La prière — page 31
Hadiths sur la prière (salât) : ses horaires, sa description, la prière en groupe et les prières surérogatoires.
1 298 hadiths dans ce thème.
- La purification et les ablutions
- La description de la prière
- L'appel à la prière
- La prière en groupe et l'imam
- Les prières surérogatoires
- Les mosquées
L'interdiction de prier les mains sur les flancs
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit à l'homme d'accomplir la prière en ayant les mains posées sur les flancs. »
'Aïcha : mettre ses mains sur les flancs, c'est ce que font les juifs
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) répugnait voir un fidèle poser ses mains sur son flanc, et elle disait : « C’est ainsi que les juifs font dans leur prière ! »
Commencer par le dîner servi avant la prière du couchant
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque le dîner est servi, commencez par lui avant d’accomplir prière du couchant, et ne hâtez pas votre repas ! »
Ne pas enlever les cailloux pendant la prière
Abû Dhar (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous se lève en prière, la miséricorde lui fait face, qu'il n'enlève pas les cailloux. » Et Mu'ayqîb (qu'Allah l'agrée) relate : « Concernant l'homme qui aplanit le sol à l'endroit où il se prosterne, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : "Si tu dois l'essuyer, contente-toi d'une seule fois !" »
Détourner le regard pendant la prière : un larcin du diable
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai interrogé le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet du fait de détourner le regard pendant la prière. » Il me répondit : "C’est un larcin que le Diable commet dans la prière de l’individu !"»
Les glaires sur le mur de la qibla
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) aperçut des glaires sur le mur de la mosquée du côté de la Qiblah. Il en fut navré au point qu'on le remarqua sur son visage. Il alla le frotter avec sa main et dit : « Lorsque l'un d'entre vous se tient debout en prière, il est en conversation avec son Seigneur - ou : son Seigneur est entre lui et la Qiblah - Ainsi, qu'il ne crache pas devant lui, mais plutôt à sa gauche ou à ses pieds. » Puis, il prit un bout de son vêtement, cracha dessus, frotta ensuite une partie de celui-ci contre une autre et dit : « ou qu'il agisse ainsi ! »
Débarrasse-nous de ce voile ! Ses images ne cessent de se présenter lors de ma prière !
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) avait un voile avec lequel elle recouvrait un côté de sa maison. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : "Débarrasse-nous de ce voile ! Ses images ne cessent de se présenter lors de ma prière !" »
Le vêtement à motifs rendu à Abou Jahm : « Celui-ci m'a distrait dans ma prière »
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) pria dans un vêtement noir doté de motifs et jeta un regard sur ces derniers. Quand il termina de prier, il dit : "Rendez vous avec mon vêtement que voici chez Abî Jahm et apportez-moi son vêtement ! Celui-ci m'a distrait dans ma prière tout à l'heure. " » Dans une autre version, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « J'ai regardé ses motifs durant ma prière et je crains qu'ils ne me distraient. »
« Le bâillement pendant la prière provient du diable »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bâillement pendant la prière provient du Diable ; donc, lorsque l'un d'entre vous baille, qu’il se retienne autant qu’il le peut ! »
Construire des mosquées dans les quartiers, les garder propres et parfumées
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a ordonné que l’on construise des mosquées au milieu des demeures, qu’on les garde propres et qu’on les parfume. »
Oumm Salama et l'église d'Abyssinie aux images
D'après 'Aïcha, la mère des croyants (qu’Allah l’agrée) : Oum Salamah (qu’Allah l’agrée) mentionna au Messager d’Allah ﷺ une église qu’elle avait vue en Abyssinie qu'on appelait : « Mâriah ». Elle lui mentionna les images qu’elle avait vues à l’intérieur. Alors, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce sont des gens qui, lorsqu’un serviteur vertueux ou un homme vertueux mourrait parmi eux, alors ils construisaient un lieu de culte sur sa tombe et y représentaient ces images. Ces gens sont les pires des créatures auprès d’Allah ! »
Thoumama ibn Outhal attaché à une colonne de la mosquée
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya des cavaliers en direction du Najd. Ils revinrent avec un homme des Bani Ḥanîfah du nom de Thumâmah ibn Uthâl, le chef des gens d’Al-Yamâmah. Ils le ligotèrent à l'un des piliers de la mosquée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alla le voir et demanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Le prisonnier répondit : « Du bien, ô Muḥammad ! Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Si tu me fais grâce, alors tu le feras à un homme reconnaissant. