La prière du 'asr manquée le jour de la bataille du Fossé

Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

Texte arabe
عن جابر بن عبد الله رضي الله عنهما «أنَّ عمر بن الخَطَاب رضي الله عنه جاء يَومَ الخَندَقِ بَعدَ مَا غَرَبَت الشَّمسُ فَجَعَل يَسُبُّ كُفَّار قُرَيشٍ، وقال: يا رسول الله، مَا كِدتُّ أُصَلِّي العَصرَ حَتَّى كَادَت الشَّمسُ تَغرُبُ، فَقَال النَبِيُّ صلى الله عليه وسلم : والله مَا صَلَّيتُهَا، قال: فَقُمنَا إلَى بُطحَان، فَتَوَضَّأ للصَّلاَة، وتَوَضَأنَا لَهَا، فَصَلَّى العَصر بعد مَا غَرَبَت الشَّمسُ، ثُمَّ صَلَّى بعدَها المَغرِب».
Traduction française
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que, le jour de la bataille du Fossé, ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) vint [voir le Prophète (sur lui la paix et le salut)], après le coucher du soleil en insultant les infidèles Qurayshites. Il dit : « Ô Messager d’Allah ! J'ai failli ne pas prier la prière du « ’Aṣr » ! [Je l'ai priée] au moment où le soleil était sur le point de se coucher ! - Par Allah ! s'exclama le Prophète (sur lui la paix et le salut), moi-même, je ne l’ai pas [encore] priée ! » Ensuite, poursuivit ‘Umar, nous nous dirigeâmes vers Buṭḥân, où le Prophète (sur lui la paix et le salut) fît ses ablutions pour la prière. Nous fîmes de même. Là, il accomplit [la prière du] « ’Aṣr », après le coucher du soleil, et pria ensuite la prière du coucher (« Al-Maghrib »). »
Signaler une erreur
Référence
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
متفق عليه
Authenticité
Authentique
صحيح
Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.

Classement

Provenance

  • Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
  • Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
  • Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

  • Le bédouin dont la femme a mis au monde un enfant de couleur noire

    Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un bédouin vint trouver le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Ma femme a mis au monde un enfant de couleur noire ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda : As-tu des chameaux ? - L’homme répondit par l’affirmative. - De quelle couleur sont-ils ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Le bédouin répondit : Ils sont roux. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda alors : Y’en a-t-il des gris ? - Oui, répondit le bédouin. - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda encore : Comment cela se fait-il ? - Le bédouin s’avança : Peut-être que cela est dû à un trait héréditaire ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : Peut-être que cela est dû à un trait héréditaire ! " »

    Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLire le texte complet →
  • La dispute d'Adam et de Moïse

    Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Adam et Moïse (sur eux la paix) débattirent. Moïse (sur lui la paix) lui dit : " Ô Adam ! Tu es notre père ! Tu nous as déçus et tu nous as fait sortir du Paradis ! " Adam (sur lui la paix) répliqua : " Tu es Moïse et Allah t’a choisi pour te parler. Il a rédigé de Sa main un Livre à ton intention. Me blâmes-tu pour une chose qu’Allah a décrétée à mon encontre quarante ans avant ma création ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) déclara alors : " L’argument d’Adam eut donc raison de Moïse ! L’argument d’Adam eut donc raison de Moïse ! " »

    Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLire le texte complet →
  • Tout ce qui enivre est illicite.

    D’après Abû Burda, d’après son père Abû Mûsâ al‑Ash‘arî — qu’Allah l’agrée — : Le Prophète ﷺ l’envoya au Yémen et l'interrogea sur les boissons fabriquées là-bas. Il répondit : « le bit‘ et le mizr ». On demanda à Abû Burda : qu’est‑ce que le bit‘ et le mizr ? Il a répondu : " Al Bit' est la fermentation du miel et " Al Mizr " est la fermentation de l'orge. " Alors, il ﷺ a dit : « Toute boisson enivrante est interdite. » Et Muslim rapporte avec ces termes : « Le Messager d’Allah m’envoya Moadh et moi au Yémen; j'ai alors dit : « Ô Messager d'Allah! Ils avaient chez nous une boisson appelée mizr, faite d’orge et une autre boisson appelée Bit' faite à partir du miel. » Il a répondu : « Tout enivrant est illicite. » Dans une autre version de Muslim : « Toute boisson qui détourne de la prière est interdite. » Et dans une autre version : « Le Messager d’Allah — à qui furent données les paroles concises — dit : J’interdis tout enivrant qui détourne de la prière. »

