Sahih al-Boukhari — page 168
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Détourner le regard pendant la prière : un larcin du diable
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai interrogé le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet du fait de détourner le regard pendant la prière. » Il me répondit : "C’est un larcin que le Diable commet dans la prière de l’individu !"»
Les glaires sur le mur de la qibla
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) aperçut des glaires sur le mur de la mosquée du côté de la Qiblah. Il en fut navré au point qu'on le remarqua sur son visage. Il alla le frotter avec sa main et dit : « Lorsque l'un d'entre vous se tient debout en prière, il est en conversation avec son Seigneur - ou : son Seigneur est entre lui et la Qiblah - Ainsi, qu'il ne crache pas devant lui, mais plutôt à sa gauche ou à ses pieds. » Puis, il prit un bout de son vêtement, cracha dessus, frotta ensuite une partie de celui-ci contre une autre et dit : « ou qu'il agisse ainsi ! »
Débarrasse-nous de ce voile ! Ses images ne cessent de se présenter lors de ma prière !
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) avait un voile avec lequel elle recouvrait un côté de sa maison. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : "Débarrasse-nous de ce voile ! Ses images ne cessent de se présenter lors de ma prière !" »
Le vêtement à motifs rendu à Abou Jahm : « Celui-ci m'a distrait dans ma prière »
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) pria dans un vêtement noir doté de motifs et jeta un regard sur ces derniers. Quand il termina de prier, il dit : "Rendez vous avec mon vêtement que voici chez Abî Jahm et apportez-moi son vêtement ! Celui-ci m'a distrait dans ma prière tout à l'heure. " » Dans une autre version, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « J'ai regardé ses motifs durant ma prière et je crains qu'ils ne me distraient. »
Thoumama ibn Outhal attaché à une colonne de la mosquée
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya des cavaliers en direction du Najd. Ils revinrent avec un homme des Bani Ḥanîfah du nom de Thumâmah ibn Uthâl, le chef des gens d’Al-Yamâmah. Ils le ligotèrent à l'un des piliers de la mosquée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alla le voir et demanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Le prisonnier répondit : « Du bien, ô Muḥammad ! Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Si tu me fais grâce, alors tu le feras à un homme reconnaissant. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa jusqu’au lendemain, puis il lui demanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Celui-ci répondit : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu me fais grâce, tu le feras à un homme reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa jusqu’au lendemain, puis lui demanda de nouveau : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Celui-ci répondit encore : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu me fais grâce, tu le feras à un homme reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna : « Libérez Thumâmah ! » Celui-ci se dirigea alors vers une palmeraie proche de la mosquée, se lava, pénétra dans la mosquée et déclara : « J’atteste qu’il n’est aucune divinité digne d’adoration en dehors d’Allah et j’atteste que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager ! Ô Muḥammad ! Par Allah ! Il n’y avait pas sur Terre de visage plus détestable à mes yeux que le tien. Or, ton visage est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous. Par Allah ! Il n’y avait pas de religion plus détestable à mes yeux que la tienne. Or, ta religion est devenue celle qui m’est la plus chère d’entre toutes. Par Allah ! Il n’y avait pas de pays plus détestable à mes yeux que le tien. Or, ton pays est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous. Ta cavalerie m’a fait prisonnier au moment où je voulais faire la ‘Umra. Qu’en penses-tu ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui annonça la bonne nouvelle et lui ordonna d’accomplir la ‘Umra. Lorsqu’il parvint à La Mecque, quelqu’un lui demanda : « As-tu changé de religion ? » Il répondit : « Non ! Mais, je me suis soumis [à Allah] avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Par Allah ! Vous ne recevrez pas le moindre grain de blé d’Al-Yamâmah sans l’autorisation du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! »
Sa'd blessé le jour du Fossé : la tente dans la mosquée