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa jusqu’au lendemain, puis il lui demanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Celui-ci répondit : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu me fais grâce, tu le feras à un homme reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa jusqu’au lendemain, puis lui demanda de nouveau : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Celui-ci répondit encore : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu me fais grâce, tu le feras à un homme reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna : « Libérez Thumâmah ! » Celui-ci se dirigea alors vers une palmeraie proche de la mosquée, se lava, pénétra dans la mosquée et déclara : « J’atteste qu’il n’est aucune divinité digne d’adoration en dehors d’Allah et j’atteste que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager ! Ô Muḥammad ! Par Allah ! Il n’y avait pas sur Terre de visage plus détestable à mes yeux que le tien. Or, ton visage est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous. Par Allah ! Il n’y avait pas de religion plus détestable à mes yeux que la tienne. Or, ta religion est devenue celle qui m’est la plus chère d’entre toutes. Par Allah ! Il n’y avait pas de pays plus détestable à mes yeux que le tien. Or, ton pays est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous. Ta cavalerie m’a fait prisonnier au moment où je voulais faire la ‘Umra. Qu’en penses-tu ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui annonça la bonne nouvelle et lui ordonna d’accomplir la ‘Umra. Lorsqu’il parvint à La Mecque, quelqu’un lui demanda : « As-tu changé de religion ? » Il répondit : « Non ! Mais, je me suis soumis [à Allah] avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Par Allah ! Vous ne recevrez pas le moindre grain de blé d’Al-Yamâmah sans l’autorisation du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! »
'Omar et Hassan qui récitait de la poésie dans la mosquée
Abû Hurayrah relate que ʽUmar passa aux côtés de Ḥassân (qu'Allah les agrée), alors qu'il récitait de la poésie dans la mosquée. Il lui fit la remarque. Il répondit : « Je récitais de la poésie, alors qu'il s'y trouvait celui qui est meilleur que toi ! » Puis il se tourna vers Abû Hurayrah et dit : « Je t'adjure par Allah ! As-tu entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Réponds à ma place ! Ô Allah ! Aide-le par l'Esprit Saint !" ? » Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) répliqua : « Par Allah, oui ! »
« Qu'Allah ne te la rende pas ! » : la bête égarée réclamée dans la mosquée
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque entend un homme réclamer une bête égarée dans la mosquée, qu’il dise : "Qu’Allah ne te la rende pas !" Certes, les mosquées n’ont pas été bâties pour cela ! »
L'application des peines légales et du talion ne doit pas avoir lieu dans les mosquées !
Ḥakîm ibn Ḥizâm (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'application des peines légales et du talion ne doit pas avoir lieu dans les mosquées ! »
Sa'd blessé le jour du Fossé : la tente dans la mosquée
ʽÂ'ishah ( qu'Allah l'agrée ) relate : « Saʽd fut touché le jour du fossé. C'est un homme de Quraysh qu'on appelle Ḥibbân ibn Al-ʽAriqah qui lui tira dessus, il lui tira une flèche dans la veine médiane. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dressa une tente dans la mosquée afin de pouvoir lui rendre visite d'un endroit proche. Quand il revint de la bataille du fossé, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) posa les armes et se lava. C'est alors que Jibrîl [l'Ange Gabriel] vint à sa rencontre, se frottant la tête pour en ôter la poussière et dit : "As-tu donc posé les armes ? Par Allah ! Moi, je ne les ai pas posées. Sors donc jusqu'à eux !" Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Où donc ?" Il indiqua alors la direction de Banî Qurayẓah. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit jusqu'à eux et ils se soumirent à son décret. Il renvoya la décision à Saʽd, qui dit : "Je décrète à leur sujet que les combattants soient tués, que les femmes et les enfants soient pris en esclaves et que leurs biens soient distribués !" » Hishâm dit : « Mon père relate que ʽÂ'ishâh l'informa que Saʽd dit : "Ô, Allah ! Tu sais qu'il n'est personne que je n'aimerais combattre pour Ta cause plus que des gens qui ont démenti et expulsé Ton Messager ( sur lui la paix et le salut) ! Ô, Allah ! Je pense que Tu as mis fin à la guerre entre nous et eux, mais s'il reste encore quelconque bataille entre nous et Quraysh, alors garde-moi en vie pour celle-ci, afin que je combatte pour Ta cause ! Et si Tu as mis fin à la guerre, alors laisse-la éclater et fais-en la cause de ma mort !" Elle éclata alors au niveau de sa gorge. Les Banî Ghifâr avaient une tente dans la mosquée et le sang coula jusqu'à eux. Ils dirent : "Ô, occupants de la tente ! Qu'est-ce donc, qui vient de chez vous jusqu'à nous ?" C'est là qu'ils découvrirent Saʽd dont la blessure laissait couler le sang à flots et qui mourut par sa cause. »
Les deux filles et le tambourin : « Laisse-les, Abû Bakr ! »
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate qu'Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) entra chez elle pendant les jours de Minâ et y trouva deux filles qui tambourinaient et tapaient des mains, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut), pendant ce temps, était recouvert de son manteau. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) les réprimanda, mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) découvrit son visage et dit : « Laisse-les, Abû Bakr ! Ces jours sont des jours de fête, et ces jours sont les jours de Minâ ! » ʽÂ’ishah dit : « Un jour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me cachait, pendant que je regardais les Abyssiniens jouer dans la mosquée. Lorsque 'Umar (qu’Allah l’agrée) les réprimanda, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : "Laisse-les ! Soyez sans crainte, fils d’Arfidah !" »
