Sahih al-Boukhari — page 170
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
« Ne sois pas comme Untel » qui a délaissé la prière nocturne
‘Abdallah ibn ‘Amr ibn Al-’Âṣ (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Ô ‘Abdallah ! Ne sois pas comme Untel qui veillait la nuit en prière, puis a délaissé la prière nocturne ! »
Délaisser une œuvre aimée de crainte qu'elle devienne obligatoire
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) délaisse une œuvre, alors qu’il aimait la pratiquer, de crainte que les gens ne la pratiquent à leur tour et qu’elle devienne obligatoire pour eux. Je n'ai jamais vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faire la prière surérogatoire de la matinée, alors que moi, je l'accomplissais. »
Le Prophète ﷺ tombe de cheval et prie assis
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) monta à cheval puis en tomba et s'écorcha le flanc droit. Il accomplit l'une des prières prescrites en étant assis, et nous priâmes derrière lui de la sorte. Quand il termina la prière, il déclara : « L'imam a été institué pour qu'on le suive ! Quand il prie debout, priez debout ! Quand il s'incline, inclinez-vous ! Quand il se redresse, redressez-vous ! Quand il dit : "Qu'Allah exauce celui qui Le loue !", répondez : "Ô notre Seigneur, à Toi la louange !" S'il prie debout, priez debout ! Et s'il prie assis, priez tous assis ! »
La pièce de joncs dans la mosquée et la prière de nuit en groupe
Zayb ibn Thâbit (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'était fait, à l'aide de joncs, une pièce dans laquelle il s'isolait dans la mosquée. Il y pria pendant plusieurs nuits, si bien que les gens se rassemblèrent autour de lui. Une nuit, n'entendant pas sa voix, ils pensèrent qu'il dormait et l'un d'entre eux se mit à tousser pour le faire sortir. Il dit alors : "Vous n'avez cessé de faire ce que je vous ai vus faire, au point où j'ai craint qu'on ne vous l'impose, et si on vous l'imposait, vous ne l'assumeriez pas. Priez donc dans vos demeures, ô, gens ! Car la meilleure prière que l'homme puisse accomplir est celle qu'il fait chez lui, sauf s'il s'agit d'une prière obligatoire !" »
'Aïcha raconte la maladie du Messager d'Allah ﷺ : « Les gens ont-ils prié ? »
Ubaydullâh ibn 'Abdillâh ibn 'Utbah relate : « Je suis entré chez ʽÂ'ishah et j'ai demandé : "Pourrais-tu m'évoquer le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), lorsqu'il tomba malade ? - Oui, dit-elle : Alors qu'il était devenu très faible, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Nous le fîmes donc et il se lava. Essayant ensuite de se relever, il s'évanouit, puis reprit connaissance et demanda : " Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent ô, Messager d'Allah ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Il s'assit alors et se lava. Essayant de se relever, il s'évanouit puis reprit connaissance et demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent, ô Messager d'Allah ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Il s'assit alors et se lava. Essayant de se relever, il s'évanouit, puis reprit connaissance et demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent, ô, Messager d'Allah !" Les gens étaient dans la mosquée, à attendre le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour la prière du crépuscule. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya alors quelqu'un pour dire à Abû Bakr de diriger la prière. Lorsque l'envoyé en question arriva à lui, il dit : "Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'ordonne de diriger la prière !" Abu Bakr, qui était un homme sensible, dit alors : "Ô, 'Umar ! Dirige la prière !" Mais 'Umar lui répondit : "Tu en es plus digne ! " Abu Bakr dirigea donc la prière pendant plusieurs jours, puis, se sentant mieux, le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit pour la prière du midi, soutenu par deux hommes - dont l'un était Al-'Abbâs - alors qu'Abû Bakr était en train de diriger la prière. A sa vue, Abû Bakr voulut reculer, mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui fit signe de ne pas reculer et dit : "Asseyez-moi à côté de lui !" Ils l'asséyèrent donc à côté d'Abû Bakr. » Il dit : « Abu Bakr se mit à prier en suivant la prière du Prophète (sur lui la paix et le salut), et les gens suivaient la prière d'Abû Bakr, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était assis." » 'Ubaydullâh dit : « J'entrai ensuite chez Ibn 'Abbâs et dis : "Veux-tu que je t'expose ce que ʽÂ'ishah m'a relaté à propos du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsqu'il était malade ? - Il dit : Raconte !" - Je lui rapportai donc ce qu'elle m'avait relaté. Il n'en démentit rien, mais me demanda simplement : "T'a-t-elle donné le nom de l'homme qui était avec Al-'Abbâs ? - Non, répondis-je. - Il dit : Il s'agit de ʽAli ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée)." »
