Les aliments et les repas — page 2
Hadiths sur la nourriture, la boisson et la bienséance du repas.
174 hadiths dans ce thème.
Sept expéditions où l'on mangeait des criquets
Abdullah ibn Abî Awfä (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Nous avons participé avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à sept expéditions militaires au cours desquelles nous mangions des criquets. »
Asma : « nous avons saigné un cheval et l'avons mangé »
Asmâ' bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) a dit : « A l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), nous avons saigné un cheval et l'avons mangé. » Dans une autre version : « Nous étions à Médine. »
La viande d'âne domestique interdite, la viande de cheval autorisée
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit la viande d'âne domestique et a autorisé la viande de cheval. » Dans une version de Muslim : « A l’époque de Khaybar, nous mangeâmes du cheval et de l'âne sauvage ; le Prophète (sur lui la paix et le salut) interdit de manger de l'âne domestique. » 'Abdullah ibn Abî Awfâ relate : « Lors des nuits de Khaybar, nous fûmes touchés par la faim. Quand vint le jour de Khaybar, nous nous ruâmes sur les ânes domestiques et les égorgeâmes. Puis, alors que la viande bouillait dans les marmites, l’envoyé du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) cria : « Renversez les marmites ! » Je pense qu'il a également dit : « Ne mangez rien de la viande des ânes ! » Abû Tha'labah relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit la viande d'âne domestique. »
'Ali chargé des chameaux sacrifiés : rien n'en est donné au boucher
‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’ordonna de m’occuper des chameaux qu’il sacrifia, de faire aumône de leurs viandes, de leurs peaux, de leurs tissus et de ne rien en donner au boucher. »
« Mange de la main droite ! » : l'homme qui répondit « Je ne peux pas »
D'après Salamah ibn Al Akwaʽ (qu'Allah l'agrée) : Un homme mangeait de la main gauche en présence du Messager d’Allah ﷺ. Ce dernier lui a alors dit : - « Mange de la main droite ! » - « Je ne peux pas. » répondit l’homme. - « Puisses-tu ne jamais pouvoir ! » répliqua le Prophète ﷺ. En effet, seul l’orgueil l’a empêché [d’obéir au Prophète ﷺ]. Il [Salamah Ibn Al Akwa'] a dit : " [À la suite de cela] plus jamais, il ne porta sa main droite à sa bouche. "
Ibn 'Omar : égorger le chameau debout et attaché, selon la tradition de Muhammad ﷺ
Ziyâd ibn Jubayr relate : « J’ai vu Ibn ‘Umar venir à la rencontre d’un homme qui avait agenouillé son chameau et qui l'égorgea. Il lui dit alors : « Laisse-le debout et attache-le ! C'est la tradition de Muḥammad (sur lui la paix et le salut). »
Ibn 'Omar pendant la disette : « N'en mangez pas deux à la fois »
Jabalah ibn Suḥaym a dit : « Nous fûmes éprouvés par une année de disette sous le califat d'ibn Zubayr. Alors que nous reçûmes des dattes, 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) passa près de nous et dit en nous voyant manger : « N'en mangez pas deux à la fois ! Car le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit cette pratique ! » Puis, il ajouta : « Sauf si l'homme demande la permission à son frère. »
L'invité qui suit le Prophète ﷺ au repas
Abû Mas'ud al-Badrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) fut invité par un homme en tant que cinquième personne pour un repas préparé en son honneur. Cependant, un homme les suivit et quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva devant la porte, il dit : « Certes, cet homme nous a suivi. Si tu le souhaites, tu lui accordes ta permission et si tu le souhaites, il s'en va. » Alors, l'homme répondit : « Non, je lui donne plutôt ma permission, ô Messager d'Allah ! »
Le Messager d'Allah ﷺ mangeait avec trois doigts et les léchait
Ka’b ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) manger à l’aide de trois doigts, et lorsqu’il avait fini son repas, il les léchait. »
Celui qui sert à boire aux gens est le dernier d’entre eux à boire.
Abû Qatâdah Al-Anṣârî et ibn Abî Awfâ (qu’Allah les agrée) relatent que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui sert à boire aux gens est le dernier d’entre eux à boire. »
Le Prophète ﷺ boit l'eau de Zamzam debout
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « J’ai servi au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de l’eau de Zamzam qu’il but en étant debout. » An-Nazzâl ibn Sabrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « On apporta de l’eau à ‘Alî (qu’Allah l’agrée) qui se trouvait sur une place de Koufa nommée « Bab ar-Raḥabah ». Il but debout et dit : « J’ai certes vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) faire ce que vous venez me voir faire ! » ‘Amr ibn Shu’ayb relate, d’après son père, que son grand-père (qu’Allah les agrée) lui a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) boire aussi bien debout qu’assis ! »
Allah a certes prescrit la bienfaisance en toute chose !