La servante noire accusée du vol d'une écharpe emportée par un milan
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Une fille noire appartenait à un clan arabe dont les membres l’avaient libérée et au sein duquel elle vivait. Elle raconte : "Une petite fille de chez eux sortit un jour, en portant une écharpe rouge avec des traits. Elle posa l'écharpe - ou l'écharpe tomba - et c'est alors qu'un petit milan passa et, voyant l'écharpe étendue sur le sol, la prit pour de la viande et s'en saisit. Ils se mirent à la chercher et, ne la trouvant pas, finirent par m'accuser." Elle dit qu'ils se mirent à la fouiller jusqu'à regarder dans son vagin. Elle dit : "Par Allah ! Alors que j'étais debout avec eux, voilà que le milan passa et jeta l'écharpe, qui tomba au milieu d'eux. Je dis : 'Voilà ce que vous m'avez accusée d'avoir volé ! Vous m'avez accusée, alors que j'étais innocente ! La voilà donc !'" » ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Elle vint ensuite au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et accepta l'Islam. » ʽÂ’ishah dit : « Elle avait une tente dans la mosquée ; Elle avait l'habitude de venir chez moi pour discuter et, à chaque fois qu'elle venait, elle disait : "Et le jour de l'écharpe est l’une des merveilles de notre Seigneur ! Il m'a Certes sauvée de la terre de la mécréance." » ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Une fois, je lui dis : "Qu'as-tu donc ? A chaque fois que tu t'assoies avec moi, tu dis ces mots !" Et c'est là qu'elle me raconta cette histoire. »
Cracher dans la mosquée est un péché et son expiation est de l'enterrer
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Cracher dans la mosquée est un péché et son expiation consiste à le recouvrir de terre. »
Il ne m'a pas été ordonné d'orner et d'élever les mosquées.
D'après 'Abdallah Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il ne m'a pas été ordonné d'élever les mosquées ». (1) 'Abdallah Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père) a dit : Vous allez certes les embellir comme l'ont fait les juifs et les chrétiens. (2)
Le récit de celui qui priait mal, selon Rifa'a
Rifâ’ah ibn Râfi’ Az-Zarqî (qu’Allah l’agrée), qui faisait partie des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme vint lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se trouvait assis dans la mosquée, il pria près de lui puis se dirigea vers lui pour le saluer. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : " Retourne et prie, car tu n'as pas prié ! " L’homme retourna, pria comme il l’avait fait puis revint auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui lui dit de nouveau : " Retourne et prie, car tu n’as pas prié ! " Alors, l’homme déclara : " Ô Messager d’Allah ! Apprends-moi comment dois-je faire ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « Lorsque tu te tiens debout pour prier, tourne-toi en direction de la Mecque, prononce le « Takbîr » [proclame la grandeur d’Allah en disant : « Allâhu Akbar ! », Allah est plus Grand !], puis récite « Al-Fâtiḥah », l’Ouverture du Coran avec ce que tu veux comme autres sourates ! Ensuite, lorsque tu t’inclines, pose tes mains sur tes genoux et fais en sorte que ton dos soit droit afin d’être stable dans ton inclinaison ! Lorsque tu relèves ta tête, redresse ton dos jusqu’à ce que les os reprennent leur place ! Puis, lorsque tu te prosternes, stabilise ta prosternation ! Enfin, lorsque tu redresses ta tête, assied-toi sur ta jambe gauche, et fais cela dans chaque unité de ta prière ! » hadith bon. Rapporté par Aḥmad dans son : « Musnad ». Et dans une autre version : « La prière de l’un d’entre vous ne sera pas complète tant que la personne n’accomplira pas les ablutions en s'y appliquant comme Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, l’a ordonné. Que la personne lave son visage et ses mains jusqu’aux coudes, qu’elle essuie sa tête et lave ses pieds jusqu’aux chevilles, puis qu’elle prononce le « Takbîr », loue Allah et récite du Coran ce qui lui aura été permis et facilité de réciter. Puis, qu’elle prononce le « Takbîr » en se prosternant sur son visage - il a peut être mentionné : sur son front à terre - jusqu’à ce que ses os reprennent leur place et ses muscles se détendent. Ensuite, qu’elle prononce le « Takbîr » en se redressant assis à sa place en ayant le dos bien droit. En effet, la description de la prière est de la manière suivante durant quatre cycles jusqu’à ce que tu la finisses. Et la prière de l’un d’entre vous ne sera complète que s’il agit de cette manière. » hadith bon. Rapporté par Abû Dâwud dans son : « Sunan ». Et dans une autre version encore : « Accomplis tes ablutions comme Allah, à lui la Grandeur et la Puissance, te l’a ordonné puis prononce la double attestation de foi, mets-toi debout et prononce le « Takbîr ». Si tu connais quelques versets du Coran, récite-les, sinon loue Allah, célèbre Sa grandeur et proclame Son Unicité. » hadith bon. Rapporté par Abû Dâwud dans son : « Sunan ».