« Vous faites fuir les autres ! » : l'imam qui s'attarde
Abû Mas'ûd Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme dit : "Ô, Messager d'Allah ! Je ne viens que très peu à la prière, tellement untel s'attarde quand il nous dirige ! " Je n'avais jamais vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mettre dans une telle colère pour exhorter les gens, quand il dit : "Ô, vous les gens ! Vous faîtes fuir les autres ! Celui qui dirige la prière pour les gens doit l'écourter, car parmi eux se trouvent le malade, le faible et celui qui est pressé !" »
'Amr ibn Salama et les nouvelles du Prophète ﷺ apprises au point d'eau
Ayyûb relate, d'après Abû Qilâbah, d'après 'Amr ibn Salamah : « Abu Qilâbah m'a dit : "Ne vas-tu pas à sa rencontre pour l'interroger ?" - C'est à dire : interroger 'Amr ibn Salamah - J'allai donc à sa rencontre et l'interrogeai. Il me dit alors : "Nous vivions près d'un point d'eau, par lequel les gens avaient l'habitude de passer. Ils passaient par chez nous sur leurs montures et nous leur demandions : 'Qu'est-ce qui arrive aux gens ? Qu'est-ce qui arrive aux gens ? Qui est cet homme ?' Et ils nous répondaient : 'Il prétend qu'Allah l'a envoyé, qu'Allah lui a accordé la Révélation !', ou : 'Allah a révélé telle et telle chose !' C'est alors que je mémorisais ces paroles, qui semblaient s'encrer dans ma poitrine. Aussi, les Arabes tardaient à accepter l'Islam, guettant la victoire. Ils se disaient : 'Laissez-le, lui et les siens. S'il prend le dessus sur eux, c'est qu'il est un Prophète véridique !' Quand eut lieu la victoire, donc, chaque groupe s'empressa d'accepter l'Islam. Mon père fut le premier de mon clan à devenir musulman et, quand il revint, il dit : 'Par Allah ! Je vous reviens assurément de chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) ! Et il a dit : 'Faites telle prière à tel moment et telle prière à tel moment ! Et quand vient le moment de la prière, que l'un d'entre vous fasse l'appel [à la prière] et que celui qui connaît la plus grande partie du Coran vous dirige [dans la prière] !' Quand ils regardèrent, ils trouvèrent que personne ne connaissait une plus grande partie du Coran que moi, car j'apprenais auprès des voyageurs. Ils me placèrent donc devant eux, alors que j'avais six ou sept ans. J'étais couvert d'un manteau qui devenait trop court quand je me prosternais, au point où une femme de la tribu dit : 'N'allez -vous pas cacher de nous le derrière de votre récitateur ?!' Ils achetèrent de quoi me découper une robe, qui me rendit heureux comme jamais !" »
La nuit chez Maymouna : la prière de nuit du Prophète ﷺ
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que je passais la nuit chez Maymûnah, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva, accomplit ses besoins, se lava le visage et les mains et dormit. Puis, il se leva de nouveau, saisit la gourde et en défit le lien. Il fit alors une ablution moyenne, sans trop en faire mais tout en la faisant entièrement. Puis, il se tint debout pour prier. Je me levai alors et je m’écartai, car je ne voulais pas qu’il se rende compte que je l’observais, et je fis mes ablutions. Lorsqu’il se tint debout pour prier, je me plaçai à sa gauche. Il m’a alors saisi par l’oreille et me fit tourner pour me placer à sa droite. Il effectua treize cycles [de prière]. Ensuite, il s’allongea et dormit jusqu’à souffler. Lorsque Bilâl fit l’appel à la prière, il pria sans refaire ses ablutions. Il invoquait Allah en disant : « Ô Allah ! Mets de la lumière dans mon cœur, de la lumière dans ma vue, de la lumière dans mon ouïe, de la lumière à ma droite, de la lumière à ma gauche, de la lumière au-dessus de moi, de la lumière en-dessous de moi, de la lumière devant moi, de la lumière derrière moi et donne-moi de la lumière ! »
Qu'Allah augmente ton attachement au bien, et ne recommence pas !
