Mousnad de l'imam Ahmad — page 17
مسند أحمد
Compilé par Ahmad ibn Hanbal. 562 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Deux cadavres et deux sangs autorisés
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Deux sortes de cadavres et deux sortes de sang vous ont été autorisées : les deux sortes de cadavre sont la sauterelle et le poisson et les deux sortes de sang sont le foie et la rate. »
La mouche tombée dans la boisson
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’une mouche tombe dans la boisson de l'un d'entre vous, qu’il l'y plonge entièrement avant de la retirer. Ceci, car dans l’une de ses deux ailes se trouve un mal et dans l’autre se trouve son remède. »
Toute partie coupée d'un animal vivant est considérée comme cadavre.
Abû Wâqid Al-Laythî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva à Médine, il constata que ses habitants raffolaient des bosses de chameaux et coupaient les queues de moutons. Il a alors dit : " Toute partie coupée d'un animal vivant est considérée comme cadavre. " »
'Aliya bint Soubay' et la peau des moutons morts
‘Âliyyah bint Subay’ (qu’Allah lui fasse miséricorde) relate :« Je possédais des moutons dont certaines bêtes moururent. Je suis entrée chez Maymunah (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), et lui ai fait part de cela. Elle me dit alors : « Pourquoi n'as-tu pas pris leurs peaux afin d'en tirer profit ? - Est-ce permis de faire cela ? - Elle dit : Oui ! Un groupe d’hommes de la tribu de Quraysh passa devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Ils traînaient l'un de leurs moutons mort comme on le fait pour un âne. Voyant cela, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut leur dit : " Pourquoi ne prenez vous pas sa peau ? - Ils répondirent : C’est une bête morte ! - Il leur dit : L’eau et ' Al-Qaraẓ ' la purifient ! " »
Le sermon sur la chamelle : « Allah a octroyé son droit à chaque ayant droit »
Amrû ibn Khârijah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) donna un sermon alors qu'il se trouvait sur sa chamelle, moi en dessous, sa bave coulant entre mes épaules. Je l'entendis dire : " Certes, Allah a octroyé son droit à chaque ayant droit, il n'y a donc pas de testament pour un héritier. L'enfant appartient à la couche conjugale et l'adultère mérite la pierre. Et quiconque s'attribue un autre père que le sien ou s'affilie à d'autres maîtres que les siens, alors sur lui la malédiction d'Allah et Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire ni surérogatoire. " »
L'eau te suffira à laver le sang et les traces restantes ne te causeront aucun tort.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que Khawlah bint Yassâr (qu'Allah l'agrée) vint dire au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d'Allah ! Je n'ai qu'un seul vêtement, il a été taché par le sang des menstrues. Que dois-je faire ? - Il répondit : Lorsque tu seras pure, lave l'endroit du vêtement qui a été taché par le sang puis fais ta prière avec ce vêtement. - Elle demanda alors : Et si les traces de sang ne disparaissent pas ? - Il répondit : L'eau te suffira à laver le sang et les traces restantes ne te causeront aucun tort. »
Le siwak à chaque ablution
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si je ne craignais de surcharger ma communauté, je leur aurais ordonné l'usage du " siwâk " lors de chaque ablution. »
'Ali montre la description des ablutions du Prophète ﷺ
Abd Khayr a dit : « 'Alî (qu'Allah l'agrée) est venu à nous après avoir prié et demanda qu'on lui amenât de l'eau. Nous nous sommes demandé : " Que va-t-il faire avec cette eau alors qu'il vient de prier ce qu'il voulait ? Il veut tout simplement nous enseigner ! " On lui amena donc un récipient d'eau et une assiette. Puis, il versa l'eau du récipient sur sa main droite et se lava ses mains trois fois. Puis, il se rinça la bouche et inspira et expira de l'eau par le nez et la rejeta avec la main gauche, et il fit cela trois fois. Ensuite, il lava son visage trois fois puis son avant-bras droit trois fois, et son avant-bras gauche trois fois aussi. Puis, il introduisit ses mains dans le récipient et il essuya alors sa tête, une seule fois. Enfin, il lava son pied droit trois fois et son pied gauche trois fois [aussi]. Il dit alors : " Quiconque désire connaître la description des ablutions du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), la voici ! " »
Les deux tiers d'un mudd pour les ablutions
‘Abdullah ibn Zayd (qu’Allah l'agrée) a dit : « On amena les deux tiers d’un " mud " au Prophète (sur lui la paix et le salut) et le voilà qui frottait son bras ! »
Pas d'ablutions pour qui n'y évoque pas le nom d'Allah
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Pas de prière pour qui n'a pas d'ablutions et pas d'ablutions pour qui n'y évoque pas le Nom d'Allah, Exalté soit-Il. »
L'expédition éprouvée par le froid : l'essuyage sur les turbans et les bottines
Thawbân (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya une expédition qui fut éprouvée par le froid. Lorsqu’ils revinrent auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il leur ordonna de pratiquer l’essuyage sur les turbans et sur les bottines chauffantes. »
Le Messager d'Allah ﷺ embrassait une épouse puis priait sans renouveler ses ablutions
‘Urwah (qu’Allah l’agrée) rapporte que ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) a relaté : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) embrassait certaines de ses épouses, puis il sortait pour se rendre à la prière sans renouveler ses ablutions. » ‘Urwah (qu’Allah l’agrée) dit : « J'ai dit : " Cette femme n’est autre que toi ! " Alors, ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) se mit à sourire. »
Est-ce autre chose qu'une partie de son corps ?
