Sahih al-Boukhari — page 129
صحيح البخاري
Compilé par Muhammad ibn Ismâ'îl al-Boukhârî. 4 125 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Il fut le premier qui consacra des Sayba aux idoles
Rapporté par Sa`id bin Al-Musaiyab : Al-Bahira était un animal dont le lait était réservé pour les idoles et autres divinités, donc personne n'avait le droit de le traire. As-Saiba était un animal que les infidèles libéraient au nom de leurs dieux pour qu'il ne soit pas utilisé pour porter quoi que ce soit. Abu Huraira a dit : « Le Prophète (ﷺ) a dit : 'J'ai vu `Amr bin 'Amir bin Luhai Al-Khuza`i traînant ses intestins dans le Feu (de l'Enfer), car il a été le premier à instaurer la coutume de libérer des animaux (pour de faux dieux).' »
La conversion à l’Islam de Abû Dharr
Rapporté par Abu Jamra : Ibn `Abbas nous a dit : « Voulez-vous que je vous raconte l'histoire de la conversion d'Abu Dhar à l'islam ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Abu Dhar a raconté : J'étais un homme de la tribu de Ghifar. Nous avons entendu dire qu'un homme était apparu à La Mecque, prétendant être un Prophète. J'ai dit à mon frère : 'Va voir cet homme, parle-lui et rapporte-moi ses nouvelles.' Il est parti, l'a rencontré et est revenu. Je lui ai demandé : 'Quelles sont tes nouvelles ?' Il a répondu : 'Par Allah, j'ai vu un homme qui ordonne le bien et interdit le mal.' Je lui ai dit : 'Tu ne m'as pas satisfait avec si peu d'informations.' J'ai donc pris une outre et un bâton et je suis parti pour La Mecque. Je ne le connaissais pas (c'est-à-dire le Prophète (ﷺ)), et je n'aimais pas demander à quelqu'un à son sujet. Je buvais de l'eau de Zamzam et restais dans la Mosquée. Puis `Ali est passé près de moi et a dit : 'Il semble que tu sois un étranger ?' J'ai dit : 'Oui.' Il est allé chez lui et je l'ai accompagné. Il ne m'a rien demandé et je ne lui ai rien dit. Le lendemain matin, je suis allé à la Mosquée pour demander des informations sur le Prophète, mais personne ne m'a rien dit. `Ali est repassé près de moi et a demandé : 'L'homme n'a-t-il pas encore trouvé où loger ?' J'ai dit : 'Non.' Il a dit : 'Viens avec moi.' Il m'a demandé : 'Que fais-tu ici ? Qu'est-ce qui t'amène dans cette ville ?' J'ai dit : 'Si tu gardes mon secret, je te le dirai.' Il a répondu : 'Je le garderai.' Je lui ai dit : 'Nous avons entendu qu'une personne est apparue ici, prétendant être un Prophète. J'ai envoyé mon frère lui parler et, à son retour, il ne m'a pas apporté de nouvelles satisfaisantes ; alors j'ai voulu le rencontrer moi-même.' `Ali a dit (à Abu Dhar) : 'Tu es arrivé à ton but ; je vais justement le voir, alors suis-moi, et où j'entrerai, entre après moi. Si je vois quelqu'un qui pourrait te causer des ennuis, je me mettrai près d'un mur en faisant semblant de réparer mes sandales (comme avertissement), et tu devras alors partir.' `Ali est parti et je l'ai suivi jusqu'à ce qu'il entre dans un endroit, et j'y suis entré avec lui pour voir le Prophète (ﷺ) à qui j'ai dit : 'Présente-moi les principes de l'islam.' Quand il l'a fait, j'ai accepté l'islam immédiatement. Il m'a dit : 'Ô Abu Dhar ! Garde ta conversion secrète et retourne dans ta tribu ; et quand tu entendras parler de notre victoire, reviens vers nous.' J'ai dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, j'annoncerai ma conversion à l'islam publiquement parmi eux (c'est-à-dire les infidèles).' Abu Dhar est allé à la Mosquée, où se trouvaient des gens de Quraish, et a dit : 'Ô gens de Quraish ! J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah, et j'atteste aussi que Muhammad est l'esclave d'Allah et Son Messager.' (En entendant cela) les hommes de Quraish ont dit : 'Attrapez ce Sabi (c'est-à-dire ce musulman) !' Ils se sont levés et m'ont frappé presque à mort. Al-`Abbas m'a vu et s'est jeté sur moi pour me protéger. Il s'est alors tourné vers eux et a dit : 'Malheur à vous ! Vous voulez tuer un homme de la tribu de Ghifar, alors que votre commerce et vos communications passent par le territoire de Ghifar ?' Ils m'ont donc laissé. Le lendemain matin, je suis retourné (à la Mosquée) et j'ai dit la même chose que la veille. Ils ont encore dit : 'Attrapez ce Sabi !' J'ai été traité de la même façon que la veille, et encore une fois Al-`Abbas m'a trouvé, s'est jeté sur moi pour me protéger et leur a dit la même chose que la veille.' Voilà comment Abu Dhar (qu'Allah lui fasse miséricorde) s'est converti à l'islam. »
Ceux qui seront meilleurs aux yeux d'Allah le Jour de la Résurrection
Rapporté par Abu Hurairah (ra) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « (Les gens de) Aslam, Ghifar et certains de Muzaina et Juhaina, ou il a dit (certains de Juhaina ou Muzaina), sont meilleurs auprès d'Allah, ou il a dit (le Jour de la Résurrection), que la tribu d'Asad, Tamim, Hawazin et Ghatafan. »
Lisez le verset cent trente de la sourate le Bétail
Rapporté par Ibn `Abbas : Si vous voulez connaître l'ignorance des Arabes, référez-vous à la sourate Al-Anam après le verset 130 : « Sont perdus ceux qui ont tué leurs enfants par ignorance, sans savoir, et qui ont interdit ce qu'Allah leur avait accordé, inventant un mensonge contre Allah. Ils se sont égarés et n'ont pas été guidés. »
Lorsque fut révélé ce verset (sourate 26, verset 214)
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque ce verset a été révélé : « Et avertis ta tribu la plus proche » (26.214), le Prophète (ﷺ) a commencé à appeler chaque tribu par son nom
O Banu 'Abd Manâf ! A Banû 'Abd Al-Muttalib !
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Bani `Abd Munaf ! Sauvez-vous auprès d'Allah ; ô Bani `Abdul-Muttalib ! Sauvez-vous auprès d'Allah ; ô mère d'Az-Zubair bin Al-Awwam, la tante du Messager d'Allah (ﷺ), et ô Fatima bint Muhammad ! Sauvez-vous auprès d'Allah, car je ne peux pas vous défendre devant Allah. Vous pouvez me demander de mes biens autant que vous voulez. »
Y a-t-il parmi vous quelqu'un d'étranger à votre tribu?
