La prière — page 26
Hadiths sur la prière (salât) : ses horaires, sa description, la prière en groupe et les prières surérogatoires.
1 298 hadiths dans ce thème.
- La purification et les ablutions
- La description de la prière
- L'appel à la prière
- La prière en groupe et l'imam
- Les prières surérogatoires
- Les mosquées
La corde de Zaynab : prier tant qu'on en a la capacité
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra à la mosquée et vit une corde tendue entre deux piliers. Il demanda : " Qu’est-ce que cette corde ? - On lui répondit : C’est à Zaynab ! Lorsqu’elle est fatiguée, elle s’y accroche. - Il dit alors : Enlevez-la ! Que chacun d'entre vous prie tant qu'il en a la capacité. Lorsqu'il faiblit, qu'il se couche pour dormir ! " »
Le « amine » qui coïncide avec celui des anges efface les péchés passés
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque l’imam dit : " Âmîn ! ", dites : " Âmîn ! ". Car celui dont le " Âmîn ! " aura correspondu à celui des Anges, on lui pardonnera ses péchés passés. »
« Qui est-ce ? » : la femme qui parlait à 'Aïcha de ses prières
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez elle alors qu’une femme était présente et demanda : " Qui est-ce ? " ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) répondit : " C’est une telle qui me parle au sujet de ses prières. " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Accomplissez des actes dont vous êtes capables ! Par Allah ! Allah ne se lasse point jusqu’à ce que vous ne vous lassiez ! " Et ce qu'il préférait de la religion était ce qui était pratiqué avec constance et régularité.
La malédiction dans la dernière rak'a du Fajr et le verset révélé
Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire, lorsqu'il relevait sa tête de l'inclination, dans la dernière rak'ah de la prière du Fajr : « Ô Allah ! Maudis untel et untel ! » Après avoir dit : « Qu'Allah exauce celui qui Le loue. Ô notre Seigneur ! A Toi la louange ! » Allah révéla alors : {( Tu n’as (Muḥammad) aucune part dans l’ordre (divin)...)} [Coran : 3/128]. Dans une autre version, il est rapporté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) invoquait Allah contre Ṣafwân ibn Umayyah, Suhayl ibn 'Amr et Al-Ḥârith ibn Hishâm. C'est alors qu'Allah révéla : {(Tu n’as (Muḥammad) aucune part dans l’ordre (divin)...)} [Coran : 3/128].
Pas de prière surérogatoire avant d'avoir déchargé les bêtes
Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsque nous faisions halte, nous ne priions de prières surérogatoires qu’après avoir déchargé nos affaires du dos de nos bêtes. »
Glorifié, Sanctifié, Le Seigneur des Anges et de l'Esprit !
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était incliné ou prosterné, il disait : « Glorifié, Sanctifié, Le Seigneur des Anges et de l’Esprit ! »
« L'imam a été établi pour qu'on le suive »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « L’imam a été établi dans le seul but qu’on le suive, alors n’agissez pas différemment de lui. Quand il dit : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] !), dites : « Allâhu Akbar ! » ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il dit : « Sami’a Llâhu Liman Ḥamidah ! » (Allah a entendu celui qui L’a loué !), dites : « Rabbanâ Wa Laka-l-Ḥamd ! » (Notre Seigneur ! Et c’est à Toi que La louange appartient !). Quand il se prosterne, prosternez-vous et s’il prie assis, priez tous assis. »
La prière de la peur, telle que rapportée par Jâbir
