Le butin de Hounayn et la rancœur des Ansar
Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- Référence
- Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- متفق عليه
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
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Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
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Dans le même recueil
La retraite des dix jours du milieu du Ramadan et la Nuit du Destin
Abû Sa’îd al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah avait l’habitude de pratiquer la retraite spirituelle dans les dix jours du milieu du mois de Ramadan. Une année, la nuit du vingt-et-un [qui était la date à laquelle, à l’aube, il quittait l’endroit de sa retraite], il nous a dit : « Celui qui a accompli la retraite spirituelle avec moi, qu’il se retire les dix derniers jours. Car j’ai vu cette fameuse nuit, puis on me l’a fait oublier. J’ai vu qu’au matin suivant cette nuit, je me prosternais dans l’eau et la terre. Cherchez-la donc dans les dix dernières nuits et, plus précisément, cherchez-la dans les nuits impaires. » Or, cette nuit-là, il avait plu et l’eau avait coulé dans la mosquée, qui n’était faite que de bois et de branches de palmier. J’ai donc pu voir l’eau et la terre sur le front du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à l’aube du vingt-et-unième jour. »
Abou Chourayh rappelle à 'Amr ibn Sa'id la sacralité de La Mecque
Abû Shurayḥ Khuwaylid ibn ‘Amr al-Khuzâ’î al-‘Adawî (qu’Allah l’agrée) a dit à ‘Amr ibn Sa’îd ibn Al-‘Âṣ (qu’Allah l’agrée), alors qu’il envoyait des troupes militaires à La Mecque : « Ô Emir ! Puis-je te rapporter des propos tenus par le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le lendemain de la conquête de La Mecque ? Ce sont des propos que mes oreilles ont bien entendu, que mon cœur a bien retenu et que mes yeux ont bien vu lorsqu’il les a prononcés. Certes, il a loué Allah et a fait Son éloge, puis il a dit : « C’est Allah, Exalté soit-Il, qui a rendu sacrée La Mecque et non les hommes. Il n’est donc pas permis à quiconque croit en Allah et au Jour Dernier d’y faire couler le sang, ni d’y couper un arbre. Si quelqu’un se l’autorise en invoquant le combat que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) y a livré, alors répondez-lui : « Certes, Allah l’a permis à Son Messager (sur lui la paix et le salut) et Il ne vous l’a pas permis à vous ! » Et Il ne me l’a permis qu’un instant de la journée. Aujourd’hui, elle a certes retrouvé son caractère sacré d’hier. Par conséquent, que la personne présente en informe la personne absente ! » On demanda alors à Abû Shurayḥ : Que t’a répondu ‘Amr ? » Il a répliqué : « Je connais cela mieux que toi, ô Abâ Shurayḥ ! Certes, la ville sacrée ne protège ni la personne désobéissante, ni l’assassin fugitif, ni le voleur fugitif ! »
« Il n'y a plus d'émigration après la conquête, mais le combat et l'intention »
‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la conquête de La Mecque : « Il n’y a plus d’émigration après la conquête, mais il y a combat et intention. Donc, si on vous appelle au combat, allez-y ! » Le jour de la conquête de La Mecque, il (sur lui la paix et le salut) dit aussi : « Certes, Allah a rendu sacrée cette cité le jour où Il a créé les Cieux et la Terre. Elle est donc sacrée en vertu du décret d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection. Le combat n’y a été licite pour personne avant moi, et il ne l’a été pour moi qu’un moment de la journée. Par conséquent, elle est sacrée en vertu du décret d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection. On ne doit pas couper ses plantes épineuses, on ne doit pas chasser son gibier, on ne doit pas ramasser ce qu’on y trouve de perdu, excepté pour celui qui en fera l’annonce, et on ne doit pas arracher son herbe. » Al-‘Abbâs intervint alors pour dire : « Ô Messager d’Allah ! A l’exception du jonc odorant car il est utilisé comme combustible par les forgerons et pour couvrir les toits des maisons. » Le Prophète a dit : « A l’exception du jonc odorant ! ».
