Mousnad de l'imam Ahmad — page 16
مسند أحمد
Compilé par Ahmad ibn Hanbal. 562 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
« Voici venus à vous les gens du Yémen ! »
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque les gens du Yémen arrivèrent, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) déclara : " Voici venus à vous les gens du Yémen ! " et ce sont les premiers à être venus avec la coutume de se serrer la main. »
Visiter un malade le matin : soixante-dix mille anges prient sur lui
‘Ali (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas un musulman qui rende visite à un musulman malade, au matin, sans que soixante-dix mille Anges ne prient sur lui jusqu’au soir ; et s'il le visite au soir, sans que soixante-dix mille Anges ne prient sur lui jusqu’au matin. En outre, il aura droit à des fruits fraîchement cueillis du Paradis. »
La sourate de trente versets qui intercède pour un homme
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Du Coran, il est une sourate de trente versets qui a intercédé en faveur d'un homme jusqu'à ce qu'il fût pardonné. C'est la sourate : {( Gloire à Celui qui détient la Royauté dans Sa Main )} [c'est-à-dire la sourate : La Royauté (« Al-Mulk »)]. » Et dans la version d'Abû Dâwud : « intercède. »
Celui qui emprunte une voie à la recherche d'un savoir
Abû Ad-Dardâ' (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque emprunte une voie à la recherche d'un savoir, Allah lui facilitera une voie vers le Paradis. Certes, les Anges recouvrent de leurs ailes celui qui recherche le savoir en signe de satisfaction pour ce qu'il fait. Ceux qui se trouvent dans les cieux et sur la Terre, jusqu'aux poissons dans l'eau, implorent le pardon en faveur du savant. Et le mérite du savant sur le dévot est comparable au mérite de la lune par rapport aux autres astres. Les savants sont les héritiers des Prophètes. Or, les Prophètes n'ont laissé en héritage ni dinar, ni dirham, ils n'ont légué que le savoir. Quiconque s'empare de cet héritage a certes recueilli une part de bien considérable. »
Celui qui dissimule un savoir sera bridé d'une bride de feu
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque est questionné à propos d'un savoir et le dissimule sera bridé, au Jour de la Résurrection, d'une bride de feu. »
Quiconque accomplit la prière de l'aube est sous la protection d'Allah.
Jundub ibn Sufyân Al-Bajalî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque accomplit la prière de l'aube est sous la protection d'Allah. Regarde donc, ô fils d'Adam, qu'Allah n'ait rien à exiger de toi en contrepartie de Sa protection ! »
Quiconque nourrit un jeûneur [pour la rupture du jeûne] aura la même récompense que lui.
Zayd ibn Khâlid Al-Juhany (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque nourrit un jeûneur [pour la rupture du jeûne] aura la même récompense que lui sans que cela ne diminue en rien la récompense du jeûneur. »
Ibn 'Abbas : le Kursi et le Trône
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « " Al-Kursî ", Le Marchepied, est l’endroit des deux Pieds. Quant à " Al-‘Arsh ", Le Trône, nul ne peut l’estimer à sa juste mesure ! »
Mou'adh : la prière de l'aube retardée, puis « Restez à vos places »
Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) a dit : « Un jour, au moment de la prière de l’aube, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’attarda dans son appartement jusqu’à ce que nous fûmes sur le point de voir les premières lueurs du soleil. Il arriva hâtivement et demanda que l’on fasse l’appel à la prière qu’il dirigea ensuite. Il la fit un peu plus rapidement que d’habitude et, une fois qu’il eut fait les salutations finales de la prière, il se tourna vers nous et nous interpella en disant : " Restez à vos places là où vous vous trouvez ! " Puis, il se dirigea vers nous et dit : " Je vais vous raconter ce qui m’a attardé chez moi tout à l’heure. Je me suis levé la nuit, j’ai fait mes ablutions et j’ai prié ce qui m’a été prédestiné. Cependant, lors de ma prière, j’ai fini par être gagné par le sommeil au point de m’endormir. Tout à coup, je vis mon Seigneur, Béni et Exalté soit-Il, dans la plus parfaite des formes. Il m’interpella : Ô Muḥammad ! - J’ai répondu : J’accours à Toi Seigneur ! - Il me demanda : De quoi discutent les membres de l’assemblée céleste ? - J’ai répondu : Je ne sais pas Seigneur ! - Il répéta cela trois fois. Alors, Il mit Sa Main entre mes épaules, au point [ou je puisse en] sentir Sa fraîcheur sur ma poitrine. Toute chose me fut alors manifestée et j’eus la connaissance de ce qu’Il attendait de moi. Il m’interpella de nouveau : Ô Muḥammad ! - J’ai répondu : J’accours à Toi Seigneur ! - Il me redemanda : De quoi discutent les membres de l’assemblée céleste ? - J’ai répondu : Des expiations. - Il m’interrogea : Quelles sont-elles ? - J’ai répondu : Marcher à pied pour aller effectuer les prières en commun, attendre dans les mosquées la prière suivante qui succède à celle précédemment accomplie et faire ses ablutions même dans les cas où on éprouve de la peine à les faire. - Il poursuivit : Et ensuite ? - J’ai répondu : Donner à manger aux gens, leur parler avec douceur et prier la nuit pendant que les gens dorment. - Alors, Il m’a dit : Demande ce que tu veux ! - J’ai alors demandé : Ô Allah ! Je Te demande de faire le bien, de délaisser les actes répréhensibles et d’aimer les pauvres ! Je Te demande de me pardonner et de me faire miséricorde et, si Tu veux soumettre un peuple à la tentation, fais-moi mourir en m’épargnant cette épreuve ! Je Te demande Ton amour, l’amour de celui qui T’aime et l’amour d’une œuvre qui me fasse rapprocher de Ton amour ! " » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Ce sont des paroles véridiques, alors étudiez-les, puis retenez-les ! »