Al-Ḥassan (qu'Allah l'agrée) relate : « Abu Bakrah (qu'Allah l'agrée) arriva tandis que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était en inclinaison, il s'inclina alors sans même avoir rejoint le rang, puis marcha jusqu'à l'atteindre. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) termina sa prière, il demanda : « Qui d'entre vous s'inclina avant de parvenir au rang, puis marcha vers celui-ci ? - Abu Bakrah (qu'Allah l'agrée) répondit : Moi ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : Qu'Allah augmente ton attachement au bien, et ne recommence pas ! »
Le mariage avec Maymouna et l'état de sacralisation
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a épousé Maymûnah alors qu'il était en état de sacralisation ; il consomma le mariage alors qu'il avait quitté l'état de sacralisation ; et elle mourut à Sarif. »
Non, pas avant que l'autre ne goûte de son petit miel ce qu'en a goûté le premier !
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme répudia son épouse à trois reprises ; un autre homme l'épousa puis la répudia avant de consommer le mariage et son premier mari voulut alors se remarier avec elle. On interrogea le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ce sujet et il dit : "Non, pas avant que l'autre ne goûte de son petit miel ce qu'en a goûté le premier !" »
Le droit de tutelle revient à quiconque affranchit !
‘ishah (qu'Allah l'agrée) relate qu'elle acheta Barîrah auprès de personnes qui faisaient partie des Anṣâr mais qui avaient conditionné que le droit de tutelle soit pour eux. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) dit alors : « Le droit de tutelle revient à quiconque affranchit ! » De plus, il lui donna le choix de rester ou non avec son mari qui était encore esclave. [Un jour] Barîrah offrit à '‘ishah (qu'Allah l'agrée) de la viande. Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) dit : « Que pensez-vous si vous nous faisiez à manger avec ce morceau de viande ? » '‘ishah (qu'Allah l'agrée) répondit : « C'est une aumône faite à Barîrah ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) répondit alors : « C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous. »
« Vos femmes sont pour vous un champ de labour » : la croyance des juifs
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Les juifs disaient : "Si l'homme pénètre le vagin de son épouse par derrière, l'enfant naîtra avec un strabisme !", suite à quoi fût révélé : {( Vos femmes sont pour vous [à l’image] d’un champ qui vous appartient. Allez à votre champ comme vous le voulez…)} [Coran : 2/223].
La femme qui se refuse à son mari qui l'invite à sa couche
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu'un homme invite sa femme à rejoindre sa couche, qu'elle se refuse à lui et qu'il passe ainsi la nuit en étant en colère contre elle, les Anges la maudissent jusqu'au matin. »
Le Prophète ﷺ faisait le tour de ses épouses en ne faisant qu'un seul lavage
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Certes, le Prophète (sur lui la paix et le salut) faisait le tour de ses épouses en n'effectuant qu'un seul lavage [rituel]. »
Lorsque l'un d'entre vous est invité à un repas de noces, qu'il s'y rende !
Ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous est invité à un repas de noces, qu'il s'y rende ! »
« Quel mauvais repas que celui des noces où l'on invite les riches »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) disait : « Quel mauvais repas que celui des noces où l'on invite les riches et l'on délaisse les pauvres ! Et quiconque ne répond pas à l'invitation a certes désobéi à Allah et à Son Messager (sur lui la paix et le salut) ! »
Le repas de mariage de deux mesures d'orge
Ṣafiyyah bint Shaybah (qu'Allah l'agrée) a dit : « A l'occasion de son mariage avec l'une de ses épouses, le Prophète (sur lui la paix et le salut) donna un repas composé de deux mesures d'orges équivalentes chacune à l'anse de deux mains accolées. »
Le mariage avec Safiyya entre Khaybar et Médine : le repas sans pain ni viande
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) séjourna trois jours entre Khaybar et Médine, on lui monta une tente afin qu'il consomme son mariage avec Ṣafiyyah. J'ai invité les musulmans à son repas de noces auquel il n'y avait ni pain, ni viande. Il ordonna à Bilâl d'étaler uniquement des tapis de peaux sur lesquels furent servis des dattes, du fromage fait de lait aigre et du beurre rance. Les musulmans dirent alors : "Cela concerne soit l'une des mères des croyants, soit l'une de ses esclaves concubines." Puis, ils dirent : "S'il lui a mis un voile, c'est l'une des mères des croyants ; mais s'il ne lui a pas mis de voile, c'est une esclave concubine !" Lorsqu'on se remit en marche, il l'installa derrière lui et étendit le voile. »
Je ne mange pas [en étant] accoudé.
