Sahih al-Boukhari — page 154
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Safiyya rend visite au Prophète ﷺ pendant sa retraite et il la raccompagne
Ṣafiyyah bint Ḥuyay (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) observait sa retraite spirituelle [à la mosquée] et je vins lui rendre visite la nuit. Je lui ai parlé, puis me suis levée pour repartir. Il se leva avec moi afin de me raccompagner. - En effet, elle habitait alors dans la maison de Usâmah ibn Zayd - Deux hommes parmi les Anṣâr passèrent et lorsqu’ils aperçurent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), ils pressèrent le pas. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur dit : « Doucement ! C’est Ṣafiyyah bint Ḥuyay ! » Ils répondirent : « Gloire et Pureté à Allah ! Ô Messager d’Allah ! » Mais, le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : « Satan circule dans le corps de l’homme comme le sang et j’ai craint qu’il ne jette dans vos cœurs un mal ! », ou bien il a dit : « quelque chose ! » Et dans une autre version : « Elle vint rendre visite au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était en retraite spirituelle dans la mosquée, durant les dix derniers jours du mois de Ramadan. Elle s’entretint avec lui pendant un certain temps, puis elle se leva pour repartir. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva afin de la raccompagner mais lorsqu’elle arriva à la porte de la mosquée au niveau de la porte de Umm Salamah (qu’Allah l’agrée), deux hommes parmi les Anṣâr passèrent et lorsqu’ils aperçurent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), ils pressèrent le pas... » Il évoqua ensuite le sens du hadith.
Ka'b ibn 'Oujra : « C'est à mon sujet que l'expiation fut révélée »
Abdullah ibn Ma'qil (qu'Allah l'agrée) dit : « Je m'assis auprès de Ka'b ibn 'Ujrah et l'interrogeai sur l'expiation. Il me dit : " C'est à mon sujet qu'elle fut révélée. On me porta jusqu'au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), alors que j'avais des vermines plein le visage. Il me dit : Je ne pensais pas que tu souffrais à ce point ! Disposes-tu d'un mouton ? - Non, répondis-je. Il dit : Jeûne trois jours ou nourris six pauvres, l'équivalent d'un demi « Ṣa’ » pour chaque pauvre. » Dans une version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui ordonna de nourrir six personnes différentes, ou de sacrifier un mouton, ou de jeûner trois jours. »
L'arrivée le quatrième jour de Dhoul-Hijja et l'ordre de faire une 'oumra
‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et ses Compagnons arrivèrent le matin du quatrième jour [de Dhûl Ḥijjah]. Il ordonna alors à ses Compagnons de faire une ‘Umrah [et de se désacraliser]. Les Compagnons demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Quelle désacralisation ? » Il leur répondit : « La désacralisation totale ! »
Oussama interrogé sur l'allure du Prophète ﷺ au départ d'Arafat
‘Urwah ibn az-Zubayr relate : « Alors que j’étais assis avec lui, on demanda à Usâmah ibn Zayd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) : " Comment est-ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avançait lorsqu’il déferlait ? - Il répondit : Il allait tranquillement et lorsqu’il trouvait un espace, il accélérait un peu. " »
Le jeûne et la prière de Dawoud, préférés par Allah
‘Abdullah ibn ‘Amr ibn Al-‘Âṣ (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le jeûne préféré par Allah est celui de Dâwud (sur lui la paix) et la prière préférée par Allah est celle de Dâwud (sur lui la paix). Il dormait la moitié de la nuit, priait un tiers et dormait un sixième. Et il jeûnait un jour sur deux. »
Le jeûne de Dawoud : jeûner un jour et rompre un jour