    Rapporté par Al Bukhârî et MuslimLire le texte complet →
  • Allah a écrit [les récompenses des] bonnes actions et [les peines des] mauvaises

    D’après Ibn ‘Abbâs — qu’Allah les agrée —, d’après le Messager d’Allah ﷺ, dans ce qu’il rapporte de son Seigneur — béni et exalté — : « Allah a écrit [les récompenses des] bonnes actions et [les peines des] mauvaises, puis Il les a détaillées : celui qui a l’intention d’accomplir une bonne action sans la faire, Allah l’inscrit auprès de Lui comme une bonne action parfaite… et s’il en a l’intention et l’accomplit, Allah l’inscrit comme dix bonnes actions jusqu’à sept cents fois, voire davantage. Quant à celui qui a l’intention d’une mauvaise action puis y renonce, Allah lui inscrit une bonne action complète. Et s’il y songe et l’accomplit, Allah lui inscrit une seule mauvaise action. » 

    Rapporté par Al Bukhârî et Muslim dans leur Deux Recueils Authentiques avec ces mêmes termesLire le texte complet →

Sur le même thème : La bataille du Khandaq (la Tranchée)

  • Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !

    Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la Bataille des Coalisés : "Qui pourrait me ramener des nouvelles des gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit : Moi ! - Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a de nouveau demandé : Qui pourrait me ramener des nouvelles de ces gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit de nouveau : Moi ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !" »

    Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLire le texte complet →
  • Sa'd blessé le jour du Fossé : la tente dans la mosquée

    ʽÂ'ishah ( qu'Allah l'agrée ) relate : « Saʽd fut touché le jour du fossé. C'est un homme de Quraysh qu'on appelle Ḥibbân ibn Al-ʽAriqah qui lui tira dessus, il lui tira une flèche dans la veine médiane. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dressa une tente dans la mosquée afin de pouvoir lui rendre visite d'un endroit proche. Quand il revint de la bataille du fossé, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) posa les armes et se lava. C'est alors que Jibrîl [l'Ange Gabriel] vint à sa rencontre, se frottant la tête pour en ôter la poussière et dit : "As-tu donc posé les armes ? Par Allah ! Moi, je ne les ai pas posées. Sors donc jusqu'à eux !" Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Où donc ?" Il indiqua alors la direction de Banî Qurayẓah. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit jusqu'à eux et ils se soumirent à son décret. Il renvoya la décision à Saʽd, qui dit : "Je décrète à leur sujet que les combattants soient tués, que les femmes et les enfants soient pris en esclaves et que leurs biens soient distribués !" » Hishâm dit : « Mon père relate que ʽÂ'ishâh l'informa que Saʽd dit : "Ô, Allah ! Tu sais qu'il n'est personne que je n'aimerais combattre pour Ta cause plus que des gens qui ont démenti et expulsé Ton Messager ( sur lui la paix et le salut) ! Ô, Allah ! Je pense que Tu as mis fin à la guerre entre nous et eux, mais s'il reste encore quelconque bataille entre nous et Quraysh, alors garde-moi en vie pour celle-ci, afin que je combatte pour Ta cause ! Et si Tu as mis fin à la guerre, alors laisse-la éclater et fais-en la cause de ma mort !" Elle éclata alors au niveau de sa gorge. Les Banî Ghifâr avaient une tente dans la mosquée et le sang coula jusqu'à eux. Ils dirent : "Ô, occupants de la tente ! Qu'est-ce donc, qui vient de chez vous jusqu'à nous ?" C'est là qu'ils découvrirent Saʽd dont la blessure laissait couler le sang à flots et qui mourut par sa cause. »

    Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLire le texte complet →
  • Le retour de la tranchée : Gabriel n'a pas déposé les armes

    ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la tranchée, il déposa les armes et se lava. Jibrîl (sur lui la paix) se présenta à lui et dit : " Tu as déposé les armes ? Par Allah ! Nous ne les avons toujours pas déposées ! Sors à leur rencontre ! - Où donc ?demanda le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Jibrîl répondit : Par là-bas ! " Il indiquait la direction [de la tribu] des Banî Qurayẓah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se dirigea donc vers eux. »

    Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLire le texte complet →
  • Le sol très dur de la tranchée frappé par le Prophète ﷺ

    Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Alors que nous creusions, le jour de la tranchée, un sol très dur se présenta. Ils se rendirent alors auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Un sol très dur s'est présenté dans la tranchée ! - Il dit alors : Je vais y descendre ! » Il se leva. Son ventre était enserré par une pierre. Cela faisait trois jours que nous n'avions rien mangé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors la pioche, frappa le sol et d'un coup, la terre devint molle comme du sable ! Je lui demandai : « Ô Messager d'Allah ! Permets-moi d'aller chez moi ! » J'ai alors dit à ma femme : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un état insoutenable ! As-tu quelque chose à manger ? - J'ai de l'orge et une chevrette ! », Répondit-elle. J'ai alors égorgé la petite chèvre, ma femme a moulu l'orge, et nous mîmes la viande à cuire. Puis, je suis revenu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) alors que la pâte d'orge était déjà levée, et la viande presque à point, dans une marmite, soutenue par trois pierres, sur le feu. J'ai dit : « J'ai un petit repas, viens donc ô Messager d'Allah ! Et invite une ou deux personnes avec toi ! - Quelle quantité est-ce ?, me demanda-t-il. Je lui décrivis alors la quantité. C'est très bon et largement suffisant ! dit-il. Va dire à ta femme de ne pas retirer la marmite ni le pain du feu jusqu'à mon arrivée ! Puis, il a dit : Levez-vous ! » Alors, les Muhâjirûn et les Anṣâr se levèrent. Je revins chez moi et ma femme s'exclama : « Malheur à toi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est venu avec les Muhâjirûn, les Anṣâr et ceux qui étaient avec eux ! - Est-ce qu'il t'a interrogé [à propos du repas] ?, demanda-t-elle. - Oui, répondis-je. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva et dit aux invités : « Entrez sans vous bousculer ! » Il coupa le pain et posa dessus de la viande, puis il couvrit la marmite et le four. Il rapprocha alors ses Compagnons et les servit. Il ne cessa de répéter cela jusqu'à ce qu'ils fussent tous rassasiés, et il en resta encore. [Jâbir a dit] Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit à ma femme : « Manges-en et offres-en, car les gens ont été touchés par la famine ! » Et dans une [autre] version, Jâbir a dit : « Lorsque le fossé fut creusé, je vis que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait faim. Je me rendis auprès de mon épouse et lui demandai : " As-tu quelque chose chez toi ? J'ai vu que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait très faim. " Elle me sortit un sac contenant un Ṣâ' d'orge. Nous disposions aussi d'une petite bête : une chevrette [qui ne sortait pas encore au pré]. Je l’égorgeai tandis qu'elle moulait le grain. Elle termina en même temps que moi. Je coupai la viande en morceaux que je mis dans la marmite. Puis, je m’en retournai auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Elle dit alors : « Ne me couvre pas de honte en amenant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ceux qui sont avec lui ! » Je me rendis alors auprès de lui et lui glissait secrètement : « Ô Messager d'Allah ! Nous avons égorgé une petite bête et mon épouse a moulu un Ṣâ' d'orge que nous avions. Viens donc avec le groupe qui est avec toi ! » Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écria : « Ô gens de la tranchée ! Jâbir vous a préparé à manger ! Allez-y ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta alors : « N'enlevez pas votre marmite du feu et ne mettez pas votre pâte au four avant que j'arrive ! » Je vins et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva devant des gens. Quand j'allai trouver mon épouse, elle me dit : « Tu as fait ceci et cela ! - Je répliquai : J'ai fait ce que tu m'as dit. » Elle montra la pâte au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui crachota dedans et y appela la bénédiction. Puis, il se dirigea vers notre marmite, crachota aussi dedans et y mit la bénédiction. Ensuite, il a dit : « Appelle une boulangère pour qu'elle t'aide à faire le pain et puise de votre marmite sans la descendre du feu ! » Ils étaient mille. Je jure par Allah qu'ils mangèrent si bien qu'ils en laissèrent et s'en allèrent. Notre marmite était encore en ébullition comme au début et notre pâte était intacte dans le four ! »

    Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLire le texte complet →