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a fait venir les Ansar (et quand ils sont venus), il a demandé : « Y a-t-il un étranger parmi vous ? » Ils ont répondu : « Non, sauf le fils de notre sœur. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le fils de la sœur de quelqu'un fait partie de sa famille. »
Les deux filles au tambour pendant les jours de Mina
Rapporté par `Aisha : Pendant les jours de Mina, Abu Bakr est venu la voir alors qu'il y avait deux filles avec elle, jouant du tambour, et le Prophète (ﷺ) était allongé, couvert de son vêtement. Abu Bakr a réprimandé les deux filles, mais le Prophète (ﷺ) a découvert son visage et a dit : « Ô Abu Bakr ! Laisse-les, car ce sont les jours de la fête. » Ces jours étaient les jours de Mina. `Aisha a ajouté : « J'étais cachée derrière le Prophète (ﷺ) pendant que je regardais les Éthiopiens jouer dans la Mosquée. `Umar les a réprimandés, mais le Prophète (ﷺ) a dit : « Laissez-les, ô Bani Arfida ! Jouez, car vous êtes en sécurité. »
Hassan ibn Thabit demande à composer des satires contre les infidèles
Rapporté par `Aisha : Un jour, Hassan bin Thabit a demandé la permission au Prophète (ﷺ) de composer des poèmes satiriques contre les infidèles. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mais j'ai des liens de parenté avec eux. » Hassan a répondu : « Je te distinguerai d'eux comme on retire un cheveu de la pâte. » Rapporté par `Urwa : J'ai commencé à critiquer Hassan devant `Aisha, alors elle a dit : « Ne le critique pas, car il défendait le Prophète avec sa poésie. »
Les cinq noms du Prophète ﷺ
Rapporté par Jubair bin Mut`im : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « J'ai cinq noms : je suis Muhammad et Ahmad ; je suis Al-Mahi, par qui Allah éliminera l’incroyance ; je suis Al-Hashir, celui qui sera ressuscité en premier, et les gens seront ressuscités après moi ; et je suis aussi Al-`Aqib (c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de prophète après moi). »
« Ils insultent Moudhammam alors que moi, je suis Mouhammad »
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « N’est-ce pas étonnant comment Allah me protège des insultes et malédictions des Quraysh ? Ils insultent Mudhammam et maudissent Mudhammam alors que moi, je suis Muhammad (et non Mudhammam). »
Je suis le dernier des Prophètes
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Mon exemple et celui des prophètes avant moi est comme celui d'un homme qui a construit une maison. Il l'a parfaitement construit et embellie sauf l'espace d'une brique dans un coin. Alors les gens visitaient la maison, s'étonnaient de sa beauté et disaient: Pourquoi n'as-tu pas posé cette brique ? Je suis cette brique et je suis le dernier des prophètes ».
Un miracle du Prophète
D'après Al Jou'ayd Ibn 'Abder Rahman : J'ai vu Sa'ib Ibn Yazid (qu'Allah l'agrée) en forme et se tenant bien droit alors qu'il avait quatre vingt quatorze ans. Il a dit : Certes je sais que je profite encore de mon ouïe et ma vue que par la cause de l'invocation du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui). En effet ma tante m'a emmené auprès de lui et a dit : Ô Messager d'Allah ! Certes le fils de ma soeur est souffrant. Invoque Allah en sa faveur. Alors il a invoqué pour moi.
Le portrait physique du Prophète
Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée) a dit en décrivant le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui): « Il était un homme de taille moyenne, ni grand ni petit. Son teint était blanc rosé, ni blanc, ni mat. Ses cheveux étaient ni frisés, ni crépus ni lisses ni longs. Il a reçu la révélation alors qu'il avait 40 ans et est resté à La Mecque pendant 10 ans alors qu'il recevait la révélation et 10 ans également à Médine. Lorsqu'il est mort il n'y avait pas sur sa tête et sur sa barbe une vingtaine de cheveux blancs. »
La générosité durant le Ramadan
D'après 'Abdallah Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) était le plus généreux des hommes et la période durant laquelle il était le plus généreux était le Ramadan lorsque Jibril le rencontrait. Jibril le rencontrait chaque nuit de Ramadan et ils étudiaient ensemble le Coran. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) était alors plus généreux pour le bien que le vent envoyé (*).
De la nature des gens
D'après Abdallah Ibn 'Amr (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) n'était pas grossier ni vulgaire et il disait: « Certes parmi les meilleurs d'entre vous il y a ceux qui ont le meilleur comportement ».
Le fait de critiquer la nourriture
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée): Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) n'a absolument jamais critiqué un plat. S'il en avait envie, il le mangeait sinon il le délaissait.
L'eau s'est mise à surgir d'entre ses doigts comme des sources
D'après Jabir (qu'Allah l'agrée) : Le jour d'Al Houdeybiya (*), les gens furent touchés par la soif tandis que le le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) avait devant lui un vase à partir duquel il a fait ses ablutions alors les gens se sont précipités vers lui. Il leur a dit: « Qu'avez vous ? ». Ils ont dit: Nous n'avons comme eau pour les ablutions et pour boire que ce que tu as devant toi. Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a mis sa main dans le vase et l'eau s'est mise à surgir d'entre ses doigts comme des sources. Nous avons ensuite bu et fait nos ablutions. Abou J'ad a dit à Jabir (qu'Allah l'agrée): Combien étiez vous ? Il a dit: Si nous avions été cent mille cette eau nous aurait suffit mais nous étions mille cinq cent.