Abdallah ibn 'Amr ibn Al-’Âṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut informé que j'avais dit : " Par Allah ! Je jeûnerai le jour et veillerai la nuit [en prière] aussi longtemps que je vivrai ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda alors : " Es-tu celui qui a dit cela ? - Je lui ai répondu : Je l'ai effectivement dit, que mon père et ma mère te soient offert en sacrifice ! - Il répliqua : Tu n'en seras pas capable ! Jeûne et rompt ! Prie et dors ! Jeûne trois jours par mois ! En effet, la bonne action est décuplée et ainsi cela équivaudra au jeûne de toute l'année. - J'ai rétorqué : Je suis capable de mieux que cela ! - Il dit : Jeûne un jour et rompt deux jours ! - Je suis capable de mieux que cela ! répondis-je. - Alors jeûne un jour et rompt un jour ! Tel est le jeûne de Dâwud (sur lui la paix) et c'est le meilleur des jeûnes ! - Je suis capable de mieux que cela ! ai-je insisté. - Il déclara : Il n'y a pas mieux que cela ! " Et dans une [autre] version : " Point de jeûne au-delà de celui de mon frère Dâwud - la moitié du temps - Jeûne donc un jour et rompt un jour ! " »
Les cinq animaux nuisibles tués même dans le Sanctuaire
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il existe cinq animaux malfaisants et nuisibles sans exception, et qui sont tués même dans le Sanctuaire Sacré : le corbeau, le milan, le scorpion, la souris et le chien enragé. » Et dans la version de Muslim : « Cinq malfaisants et nuisibles doivent être tués à l’intérieur comme à l’extérieur du Sanctuaire Sacré. »
Ce que ne porte pas celui qui est en état de sacralisation
Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) relate qu'un homme a demandé : « Ô Messager d'Allah ! Quel vêtement porte celui qui est en état de sacralisation ? - Il répondit : Il ne doit porter ni tunique, ni turban, ni pantalon, ni vêtement à capuche, ni chaussettes en cuir, sauf si quelqu'un ne trouve pas de sandales. Dans ce cas, qu'il porte des chaussettes en cuir qu'il coupera en dessous des chevilles. Ne portez pas d'habit teint au safran ou au zédoaire. » Et dans la version de al-Bukhâry : « Et la femme en état de sacralisation ne porte ni Niqâb, ni gants. »
« Lorsque la nuit apparaît de ce côté » : le moment de rompre le jeûne
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la nuit apparaît de ce côté et que le jour s'en va de l'autre côté, le jeûneur mange ! »
'Omar et son vœu de retraite fait avant l'Islam : « Acquitte-toi de ton vœu »
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « Je dis : " Ô Messager d'Allah ! J'ai fait le vœu, à l'époque préislamique, d'accomplir une retraite spirituelle d'une nuit - et dans une autre version : d'un jour - dans la mosquée sacrée. - Il répondit : Acquitte-toi donc de ton vœu ! " »
Seuls le Prophète ﷺ et Talha avaient une offrande ; 'Ali arrive du Yémen
Jâbir ibn 'Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) et ses Compagnons s'engagèrent dans le Pèlerinage , et aucun d'entre eux n'avait d'offrande avec lui à l'exception du Prophète (sur lui la paix et le salut) et de Ṭalḥah. 'Ali (qu’Allah l’agrée), revenant du Yémen, dit : "Je m'engage dans le même rite que le Prophète (sur lui la paix et le salut). " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors à ses Compagnons d'en faire une 'Umrah, de sorte à ce qu'ils fassent la circumambulation, se coupent les cheveux et se désacralisent, sauf pour ceux qui avaient des offrandes avec eux. Ils dirent : « Irons-nous à Minâ, le pénis encore gouttant !? » Quand cela parvint au Prophète (sur lui la paix et le salut), il dit : « Si c'était à refaire, je n'aurais pas amené d'offrande et si je n'avais pas d'offrande avec moi, je me serais désacralisé. Par ailleurs, ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) eut ses règles. Elle accomplit tous les rites sauf la circumambulation autour de la Ka’bah et le Sa’î. Une fois purifiée et après avoir accompli la circumambulation autour de la Ka’bah, elle dit : « Ô, Messager d'Allah ! Vous repartez avec un Pèlerinage et une 'Umrah, alors que moi, je ne repars qu'avec un Pèlerinage ? » Il ordonna alors à 'Abduraḥmân, le fils d'Abu Bakr, de sortir avec elle jusqu'à « At-Tan'îm ». Ainsi, elle fit la 'Umrah après le Pèlerinage.
