Mousnad de l'imam Ahmad — page 19
مسند أحمد
Compilé par Ahmad ibn Hanbal. 562 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Allah n'accepte pas la prière d'une femme réglée ne portant pas de foulard.
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah n'accepte pas la prière d'une femme réglée ne portant pas de foulard. »
La Terre entière est un lieu de prière, sauf le cimetière et le ḥammâm.
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La Terre entière est un lieu de prière, sauf le cimetière et le ḥammâm. »
Le Prophète ﷺ retire ses sandales pendant la prière
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Alors que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait avec ses Compagnons, il retira soudainement ses sandales et les plaça sur sa gauche. Lorsque les Compagnons aperçurent cela, ils ôtèrent également leurs sandales. Après avoir fini sa prière, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) leur demanda : " Pourquoi avez-vous ôté vos sandales ? - Ils répondirent : Nous t’avons vu retirer les tiennes, ô Messager d’Allah, alors nous avons retiré les nôtres ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua alors : « L'ange Gabriel m’a informé qu’il y avait une impureté - ou quelque chose de nuisible - sous mes sandales, je les ai donc ôtées. Ainsi, lorsque l’un d’entre vous vient à la mosquée, qu’il regarde : s’il voit une saleté ou une impureté sur ses sandales, qu’il l’essuie ; et qu’il prie ensuite avec. »
Le son semblable à celui du moulin dans la poitrine du Prophète ﷺ en prière
ʽAbdullah ibn Ash-Shikhîr (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prier alors que sortait de sa poitrine un son semblable à celui du moulin lorsqu’il tourne pour moudre ; c'était dû à ses pleurs (sur lui la paix et le salut). »
Le Prophète ﷺ à la mosquée de Qouba' salué par les Ansar
Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à la mosquée de Qubâ‘ afin d'y accomplir une prière. Les habitants de Qubâ‘, de la tribu des Anṣâr, vinrent le saluer et le trouvèrent en prière. J'ai demandé à Bilal (qu'Allah l'agrée) : " Comment répondait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ceux qui le saluaient alors qu'il priait ? - Il répondit : Il faisait comme ceci ! " Il tendit la main, mit sa paume vers le bas et l'autre face vers le haut. »
« Tuez les deux noirs dans la prière : la vipère et le scorpion »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Tuez les deux noirs dans la prière : la vipère et le scorpion ! " »
« J'ai été envoyé à une communauté d'illettrés » : le Coran en sept lectures
Ubay ibn Ka'b (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a rencontré Jibrîl et [lui] a dit : " Ô Jibrîl ! J'ai été envoyé à une communauté d'illettrés : parmi eux, il y a : la vieille femme, l'homme âgé, le jeune garçon, la jeune fille et l'homme qui ne lit jamais de livre ! - Il a rétorqué : Ô Muḥammad ! Certes, le Coran a été descendu selon sept variantes de lecture. " »
Embellissez le Coran avec vos voix !
Al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Embellissez le Coran avec vos voix ! »
Les Compagnons qui se disputaient au sujet des versets à la porte du Prophète ﷺ
Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'un groupe [parmi les Compagnons] était assis auprès de la porte du Prophète (sur lui la paix et le salut). Certains disaient : « Allah n'a-t-il pas dit ceci et cela ? », d'autres répondaient : « Et Allah n'a-t-il pas dit ceci et cela ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entendit cela, sortit [rouge] comme si l'on avait pressé sur son visage des grains de grenade et dit : « Est-ce ceci qui vous a été ordonné ? Ou est-ce pour cela que vous avez été envoyés ? Opposez-vous les versets du Livre d'Allah les uns aux autres ? Certes, les communautés venues avant vous se sont égarées de la même manière ! Assurément, vous n'êtes pas ici pour agir ainsi. Considérez ce qui vous a été ordonné et faites-le ! Et ce qui vous a été interdit, cessez de le faire ! »
« Je crains deux choses pour ma communauté : le Coran et le lait »
Uqbah ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Certes, je crains deux choses pour ma communauté : le Coran et le lait. Quant au lait, c'est le fait que les gens recherchent la campagne et suivent leurs plaisirs et ensuite délaissent les prières [en groupe à la mosquée]. Quant au Coran, c'est le fait que les hypocrites l'apprennent afin de polémiquer avec les croyants. " »
La plupart des hypocrites de ma communauté sont ses lecteurs [du Coran].
ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " La plupart des hypocrites de ma communauté sont ses lecteurs [du Coran]. »
Abou Moussa : les noms que le Messager d'Allah ﷺ s'est donnés
D'après Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous a lui-même cité ses noms dont nous avons retenu certains, notamment il a dit : " Je suis Muḥammad, Aḥmad, Al-Muqaffî, Al-Ḥâshir et le Prophète de la miséricorde." Yazîd a dit : " Et le Prophète du repentir, et le Prophète du combat. " »
Prier devant un obstacle, ne serait-ce qu'une flèche
Saburah ibn Ma`bad Al-Juhanî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Lorsque que l'un d’entre vous fait la prière, qu'il prie devant un obstacle, ne serait-ce qu'une flèche ! " »
L'ouverture de la prière de nuit : « Gloire et Pureté à Toi, ô Allah »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu'Allah L'agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait la nuit pour prier, il disait : « Allah est plus Grand [que tout] ! » Puis, il disait : « Gloire et Pureté à Toi, ô Allah et par Ta Louange ! Béni soit-Ton Nom et Élevé sois-Tu ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! » Ensuite, il disait trois fois : « Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! ». Puis, il disait trois fois : « Certes, Allah est plus Grand [que tout] ! » Puis, il terminait en disant : « Je me réfugie auprès d’Allah, Celui qui entend et qui sait tout, contre le Diable, le lapidé, contre ses piques, son souffle et ses postillons », puis il récitait.
La récitation derrière l'imam : seulement Al-Fatiha
‘Ubâdah ibn Aṣ-Ṣâmit (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous étions derrière le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pendant la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »). Alors qu’il récitait le Coran, la lecture lui devint pesante. Après avoir terminé, il demanda : "Peut-être récitez-vous derrière votre imam ? - Nous répondîmes : Oui, ô Messager d’Allah ! - Il dit : Ne le faites pas, sauf pour : 'Fâtiḥatu-l-kitâb', L’Ouverture du Livre, car il n’y a pas de prière pour celui qui ne la récite pas !" »
La récitation commencée par « La louange est à Allah, Seigneur des mondes »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah les agrée) débutaient la récitation de la prière par : {( La louange est à Allah, Seigneur des Mondes. )} Muslim ajoute : « Ils ne disaient pas : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux", ni au début, ni à la fin de la récitation. » Et dans une version chez Aḥmad, An-Nassâ’î et Ibn Khuzaymah : « Ils ne prononçaient pas à haute voix : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux." » Et dans une autre version d’Ibn Khuzaymah : « Ils le disaient à voix basse. » Et c’est ainsi qu’il faut comprendre la négation rapportée par Muslim, contrairement à ceux qui l’ont déclarée faible.
Quant à celui-ci, il a rempli ses mains de bien !
‘Abdullah ibn Abî Awfâ (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme est venu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : "Je n’arrive à rien mémoriser du Coran ! Enseigne-moi quelque chose qui me suffira ! - Il répondit : Dis : "Gloire à Allah ! Louange à Allah ! Il n’y aucune divinité, digne d’adoration, en dehors d’Allah ! Allah est Plus Grand [que tout] ! Et il n’y a de force ni de puissance si ce n’est en Allah, Le Très-Haut, l’Immense." - L’homme dit : Ô Messager d’Allah ! Ceci est pour Allah et [que dois-je dire] pour moi ? - Il lui répondit : Dis : "Ô Allah ! Fais-moi miséricorde, accorde-moi ma subsistance, préserve-moi et guide-moi !" Lorsqu’il se leva, ll fit un signe de la main [qui voulait dire : "Comme ça !"]. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors conclu en disant : "Quant à celui-ci, il a rempli ses mains de bien !" »
Abou Hourayra : la prière d'untel ressemble le plus à celle du Messager d'Allah ﷺ
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je n'ai prié derrière personne dont la prière ressemble plus à celle du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) que celle de un tel. En effet, nous avons prié derrière cet homme et il prolongeait les deux premières unités de prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »), et raccourcissait les deux dernières. Et à la prière de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), il les raccourcissait. Pour la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib»), il récitait les sourates les plus courtes de « Al-Mufaṣṣal », et pour la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), il récitait la sourate « Ash-Shams » (le soleil) et d'autres similaires. Quant à la prière de l'aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubḥ »), il récitait deux longues sourates. »
Sa'd ibn Tariq interroge son père sur le qounout : « Ô mon fils, c'est une innovation »
Abu Mâlik Al-Ashja'î Sa'd ibn Ṭariq (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai demandé à mon père : "Ô mon père ! Tu as accompli la prière derrière le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), Abu Bakr, 'Umar, 'Uthmân et 'Alî (qu'Allah les agrée) ici, à Al-Kûfah, pendant cinq années. Pratiquaient-ils le Qunût lors de la prière de l'aube ? - Il répondit : Ô mon fils, c'est une chose innovée !" »
« Qu'il ne s'accroupisse pas comme le fait le chameau »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate du Prophète (sur lui la paix et le salut) la parole suivante : « Lorsque l’un d’entre vous se prosterne, qu’il ne s’accroupisse pas comme le fait le chameau ; et qu’il pose ses mains avant de poser ses genoux. »
'Amr ibn Akhtab : le visage frotté par le Prophète ﷺ et son invocation
D'après 'Amr Ibn Akhtab (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a frotté sa main sur mon visage et a invoqué en ma faveur. (1) 'Azra (2) a dit : 'Amr (qu'Allah l'agrée) a vécu cent vingt ans et il n'y avait sur sa tête que quelques petits cheveux blancs (3).
