Sahih al-Boukhari — page 171
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Le tirage au sort des épouses avant le voyage
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulait voyager, il tirait au sort entre ses épouses et prenait avec lui celle qui était désignée. Lors d'une expédition militaire, il tira au sort entre nous ; je fus désignée et je pus ainsi l'accompagner. Ceci se déroula après l'instauration de l'obligation du voile. »
Accepte le verger et répudie-la en une fois !
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que la femme de Thâbit ibn Qays est venue trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : « Ô Messager d'Allah ! Je n'ai rien à reprocher à Thâbit Ibn Qays, ni du point de vue du comportement, ni du point de vue religieux, mais je répugnerais retomber dans l'impiété sous l'Islam - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui demanda alors : Lui rendra-tu son verger ? - Elle répondit : Oui ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors [à son mari] : Accepte le verger et répudie-la en une fois !" »
Ibn 'Abbas : déclarer sa femme illicite n'est rien
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il avait l'habitude de dire : « Si l'homme déclare que sa femme lui est illicite, cela n'est rien ! » Et il a récité : { Vous avez certes en la personne du Messager d'Allah un excellent exemple. } [Coran : 33/21].
Ibn 'Omar : au bout de quatre mois, annuler son serment ou divorcer
Ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Lorsque quatre mois se sont écoulés, il a le choix entre annuler son serment ou divorcer, sachant que le divorce ne sera effectif qu'une fois prononcé [formellement]. »
'Ouwaymir Al-'Ajlani : « Vois-tu si un homme surprend sa femme ? »
Ibn Shihâb relate que Sahl ibn Sa'd As-Sâ'idî (qu'Allah l'agrée) l'informa en disant : « 'Uwaymir Al-'Ajlânî se rendit chez 'Âṣim ibn 'Âdî Al-Anṣârî et lui demanda : "Ô ‘Âṣim ! Vois-tu si un homme surprend sa femme avec un autre homme, le tue-t-il ? Et l'exécutera-t-on alors ? Ou comment doit-il faire ? Questionne pour moi, ô 'Âṣim, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ce sujet !" 'Âṣim posa donc la question au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), mais celui-ci (sur lui la paix et le salut) répugnait les questions (hypothétiques) et les blâmait, si bien que 'Âṣim fut affecté par les propos qu'il entendit du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Quand il retourna auprès des siens, 'Uwaymir vint lui dire : "Ô 'Âṣim ! Que t'a-dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Il répondit à 'Uwaymir : Tu ne m'as pas apporté de bien ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a répugné la question que je lui ai posée. - 'Uwaymir déclara : Par Allah ! Je n'arrêterai pas jusqu'à ce que je le questionne à ce sujet !" 'Uwaymir s'en alla donc trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui était au milieu des gens et il dit alors : "Ô Messager d'Allah ! Vois-tu si un homme surprend sa femme avec un autre homme, le tue-t-il ? Et l'exécutera-t-on alors ? Ou comment doit-il faire ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Il y a eu une révélation vous concernant, ta compagne et toi. Va et amène-la !" Sahl a dit : "Ils se lancèrent alors des imprécations et j'étais présent dans la foule en compagnie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Lorsque les deux terminèrent, 'Uwaymir déclara : 'J'aurais menti sur son compte, ô Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), si je la garde !' Il prononça alors la formule des trois divorces avant même que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne lui en donne l'ordre." Ibn Shihâb ajouta : "Ceci devint alors la tradition des époux qui se lancent des imprécations (Al-Li'ân)." »
La meilleure aumône laisse de la richesse après elle
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La meilleure aumône est celle qui laisse de la richesse après elle, et la main supérieure (celle qui donne) est meilleure que la main inférieure (celle qui reçoit). Et commence par ceux dont tu as la charge ! » Son épouse lui dit : « Dépense donc envers ma personne ! », la mère de son enfant lui dit : « À qui vas-tu me confier ? », et son esclave lui dit : « Nourris-moi et utilise-moi ! »
Le serviteur qui apporte le repas : lui en donner une bouchée ou deux
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous a son serviteur qui lui apporte son repas, s'il ne le fait pas s'asseoir avec lui, qu'il lui en donne à manger une ou deux bouchées, ou une ou deux poignées, car il est celui qui l'a préparé. »
La femme châtiée pour avoir emprisonné une chatte jusqu'à sa mort
Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Une femme a été châtiée pour avoir emprisonné une chatte jusqu'à ce qu'elle meure. Pour cela, elle est entrée en Enfer. Elle ne l'a ni nourrie, ni abreuvée lorsqu'elle l'a enfermée et elle ne l'a pas non plus laissée se nourrir des bestioles de la terre. »
Abou Jouhayfa à 'Ali : « Avez-vous autre chose que le Livre d'Allah ? »