Jâbir ibn Abdillah Al-Anṣârî (qu’Allah l'agrée) relate : « J’ai assisté à la prière de la peur avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Nous formâmes deux rangs derrière le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), et l’ennemi se trouvait entre nous et la Qiblah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononça le « Takbîr » [Il dit : « Allâhu Akbar ! » pour entrer en prière] et nous fîmes de même. Puis, il s’inclina et nous aussi. Puis il releva la tête de l’inclinaison et nous tous également. Ensuite il se baissa pour se prosterner, et le rang qui était juste derrière lui fît de même pendant que l’autre rang restait debout face à l’ennemi. Ensuite, lorsqu’il termina la prosternation, ainsi que le rang qui était juste derrière lui, le deuxième rang se baissa à son tour pour se prosterner, puis ils se relevèrent. Après cela, le rang qui était derrière s’avança et celui qui était devant, recula. Ensuite le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’inclina, et nous fîmes tous de même. Puis il releva la tête de l’inclinaison et nous tous également. Puis il se baissa pour se prosterner, et le rang juste derrière lui, et qui était au fond lors du premier cycle de prière, fît de même. Le rang qui était au fond resta, lui, debout face à l’ennemi. Puis, lorsqu’ils eurent terminé avec la prosternation, lui et le rang juste derrière lui, le rang du fond se baissa à son tour pour se prosterner. Une fois leurs prosternations terminées, le Prophète (sur lui la paix et le salut) effectua le salut final, et nous fîmes tous de même. Jâbir dit : [Nous avons agi] comme le fait la garde rapprochée de vos gouverneurs. L’Imam Muslim a rapporté ce hadith en entier. Et Al-Bukhârî n'en a cité qu'une partie, [en y ajoutant] : « Jâbir effectua la prière de la peur avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) durant la septième bataille, celle de « Dhât Ar-Riqâ’ ».
Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria chez lui alors qu’il était malade
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria chez lui alors qu’il était malade, il pria assis. Un groupe de fidèles pria derrière lui, debout. Il leur fît signe de s’asseoir. Après avoir terminé, il leur dit : " L’imam a été institué afin d'être suivi. Lorsqu’il s’incline, inclinez-vous et lorsqu’il se relève, relevez-vous. Et lorsqu’il dit : " Allah exauce celui qui Le loue ! ", dites : " Ô notre Seigneur, à Toi reviennent les louanges ! " Et lorsqu’il prie assis, priez tous assis également. " »
Ibn Az-Zoubayr et l'invocation après chaque prière
Aboû Az-Zoubayr relate : Ibn Az-Zoubayr (qu'Allah l'agrée) disait après chaque prière, au moment où il prononçait le salut final : « Il n'est de divinité qu'Allah, Seul et sans associé ; à Lui la Royauté et à Lui la Louange et Il est capable sur toute chose ; il n'est de Force, ni de Puissance que par Allah ; il n'est de divinité qu'Allah et nous n'adorons que Lui ; à Lui le bienfait, à Lui la grâce, et à Lui le plus beau des éloges ; il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah, nous Lui vouons un culte exclusif, quelle qu'en soit l'aversion qu'en éprouvent les mécréants. » Il disait : « Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) proclamait l'Unicité d'Allah en disant ces paroles après chaque prière. »
« Celui qui délaisse la prière du 'asr perd ses œuvres »
Bouraydah ibn Al-Ḥaṣîb (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a dit : « Accomplissez tôt la prière du 'Aṣr (la prière de l'après-midi). En effet, le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " Quiconque délaisse la prière du 'aṣr, son œuvre a assurément été vaine". »
Les ablutions accomplies parfaitement font sortir les péchés du corps
'Outhmân ibn 'Affân (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Quiconque fait ses ablutions et les accomplit parfaitement, ses péchés quittent son corps au point qu'ils en sortent même de sous ses ongles. »
Quiconque accomplit ses ablutions ainsi, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés
Uthmân ibn 'Affân (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faire ses ablutions de la même façon que mes ablutions-ci. Puis, il a dit : " Quiconque accomplit ses ablutions ainsi, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. En outre, sa prière et sa marche en direction de la mosquée lui seront [comptés comme] des actes surérogatoires. " »
Quiconque accomplit la prière de l'aube est sous la protection d'Allah.