'Ali, à Khaybar : « Je n'ai plus eu de conjonctivite ni de mal de tête »
ʽAlî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) relate : « Je n'ai plus eu de conjonctivite, ni de mal de tête, depuis que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a essuyé mon visage et a craché dans mon œil, le jour de Khaybar, au moment où il m'a donné l'étendard. »
Ô Abâ Ḥidhyam ! Que me vaut ta venue ?
Ḥanẓalah ibn Ḥidhyam relate que son grand-père Ḥanîfah a dit à Ḥidhyam : « Réunis-moi mes enfants car je veux leur faire une recommandation [testamentaire] ! » Il les a alors réunis et a dit : « Ma première recommandation [testamentaire] est pour cet orphelin-là qui est sous ma protection à qui je laisse cent chameaux que nous avions l’habitude d’appeler dans la période préislamique : "Al-Muṭayyibah" ». Alors, Ḥidhyam a dit : « Ô mon cher père ! J’ai entendu tes fils dire : "Nous nous arrêtons à cela devant notre père mais, lorsqu’il mourra, nous reviendrons dessus !" » Il a dit : « Entre vous et moi, il y a le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » Ḥidhyam dit : « Nous sommes satisfaits de cela ! » Ḥidhyam, Ḥanîfah et Ḥanẓalah ainsi qu’un jeune garçon qui se tenait derrière Ḥidhyam sur sa monture décidèrent alors de porter cette affaire [devant le Messager d’Allah]. Lorsqu’ils arrivèrent auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), ils le saluèrent et le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô, Abâ Ḥidhyam ! Que me vaut ta venue ? - Il répondit : Cela ! Et il frappa de sa main la cuisse de Ḥidhyam. Il a alors dit : Certes, j’ai craint que la vieillesse ou la mort ne me vienne à l’improviste alors j’ai souhaité faire mon testament et j’ai dit : "Ma première recommandation [testamentaire] est pour cet orphelin-là qui est sous ma protection à qui je laisse cent chameaux que nous avions l’habitude d’appeler dans la période préislamique : 'Al-Muṭayyibah'" » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit alors en colère au point que nous vîmes la colère sur son visage. Il était assis, alors il décida de se tenir sur ses genoux et il a dit : « Non ! Non ! Non !… L’aumône correspond à cinq, dix, quinze, vingt, vingt-cinq, trente, ou trente-cinq [chameaux], et s’il y en a plus, à quarante ! » Alors ils le laissèrent. L’orphelin avait un bâton avec lui à l'aide duquel il frappait les chameaux, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’il est immense ce gourdin pour un orphelin ! » Ḥanẓalah a dit : Alors, [mon père] me rapprocha du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui dit : « J’ai de grands enfants qui ont la barbe et d’autres plus petits que cela. Quant à celui-ci, c’est le plus petit d’entre eux. Invoque Allah en sa faveur ! » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) caressa sa tête et dit : « Qu’Allah te le bénisse ! » ou : « Puisse-t-il t’être béni ! » Dhayyâl a dit : « J’ai vu Ḥanẓalah, lorsqu’on lui amenait quelqu’un qui avait la tête enflée ou une bête qui avait les mamelles gonflées, qui crachait dans ses mains et disait : "Au nom d’Allah !" Puis, il posait sa main sur la tête de la personne et il invoquait à l’endroit où le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait posé sa paume, puis il l’essuyait. » Dhayyâl a dit : « Alors, l’enflure, le gonflement disparaissait. »
Qatada ibn Milhan, le visage où le Prophète ﷺ avait passé sa main
Abû Al-'Alâ' ibn 'Umayr (qu'Allah l'agrée) relate : « J'étais auprès de Qatâdah ibn Milḥân au moment de son agonie, un homme passa alors à l'extrémité de la demeure. » Il a dit : « Je l'ai aperçu sur le visage de Qatâdah. » Il a dit : « Lorsque je le regardais, c'est comme si sur son visage il y avait de l'onguent. » Il a dit : « En effet, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait passé les mains sur son visage. »