Sahih al-Boukhari — page 159
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Comment ? Alors qu'elle a affirmé vous avoir allaités tous les deux !?
‘Uqba ibn al-Ḥârith (qu’Allah l’agrée) relate : « Alors que j’étais marié à Umm Yaḥya bint Abî Ihâb, un jour, une esclave noire vint à ma rencontre et m’a dit : " Je vous ai allaités tous les deux ! " J’en informai alors le Prophète (sur lui la paix et le salut), mais il se détourna de moi. Je me mis devant lui et l’informai de nouveau, c’est alors qu’il m’a dit : " Comment ? Alors qu'elle a affirmé vous avoir allaités tous les deux !? " »
L'aumône d'une datte acquise licitement, accueillie de la main droite d'Allah
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Celui qui fait aumône de la valeur d’une datte d’un bien licitement acquis, et Allah n’accepte que ce qui est bon et licite, Allah accueille certes son don de Sa Main droite. Ensuite, Il le fera croître et augmentera sa récompense pour celui qui en est l'auteur, à l'image de l’un d'entre vous qui élève son poulain, si bien que cette datte finira par devenir aussi grande qu’une montagne ! »
Le décès d'az-Zoubayr ibn al-'Awwam et le remboursement de ses dettes
Abû Khubayb ‘Abdullah ibn Az-Zubayr relate : « Peu avant la bataille du chameau, Az-Zubayr m’appela. Je me rendis auprès de lui et il me dit : " Mon fils ! Quiconque est tué aujourd’hui sera soit injuste, soit victime d’une injustice. Et je me vois déjà mourir aujourd’hui, victime de leur injustice. Mon plus grand souci concerne mes dettes. Crois-tu qu’il nous restera quelques biens après le paiement de nos dettes ? " Puis, il ajouta : " Mon fils ! Vends nos biens et paie ma dette. " Ensuite, Az-Zubayr ordonna que le tiers de son héritage soit légué, un tiers de ce legs devant revenir aux fils de ‘Abdullah ibn Az-Zubayr. Il a dit : " S’il reste quelque chose de nos biens après le paiement de nos dettes, un tiers [du legs] sera partagé entre tes fils. " (Hichâm, [l’un des narrateurs] ajouta : " Quelques-uns des fils de ‘Abdullah - comme Khubayb et ‘Abbâd - avaient le même âge que les fils d’Az-Zubayr. ‘Abdullah avait à cette époque neuf fils et neuf filles. "). ‘Abdullah poursuivit : " Il ne cessa de me faire des recommandations au sujet de ses dettes en disant : ' Mon fils ! Si tu éprouves une quelconque difficulté à rembourser mes dettes, demande l’aide de mon Maître. ' Par Allah, je ne comprenais pas ce qu’il signifiait par-là, alors je lui demandai : Père ! Qui est ton Maître ? - Allah ! répondit-il. Par Allah ! Chaque fois que j’avais un souci au sujet d’une dette, j’implorais Allah en disant : Ô Maître d’Az-Zubayr ! Honore sa dette à sa place ! et Il l’honorait. " ‘Abdullah ajouta : " En effet, Az-Zubayr mourut [lors de la bataille]. Il ne laissa pas d’argent, mais deux terres, dont « Al-Ghâbah » [une terre immense près de Médine], onze maisons à Médine, deux à Baṣorah, une à Koufah et une autre en Egypte. Il s’était endetté car, lorsqu’un homme venait lui confier son argent, Az-Zubayr lui disait : ' D’accord, mais à condition que cela soit un prêt [et non un simple dépôt] car je crains de le perdre. ' A aucun moment l’administration d’une province ne lui fut confiée ou la collecte des impôts mais [ses richesses provenaient du butin qu’il recevait] de