Abû Juḥayfah (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsqu'il dit à un homme qui était près de lui : " Je ne mange pas [en étant] accoudé ! " »
Sept nuits auprès de la nouvelle épouse vierge, trois auprès de celle déjà mariée
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l’agrée) a dit : « Fait partie de la Tradition Prophétique, lorsque l'homme épouse une femme vierge après une femme déjà mariée, qu'il demeure auprès d'elle pendant sept nuits, puis partage [équitablement entre ses coépouses] ; et lorsqu'il épouse une femme déjà mariée [auparavant], qu'il demeure auprès d'elle durant trois nuits, puis partage [équitablement entre ses coépouses]. » Abû Qilâbah a dit : « Et si je le voulais, j'aurais dit qu'Anas tient certes cela directement du Prophète (sur lui la paix et le salut) ! »
Sawda donne son jour à 'Aïcha
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Bien que véhémente, Sawdah bint Zam'ah est la femme dans la peau de laquelle j'aimerais le plus être. Lorsqu'elle vieillit, elle accorda à ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) son jour avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Elle a dit : "Ô Messager d'Allah ! J'ai donné à ʽÂ'ishah mon jour avec toi !" Dès lors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réservait deux jours à ʽÂ'ishah : le sien et celui de Sawdah." »
Le Messager d'Allah ﷺ aimait le sucré et le miel
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affectionnait particulièrement le sucré et le miel. Quand il avait prié la prière du milieu de l'après-midi (Al-‘aṣr), il passait voir ses épouses et flirtait avec elles. Il entra chez Ḥafṣah et s'attarda plus que de coutume. Je m'enquis de ce retard et j'appris qu'une proche de Ḥafṣah lui avait offert une outre de miel et qu'elle en fit boire une gorgée au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je dis alors : "Par Allah ! Nous allons user d'astuces avec lui !" J'en parlai à Sawdah et lui dis : "Quand il viendra te voir et qu'il s'approchera de toi, dis-lui : 'Ô Messager d'Allah ! Aurais-tu mangé des maghâfîr ? - Il te répondra : Non ! - Demande-lui alors : Quelle est cette odeur alors ? [Il était connu que le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne supportait pas qu'on sente de lui une mauvaise odeur] - Il te dira : Ḥafṣah m'a donné une gorgée de miel. - ce à quoi tu répondras : Ses abeilles ont butiné le ʽUrfuṭ !'. Je lui tiendrai le même discours et toi Ṣafiyyah, fais-en de même !" Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez Sawdah, celle-ci me dit : "Par Celui en dehors Duquel il n'y a pas de divinité ! Par peur de tes reproches, j'ai failli lui en parler alors qu'il n'était qu'à la porte !" Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'approcha, elle lui demanda : "Ô Messager d'Allah ! Aurais-tu mangé des maghâfîr ? - Non ! répondit-il. Elle demanda ensuite : Quelle est cette odeur alors ? - Il dit : Ḥafṣah m'a donné une gorgée de miel. - Ce à quoi elle répliqua : Ses abeilles ont butiné le ʽUrfuṭ !" Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez moi, je lui dis la même chose, et Ṣafiyyah fit de même lorsqu'il lui rendit visite. Lorsqu'il arriva chez Ḥafṣah, elle demanda : "Ô Messager d'Allah ! Veux-tu que je t'en serve ? - Il répondit : Non, je n'en ai pas besoin !" » ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) ajouta : « Sawdah s'écria : "Gloire et Pureté à Allah ! Par Allah, nous l'en avons privé ! - Tais-toi !" lui dis-je. »
« Chez qui serai-je demain ? » : la dernière maladie du Messager d'Allah ﷺ
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il arrivait au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de demander, lors de la maladie qui entraîna sa mort : « Chez qui serai-je demain ? Chez qui serai-je demain ? », visant en cela le jour de ʽÂ`ishah (qu’Allah l’agrée). Ses épouses l'autorisèrent alors à aller chez celle qu'il voulait. Il choisit donc de rester chez ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) et y demeura jusqu'à sa mort. ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Il mourut dans ma maison, le jour qui correspondait à mon tour. Allah lui prit son âme, sa tête [posée] entre mon cou et mes poumons, et sa salive mélangée à la mienne. » Puis elle dit : « ʽAbduraḥmân le fils de Abû Bakr entra en se frottant les dents avec [un bâton] de siwâk, et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le suivit du regard. Je lui dis alors : "Donne-moi ce siwâk ʽAbdaraḥmân !". Il me le remit, j'en enlevai le bout, le mâchai, puis je le tendis au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ; il se frotta les dents avec, tout en étant adossé à ma poitrine. »