Mousnad de l'imam Ahmad — page 23
مسند أحمد
Compilé par Ahmad ibn Hanbal. 562 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Pas d'amputation pour la graine du palmier, ni pour le cœur de celui-ci.
Muḥammad ibn Yaḥyâ ibn Ḥibbân relate qu'un esclave vola un petit palmier-dattier à partir du mur d'un homme. Ensuite, il le planta dans le jardin de son maître. Le propriétaire du petit palmier-dattier sortit alors à la recherche de son bien. Il le trouva et demanda alors à Marwân ibn Al Ḥakam, le gouverneur de Médine à cette époque, de convoquer l'esclave. Marwân emprisonna donc l'esclave et voulut lui couper la main. Le maître de l'esclave partit chez Râfi' ibn Khadîj et l'interrogea à propos de cette affaire. Celui-ci l'informa qu'il avait entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Pas d'amputation pour la graine du palmier, ni pour le cœur de celui-ci. » L'homme dit alors : « Marwan a pris mon garçon et il veut lui couper la main ! J'aimerais que tu viennes avec moi chez lui afin que tu l'informes de ce que tu as entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Râfi' ibn Khadîj marcha donc avec lui jusqu'à parvenir auprès de Marwân ibn Al-Ḥakam. Là, Râfi' lui dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Pas d'amputation pour la graine du palmier, ni pour le cœur de celui-ci." » Marwân ordonna donc de libérer l'esclave et de le renvoyer à son maître.
Le vêtement volé de Safwan ibn Oumayya dans la mosquée
Ṣafwân ibn 'Umayyah (qu'Allah l'agrée) relate : "J'étais endormi à la mosquée et j'avais un vêtement valant trente-huit dirhams. Un homme est venu et me l'a subtilisé. On attrapa l'homme et on l'amena devant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui ordonna qu'on lui coupe la main." Il a dit : "Je suis alors venu au Messager et j'ai dit : 'Lui coupes-tu la main pour trente dirhams ? Je le lui vends et je lui accorde un délai pour me régler son prix !' Mais il a dit : 'Ah... Que cela fut fait avant qu'on ne me l'amène !'"
« Passez outre les faux-pas des gens aux nobles apparences »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Passez outre les faux-pas des gens aux nobles apparences, excepté [si cela concerne] les peines prescrites. »
« Ô Khalid ! Il y aura après moi des troubles »
Khâlid ibn 'Urfuṭah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a dit : "Ô Khâlid ! Il y aura certes après moi des évènements, des troubles et des divergences. Si tu peux être un serviteur d'Allah tué et non le tueur, sois-le !" »
L'émigré du Yémen : « Tes parents t'ont-ils donné la permission ? »
Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate qu'un homme émigra du Yémen vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et [qu'une fois arrivé] il lui a demandé : « As-tu quelqu'un au Yémen ? - Il a répondu : Mes deux parents ! - Il lui a alors demandé : T'ont-ils donné l'autorisation ? - Il a répondu : Non. - Alors, il lui a dit : Retourne auprès d'eux et demande-leur l'autorisation. S'ils te l'accordent, combat ! Sinon [reste auprès d'eux et] fait preuve de piété filiale à leur égard ! »
L'émigration ne cessera pas tant que seront combattus les mécréants.
ʽAbdullah ibn Waqdân As-Saʽdî (qu'Allah l'agrée) relate : J'ai rendu visite au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avec un groupe et chacun d'entre nous demandait concernant un besoin. J'étais le dernier d'entre eux à entrer auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et j'ai alors dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai laissé derrière moi des gens qui prétendent que l'émigration a cessé ! » - Il a dit : « L'émigration ne cessera pas tant que seront combattus les mécréants ! »
Deux musulmans échangés contre un polythéiste
Imrân ibn Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a échangé deux hommes parmi les musulmans contre un homme parmi les polythéistes. »
Le quart du butin au départ et le tiers au retour
Ḥabîb ibn Maslamah Al-Fihrî (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) donner de manière surérogatoire le quart [du butin] au départ (de l'expédition militaire) et le tiers au retour. »
La nourriture prise à Khaybar sans en prélever le cinquième
Abdoullah ibn Abî Awfâ relate : « J’ai dit : "Est-ce que vous en partagiez aussi le cinquième - c'est-à-dire : de la nourriture - à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut)? - Il a dit : Nous avons eu de la nourriture le jour de Khaybar, chaque homme venait alors et en prenait la quantité qui lui suffisait, puis, il partait." »
Ne pas épuiser une bête du butin des musulmans
Ruwayfi' ibn Thâbit Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il ne monte pas une bête provenant du butin des musulmans au point de l'amaigrir pour ensuite la rendre. Et quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il ne porte un habit provenant du butin des musulmans au point de l'user pour ensuite le rendre. »
« Les musulmans constituent une seule main »
Amr ibn Chu'ayb relate d'après son père que son grand-père a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Les musulmans constituent une seule main et leurs sangs et leurs biens sont équivalents. Le moindre des musulmans peut accorder refuge [au mécréant] et le plus éloigné des musulmans [lors du combat avec l'ennemi] a droit à une part du butin." »
La course de chevaux organisée par le Prophète ﷺ
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a fait faire la course aux chevaux et il a préféré les chevaux [endurants et] performants [ayant au minimum cinq ans]. »
Pas de course [avec un prix à gagner] excepté pour les chameaux, le tir et les chevaux.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Pas de course [avec un prix à gagner] excepté pour les chameaux, le tir et les chevaux. »
La hyène est-elle du gibier ? - Jâbir a répondu : Oui !