ses expéditions militaires avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr, ‘Umar ou ‘Uthmân (qu’Allah les agrées)." ‘Abdullah poursuivit : " J’ai compté ses dettes : elles s’élevaient à deux millions deux cent mille ! " Puis, Ḥakîm ibn Ḥizâm rencontra ‘Abdullah ibn Az-Zubayr et lui demanda : " Mon neveu ! A combien s’élève la dette de mon frère ? " J’en cachai le vrai montant et lui dit : " Cent mille ! - Ḥakîm dit : Par Allah ! Je ne pense pas que vos biens suffisent pour les couvrir. - Je lui répondis : Que dirais-tu si la dette s’élevait à deux millions deux cent mille ? - Il répondit : Je ne pense pas que vous soyez capables d’honorer ses dettes. Si vous en êtes incapables, demandez-moi de vous aider ! " Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) avait acheté « Al-Ghâbah » pour cent soixante-dix mille. ‘Abdullah la vendit pour un million six cent mille. Ensuite, il interpella les gens : " Que celui à qui Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) devait de l’argent accepte [une partie de] « Al-Ghâbah » en remboursement ! " ‘Abdullah ibn Ja’far (qu’Allah l’agrée), à qui Az-Zubayr devait quatre cent mille, vint et lui dit : " Si vous le voulez, j’annule cette dette. - Non, répondit ‘Abdullah (qu’Allah l’agrée). - Si vous le voulez, vous pouvez en ajourner le remboursement, insista ‘Abdullah ibn Ja’far. - Non, persista ‘Abdullah. - Dans ce cas, donnez-moi une parcelle de cette terre ! conclut ‘Abdullah ibn Ja’far. " ‘Abdullah lui en attribua une partie. Il vendit d’autres parcelles, remboursant ainsi les dettes de son père. Il en resta quatre parts et demie. Ensuite, il se rendit chez Mu’âwiyah où se trouvaient ‘Amr ibn ‘Uthmân, Al-Mundhir ibn Az-Zubayr et ibn Zam’ah (qu’Allah les agrées). Mu’âwiyah (qu’Allah l’agrée) l’interrogea : " A combien s’est vendue « Al-Ghâbah » ? - Cent mille chaque parcelle, répondit-il. - Combien reste-t-il de parcelles ? Demanda Mu’âwiyah. - Quatre parts et demie, répondit-il. - J’achète une part pour cent mille, dit Al-Mundhir ibn Az-Zubayr. - J’achète moi aussi une part pour cent mille, déclara ‘Amr ibn ‘Uthmân. - J’achète également une part pour cent mille, affirma ibn Zam’ah. - Combien en reste-t-il maintenant ? Demanda Mu’âwiyah. - Une part et demie, répondit ‘Abdullah. - Je la prends pour cent cinquante mille ! dit Mu’âwiyah. " Plus tard, ‘Abdullah ibn Ja’far vendit sa part à Mu’âwiyah pour six cent mille. Lorsque ’Abdullah ibn Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) eut remboursé toutes ses dettes, les fils d’Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) demandèrent leur part de l’héritage. Il leur répondit : " Par Allah ! Je ne le ferai qu’après avoir interpellé les gens, au cours de quatre Pèlerinages consécutifs, en ces termes : ' Ecoutez bien ! Que celui à qui Az-Zubayr doit quelque chose vienne pour que nous le remboursions. ' Et effectivement, il le fit durant quatre Pèlerinages, puis il répartit l’héritage entre les héritiers d’Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) après en avoir légué le tiers. Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) avait quatre femmes. Chacune d’elles reçut un million deux cent mille. L’ensemble des biens d’Az-Zubayr s’élevait donc à cinquante millions deux cent mille.