Allah se réjouit de celui qui fréquente les mosquées
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n’est pas un homme musulman qui ait fréquenté les mosquées pour la prière et l’évocation, sans qu'Allah ne se réjouisse à son sujet comme se réjouissent les membres de la famille d’un absent lorsqu’il revient parmi eux. »
L'anneau de cuivre porté contre la maladie : « Ôte-le ! »
‘Imrân ibn Ḥuṣayn (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) observa un homme avec un anneau [de cuivre] jaune autour du bras, il lui dit alors : « Pourquoi le portes-tu ? - L’homme répondit : Je le porte contre la maladie. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : Ôte-le ! Il ne fera qu’amplifier ta maladie. Et si tu meurs en le portant, tu n’auras point réussi ! »
Celui qui s'attache à quelque chose, se verra confié à cette même chose.
ʽAbdullah ibn ʽUkaym (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui s'attache à quelque chose, se verra confié à cette même chose. »
« Ô Rouwayfi' ! Tu auras une longue vie »
Rouwayfi’ relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : " Ô Rouwayfi’ ! Tu auras sûrement une longue vie ! Informe donc les gens que celui qui noue sa barbe, qui s’accroche une amulette autour du cou, qui se nettoie avec des excréments d’animaux ou leurs os, Muḥammad se désavoue de lui ! " »
Ne pas invoquer les uns contre les autres la malédiction d'Allah
Samurah ibn Jundub (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’invoquez pas les uns contre les autres la malédiction d’Allah, ni Sa colère, ni l’Enfer ! »
'Awf ibn Malik : la récitation de nuit et l'arrêt sur les versets de miséricorde
‘Awf ibn Mâlik Al-Ashja’î (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai prié avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) une nuit. Il récita la sourate : « La Vache ». A chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant la miséricorde, il s’arrêtait pour invoquer et à chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant le châtiment, il s’arrêtait pour se réfugier auprès d’Allah. Puis, il s’inclina aussi longtemps qu’il était resté debout et, là, il disait dans l’inclinaison : " Gloire et Pureté à Celui qui détient la Suprématie, la Souveraineté, la Grandeur et l'Immensité ! " Puis, il se prosternait aussi longtemps qu’il était resté debout et disait la même chose dans sa prosternation. Ensuite, il se releva et récita la sourate : « La Famille de ‘Imrân ». Puis, il récita ainsi, sourate après sourate. »
Soixante-dix mille personnes au Paradis sans jugement ni châtiment
Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Mon Seigneur m’a promis de faire entrer au Paradis soixante-dix mille personnes sans qu’elles ne subissent ni jugement, ni châtiment. Pour chaque groupe de mille personnes, il y aura soixante-dix mille personnes, ainsi que trois poignées que mon Seigneur prendra. »
Le lien familial, rameau accroché au Miséricordieux
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le lien familial est un rameau accroché à la taille du Miséricordieux. Il garde un lien avec celui qui le garde et rompt avec celui qui le rompt. »
Le Pont suspendu au milieu de l'Enfer
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) rapporte d’une manière remontant au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) que celui-ci a dit : « On suspendra le Pont au milieu de l’Enfer. Il aura des épines telles les épines du « Sa’dân ». Puis, les gens passeront. L’un s’en sortira sain et sauf, un autre sera touché, puis s’en sortira, un autre encore y sera retenu avant de tomber en Enfer. Lorsqu’Allah aura fini de juger entre les gens, les croyants chercheront après des hommes qui étaient avec eux sur Terre. Ils priaient comme eux, donnaient l’aumône comme eux, jeûnaient comme eux, faisaient le Pèlerinage comme eux et combattaient comme eux. Ils diront donc : " Ô Seigneur ! Certains de Tes serviteurs étaient avec nous sur terre : ils priaient comme nous, donnaient l’aumône comme nous, jeûnaient comme nous, faisaient le Pèlerinage comme nous et combattaient comme nous, pourtant, nous ne les voyons pas ! - Alors, Il leur dira : Allez donc en Enfer et sortez-en ceux d’entre eux que vous y trouverez ! " Ils les trouveront donc et constateront que le Feu les a atteints en fonction de leurs œuvres : certains jusqu’aux chevilles, d’autres