Jundub ibn Sufyân Al-Bajalî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque accomplit la prière de l'aube est sous la protection d'Allah. Regarde donc, ô fils d'Adam, qu'Allah n'ait rien à exiger de toi en contrepartie de Sa protection ! »
Mou'adh : la prière de l'aube retardée, puis « Restez à vos places »
Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) a dit : « Un jour, au moment de la prière de l’aube, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’attarda dans son appartement jusqu’à ce que nous fûmes sur le point de voir les premières lueurs du soleil. Il arriva hâtivement et demanda que l’on fasse l’appel à la prière qu’il dirigea ensuite. Il la fit un peu plus rapidement que d’habitude et, une fois qu’il eut fait les salutations finales de la prière, il se tourna vers nous et nous interpella en disant : " Restez à vos places là où vous vous trouvez ! " Puis, il se dirigea vers nous et dit : " Je vais vous raconter ce qui m’a attardé chez moi tout à l’heure. Je me suis levé la nuit, j’ai fait mes ablutions et j’ai prié ce qui m’a été prédestiné. Cependant, lors de ma prière, j’ai fini par être gagné par le sommeil au point de m’endormir. Tout à coup, je vis mon Seigneur, Béni et Exalté soit-Il, dans la plus parfaite des formes. Il m’interpella : Ô Muḥammad ! - J’ai répondu : J’accours à Toi Seigneur ! - Il me demanda : De quoi discutent les membres de l’assemblée céleste ? - J’ai répondu : Je ne sais pas Seigneur ! - Il répéta cela trois fois. Alors, Il mit Sa Main entre mes épaules, au point [ou je puisse en] sentir Sa fraîcheur sur ma poitrine. Toute chose me fut alors manifestée et j’eus la connaissance de ce qu’Il attendait de moi. Il m’interpella de nouveau : Ô Muḥammad ! - J’ai répondu : J’accours à Toi Seigneur ! - Il me redemanda : De quoi discutent les membres de l’assemblée céleste ? - J’ai répondu : Des expiations. - Il m’interrogea : Quelles sont-elles ? - J’ai répondu : Marcher à pied pour aller effectuer les prières en commun, attendre dans les mosquées la prière suivante qui succède à celle précédemment accomplie et faire ses ablutions même dans les cas où on éprouve de la peine à les faire. - Il poursuivit : Et ensuite ? - J’ai répondu : Donner à manger aux gens, leur parler avec douceur et prier la nuit pendant que les gens dorment. - Alors, Il m’a dit : Demande ce que tu veux ! - J’ai alors demandé : Ô Allah ! Je Te demande de faire le bien, de délaisser les actes répréhensibles et d’aimer les pauvres ! Je Te demande de me pardonner et de me faire miséricorde et, si Tu veux soumettre un peuple à la tentation, fais-moi mourir en m’épargnant cette épreuve ! Je Te demande Ton amour, l’amour de celui qui T’aime et l’amour d’une œuvre qui me fasse rapprocher de Ton amour ! " » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Ce sont des paroles véridiques, alors étudiez-les, puis retenez-les ! »
Abou Barza Al-Aslami décrit les horaires de prière du Prophète ﷺ
Abû Al-Minhâl Sayyâr ibn Salâmah a dit : « Je suis entré avec mon père chez Abû Barzah Al-Aslamî. Mon père lui demanda : " Comment le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait les prières prescrites ? - Il répondit : Il accomplissait la prière d'Al-Hajîr, celle que vous appelez la première prière [la prière du midi], au moment où le soleil dépasse le méridien. Puis, il accomplissait la prière du milieu de l'après-midi, et l'un de nous pouvait se rendre chez lui au bout de Médine après la prière et voir encore le soleil brillant. " - J'ai oublié ce qu'a dit Abû Barzah à propos de la prière du Maghrib ! - a dit Sayyâr ibn Salâmah. " Il aimait retarder la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), celle que vous appelez la prière de l'obscurité (Al-'Atamah), et il répugnait de se coucher (et dormir) avant son accomplissement ainsi que de converser après. Il ne repartait de la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr ») qu'au moment où chacun pouvait reconnaître son voisin, et il récitait [dans cette prière] entre soixante et cent versets. " »