Avant de dormir : souffler dans ses mains et réciter les sourates protectrices
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se couchait [pour dormir], il soufflait dans ses mains, récitait les [sourates] protectrices du Coran, puis passait ses deux mains sur son corps. Et dans une autre version, [celle de Al-Bukhârî] : « Chaque nuit, lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mettait au lit, il plaçait ses mains jointes devant sa bouche, puis soufflait dedans et y récitait les trois dernières sourates protectrices : {(Dis : Il est Allah, L’Unique…)} ; {(Dis : Je me réfugie auprès du Seigneur de l’aube…)} ; {(Dis : Je me réfugie auprès du Seigneur des hommes…)}. Ensuite, il passait ses mains sur son corps, autant qu’il le pouvait en passant sur sa tête, son visage et en terminant par le reste de son corps, et il répétait cela trois fois.
Le Prophète ﷺ achète de la nourriture à un juif et lui laisse son armure en gage
ʽÂ'ishah bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) acheta à un juif de la nourriture et lui remit son armure en gage.
Sa'd ibn Abi Waqqas malade : le testament limité au tiers
Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Au cours du Pèlerinage d'adieu, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à mon chevet lors d'une maladie qui faillit me tuer. Je dis : " Ô Messager d'Allah! Ma maladie a atteint le stade que tu vois. Je suis fortuné et je n'ai qu'une seule fille pour héritière. Donnerais-je les deux tiers de mes biens en aumône? - Non ! répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Donnerais-je alors la moitié ? demandai-je. - Non ! répliqua le Prophète (sur lui la paix et le salut). Le tiers ! Et le tiers c'est beaucoup ! Laisser tes héritiers riches est préférable que de les laisser pauvres, demandant la charité aux gens. Tu n'effectues aucune dépense en recherchant l'agrément d'Allah sans que tu en sois récompensé, serait-ce la bouchée que tu mets dans la bouche de ton épouse ! " Je demandai : " Ô Messager d'Allah ! Ferais-je défaut à mes compagnons après leur retour (à Médine)? " Il répondit : " Tu ne survivras point sans que, pour toute œuvre que tu accompliras en recherchant l'agrément d'Allah, tu sois élevé en degrés et en dignité. Il se peut aussi que tu survives afin que ta présence profite à certains et nuise à d'autres. Ô Allah ! Achève l'hégire de mes Compagnons et ne les ramène pas en arrière ! Mais le malheureux est bien Sa'd ibn Khawlah. » (Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut peiné et attristé pour Sa'd, car il décéda à la Mecque.)
Interdiction de l'orgueil et de la vanité et explication de leurs conséquences néfastes
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Alors qu'un homme marchait vêtu d'un ensemble, plein de vanité, la tête peignée et se pavanant, Allah l'engloutit. Si bien qu'il s'enfoncera dans la terre jusqu'au Jour de la Résurrection. »
L'homme harassé envoyé chez les épouses du Prophète ﷺ
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme est venu au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : " Je suis harassé ! " Alors, il l’envoya à l’une de ses femmes, qui a dit : " Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je n’ai que de l’eau ! " Il l’envoya à une autre, qui répondit la même chose et, finalement, elles répondirent toutes la même chose : " Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je n’ai que de l’eau ! " Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a demandé : " Qui souhaite accueillir celui-ci cette nuit ? - Un homme parmi les Anṣâr répondit : Moi ! Ô Messager d’Allah ! - L’homme partit chez lui et dit à sa femme : Fais honneur à l’invité du Messager d’Allah ! " Et dans une version, il a dit à sa femme : " As-tu quelque chose ? - Elle répondit : Non, juste de quoi nourrir mes enfants ! - Il a dit : Occupe-les avec quelque chose et lorsqu’ils voudront manger, fais-les dormir ! Puis, lorsque notre invité viendra, éteins la lampe et laisse-le croire que nous mangeons. " Lorsqu’ils prirent place à table, l’invité mangea donc tandis que tous deux, ainsi que leurs enfants, passèrent la nuit affamés. Au matin, il alla à la rencontre du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui lui a alors dit : " Allah s’est étonné de la façon dont vous avez agi, cette nuit, avec votre hôte. " »
