« As-tu connu un jour plus pénible qu'Ouhoud ? » : le jour d'Al-'Aqaba
Sahih al-Boukhari · Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- Référence
- Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
- متفق عليه
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
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Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
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Dans le même recueil
Les larmes du Messager d'Allah ﷺ pour son petit-fils agonisant : « C'est une miséricorde »
Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « On apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le fils de sa fille dans un état d'agonie, les yeux du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'emplirent alors de larmes. Sa'd (qu'Allah l'agréé) demanda : « Qu'est- ce donc, Ô Messager d'Allah ?! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « C'est une miséricorde qu'Allah a placée dans le cœur de Ses serviteurs. Allah n'accorde Sa miséricorde qu'aux miséricordieux d'entre Ses serviteurs. »
Abou Dharr et son esclave vêtus du même manteau
Al-Ma’rûr ibn Suwayd a dit : « J’ai vu Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) qui portait le même manteau que son esclave. Quand je l’interrogeai à ce sujet, il me raconta qu’à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il avait insulté un homme en parlant de sa mère. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui avait dit : « Tu es quelqu’un en qui l'on trouve encore des [comportements d'avant l'Islam (« Al-jâhiliyah ») ] ! Ceux-là sont vos frères et des bienfaits divins qu’Allah a mis en votre possession. Quiconque, donc, détient l’un de ses frères, qu’il le nourrisse comme il se nourrit et qu’il l’habille comme il s’habille ! Ne leur imposez pas ce qu’ils ne peuvent accomplir et si vous devez le faire, alors aidez-les ! »
« Seriez-vous satisfaits d'être le quart des gens du Paradis ? »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous étions près de quarante hommes avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), sous une tente, lorsqu’il demanda : " Seriez-vous satisfaits d’être le quart des gens du Paradis ? - Nous répondîmes : Oui ! - Il demanda ensuite : Seriez-vous satisfaits d’être le tiers des gens du Paradis ? - Nous répliquâmes : Oui ! - Il dit alors : Par Celui qui détient l’âme de Muḥammad dans Sa Main ! J’espère vraiment que vous serez la moitié des gens du Paradis. Ceci, car seule une âme musulmane accède au Paradis ! Or, parmi les polythéistes, vous n’êtes que comme un poil blanc sur la peau d’un taureau noir, ou comme un poil noir sur la peau d’un taureau roux ! »
La dépense pour sa famille est une aumône
Aboû Mas'oûd (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " Lorsque l'homme dépense pour sa famille et en escompte la récompense, c'est pour lui une aumône. "
Sur le même thème : La bataille d'Uhud
La prière pour les morts d'Ouhoud huit ans après
Uqbah ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortit et accomplit la prière mortuaire pour les hommes tués à Uḥud, huit ans après leur mort, comme celui qui fait ses adieux aux vivants et aux morts. Ensuite, il se dirigea vers le minbar et déclara : " Je serai votre devancier et votre témoin, et notre rendez-vous est au Bassin (« Al-Ḥawḍ »). Certes, je le vois de ma place-ci ! Et je ne crains pas pour vous que vous tombiez dans le polythéisme ; je crains plutôt ce bas monde et que vous entriez en concurrence pour lui." » [Uqbah ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée)] dit alors : « Ce fut la dernière fois que je vis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Et dans une [autre] version : " Je crains plutôt ce bas monde, que vous vous concurrenciez pour lui, que vous vous entretuiez et que vous périssiez comme ont péri ceux qui vous ont précédés. " » Uqbah (qu'Allah l'agrée) dit alors : « Ce fut la dernière fois que je vis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le minbar. » Et [encore] dans une [autre] version : " Je serai votre devancier et votre témoin. Par Allah ! Je vois à l'instant même mon Bassin. Et on m'a octroyé les clés des trésors de la Terre ou les clés de la Terre. Par Allah ! Certes, je ne crains pas pour vous que vous tombiez dans le polythéisme après moi ; je crains plutôt que vous n'entriez en concurrence pour ce bas monde." »
Ouhoud : le Prophète ﷺ monte sur le rocher grâce à Talha, « Talha a gagné ! »
Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu’Allah l’agrée) relate : « Le jour de Uḥud, le Prophète (sur lui la paix et le salut) portait deux cottes de mailles. Lorsqu’il se dressa vers le rocher, il ne put le surmonter. Il fit donc asseoir Ṭalḥah en-dessous de lui et monta jusqu’à se tenir sur le rocher. J’ai alors entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Ṭalḥah a gagné !" »
Anas ibn An-Nadr, absent à Badr, et son combat à Ouhoud
Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Mon oncle, Anas ibn An-Naḍr, n’a pas participé à la bataille de Badr. Il a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai manqué ta première bataille contre les polythéistes. Si Allah m’accorde une autre occasion de les combattre, Il verra ce dont je suis capable ! » Lors de la bataille d'Uḥud, voyant les musulmans quitter leurs positions, il s’exclama : « Ô Allah ! Je Te présente mes excuses pour ce qu’ont fait ceux-ci (c’est-à-dire : ses compagnons) et je me désavoue de ce qu’ont fait ceux-là (c’est-à-dire : les polythéistes). » Puis, il s’avança vers l’ennemi et rencontra Sa’d ibn Mu’âdh à qui il lança : « Ô Sa’d ibn Mu’âdh ! Je jure ! Par le Seigneur de la Ka’bah, que je sens l’odeur du Paradis encore plus proche que le mont Uḥud ! » Sa’d avoua : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas pu faire ce qu’il a fait. » Anas ajouta : « Nous avons trouvé sur son corps plus de quatre-vingts coups de sabres, de traces de lances ou de flèches. Nous l’avons trouvé mort et défiguré par les polythéistes au point que personne ne put le reconnaître en dehors de sa sœur qui identifia ses doigts. » Anas poursuivit : « Nous pensions que ce verset était descendu à son sujet et à propos des hommes comme lui : {(Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été véridiques et ont pleinement tenu leur engagement vis-à-vis d’Allah. Certains ont atteint leur but et d’autres attendent encore ; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement)} [Coran : 33/23]. »
La veille d'Ouhoud : le père de Jabir pressent qu'il sera parmi les premiers tués
Jabir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « La veille de la bataille d'Uḥud, mon père m'appela de nuit et me dit : « Je crois que je serais parmi les premiers des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) à se faire tuer à la bataille qui se prépare, et je ne laisse derrière moi personne de plus cher, après le Prophète (sur lui la paix et le salut), que toi. J'ai quelques dettes, règle-les, et prend bien soin de tes sœurs. » Le matin, il fut le premier tué. On l'enterra dans la même fosse qu'un autre Compagnon. Par la suite, il me déplu de le laisser dans la même fosse qu'un autre ; six mois après, je l'exhumai. Exceptée une légère altération à l'oreille, il était intact comme le jour où je l'ai enterré. Je le mis dans une tombe tout seul. »