La conversion à l'islam de 'Amr ibn 'Abasa
Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Du temps de la "Jâhiliyah" (période préislamique), je trouvais que les gens étaient égarés et que leur idolâtrie ne reposait sur rien. J'entendis alors parler d'un homme à la Mecque qui informait de certaines choses. J'enfourchai ma monture et allai le trouver. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), se cachait car son peuple lui menait la vie dure. Je demandai, avec douceur, la permission d'entrer chez lui à la Mecque. Je lui demandai : " Qu'es-tu donc ? - Il répondit : Je suis un Prophète. - Je repris : Qu'est-ce qu'un Prophète ? - Il répliqua : Allah m'a envoyé. - Je demandai : Avec quoi t'a-t-il envoyé ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Il m'a envoyé pour maintenir les liens de parenté, détruire les idoles et pour adorer Allah Seul, sans lui donner d’associé. - Je l'interrogeai : Qui te soutient en cela ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Un homme libre et un esclave - il avait avec lui, à ce moment, Abu Bakr et Bilal (qu'Allah les agrée) qui croyaient en lui. - Je déclarai : Je te suivrai ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : Aujourd'hui, tu ne peux pas le supporter. Ne vois-tu pas ma situation et celle des gens ? Retourne plutôt auprès des tiens ! Quand tu entendras que je suis en position de force, reviens me voir ! " Je retournai auprès de ma famille. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) partit à Médine alors que je demeurais avec les miens. Je me mis à l'écoute des nouvelles et j'interrogeais les gens, quand il arriva à Médine. Finalement, un groupe des gens de Yathrib [ancien nom de Médine] vint me trouver. Je demandai : " Qu’a fait cet homme venu à Médine ? - Ils répondirent : Les gens accourent vers lui alors que son peuple désire le tuer, sans toutefois y parvenir. " Je me rendis à Médine et entrai chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : " Ô Messager d'Allah ! Me reconnais-tu ? - Il répondit : Oui ! Tu m'as rencontré à la Mecque ! - Je répliquai : En effet, ô Messager d'Allah ! Informe-moi sur ce qu'Allah t'a enseigné et que j'ignore ! Informe-moi au sujet de la prière ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Accomplis la prière de l'aube, puis abstiens-toi de prier jusqu'au lever du soleil, jusqu'à ce qu'il apparaisse ! Car, quand le soleil se lève, il se dresse entre les deux cornes d'un diable et c'est alors que les mécréants se prosternent devant lui. Ensuite, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à ce que l'ombre d'une lance se raccourcisse. Alors, abstiens-toi de prier ! Car c'est le moment où la géhenne (l'Enfer) est attisée. Quand l'ombre réapparaît, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à la prière du milieu de l'après-midi. Puis, abstiens-toi de prier jusqu'au coucher du soleil ! Car il se couche entre les deux cornes d'un diable et c'est à ce moment que les mécréants se prosternent devant lui. - Je continuai : Ô Prophète d'Allah ! Et les ablutions ? Parle-m 'en ! - Il dit : Nul d'entre vous ne prend l'eau des ablutions, puis se gargarise, aspire et rejette l'eau par le nez sans que les péchés de son visage, de sa bouche et de ses narines ne tombent. Ensuite, s'il lave son visage, comme Allah le lui a ordonné, les péchés de son visage couleront des extrémités de sa barbe en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses mains jusqu'aux coudes, les péchés de ses mains couleront du bout des doigts en même temps que l'eau. Puis, s'il mouille sa tête, les péchés de celle-ci couleront du bout des cheveux en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses pieds jusqu'aux chevilles, les péchés des pieds couleront du bout de ses orteils en même temps