'Ali sort de chez le Messager d'Allah ﷺ pendant sa dernière maladie
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que ‘Ali ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) sortit de chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu’il souffrait [de la maladie] qui l’a emporté ; les gens lui demandèrent : « Ô Aba-l-Hassan ! Comment était le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ce matin ? -Il dit : Il était, par la grâce d’Allah, guéri ! »
« Je me réfugie auprès de Toi contre l'incapacité, la paresse et la lâcheté »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de dire : « Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre l’incapacité, la paresse, la lâcheté, la sénilité et l’avarice. Je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la tombe et je me réfugie auprès de Toi contre l’épreuve de la vie et de la mort. » Dans une autre version il ajoutait : « [Contre] Le poids écrasant des dettes et la domination des hommes. »
Moujazziz et les pieds de Zayd ibn Haritha et d'Oussama
ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) est entré chez elle, le visage radieux et resplendissant, et a dit : « Sais-tu que, tout à l’heure, Mujazziz a regardé Zayd ibn Ḥârithah et Usâmah ibn Zayd et a dit : " Ces pieds proviennent sans aucun doute les uns des autres ! " ? » Dans une version : « Et Mujazziz était physionomiste. »
L'interdiction de la moukhabara, de la mouhaqala et de la mouzabana
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit : « Al-Mukhâbarah », « Al-Muḥâqalah », et « Al-Muzâbanah ». Il a aussi interdit de vendre un fruit avant qu’il ne soit clairement mûr et de vendre des fruits contre autre chose que des pièces d’or ou d’argent, à l’exception des « ‘Arâyâ ».
« N'allez pas à la rencontre des marchands qui arrivent »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’allez pas à la rencontre des marchands qui arrivent. Ne vendez pas et n’achetez pas les uns par-dessus les autres. Ne surenchérissez pas les uns contre les autres. Qu’un citadin ne vende pas pour un nomade. Ne laissez pas gonfler les mamelles des chamelles et des brebis et si quelqu’un en achète, il aura le choix après l’avoir traite: si elle lui convient, il la gardera ; sinon, il la rendra avec une mesure de dattes. »
Les ventes interdites et la demande en mariage par-dessus celle d'un frère
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit qu’un citadin vende pour un nomade, de surenchérir les uns sur les autres, de vendre par-dessus son frère, de faire une demande en mariage après celle qu'il a effectuée et qu’une femme demande le divorce de sa coépouse afin de remplir son assiette. »
Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit la vente de l’or à crédit.
Abû al Minhâl a dit : « J’ai interrogé Al-Barâ’ ibn ‘Âzib et Zayd ibn Arqam au sujet du change. Chacun des deux m’a dit : « Lui, il est meilleur que moi ! » et chacun des deux m’a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit la vente de l’or à crédit. »
L'échange d'argent contre argent et d'or contre or, seulement en même quantité
Abû Bakrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit d’échanger de l’argent contre de l’argent et de l’or contre de l’or, sauf en même quantité. Et on nous a autorisés d’échanger de l’argent contre de l’or à notre guise et d’échanger de l’or contre de l’argent à notre guise. Un homme demanda : « De la main à la main ? - Il répondit : C’est ce que j’ai entendu ! »
Le lépreux, le chauve et l'aveugle des fils d'Israël