Ceux restés à Médine, retenus par la maladie, partagent la récompense
Abû ‘Abdillah Jâbir ibn ‘Abdillah Al-Anṣârî (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Nous étions en compagnie du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors d'une expédition lorsqu’il déclara : « Vous n’avez certes pas parcouru un sentier, ni traversé une vallée, sans que des hommes étant restés à Médine ne soient avec vous ! C’est la maladie qui les a retenus. » Et dans une autre version : « Sans qu’ils ne soient associés avec vous dans la récompense. » Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous étions avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de retour de l’expédition de Tabûk, lorsqu’il a dit : « Il y a des personnes qui sont restées derrière nous à Médine. Elles ont été retenues par un empêchement mais elles n’ont jamais cessé de nous tenir compagnie ; que nous empruntions un sentier dans la montagne, ou que nous traversions une vallée ! »
Yazid, son fils Ma'n et l'aumône reprise : « Ce que tu as pris est à toi »
Ma’an ibn Yazîd ibn Al-Akhnas (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Mon père Yazîd (qu’Allah l’agrée) réserva une somme d’argent (de dinars) pour en faire l’aumône et chargea une personne à la mosquée de la distribuer. Je me suis présenté à l’homme qui me la donna, puis je portai la somme à mon père qui me dit : « Par Allah ! Ce n’était pas à toi que je voulais donner cet argent ! » J'ai présenté le différend au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit à mon père : « Tu as eu la rétribution de ton intention ô Yazîd ! Et ce que tu as pris est à toi ô Ma'an ! »
« Lorsque je vous interdis une chose, éloignez-vous-en »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque je vous interdis une chose, éloignez-vous en ! Et ce que je vous ordonne, accomplissez-le dans la mesure du possible. Ceux qui vous ont précédé ont été détruits parce qu’ils posaient trop de questions et divergeaient avec leurs Prophètes. »
Le Prophète ﷺ demande pardon plus de soixante-dix fois par jour
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) : « J'ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Par Allah ! Je demande certes pardon à Allah et me repens à Lui plus de soixante-dix fois dans la journée. " »
L'armée qui marchera sur la Ka'ba et sera engloutie à Al-Bayda'
ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Une armée marchera sur la Ka’bah. Arrivée à « Al-Baydâ` » [un désert entre Médine et la Mecque], [ceux qui la constituent] seront engloutis du premier au dernier. » ʽA’ishah, la mère des croyants, (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ô Messager d’Allah ! Comment les premiers et les derniers de cette armée seront-ils engloutis alors qu’il y aura parmi eux des marchands et autres ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Les premiers et les derniers de cette armée seront engloutis, puis on ressuscitera [et on jugera] chacun d’entre eux selon son intention. »
« Ô Usâmah ! L'as-tu tué après qu'il ait déclaré » l'attestation ?
Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous envoya vers la tribu des Ḥuraqah de Juhaynah. Tôt le matin, nous assaillîmes l'ennemi alors qu'il abreuvait ses animaux. Un homme des Ansâr et moi-même pourchassâmes l’un d'entre eux. Quand nous l'acculâmes, il déclara : « Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! » Le médinois l'épargna, mais je le transperçai de ma lance et le tuai. A notre retour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) en fut informé et me demanda : « Ô Usâmah ! L'as-tu tué après qu'il ait déclaré qu'aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? - Ô Messager d’Allah ! Répliquai-je. Il l'a seulement fait pour se protéger. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : « L'as-tu tué après qu'il ait déclaré qu'aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? » Il ne cessa ensuite de me le répéter au point où je souhaitais ne pas avoir embrassé l'Islam avant ce jour. » Dans une autre version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : A-t-il dit : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? " - Ô Messager d'Allah ! Répondis-je. Il a affirmé cela par crainte de l’arme ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : « As-tu ouvert son cœur pour savoir s'il l'a dit sincèrement ou non ? » Il ne cessa alors de me le répéter au point où je souhaitais n'avoir embrassé l'Islam qu'en ce jour. » Jundub ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un détachement de musulmans contre un groupe de polythéistes. Ils s'affrontèrent. Il y avait un homme parmi les polythéistes qui, s'il le désirait, visait un musulman et le tuait. Or, un musulman guettait un moment d'inattention de sa part pour l'éliminer- nous disions qu'il s'agissait d'Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père). Quand il brandit son sabre, l'autre s’écria : « Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! » mais il le tua. Al-bashîr vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui le questionna et il lui donna des nouvelles. Il l'informa aussi de ce qu'avait fait l'homme. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) le convoqua et lui demanda : « Pourquoi l'as-tu tué ? - Il dit : Ô Messager d'Allah ! Il avait infligé de lourdes pertes aux musulmans et tua untel et untel - il se mit à lui nommer tout un groupe. Je l'attaquai et à la vue du sabre, il dit : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : L'as-tu tué ? - Oui ! répondit-il. - Il rétorqua : Que feras-tu de : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? Usâmah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : Ô Messager d’Allah ! Demande pardon pour moi ! - Celui-ci répéta : Que feras-tu de : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? Il n'ajoutait rien et disait : Que feras-tu de : " Aucune divinité n’est digne d’être adorée en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? »