Lorsque le Prophète faisait des sermons il montait sur un tronc de palmier
D'après Jabir (qu'Allah l'agrée), le plafond de la mosquée reposait sur des troncs de palmiers. Lorsque le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) faisait des sermons il montait sur un tronc de palmier. Lorsque le minbar a été fabriqué et que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) était dessus nous avons entendu le tronc d'arbre faire un bruit comme le bruit d'une chamelle qui met bas jusqu'à ce que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) vienne et mette sa main sur lui alors il se calma.
Thabit ibn Qays craint d'avoir rendu vaine son œuvre en élevant la voix
D'après Anas Ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète ﷺ s'est enquis de Thâbit ibn Qays. Alors, un homme a dit : " Ô Messager d'Allah ! Moi, je vais m'en enquérir pour toi. " Alors, il alla chez lui et le trouva assis dans sa demeure, la tête baissée. Il lui a alors demandé : " Qu'est-ce que tu as ? " Il a alors répondu : " Un mal... Il levait sa voix au-dessus de la voix du Prophète ﷺ alors assurément il a rendu vaine son œuvre et il est parmi les habitants de l'Enfer ! " La personne repartit et informa le Prophète ﷺ que Thâbit avait dit ceci et cela. Mais il retourna une autre fois avec une immense bonne nouvelle. En effet, le Prophète ﷺ lui a dit : " Retourne vers lui et dis-lui : " Certes, tu n'es pas parmi les gens de l'Enfer ; plutôt, tu es parmi les gens du Paradis ! "
Il n'y a pas de mal, c'est une purification si Allah le veut
D'après 'Abdallah Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père) : Lorsque le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) rentrait auprès d'un malade à qui il rendait visite il disait : « Il n'y a pas de mal, c'est une purification si Allah le veut ». (*)
La terre avait rejeté son corps...
D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée) : Il y avait un chrétien qui était entré dans l'Islam et avait appris la sourate Al Baqara et la sourate Ali 'Imran (1) et il écrivait pour le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui). Mais ensuite il est redevenu chrétien et il disait: Muhammed ne savait que ce que je lui écrivais. Allah l'a fait mourir et ils l'ont enterré (2) mais le lendemain la terre avait rejeté son corps. Ils ont dit: C'est Muhammed et ses compagnons qui ont fait cela car il les a fui. Ils ont déterré notre compagnon et l'ont jeté. Alors ils ont creusé une tombe plus profonde et l'ont enterré mais le lendemain la terre avait encore rejeté son corps. Ils ont dit: C'est Muhammed et ses compagnons qui ont fait cela car il les a fui. Ils ont déterré notre compagnon et l'ont jeté. Alors ils ont creusé aussi profond qu'ils pouvaient et l'ont enterré mais le lendemain la terre avait de nouveau rejeté son corps. Ainsi, ils ont su que ceci ne provenaient pas des gens (3) et ils ont jeté le corps. (4)
Le Prophète m'a donné un dinar pour que je lui achète une chèvre
D'après 'Orwa Ibn Al Ja'd (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) m'a donné un dinar pour que je lui achète une chèvre. Je lui ai acheté deux chèvres avec. J'en ai vendu une pour un dinar et je me suis rendu vers le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) avec un dinar et une chèvre. Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a invoqué en ma faveur la bénédiction dans la vente. Choubaib a dit: S'il avait acheté de la poussière il aurait réussi a en tirer un bénéfice (*).
Ils nous frappaient pour le témoignage et l'engagement
D'après Mansour, Ibrahim An Nakha'i (mort en 96 du calendrier hégirien) a dit : « À l'époque, ils (1) nous frappaient pour le témoignage et l'engagement alors que nous étions petits (2) ».