ʽÂ'ishah ( qu'Allah l'agrée ) relate : « Saʽd fut touché le jour du fossé. C'est un homme de Quraysh qu'on appelle Ḥibbân ibn Al-ʽAriqah qui lui tira dessus, il lui tira une flèche dans la veine médiane. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dressa une tente dans la mosquée afin de pouvoir lui rendre visite d'un endroit proche. Quand il revint de la bataille du fossé, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) posa les armes et se lava. C'est alors que Jibrîl [l'Ange Gabriel] vint à sa rencontre, se frottant la tête pour en ôter la poussière et dit : "As-tu donc posé les armes ? Par Allah ! Moi, je ne les ai pas posées. Sors donc jusqu'à eux !" Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Où donc ?" Il indiqua alors la direction de Banî Qurayẓah. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit jusqu'à eux et ils se soumirent à son décret. Il renvoya la décision à Saʽd, qui dit : "Je décrète à leur sujet que les combattants soient tués, que les femmes et les enfants soient pris en esclaves et que leurs biens soient distribués !" » Hishâm dit : « Mon père relate que ʽÂ'ishâh l'informa que Saʽd dit : "Ô, Allah ! Tu sais qu'il n'est personne que je n'aimerais combattre pour Ta cause plus que des gens qui ont démenti et expulsé Ton Messager ( sur lui la paix et le salut) ! Ô, Allah ! Je pense que Tu as mis fin à la guerre entre nous et eux, mais s'il reste encore quelconque bataille entre nous et Quraysh, alors garde-moi en vie pour celle-ci, afin que je combatte pour Ta cause ! Et si Tu as mis fin à la guerre, alors laisse-la éclater et fais-en la cause de ma mort !" Elle éclata alors au niveau de sa gorge. Les Banî Ghifâr avaient une tente dans la mosquée et le sang coula jusqu'à eux. Ils dirent : "Ô, occupants de la tente ! Qu'est-ce donc, qui vient de chez vous jusqu'à nous ?" C'est là qu'ils découvrirent Saʽd dont la blessure laissait couler le sang à flots et qui mourut par sa cause. »
Les deux filles et le tambourin : « Laisse-les, Abû Bakr ! »
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate qu'Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) entra chez elle pendant les jours de Minâ et y trouva deux filles qui tambourinaient et tapaient des mains, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut), pendant ce temps, était recouvert de son manteau. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) les réprimanda, mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) découvrit son visage et dit : « Laisse-les, Abû Bakr ! Ces jours sont des jours de fête, et ces jours sont les jours de Minâ ! » ʽÂ’ishah dit : « Un jour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me cachait, pendant que je regardais les Abyssiniens jouer dans la mosquée. Lorsque 'Umar (qu’Allah l’agrée) les réprimanda, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : "Laisse-les ! Soyez sans crainte, fils d’Arfidah !" »
La servante noire accusée du vol d'une écharpe emportée par un milan
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Une fille noire appartenait à un clan arabe dont les membres l’avaient libérée et au sein duquel elle vivait. Elle raconte : "Une petite fille de chez eux sortit un jour, en portant une écharpe rouge avec des traits. Elle posa l'écharpe - ou l'écharpe tomba - et c'est alors qu'un petit milan passa et, voyant l'écharpe étendue sur le sol, la prit pour de la viande et s'en saisit. Ils se mirent à la chercher et, ne la trouvant pas, finirent par m'accuser." Elle dit qu'ils se mirent à la fouiller jusqu'à regarder dans son vagin. Elle dit : "Par Allah ! Alors que j'étais debout avec eux, voilà que le milan passa et jeta l'écharpe, qui tomba au milieu d'eux. Je dis : 'Voilà ce que vous m'avez accusée d'avoir volé ! Vous m'avez accusée, alors que j'étais innocente ! La voilà donc !'" » ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Elle vint ensuite au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et accepta l'Islam. » ʽÂ’ishah dit : « Elle avait une tente dans la mosquée ; Elle avait l'habitude de venir chez moi pour discuter et, à chaque fois qu'elle venait, elle disait : "Et le jour de l'écharpe est l’une des merveilles de notre Seigneur ! Il m'a Certes sauvée de la terre de la mécréance." » ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Une fois, je lui dis : "Qu'as-tu donc ? A chaque fois que tu t'assoies avec moi, tu dis ces mots !" Et c'est là qu'elle me raconta cette histoire. »
Abou Houmayd As-Sa'idi décrit la prière du Prophète ﷺ devant dix Compagnons