que l'eau. Enfin, s'il se met debout pour prier, loue Allah, fait Son éloge, l'Éxalte comme Il en est Digne et voue son cœur à Allah, il se libérera de ses péchés [et se retrouvera] comme il était le jour où sa mère l'enfanta. " » 'Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) relata ce hadith à Abu Umâmah (qu'Allah l'agrée), le Compagnon du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Ô 'Amr ibn 'Abassah ! Fais attention à ce que tu dis ! Pour un seul acte, tout cela est accordé à l'homme ? - 'Amar (qu'Allah l'agrée) répondit : Ô Abâ Umâmah ! J'avance en âge, mes os se fragilisent et mon heure approche. Je n'ai nul besoin de mentir sur le compte d'Allah, Exalté soit-Il, ni sur celui de Son Messager (sur lui la paix et le salut). Si je ne l'avais entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qu'à une, deux ou trois reprises - et il en dénombra sept -, je ne l'aurais jamais confié à personne ! Or, je l'ai entendu davantage que cela." »
Le conflit des Banou 'Amr ibn 'Awf et Abou Bakr qui dirige la prière
Sahl ibn Sa`d as-Sâ`idî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) apprit qu'un conflit divisait les Banî `Amr ibn `Awf et sortit pour les réconcilier, accompagné de quelques personnes. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut retenu et le temps de la prière advint. Bilâl (qu'Allah l'agrée) alla donc dire à Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) : « Ô, Abû Bakr ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a été retenu et le temps de la prière est advenu ; peux-tu diriger la prière ? - Oui, si tu veux ! », répondit-il. Bilâl fit l’appel indiquant que la prière est imminente (« Al-Iqâmah »), Abû Bakr s'avança et prononça le takbîr, suivi par les gens. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva alors en marchant entre les rangs, jusqu'à se tenir debout dans un rang. Les gens se mirent à taper des mains, mais Abû Bakr ne tournait jamais la tête dans la prière. Quand ils eurent beaucoup tapé des mains, il tourna la tête et aperçut le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui fit signe de continuer. Abû Bakr leva la main, loua Allah et marcha à reculons, jusqu'à se tenir dans le rang. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'avança et dirigea la prière. Quand il termina, il se tourna vers les gens et dit : « Ô, gens ! Pourquoi, lorsque quelque chose vous est arrivé dans la prière, avez-vous tapé des mains ?! Taper des mains est réservé aux femmes ! Celui à qui il arrive quelque chose dans la prière doit dire : « SubḥânaLlâh ! » (Gloire et Pureté à Allah !), car si quelqu'un l'entend dire : « SubḥânaLlâh ! », il y prêtera attention. Ô, Abâ Bakr ! Qu'est-ce qui t'a empêché de diriger la prière, quand je t'ai fait signe ?! - Abû Bakr dit : Il ne convient pas à ibn Abi Quḥâfah de diriger la prière devant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! »
Le maghrib et l'icha regroupés, sans prière entre les deux
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a regroupé la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), en appelant pour annoncer le début de l'accomplissement de chacune d’entre elles, sans faire d'autres prières entre les deux, ni après. »
La prière de la crainte : un groupe avec lui, l'autre face à l'ennemi
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un jour, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous dirigea dans la prière de la crainte (« ṣalâtu-l-khawf »). Un groupe se tint debout avec lui tandis qu’un autre groupe faisait face à l’ennemi. Il accomplit un cycle de prière avec ceux qui étaient avec lui, puis ils partirent. Ensuite, les autres vinrent et accomplirent un cycle avec lui. Et chacun des deux groupes rattrapa un cycle. »
Faire sortir les jeunes femmes et les femmes indisposées aux deux fêtes