Ô ‘Umar ! Ne sais-tu pas que l’oncle paternel d’un homme est comme son père ?
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya ‘Umar (qu’Allah l’agrée) afin de percevoir l’aumône légale (« Az-Zakâh »), des gens prétendirent qu’ibn Jamîl, Khâlid ibn al-Walîd et Al-‘Abbâs, l’oncle du Prophète (sur lui la paix et le salut), avaient refusé de la donner. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’est alors exclamé : « De quoi ibn Jamîl se plaint-il donc ? Est-ce du fait qu’Allah l’ait enrichi après qu’il fut pauvre ? Quant à Khâlid, vous êtes injustes avec Khâlid ! Lui qui a consacré ses armures et ses chevaux dans la voie d’Allah. Et pour ce qui est d’Al-‘Abbâs, c’est moi qui la paierai et j’en donnerai même le double ! » Ensuite, il a dit : « Ô ‘Umar ! Ne sais-tu pas que l’oncle paternel d’un homme est comme son père ? »
Sur le même thème : La bataille de Hunayn
Hounayn : « Qu'Allah fasse miséricorde à Moïse ! »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le jour de Ḥunayn, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) privilégia certains dans le partage du butin. Il accorda cent chameaux à Al-Aqra’ ibn Ḥâbis et autant à ‘Uyaynah ibn Ḥuṣun. Il fit aussi des dons à quelques notables Arabes et les privilégia ce jour-là. Un homme dit : « Par Allah ! C’est là un partage sans la moindre justice et qui ne recherche pas le Visage d’Allah ! » J’ai alors dit : « Par Allah ! J’en informerai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » J’allai donc le trouver et lui fit part de ce que j’avais entendu. Le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea de couleur si bien qu’il vira au rouge. Il déclara : « Qui fera preuve de justice si Allah et Son Messager ne le font pas !? » Puis, il dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Il fut davantage offensé et pourtant, il se montra patient. » A la suite de cela, je me promis de ne plus jamais lui rapporter de nouvelle désagréable !
Le retour de Hounayn : les bédouins pressent le Prophète ﷺ contre des arbustes épineux
Jubayr ibn Muṭʽim (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsque nous revînmes de la bataille de Ḥunayn. Les bédouins ne cessèrent de le presser et lui demander des biens, jusqu'au point où ils le poussèrent vers des arbustes épineux. Sa cape se prit dans ces arbustes épineux et le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'arrêta. Il dit : " Donnez-moi mon vêtement ! Si je possédais des biens au nombre de toutes ces épines, je les aurais partagés entre vous. Puis, vous ne m'auriez trouvé ni avare, ni menteur ni lâche ! " »
Hounayn et l'arbre aux objets suspendus : suivre la tradition des prédécesseurs
D'après Abû Wâqid Al-Laythî (qu'Allah l'agrée) : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ sortit pour Hunayn, il passa près d'un arbre (un jujubier) appartenant aux polythéistes qu'on appelait : l'arbre aux objets suspendus auquel ils accrochaient leurs armes. Ils [certains Compagnons] ont alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Attribue-nous un arbre aux objets suspendus, comme ils en ont un ! " Alors, le Prophète ﷺ a dit : " Gloire à Allah ! Ceci est comme ce que le peuple de Moïse a dit ! : {" Attribue-nous un dieu, comme ils ont des divinités. "} [Les Murailles, 7 : 138]. Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Vous suivrez certainement la tradition de ceux qui vos ont précédés. »
Hounayn : « Quiconque tue un adversaire et en possède la preuve »
Abû Qatâdah Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous partîmes avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à la bataille de Ḥunayn - il évoqua l'histoire - et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Quiconque tue un adversaire et en possède la preuve a le droit de prendre ses effets personnels. » Il le répéta trois fois. »