Muḥammad ibn ʽAmr ibn ʽAṭâ' relate : « J'ai entendu Abû Ḥumayd As-Sâʽidî, au milieu de dix Compagnons du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), dont Abû Qatâdah, dire : " Je vais vous enseigner la façon de prier du Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ils dirent : Pourquoi donc ? Tu n'étais ni celui d'entre nous qui le suivait le plus, ni son plus ancien compagnon ! - Si ! dit-il. - Montre donc ! répondirent les Compagnons. - Il dit : Lorsqu'il se levait pour la prière, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) levait les mains jusqu'aux épaules. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !' - Allah est plus Grand [que tout] !, jusqu'à ce que chaque os retrouve sa place, bien droit. Ensuite, il récitait. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !' et levait les mains jusqu'aux épaules. Ensuite, il s'inclinait et posait les paumes de ses mains sur ses genoux. Là, il se tenait droit, sans pencher la tête et sans la relever. Ensuite, il relevait la tête et disait : 'Sami’a Llâhu Liman Ḥamidah !' - Allah a entendu celui qui L’a loué !, puis il levait les mains jusqu'aux épaules, bien droit. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !', puis il se prosternait sur le sol en écartant ses bras de ses flancs. Ensuite, il relevait la tête et étalait son pied gauche, sur lequel il s'asseyait. Prosterné, il ouvrait ses orteils. Il se prosternait puis disait : 'Allâhu Akbar !'. Il relevait la tête et étalait son pied gauche, sur lequel il s'asseyait, jusqu'à ce que chaque os reprenne sa place. Ensuite, dans la suivante, il agissait de la même façon. Ensuite, quand il se relevait après les deux unités de prière, il disait : 'Allâhu Akbar !' et levait les mains jusqu'aux épaules, comme lorsqu'il disait : 'Allâhu Akbar !' pour commencer la prière. Ensuite, il agissait ainsi durant toute la prière et quand venait la prosternation qui précédait le salut, il écartait son pied gauche et s'asseyait sur le sol, sur son côté gauche. - Ils dirent : Tu as dit vrai ! C'est ainsi qu'il priait (sur lui la paix et le salut)." »
La récitation commencée par « La louange est à Allah, Seigneur des mondes »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah les agrée) débutaient la récitation de la prière par : {( La louange est à Allah, Seigneur des Mondes. )} Muslim ajoute : « Ils ne disaient pas : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux", ni au début, ni à la fin de la récitation. » Et dans une version chez Aḥmad, An-Nassâ’î et Ibn Khuzaymah : « Ils ne prononçaient pas à haute voix : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux." » Et dans une autre version d’Ibn Khuzaymah : « Ils le disaient à voix basse. » Et c’est ainsi qu’il faut comprendre la négation rapportée par Muslim, contrairement à ceux qui l’ont déclarée faible.
Joubayr ibn Mout'im entend la sourate At-Tour à la prière du couchant
Jubayr ibn Muṭ'im (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réciter sourate : « Aṭ-Ṭûr » [Coran : 52] dans la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et quand il arriva au verset : {( Ont-ils été créés à partir du néant ou sont-ils eux-mêmes les créateurs ? Ont-ils créé les cieux et la terre ? Plutôt, ils n'ont aucune certitude. Détiennent-ils les réserves de ton Seigneur, ou sont-ils eux les dominants ?)}, mon cœur faillit s'envoler. »
S'asseoir avant de se relever après une unité impaire
Mâlik ibn Al-Ḥuwayrith (qu’Allah l’agrée) relate qu’il a observé le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplir la prière et que, lorsqu’il concluait une unité de prière impaire, il ne se relevait pas avant de s'être parfaitement assis.
Anas interrogé sur le qounout : avant l'inclinaison
ʽÂṣim relate : « Je questionnai Anas (qu'Allah l'agrée) au sujet de : « Al-Qunût », l’invocation d’imploration qui se fait debout, lors de la prière. Il dit : "Avant l'inclinaison ! - Je dis : Untel prétend que tu as dis après l'inclinaison. - Il dit : Il a menti !" Puis, il nous évoqua le Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : "Il fit des invocations durant un mois, debout, après l'inclinaison. Il invoquait contre des gens de Banî Sulaym." Il dit : " Il envoya quarante -ou soixante- dix : il a un doute- lecteurs du Coran vers des gens polythéistes." Ils leur présentèrent l'Islam, mais ils les tuèrent, alors qu'il y avait un pacte de non-agression entre eux et le Prophète (sur lui la paix et le salut). "Je n'ai vu personne être châtié comme ils l'ont été !" »
Le Prophète ﷺ rend visite à Jabir sans monter une mule ni un cheval
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est venu me rendre visite sans monter une mule ou un cheval. »
Envoyé à quarante ans : treize ans à La Mecque, puis l'émigration
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut envoyé à l'âge de quarante ans, il a vécu à La Mecque durant treize ans à recevoir la Révélation. Puis, il lui a été ordonné d'émigrer, il a alors émigré durant dix ans. Enfin, il est mort à l'âge de soixante-trois ans. »