Abû Juḥayfah (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai demandé à 'Alî (qu'Allah l'agrée) : "Avez-vous autre chose comme Révélation que ce qu'il y a dans le Livre d'Allah ? - Il a répondu : Non, par Celui qui fend la graine et créé l'âme ! Rien, en dehors de la compréhension du Coran accordée par Allah à l'homme et ce qui figure sur cette feuille ! - J'ai dit : Et qu'y-a-t-il sur cette feuille ? - Il a dit : Le prix du sang, la libération du prisonnier et on ne tue pas un musulman pour un mécréant !" »
Ar-Roubayyi' casse l'incisive d'une servante : la famille n'accepte que le talion
Anas relate qu'Ar-Rubayyî' - sa tante paternelle - cassa l'incisive d'une servante. Ils lui demandèrent alors de la pardonner, [ainsi qu'à ses proches], mais ils refusèrent. Ils proposèrent une chose de valeur [en contrepartie du pardon], mais ils refusèrent [de nouveau]. Alors, ils se rendirent [tous] auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) mais, là encore, ils refusèrent [toute forme de conciliation] et n’acceptèrent que l'application du talion. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna donc l'application du talion. Anas ibn Naḍir s'est alors exclamé : « Ô Messager d'Allah ! L'incisive d'Ar-Rubayyî' va-t-elle être cassée !? Non ! Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, son incisive ne sera pas cassée ! » Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Anas ! Le Livre d'Allah, le talion ! » Finalement, les gens agréèrent et ils décidèrent de pardonner. A ce moment là, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, parmi les serviteurs d'Allah, il est des gens qui, s'ils juraient par Allah, Il les affranchirait de leur serment et les exaucerait ! »
'Omar : « Si tous les gens de San'a s'y étaient associés, je les aurais tués »
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'un jeune garçon fut assassiné, 'Umar (qu’Allah l’agrée) dit alors : « Si [tous] les gens de Ṣan'â` s'y étaient associés, je les aurais [tous] tués ! »
L'homme le plus arrogant auprès d'Allah, celui qui tue dans le sanctuaire
Amr ibn Shu'ayb relate d'après son père, que son grand-père a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a dit : "Certes, l'homme le plus arrogant auprès d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, est celui qui tue dans l'Enceinte Sacrée d'Allah, qui tue autre que son meurtrier ou qui tue par animosité émanant de la période préislamique." »
La même indemnité pour le pouce et l'auriculaire
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'indemnité [à verser] pour celui-ci et celui-là est identique », en désignant le pouce et l'auriculaire.
Abou Moussa et les deux Ach'arites qui demandaient une fonction
Abû Mûsâ (qu’Allah l'agrée) relate : « Je me suis présenté au Prophète (sur lui la paix et salut) et il y avait avec moi deux hommes [de ma tribu] parmi les Ash’ariyyîn. L’un d’eux était à ma droite tandis que l’autre était à ma gauche. Quant au Messager d’Allah (sur lui la paix et salut) il se nettoyait les dents avec un siwâk. Tous les deux demandèrent [le commandement]. Il dit alors : "Ô Abâ Mûsâ !" où : "Ô ‘Abdallah ibn Qays !" J’ai dit : "Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’étais pas au courant du for intérieur de ces ceux-là et je n’ai pas pressenti qu'ils demanderaient cela [le commandement]." Il a dit : "C’est comme si je voyais son petit bâton de siwâk sous ses lèvres qui descendait et montait. - Il a alors dit : Nous n’utilisons pas pour notre œuvre celui qui la veut [c’est-à-dire : Nous ne confions pas le commandement à celui qui le demande]. Toutefois, toi - Ô Abâ Mûsâ - va au Yémen ! ou, toi - Ô 'Abdallah ibn Qays - va au Yémen !" Ensuite, Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) partit sur ses traces et, lorsqu’il se présenta à lui, [Abû Mûsa] lui jeta un coussin et dit : "Descends !" Il y avait auprès de lui un homme attaché et entravé. [Mu’âdh] demanda : "Qu’est-ce que cela ? - [Abû Mûsâ] répondit : C’est un juif qui s’est converti puis est redevenu juif ! - Puis, il a dit : Assied-toi ! - Mais, [Mu'adh] a répondu : Je ne m’assois pas jusqu’à ce qu’il soit tué. C’est la décision d’Allah et de Son Messager !" Il répéta cela trois fois. Alors, il ordonna qu’on le tue et il fut tué. Ensuite, tous les deux évoquèrent la prière de nuit et l’un d’eux dit : "Quant à moi, je me lève [pour prier] et je dors, et j’espère de mon sommeil ce que j’espère de ma veille." »
Ma'iz ibn Malik : « Peut-être l'as-tu embrassée ? »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque Mâ'iz ibn Mâlik s'est présenté [afin d’avouer son péché] au Prophète (sur lui la paix et salut), ce dernier lui a dit : "Peut-être l'as-tu embrassée, lui as-tu fait un clin d’œil ou les yeux doux ? - Il a dit : Non, ô Messager d'Allah ! - Tu as couché avec elle ?" poursuivi-t-il, sans euphémisme. A ce moment-là, il ordonna sa lapidation. »
'Omar sur le minbar : le verset de la lapidation
Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) a dit, alors qu'il était assis sur le minbar du Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) : « Allah a certes envoyé Muḥammad (sur lui la paix et salut) avec la vérité et Il a fait descendre sur lui le Livre. Et parmi ce qui a été descendu sur lui, il y a le verset de la lapidation. Nous l'avons lu, retenu et compris. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a lapidé et, après lui, nous avons nous [aussi] lapidé. Je crains qu'un temps long ne s'écoule auprès des gens et qu'un jour quelqu'un dise : "Nous ne trouvons pas la lapidation dans le Livre d'Allah !" Alors, ils s'égareront en délaissant une obligation qu'Allah aura fait descendre. Et la lapidation est bien dans le Livre d'Allah pour quiconque commet la fornication - parmi les hommes et les femmes ayant déjà été mariés - dès lors où la preuve évidente est établie, en cas de grossesse ou en cas d'aveu ! »
Les efféminés parmi les hommes et les masculinisées parmi les femmes
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a maudit les efféminés parmi les hommes et les masculinisés parmi les femmes, puis a dit : "Sortez-les de vos demeures !" » Il a dit : « Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a sorti untel et 'Umar a sorti untel ! »
Hilal ibn Oumayya accuse sa femme avec Charik ibn Sahma'
Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que Hilâl ibn Umayyah lança une accusation contre sa femme auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) avec Sharîk ibn Samḥâ'. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « La preuve évidente ou la peine prescrite sur ton dos ! - Il a alors dit : Ô Messager d’Allah ! Lorsque l’un d’entre nous surprend sa femme avec un homme, part-il rechercher une preuve évidente !? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) continua à dire : La preuve évidente ou la peine prescrite sur ton dos ! - Alors, Hilâl a dit : Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Certes, je suis véridique ! Assurément, Allah fera descendre ce qui innocentera mon dos de la peine prescrite ! » Alors, Gabriel (sur lui la paix) descendit et le verset suivant descendit avec lui : { Et quant à ceux qui lancent des accusations…} [Coran : 24/6]. Il lut le verset jusqu’à ce qu’il parvienne à : {…qu’il est du nombre des véridiques } [Coran : 24/9]. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'en alla et manda la femme de Hilâl. Ce dernier vint et témoigna, alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah sait que l’un d’entre vous deux est un menteur, l’un d’entre vous souhaite-il se repentir ? » Alors, elle se leva et témoigna elle aussi. Parvenue à la cinquième attestation, ils l’arrêtèrent et dirent : « Cette [dernière] attestation aura des conséquences obligatoires [en termes de châtiment]. » Ibn ‘Abbâs a dit : « Elle se réfréna et flancha jusqu’à ce que nous ayons pensé qu’elle se rétracterait. - Alors, elle a dit : Je ne vais pas humilier mon peuple pour le reste de la journée ! » Et elle poursuivit. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Observez bien [ce qu’elle amènera avec elle] ! Si elle met au monde [un enfant] aux yeux noirs [comme ayant du khôl], les fesses pendantes et les mollets imposants, alors il est de Sharîk ibn Samḥâ' ! » Et elle mit au monde un enfant exactement comme cela. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sans ce qui a précédé du Livre d’Allah [à ce sujet], il y aurait eu entre elle et moi une affaire [à régler] ! »
Celui qui accuse son esclave innocent de fornication
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a entendu Abû Al-Qâsim (sur lui la paix et le salut) dire : "Quiconque accuse son esclave de fornication alors qu'il en est innocent sera flagellé le Jour de la Résurrection, sauf s'il en est tel qu'il l'a dit."
« Allah a maudit le voleur : il vole l'œuf, et on lui coupe la main »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah a maudit le voleur ; il vole l'œuf, et voilà qu'on lui coupe la main ; il vole la corde, et voilà qu'on lui coupe la main. »
Le buveur d'alcool fouetté d'environ quarante coups
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : "On amena au Prophète (sur lui la paix et le salut) un homme qui avait bu de l'alcool. Il le flagella alors d'environ quarante coups à l'aide de deux branches de palmier." Il a dit : "Abû Bakr fit la même chose. Puis, lorsque cela fut [le califat de] 'Umar, il consulta les gens et 'Abd ar-Raḥmân a dit : 'Intimide-les en portant les peines prescrites à quatre-vingts coups.' 'Umar ordonna alors cela."
Si l'un d'entre vous frappe son frère, qu'il évite le visage.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si l'un d'entre vous frappe son frère, qu'il évite le visage. »
'Ali : la peine du buveur d'alcool et le prix du sang
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je n'applique pas une peine prescrite sur quelqu'un, puis qu'il vienne à en mourir, sans que je n'en ressente quelque chose en moi, excepté pour le buveur d'alcool. En effet, s'il meurt je dois verser le prix du sang pour lui. Et ceci, car le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a pas fixé un nombre de coups [de fouet] précis [à son sujet]. »
'Aïcha : « Votre combat est le pèlerinage ! »
ʽÂ'ishah, la mère des croyants (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai demandé la permission au Prophète (sur lui la paix et le salut) de participer au combat. Mais il a dit : " Votre combat est le pèlerinage !" »