Umm ʽAṭiyyah Nusaybah al-Anṣâriyyah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous a ordonné de faire sortir, à l'occasion des deux fêtes, les jeunes femmes ainsi que celles qui ne se montrent pas. Et il a ordonné aux femmes ayant leurs règles de s’éloigner du lieu de prière des musulmans. » Et dans une autre version : « Il nous était ordonné de sortir le jour de la fête. Au point que nous fassions sortir la fille vierge de chez elle, ainsi que la femme réglée. Ceci afin qu’elles puissent proclamer la grandeur d’Allah, être avec les gens et invoquer avec eux ; espérant bénéficier de la bénédiction de ce jour et de sa pureté. »
Qu’aucun d’entre vous ne prie dans un seul habit, sans rien sur ses épaules.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’aucun d’entre vous ne prie dans un seul habit, sans rien sur ses épaules. »
« J'ai dirigé mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre »
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, il disait : « J’ai dirigé, en tant que monothéiste, mon visage vers Celui qui a créé les Cieux et la Terre et je ne suis pas du nombre des polythéistes ! Ma prière, mes rites, ma vie et ma mort sont voués à Allah, le Seigneur de l’Univers, sans rien Lui associer ! Voilà ce qui m’a été ordonné et je suis du nombre des soumis. Ô Allah ! Tu es le Souverain ! Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur ! J’ai été injuste envers moi-même et je reconnais mes péchés, alors pardonne-moi tous mes péchés, car Toi seul pardonnes les péchés ! Guide-moi vers les meilleurs caractères, car Toi seul guides vers les meilleurs caractères ! Débarrasse-moi des mauvais caractères, car Toi seul débarrasses des mauvais caractères ! J’accoure vers Toi ! Tout le bien est entre Tes mains et le mal ne vient pas de Toi ! Je vais par Toi et vers Toi ! Béni et Éxalté sois-Tu ! J’implore Ton pardon et je me repens à Toi ! » Et lorsqu’il était incliné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je m’incline, c’est en Toi que je crois et c’est à Toi que je me soumets ! Mon ouïe, ma vue, ma chair, mes os et mes nerfs se recueillent devant Toi ! » En se relevant, il disait : « Ô Allah ! Notre Seigneur ! Loué sois-Tu, autant que pour remplir les Cieux, pour remplir la Terre, pour remplir ce qui se trouve entre les deux et pour remplir tout ce que Tu veux d’autre ! » Et lorsqu’il était prosterné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je me prosterne, c’est en Toi que je crois, c’est à Toi que je me soumets ! Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé, qui lui a donné forme et qui en a sorti l’ouïe et la vue ! Béni soit Allah, le Meilleur des Créateurs ! » Enfin, entre les éloges et les salutations, l'une des dernières choses qu’il disait était : « Ô Allah ! Pardonne-moi pour ce que j’ai accompli et ce que j’accomplirai, pour ce que j’ai accompli en privé et ce que j’ai accompli en public, pour mes excès et pour ce que tu connais mieux que moi ! Tu es Celui qui avance les choses et Celui qui les recule ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! »
'Awf ibn Malik : la récitation de nuit et l'arrêt sur les versets de miséricorde
‘Awf ibn Mâlik Al-Ashja’î (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai prié avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) une nuit. Il récita la sourate : « La Vache ». A chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant la miséricorde, il s’arrêtait pour invoquer et à chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant le châtiment, il s’arrêtait pour se réfugier auprès d’Allah. Puis, il s’inclina aussi longtemps qu’il était resté debout et, là, il disait dans l’inclinaison : " Gloire et Pureté à Celui qui détient la Suprématie, la Souveraineté, la Grandeur et l'Immensité ! " Puis, il se prosternait aussi longtemps qu’il était resté debout et disait la même chose dans sa prosternation. Ensuite, il se releva et récita la sourate : « La Famille de ‘Imrân ». Puis, il récita ainsi, sourate après sourate. »