Abou Houmayd As-Sa'idi décrit la prière du Prophète ﷺ devant dix Compagnons
Muḥammad ibn ʽAmr ibn ʽAṭâ' relate : « J'ai entendu Abû Ḥumayd As-Sâʽidî, au milieu de dix Compagnons du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), dont Abû Qatâdah, dire : " Je vais vous enseigner la façon de prier du Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ils dirent : Pourquoi donc ? Tu n'étais ni celui d'entre nous qui le suivait le plus, ni son plus ancien compagnon ! - Si ! dit-il. - Montre donc ! répondirent les Compagnons. - Il dit : Lorsqu'il se levait pour la prière, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) levait les mains jusqu'aux épaules. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !' - Allah est plus Grand [que tout] !, jusqu'à ce que chaque os retrouve sa place, bien droit. Ensuite, il récitait. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !' et levait les mains jusqu'aux épaules. Ensuite, il s'inclinait et posait les paumes de ses mains sur ses genoux. Là, il se tenait droit, sans pencher la tête et sans la relever. Ensuite, il relevait la tête et disait : 'Sami’a Llâhu Liman Ḥamidah !' - Allah a entendu celui qui L’a loué !, puis il levait les mains jusqu'aux épaules, bien droit. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !', puis il se prosternait sur le sol en écartant ses bras de ses flancs. Ensuite, il relevait la tête et étalait son pied gauche, sur lequel il s'asseyait. Prosterné, il ouvrait ses orteils. Il se prosternait puis disait : 'Allâhu Akbar !'. Il relevait la tête et étalait son pied gauche, sur lequel il s'asseyait, jusqu'à ce que chaque os reprenne sa place. Ensuite, dans la suivante, il agissait de la même façon. Ensuite, quand il se relevait après les deux unités de prière, il disait : 'Allâhu Akbar !' et levait les mains jusqu'aux épaules, comme lorsqu'il disait : 'Allâhu Akbar !' pour commencer la prière. Ensuite, il agissait ainsi durant toute la prière et quand venait la prosternation qui précédait le salut, il écartait son pied gauche et s'asseyait sur le sol, sur son côté gauche. - Ils dirent : Tu as dit vrai ! C'est ainsi qu'il priait (sur lui la paix et le salut)." »
L'ouverture de la prière de nuit : « Gloire et Pureté à Toi, ô Allah »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu'Allah L'agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait la nuit pour prier, il disait : « Allah est plus Grand [que tout] ! » Puis, il disait : « Gloire et Pureté à Toi, ô Allah et par Ta Louange ! Béni soit-Ton Nom et Élevé sois-Tu ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! » Ensuite, il disait trois fois : « Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! ». Puis, il disait trois fois : « Certes, Allah est plus Grand [que tout] ! » Puis, il terminait en disant : « Je me réfugie auprès d’Allah, Celui qui entend et qui sait tout, contre le Diable, le lapidé, contre ses piques, son souffle et ses postillons », puis il récitait.
Lever les mains à la hauteur des oreilles au takbir et à l'inclinaison
Mâlik ibn Al-Ḥuwayrith (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), lorsqu'il prononçait le « Takbîr », levait les mains à la hauteur de ses oreilles ; et lorsqu'il s'inclinait, il levait les mains à la hauteur de ses oreilles ; et il faisait de même lorsqu'il relevait la tête de l'inclinaison et disait : "Allah a entendu celui qui L’a loué ! " »