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire : « Il était trois hommes parmi les fils d'Israël : un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah voulut les éprouver et leur envoya un Ange. Il se présenta au lépreux et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Un beau teint, une belle peau et que disparaisse ce pourquoi les gens me répugnent. " L'Ange passa alors la main sur lui. Son aspect répugnant disparut alors et on lui donna un beau teint et une belle peau. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Il répliqua : Les chameaux ! - ou : les vaches ! Ishâq doute - et il reçut une chamelle pleine. L'Ange lui dit alors : " Qu'Allah te la bénisse ! " Puis, il se présenta au chauve et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Une belle chevelure et que disparaisse ceci, qui fait que les gens me répugnent. " L'Ange passa alors sa main sur lui et cela disparut. Il reçut alors une belle chevelure. - " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les vaches ! " répondit-il. Il reçut alors une vache pleine et l'Ange dit : " Qu'Allah te la bénisse ! " Il se présenta ensuite à l'aveugle et demanda : " Quel est ton plus cher désir ? - Il répondit : Qu'Allah me rende la vue afin que je puisse voir les gens. " L'Ange passa alors la main sur lui et Allah lui rendit la vue. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les moutons ! " répondit-il. Il reçut alors une brebis pleine. La chamelle, la vache et la brebis mirent bas. L'un avait une vallée pleine de chameaux, l'autre une vallée pleine de vaches et le dernier une vallée pleine de moutons. Puis, l'Ange se présenta au lépreux sous l'apparence et l'aspect qu'avait ce lépreux et dit : " Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a donné un beau teint, une belle peau et la richesse ! Je te demande un chameau afin que je puisse continuer mon voyage. - L'homme répondit : Les droits sont nombreux ! - L'Ange lui dit : J'ai l'impression de te connaître. N'étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient et un pauvre qu'Allah a rendu riche ? - Il répliqua : J'ai hérité cette richesse de père en fils. - L'Ange rétorqua : Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Ensuite, il se présenta au chauve sous l'apparence qu'avait ce chauve et lui tint le même discours qu'au premier. Celui-ci lui donna la même réponse. L'Ange répliqua : " Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Enfin, il se présenta à l'aveugle sous l'apparence et l'aspect qu'avait cet aveugle et dit : Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a redonné la vue ! Je te demande une brebis afin que je puisse continuer mon voyage. -L'homme répondit : J'étais aveugle et Allah m'a redonné la vue. Prends ce qu'il te plaît et laisse ce que tu veux ! Par Allah ! Aujourd'hui, je ne t'en voudrai pour aucune chose que tu prendras pour Allah. - L'Ange déclara : Garde ton bien ! Car vous avez été mis à l'épreuve. Allah est satisfait de toi et courroucé contre tes deux compagnons. " »
Le nom le plus infâme auprès d'Allah : « le roi des rois »
Abû Hurayrah (qu'Allah agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le nom le plus infâme auprès d'Allah est celui d'un homme qu'on appelle : " le roi des rois ", alors qu'il n'y a de Roi qu'Allah ! » Et dans une [autre] version : « L'homme qui provoquera le plus le courroux d'Allah, au Jour de la Résurrection, le plus vil contre lequel Allah sera le plus en colère est un homme qu'on appelait : " le roi des rois ", alors qu’il n'y a de Roi qu'Allah ! » Sufyân a dit : « C'est comme Shâhân Shâh ! » Et Aḥmad ibn Ḥanbal a dit : « J’ai questionné Abû 'Amr sur le sens de : le plus infâme (« Akhna' »), et il a répondu : « le plus rabaissé. »
La malédiction dans la dernière rak'a du Fajr et le verset révélé
Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire, lorsqu'il relevait sa tête de l'inclination, dans la dernière rak'ah de la prière du Fajr : « Ô Allah ! Maudis untel et untel ! » Après avoir dit : « Qu'Allah exauce celui qui Le loue. Ô notre Seigneur ! A Toi la louange ! » Allah révéla alors : {( Tu n’as (Muḥammad) aucune part dans l’ordre (divin)...)} [Coran : 3/128]. Dans une autre version, il est rapporté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) invoquait Allah contre Ṣafwân ibn Umayyah, Suhayl ibn 'Amr et Al-Ḥârith ibn Hishâm. C'est alors qu'Allah révéla : {(Tu n’as (Muḥammad) aucune part dans l’ordre (divin)...)} [Coran : 3/128].