jusqu’à la moitié de la jambe, d’autres jusqu'aux genoux, d’autres jusqu’à la taille, d’autres jusqu’à la poitrine, d’autres jusqu’au cou, mais leurs visages seront épargnés. Ils les en sortiront et ils seront jetés dans l’eau de la vie. On demanda : " Ô Messager d’Allah ! Qu’est-ce que l’eau de la vie ? - Il répondit : Le bain des gens du Paradis. Ils pousseront comme une plante. " » Une autre fois, il a répondu : « Ils y pousseront comme pousse une plante dans le creux d’un courant d’eau. » Puis, les Prophètes intercéderont en faveur de toute personne qui témoignait sincèrement qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah et alors il les en sortiront. » Il poursuivit : « Ensuite, par Sa miséricorde, Allah fera preuve de douceur envers ceux qui s’y trouveront et en sortira toute personne qui aura le poids d’un grain [de moutarde] de foi dans son cœur. »
« Les prix ont flambé, régule-les pour nous ! »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un jour, les gens s’exclamèrent : " Ô Messager d’Allah ! Les prix ont flambé, régule donc les prix pour nous ! - Alors, il leur a dit : « Allah est Lui Seul Le Régulateur, Celui qui prend et Celui qui donne, mais aussi Celui qui assure la subsistance. Et j’espère rencontrer Allah sans qu’aucun d’entre vous ne me demande réparation pour une quelconque injustice, que cela concerne le sang ou les biens. »
Khawla se plaint de son mari : Celui dont l'ouïe s'étend à tous les sons
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « La louange revient à Allah, Celui dont l’ouïe s'étend à tous les sons ! Lorsque Khawlah est venue se plaindre de son mari au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne pouvais pas l’entendre et pourtant Allah, Exalté soit-Il a révélé : {(Certes, Allah a entendu les paroles de celle qui débattait avec toi au sujet de son époux et qui se plaignait à Allah ; et Allah entendait votre dialogue.)} [Coran : 58 /1]. »
Abou Rimtha le médecin : « Allah est Le Médecin ! »
Abû Rimthah (qu’Allah l’agrée) relate qu’il a dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Montre-moi ce que tu as dans le dos, je suis médecin ! » Il répondit : « Allah est Le Médecin ! Tu es plutôt un homme plein de bienveillance, mais son médecin n’est autre que Celui qui l’a créée ! »
Jabir voyage un mois pour un hadith : les hommes rassemblés nus et incirconcis
Jâbir ibn ῾Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Il m’est parvenu qu’un homme avait entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). A ces fins, j’achetai un chameau que je montai et marchai un mois pour arriver au pays du Shâm où se trouvait cet homme appelé ‘Abdullah ibn Unays. Je dis au concierge de l’avertir de ma présence. Il s’exclama : « Jâbir ibn ῾Abdillah ? - Oui, répondis-je. ῾Abdullah sortit et nous nous donnâmes des accolades, et je lui dis : « Il m’est parvenu que tu as entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) concernant le Jugement. Je suis venu pour l’entendre avant que tu ne meures ou que je ne meure avant toi. » Il me répondit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Au Jour de la Résurrection, Allah rassemblera les hommes - ou il a dit : les serviteurs - nus, incirconcis et démunis. " » Je l’interrompis : « Que veux-tu dire par : démunis ? » Il répliqua : « Ils seront dépourvus de tout. Il les appellera d’une voix entendue par le proche aussi bien que par l’éloigné, et qui dira : " Je suis le Roi ! Je suis Celui qui rétribue ! Et il ne convient pas que l’un des habitants du Feu qui avait - en ce bas monde - quelque droit sur un habitant du Paradis, entre en Enfer avant que Je ne lui rende justice. De même, il ne convient pas qu’un habitant du Paradis entre au Paradis, sans que Je ne rende justice à celui des habitants du Feu ayant un droit sur lui - dans cette vie d’ici-bas -, ne serait-ce qu’une gifle. " » Il a dit : « Nous demandâmes : " Comment cela alors que nous serons rassemblés devant Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dévêtus et démunis ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] dit : Cela sera en fonction des bonnes et des mauvaises actions. " »
L’eau est pure, rien ne la souille.
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) fut interrogé sur le puits de « Buḍâ’ah » dans lequel étaient jetés du sang des menstrues, des carcasses de chiens et d’autres impuretés. Il répondit : « L’eau est pure, rien ne la souille. »
La chatte qui boit l'eau des ablutions : « Elle n'est pas impure »
Kabshah, la fille de Ka’b ibn Mâlik, qui était mariée au fils d’Abû Qatâdah, relate qu’Abû Qatâdah entra chez elle et qu’elle lui versa de l’eau pour ses ablutions. C’est alors qu’une chatte vint et but dans le récipient, il souleva un côté du récipient pour l’aider à boire. Kabshah dit : « Il vit que je le regardais et m’a dit : " Es-tu étonnée, ô fille de mon frère ? - Oui ! répondis-je ! - Il m’a alors dit : Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : ' Elle n’est pas impure, elle fait simplement partie de ceux et celles qui viennent et se mêlent à vous ! ' " »