« Que mes héritiers ne se partagent ni dinar, ni dirham »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que mes héritiers ne se partagent ni dinar, ni dirham ! Ce que j'aurai laissé après les dépenses pour mes femmes et pour celui qui me succédera est une aumône ! »
Aucun prophète n'est mort sans voir sa place au Paradis et recevoir le choix
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait, alors qu'il était en bonne santé : "Aucun Prophète n'est mort sans que ne lui soit montrée sa place au Paradis et qu'ensuite le choix ne lui soit donné." Lorsque la mort est venue à lui et que sa tête était sur ma cuisse, il s'est évanoui. Ensuite, il reprit conscience et leva alors son regard en direction du toit de la maison. Puis, il a dit : "Ô Allah ! La compagnie la plus élevée !" J'ai dit : "Ainsi, il ne nous choisit pas !" Et j'ai alors su qu'il s'agissait du récit qu'il nous racontait lorsqu'il était en bonne santé." » Elle a dit : « La dernière parole qu'il a prononcée fut : "Ô Allah ! La compagnie la plus élevée !" »
La pudeur de Moïse et ce que disaient de lui certains fils d'Israël
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Moïse était un homme timide et pudique, du fait de sa pudeur, on ne voyait rien apparaître de sa peau. Certains parmi les fils d’Israël décidèrent de lui causer du tort et prétendirent donc : "Il ne se couvre de cette manière qu’en raison d’une maladie de peau ! Soit la lèpre, soit une hernie scrotale, soit une autre tare." Allah voulut alors innocenter Moïse de ce qu’ils avaient dit à son encontre. Un jour, Moïse s’isola ; il enleva ses vêtements, les posa sur une pierre et se lava ensuite. Quand il eut terminé, il s’avança en direction de ses vêtements afin de les prendre mais le rocher se déplaça avec son habit. Moïse prit alors son bâton et appela la pierre en disant : "Mon habit, ô pierre ! Mon habit, ô pierre !" Il continua ainsi jusqu’à arriver devant des notables des fils d’Israël qui le virent alors tout nu, le plus bel être créé par Allah. Allah l’innocenta ainsi de ce qu’ils avaient dit. La pierre s’arrêta, Moïse prit alors son habit, s’habilla et se mit à la frapper avec son bâton. Par Allah ! La pierre garda les traces des coups de bâton, trois, quatre ou cinq coups ! Et c'est là Sa parole, Exalté soit-Il : { Ô vous qui avez cru ! Ne soyez pas comme ceux qui ont offensé Moïse. Allah l’a innocenté de ce qu’ils avaient dit et il était honorable auprès d’Allah. } [Coran : 33/69].
Satan touche chaque nouveau-né à sa naissance
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Il n'est pas un nouveau-né parmi les fils d'Adam sans que Satan ne le touche au moment où il est mis au monde. Suite à ce toucher de Satan, il se met alors à crier. Les seules exceptions furent Marie et son fils. » Ensuite, Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : { Et certes, je la place sous Ta protection ainsi que sa descendance contre Satan le banni. }
Pourquoi Al-Khadir fut appelé ainsi
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Al-Khaḍir n'a été appelé ainsi qu'en raison du fait qu'il s'est assis sur une terre blanche et sèche et qu'elle s'est mise à s'agiter, suite à son passage, jusqu'à en devenir verte. »
Il ne convient pas à un serviteur de dire : "Je suis meilleur que Jonas fils de Matta !"
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il ne convient pas à un serviteur de dire : "Je suis meilleur que Jonas fils de Matta !" » Et il a attribué cela à son père.
Ô Allah ! Pardonne aux Anṣârs, aux fils des Anṣârs et aux petits-fils des Anṣârs !
Zayd ibn Arqam (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Pardonne aux Anṣârs, aux fils des Anṣârs et aux petits-fils des Anṣârs ! »
Le pire acte des polythéistes envers le Prophète ﷺ : 'Ouqba ibn Abi Mou'ayt
Urwah ibn Az-Zubayr a dit : « J'ai interrogé 'Abdullah ibn 'Amr sur le pire acte que commirent les polythéistes à l'égard du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il me répondit : "J'ai vu 'Uqbah ibn Abî Mu'ayṭ venir vers le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant qu'il accomplissait la prière, il mit alors son vêtement autour du cou du Prophète et l'étrangla fortement. Abû Bakr vint aussitôt, repoussa 'Uqbah et s'exclama : {( Allez-vous tuer un homme parce qu'il proclame : mon Seigneur est Allah ! Et qu’il est venu à vous muni de preuves [évidentes] de la part de votre Seigneur ? )} [Coran : 40/28].
Fâṭimah est une partie de moi-même ; quiconque la met en colère, me met en colère.
Al-Miswar ibn Makhramah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Fâṭimah est une partie de moi-même ; quiconque la met en colère, me met en colère. »