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) a écrit : « Tuez tout sorcier et toute sorcière ! »
Bajâlah ibn 'Abadah relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) a écrit : « Tuez tout sorcier et toute sorcière ! » Il a dit : « Nous avons alors tué trois sorciers. » Et d'après Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) : « Ḥafṣah fut ensorcelée par sa jeune servante qui reconnut l'avoir ensorcelée, alors 'Abd ar-Raḥmân ibn Zayd ordonna de la tuer. » Et d'après Abû 'Uthmân Al-Hindî : « Il y avait auprès d'Al-Walîd un homme qui jouait. Il égorgea un homme et enleva sa tête, alors nous nous étonnâmes. Ensuite, il remit sa tête en place. Jundub Al-Ardî vint et le tua. »
« Malheur à l'adorateur du dinar ! Malheur à l'adorateur du dirham ! »
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Malheur à l'adorateur du dinar ! Malheur à l'adorateur du dirham ! Malheur à l'adorateur des beaux vêtements ! Malheur à l'adorateur des beaux pâturages ! Si on lui donne, il est satisfait ! Mais si on ne lui donne pas, il est courroucé ! Malheur à lui et qu'il soit détruit ! Et s'il s'enfonce une épine, qu'il ne puisse l'ôter ! Ṭûbâ [un arbre du Paradis, et c’est une bonne nouvelle] pour un serviteur qui prend les brides de son cheval [pour s'élancer] dans le sentier d'Allah, aux cheveux ébouriffés et aux pieds poussiéreux. S'il monte la garde, il monte vraiment la garde, s'il est à l'arrière de l'armée afin de surveiller ses arrières, il y reste, s'il demande la permission, on ne la lui donne pas et s'il intercède, on ne le lui permet pas. »
L'invocation du voyage, une fois installé sur le chameau
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'installait sur son chameau en sortant pour un voyage, il proclamait la grandeur d'Allah (en prononçant : « At-Takbîr ») à trois reprises puis, il disait : « Gloire et Pureté à Celui qui nous a soumis cela alors que nous n'étions pas capables de le dominer et c'est vers notre Seigneur que nous retournons. Ô Allah ! Nous Te demandons dans notre présent voyage la bonté et la piété, ainsi que les œuvres que Tu agrées. Ô Allah ! Facilite notre présent voyage et raccourcis sa distance ! Ô Allah ! Tu es le Compagnon du voyage et le Remplaçant au sein de la famille. Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre les difficultés du voyage, la vision pénible et un mauvais retour vers les biens et la famille. » Et lorsqu’il revenait, il disait la même chose mais il ajoutait à celles-ci : « Nous sommes de retour, en nous repentant, en adorant et en louant notre Seigneur. » Et dans une [autre] version : Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revenait du Pèlerinage ou de la ‘Umrah, à chaque fois qu’il passait par un col ou un endroit en hauteur, il proclamait la grandeur d’Allah à trois reprises, puis il disait : « Il n’est de divinité digne d'adoration, excepté Allah, Seul, sans associé. À Lui la Royauté et la Louange et Il est Omnipotent sur toute chose. Nous sommes de retour, en nous repentant, en adorant, en nous prosternant et en louant notre Seigneur. Allah a été véridique dans Sa promesse, Il a secouru Son serviteur et Il a mis en déroute les coalisés, Seul. » Et dans une [autre] version : Lorsqu’il revenait avec les armées, ou revenait des expéditions, ou du Pèlerinage, ou de la ‘Umrah.
« Pas de mal ! C'est une purification » : la visite au bédouin malade
Abdullah ibn 'Abbas (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendit au chevet d'un bédouin malade afin de le visiter et que, lorsqu'il entrait visiter un malade, il disait : « Pas de mal ! C'est une purification, si Allah le veut. »
Ibn Mas'oud touche le Prophète ﷺ fiévreux : « Tu as une très forte fièvre ! »
‘Abdullah ibn Mas‘ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « Je suis entré voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) alors qu’il souffrait de douleurs fiévreuses. Je l'ai alors touché et j'ai dit : " Tu as une très forte fièvre ! - Il dit alors : En effet, je souffre comme souffrent deux hommes d’entre vous. " »