Ṭalq ibn ‘Alî (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque nous sommes venus au Prophète (sur lui la paix et le salut), un homme demanda : « Ô Messager d’Allah ! Que penses-tu d’un homme qui touche son sexe après qu’il ait fait ses ablutions ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « Est-ce autre chose qu'une partie de son corps ? » Ou bien, il a dit : « qu'un membre de son corps ? »
Que celui qui lave un mort se lave et que celui qui le porte fasse ses ablutions.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que celui qui lave un mort se lave et que celui qui le porte fasse ses ablutions. »
Le sommeil et l'annulation des ablutions
Mu'âwiyah ibn Abî Sufyân (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les deux yeux sont le nœud de l'orifice postérieur. Lorsque les deux yeux dorment, ce nœud se défait. »
'Abdallah ibn Ja'far monté derrière le Prophète ﷺ et le secret gardé
Abû Ja’far ‘Abdullah ibn Ja'far (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Un jour [au cours d’un voyage], le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m’installa derrière lui et me fit part d'un secret que je ne divulguai à personne. Les endroits préférés par le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour faire ses besoins étaient les palmeraies, c’est-à-dire : derrière les palmiers. Un jour, il entra dans la palmeraie d'un homme des Anṣâr, et un chameau se trouvait là. Lorsque le chameau vit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il se mit à gémir et ses yeux versèrent des larmes. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendit auprès de lui et le caressa du dos à la tête, ce qui l'apaisa. Il dit alors : " Qui est le propriétaire de ce chameau ? À qui appartient ce chameau ? " C'est alors qu’un jeune homme des Anṣâr vint et dit : " Il m'appartient, ô Messager d'Allah ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ne crains-tu pas Allah au sujet de cette bête qu'Allah t'a confié ? En effet, celle-ci vient de se plaindre auprès de moi que tu l'affamais et l'épuisais ! »
Rompre plus de trois jours avec son frère
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Il n'est pas permis à un musulman de rompre les liens avec son frère plus de trois jours. Celui qui rompt plus de trois jours, puis meurt, entrera en Enfer. " »
Se détourner de son frère toute une année
Abû Khirâsh Ḥadradî ibn Abî Ḥadrad Al-Aslamî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui se détourne volontairement de son frère toute une année est semblable à celui qui fait couler son sang. »
Ne pleurez plus sur mon frère après ce jour !
‘Abdullah ibn Ja'far (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accorda un répit de trois jours à la famille de Ja'far. Ensuite, il vint les voir et leur dit : " Ne pleurez plus sur mon frère après ce jour ! " Puis, il ajouta : " Faites venir les fils de mon frère ! " On nous fit venir devant lui et nous étions comme des oisillons. Il a alors dit : " Faites venir le coiffeur ! " et il lui ordonna de nous raser la tête. »
« Le vent provient de la miséricorde d'Allah : ne l'insultez pas »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le vent provient de la miséricorde d'Allah et il est source de clémence ou de châtiment. Ainsi, lorsque vous le voyez souffler, ne l'insultez pas, demandez à Allah son bien et recherchez la protection d'Allah contre son mal. »
N’insultez pas le coq, car il réveille pour la prière.
Zayd ibn Khâlid Al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’insultez pas le coq, car il réveille pour la prière. »
« N'appelez pas l'hypocrite maître »
Buraydah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’appelez pas l’hypocrite « maître » car, quand bien même il serait un maître, vous provoqueriez le courroux de votre Seigneur, à Lui la Puissance et la Grandeur. »
Celui qui jure : « Si je mens, je n'ai plus rien à voir avec l'Islam »
Buraydah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque jure en disant : " Si je mens, je n’ai plus rien à voir avec l’Islam ! " sera tel qu’il s’est décrit s’il ment. Et s’il dit la vérité, il ne reviendra pas à l’Islam sans en subir de conséquences. »
Oumm Salama et le rattrapage des prières manquées pendant les menstrues
Kathîr ibn Ziyâd relate : « Al-Azdiyyah, c'est-à-dire Mussah, m'a raconté : " Quand j'accomplis le Pèlerinage, j'entrai chez Umm Salamah et lui dis : 'Ô, mère des croyants ! Samurah ibn Jundub ordonne aux femmes de rattraper les prières manquées pendant les règles ! - Elle dit : Elles ne doivent pas les rattraper ! Quand l'une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut) avait ses lochies, elle s'abstenait pendant quarante jours et le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne lui ordonnait pas de rattraper les prières manquées à cause des lochies !' " » Dans une version : « Nous nous couvrions le visage de zédoaire en poudre, afin de cacher les taches cutanées. »