Ibn 'Abî 'Ammâr relate : « J'ai demandé à Jâbir : "La hyène est-elle du gibier ? - Il a répondu : Oui ! - J'ai continué : On peut la manger ? - Il a répondu : Oui !" » Il a dit : « Je lui ai demandé : "Est-ce le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui a dit cela ? - Il a répondu : Oui !" »
Le fœtus de la bête égorgée : « Mangez-le si vous le voulez »
Abû Sa'îd (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous avons interrogé le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à propos du fœtus [animal mort], il a alors dit : « Mangez-le si vous le voulez ! En effet, son sacrifice correspond au sacrifice de sa mère. »
Celui qui peut sacrifier et ne le fait pas
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque a les moyens [de sacrifier une bête] mais ne sacrifie pas, qu'il n'approche pas notre lieu de prière ! »
Deux brebis pour le garçon et une pour la fille
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) leur a ordonnés de sacrifier, pour le garçon, deux brebis similaires ; et pour la fille, une seule brebis.
Le sacrifice du septième jour pour le nouveau-né
Samurah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le jeune garçon est lié à son sacrifice, on égorge pour lui au septième jour et on lui rase la tête. »
Abou Maryam Al-Azdi chez Mou'awiya : le responsable qui se dissimule des besoins des gens
Abû Maryam Al-Azdî (qu'Allah l'agrée) relate : « Je suis entré auprès de Mu’âwiyah et il m’a alors demandé : "Que nous vaut cette agréable visite père d’Untel ?" - c’est une parole que les Arabes ont l’habitude de dire - Alors, je lui ai répondu : "J’ai entendu un hadith dont je souhaite t’informer. J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : 'Celui à qui Allah a conféré une quelconque autorité sur l’affaire des musulmans mais qui s'est dissimulé [d’eux] en ne répondant pas à leur besoin, leur indigence et leur pauvreté, Allah se dissimulera de lui [au Jour de la Résurrection] en ne répondant pas à son besoin, son indigence et sa pauvreté ! » Suite à cela, Mu’âwiyah (qu'Allah l'agrée) nomma un homme [qui fut chargé de répondre] aux besoins des gens.
Le serment mensonger auprès du minbar, ne serait-ce que pour un siwak
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Personne ne jure d'un serment mensonger auprès de mon minbar-ci, ne serait-ce qu'au sujet d'un siwâk frais, sans qu'il ne prépare sa place en Enfer ! - ou : sans que l'Enfer ne lui soit obligatoire ! - »
Le proche parent détenu est libre
D'après Samurah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque détient un parent proche qui lui est interdit, il [l'individu détenu] est libre ! »
Safina affranchi par Oumm Salama à condition de servir le Prophète ﷺ
Safînah relate: « J'étais en la possession de Umm Salamah et elle a dit : "Je t'affranchis mais la condition que je te pose est que tu serves le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tant que tu vivras !" Alors, j'ai dit : "Même si tu ne me posais aucune condition, je ne me séparerai jamais du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tant que je vivrai !" Elle m'a alors affranchi et m'a posé cette condition. »
Les gens de deux religions différentes n'héritent pas les uns des autres.
Abdullah iibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Les gens de deux religions différentes n'héritent pas les uns des autres." »
« Quiconque laisse des enfants, c'est à moi qu'il les laisse »
Al-Miqdâm (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Quiconque laisse des enfants, alors [c'est] à moi [qu'il les laisse] !" Il se peut qu'il ait dit : "alors [c'est] à Allah et à Son Messager [qu'il les laisse] ! Et quiconque laisse de l'argent, il est aux héritiers. Quant à moi, je suis l'héritier de celui qui n'a pas d'héritier. Je lui en consacre et j'en hérite ! Et l'oncle maternel est l'héritier de celui qui n'a pas d'héritier. On lui en consacre et il en hérite." »