takbîr ».
Ibn Mas'oud : la prosternation de l'oubli après une prière modifiée
ʽAbdullah ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) pria - Ibrâhîm a dit : "Je ne sais pas s'il ajouta ou diminua"- et lorsqu'il finit, il lui fut dit : "Ô messager d'Allah, y a-t-il un changement dans la manière de prier ? - Il répondit : Pourquoi demandez-vous cela ? - Ils dirent : Tu as prié de telle et telle manière ! - Il plia ses jambes (sur lui la paix et le salut), se mit face à la qiblah, se prosterna deux fois et clôtura sa prière par la salutation. Puis il se tourna vers nous et dit : "S'il y avait eu un changement dans la manière de prier, je vous en aurait certainement informé ! Mais je ne suis qu'un être humain comme vous. Alors, si j'oublie, rappelez-le moi. Si l'un d'entre vous doute durant sa prière, qu'il essaye donc de savoir où il en est, puis qu'il complète sa prière, fasse le salut final et se prosterne deux fois. »
Abou Hourayra se prosterne en récitant « Quand le ciel se déchirera »
Abû Râfi’ relate qu'Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) leur a récité : {( Quand le ciel se déchirera )} et fit une prosternation. lorsqu'il s’en alla, il les informa qu’il avait vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faire de même.
Ibn 'Abbas : la prosternation de la sourate Sad n'est pas obligatoire
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « La prosternation de récitation présente dans la sourate « Ṣâd », ne fait pas partie des prosternations obligatoires, mais je vis le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'y prosterner. »
'Omar descend du minbar pour se prosterner en récitant la sourate Les Abeilles
Rabî’ah ibn 'Abdillah ibn Al-Hudayr At-Taymî relate : « 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) avait récité la sourate : "Les abeilles" sur sa chaire, un vendredi. Arrivé au verset qui nécessite une prosternation, il descendit et se prosterna, et les gens se prosternèrent. Le vendredi suivant il récita la même sourate, et arrivé au même verset de prosternation, il dit : « Ô gens! Nous passons parfois par des versets de prosternation, alors celui qui se prosterne a bien fait et celui qui ne se prosterne pas n'a fait aucun péché ! », et 'Umar (qu'Allah l'agrée) ne se prosterna pas. Dans une autre version : « Allah ne nous a pas ordonné de nous prosterner, sauf si on le désire ! »
Deux brèves rak'a après le lever de l'aube
Ḥafṣah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait deux brèves unités de prière une fois que l'aube était levée. » Dans une version : « Avant que l'on appelle à l'accomplissement de la prière. »
Priez avant le Maghrib, deux unités de prière !
Abdullah ibn Mughaffal Al-Muzanî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Priez avant le Maghrib, deux unités de prière !" Puis, il répéta : "Priez avant le Maghrib, deux unités de prière, pour qui le voudra ! » de crainte que les gens ne considèrent cela comme une tradition prophétique continuelle. »
Les deux brèves unités avant la prière de l'aube
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque que le muezzin terminait l'appel de l'aube, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se levait et effectuait deux brefs cycles de prière, avant la prière de l'aube et une fois que l'aube était bien claire. Ensuite, il s'allongeait sur le côté droit, jusqu'à ce que le muezzin vienne à lui pour appeler à l'accomplissement de la prière. »
Treize unités de prière la nuit, dont le witr et les deux de l'aube
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude d'accomplir treize unités de prières au cours de la nuit dont un cycle pour le « Witr » et deux pour la prière surérogatoire de l'aube. »