La louange du Prophète ﷺ à la fin du repas
Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait terminé de manger et débarrassait ce qui se trouvait devant lui, il disait : « La louange revient à Allah ! Une louange abondante, pure et bénie sans que cela suffise, sans que l’on y renonce et sans que l’on puisse s’en passer, notre Seigneur. »
Le Prophète ﷺ priait la nuit jusqu'à ce que ses pieds se fendent
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) et Al-Mughîrah ibn Shu'bah (qu'Allah l'agrée) relatent : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de prier la nuit jusqu’à ce que ses pieds se fendent. ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) lui dit : " Ô Messager d’Allah ! Pourquoi fais-tu cela alors que tes péchés passés et futurs t’ont été pardonnés ? - Il lui répondit : N’aimerais-je pas être un serviteur reconnaissant ? " »
Le hadith de l'homme aux deux mains concernant les prosternations de l'oubli.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous dirigea dans l'une des deux prières de l'après-midi - Ibn Sîrîn dit : Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a précisé laquelle, mais j'ai oublié - Il accomplit deux cycles avec nous, avant de prononcer le salut final. Il se leva ensuite en direction d'une bûche posée en travers de la mosquée, il s'appuya dessus, l'air irrité, posa sa main droite sur sa main gauche et croisa les doigts. Les plus pressés sortirent par les portes de la mosquée en disant : " la prière a été raccourcie ! " Parmi les gens se trouvaient Abû Bakr et 'Umar (qu’Allah les agrée), qui n'osèrent pas lui parler. Parmi les gens se trouvait également un homme dont les mains étaient si grandes qu'on l'appelait : " L'homme aux deux mains " (qu’Allah l’agrée). Il dit : " Ô, Messager d'Allah ! As-tu oublié ou la prière a-t-elle été raccourcie ? - Il dit : Je n'ai pas oublié et elle n'a pas été raccourcie ! Puis, il demanda : L'homme aux deux mains dit-il vrai ? " Ils firent un geste de la tête, en signe d’approbation. Il s'avança alors et accomplit la partie de la prière qu'il avait délaissée avant de prononcer le salut final. Ensuite, il dit : " Allâhu Akbar ! " (Allah est plus Grand [que tout] ! ) et se prosterna comme il en avait l'habitude, ou plus longtemps, puis il releva la tête et dit : " Allâhu Akbar ! ", puis il dit : " Allâhu Akbar ! " et se prosterna comme il en avait l'habitude, ou plus longtemps, puis il releva la tête et dit : " Allâhu Akbar ! " Je pense qu'ils lui demandèrent : " Ensuite, il a prononcé le salut final ? - Il dit : On m'a dit que 'Imrân ibn Ḥuṣayn a dit : Puis il a prononcé le salut final. " »
Le tronc de palmier qui gémit quand le minbar fut installé
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) faisait son prêche installé sur un tronc. Lorsque fut installé le minbar, nous entendîmes le tronc de palmier gémir comme une chamelle enceinte qui blatère. Ses plaintes ne cessèrent que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) descendit et posa sa main dessus. » Dans une autre version : « Le jour de prêche du vendredi, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se tint sur le minbar. C'est alors que le tronc de palmier, sur lequel il (sur lui la paix et le salut) se tenait, poussa des lamentations à se fendre. » Et dans une autre version : « Le tronc de palmier poussa des gémissements semblables à ceux d'un bébé. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) descendit de sa chaire et le serra dans ses bras, le tronc se mit à gémir comme un bébé que l'on essaie de calmer. Puis, enfin, il s'apaisa. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Il a pleuré par regret du rappel qu'il entendait auparavant. »
Le croyant ne se fait pas piquer deux fois depuis le même endroit.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le croyant ne se fait pas piquer deux fois depuis le même endroit. »
« Ils président vos prières : s'ils les font correctement, c'est en votre faveur »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ils président vos prières, s'ils les font correctement c'est en votre faveur ; et s'ils les exécutent mal, c'est toujours en votre faveur. Mais eux, ils en endossent la responsabilité. »
Des gens qui entrent au Paradis entravés par des chaînes
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit [concernant le verset] : {( Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les gens. )} [Coran : 3/110] : « Les meilleurs des gens pour les gens ! Ils les entravent de chaînes au cou et les traînent jusqu'à les faire embrasser l'Islam. » Et toujours d'après lui (qu'Allah l'agrée), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, s'est étonné que des gens entrent au Paradis entravés par des chaînes. »