Chaddâd ibn Aws (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a mémorisé deux choses du Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). Il a dit : « Allah a certes prescrit la bienfaisance en toute chose ! Ainsi, lorsque vous tuez, tuez de la meilleure des façons ; et lorsque vous sacrifiez, sacrifiez de la meilleure des façons. Que l’un de vous aiguise sa lame et qu’il tranquillise sa bête de sacrifice ! »
Ibn 'Omar : nous mangions en marchant et nous buvions debout
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Du temps du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), nous mangions en marchant et nous buvions debout. »
Le Messager d'Allah ﷺ n'a jamais critiqué une nourriture
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais critiqué une nourriture. S'il la désirait, il en mangeait, et s'il répugnait à en manger, il la délaissait.
Qu’aucun d’entre vous ne boive debout.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’aucun d’entre vous ne boive debout. »
Quel bon condiment que le vinaigre ! Quel bon condiment que le vinaigre !
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda à son épouse de la sauce. Elle répondit : « Nous n’avons que du vinaigre. » Il demanda qu’on le lui amène et se mit à en manger tout en disant : « Quel bon condiment que le vinaigre ! Quel bon condiment que le vinaigre ! ».
Qu’aucun d’entre vous ne boive debout. Et s’il oublie, qu’il se fasse vomir !
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit à l’homme de boire debout. Qatâdah dit : « Nous avons alors demandé à Anas : Qu’en est-il de manger ? - Il répondit : C’est pire ! ou : C’est plus mauvais ! » Et dans une version, il est dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a défendu que l’on boive debout. » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Qu’aucun d’entre vous ne boive debout. Et s’il oublie, qu’il se fasse vomir ! »
L'interdiction de boire au goulot des gourdes ou des jarres
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit que l’on boive du goulot des gourdes ou des jarres.
L'interdiction de doubler le goulot des outres
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit que l’on double [le goulot] des outres. »
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de souffler dans la boisson.
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de souffler dans la boisson. Un homme a alors demandé : « Et que faire si je vois une poussière dans l’eau ? - Il répondit : Renverse-la ! - L’homme reprit : Je n’arrive pas à étancher ma soif en une seule gorgée ! - Il lui répondit alors : « Dans ce cas-là, éloigne l’outre de ta bouche ! »
« Me permets-tu de commencer par eux ? » : le garçon assis à droite
Sahl ibn Saʽd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'on apporta une boisson au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui en but. Sur sa droite se trouvait un jeune garçon et sur sa gauche des hommes âgés. Il demanda au jeune garçon : « Me permets-tu de commencer par eux ? - Le jeune garçon dit : Non, par Allah ! Je n'accorderai à personne le privilège de la part qui me vient de toi. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le lui remit alors dans sa main.
Le Prophète ﷺ se léchait les doigts trois fois après avoir mangé
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mangeait quelque chose, il se léchait les doigts trois fois. Il disait : « Lorsque quelqu’un fait tomber une bouchée, qu’il la nettoie puis la mange et qu’il ne la laisse pas au Diable ! » Il ordonnait également de ne rien laisser dans l’assiette et disait : « Vous ne savez pas dans quelle partie de votre nourriture se trouve la bénédiction. » Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate que Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le diable accompagne l’homme dans chacune des situations où il se trouve, au point où il l’accompagne lorsqu’il mange. C’est pourquoi, lorsque quelqu’un fait tomber une bouchée, il doit la ramasser, la nettoyer, puis la manger, pour ne pas la laisser au diable. Et lorsqu’il termine, qu’il se lèche les doigts, car il ne sait pas dans quelle partie de sa nourriture se trouve la bénédiction. »
Allah est satisfait du serviteur qui Le loue pour une bouchée ou une gorgée
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Certes, Allah est vraiment satisfait du serviteur qui Le loue lorsqu'il mange une bouchée ou qui Le loue lorsqu'il boit une gorgée. »
L'expédition d'Abou 'Oubayda : une datte à la fois
Abû ‘Abdillah Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) les envoya en mission en plaçant Abû ‘Ubaydah (qu’Allah l’agrée) à leur tête en vue d’intercepter une caravane de Quraysh. Il raconte : « [Pour cette mission] Il nous a fourni un sac de dattes et il n’avait rien trouvé d’autre. Abû ‘Ubaydah (qu’Allah l’agrée) nous donnait une datte à la fois ! » Abu Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) demanda : « Comment faisiez-vous ? » Jâbir (qu’Allah l’agrée) répondit : « Nous la sucions comme le fait un enfant, puis nous buvions de l’eau par-dessus. Elle nous suffisait toute la journée jusqu’au soir. Nous faisions aussi tomber les feuilles des arbres avec nos bâtons et les humections pour les manger ! » Jâbir (qu’Allah l’agrée) poursuivit : « Nous longeâmes le littoral et voilà que sur la plage apparut une espèce d’énorme dune. Nous y allâmes et c’était une bête qu’on appelle « Al-Ḥût », un cachalot [ou une baleine]. Abû ‘Ubaydah (qu’Allah l’agrée) déclara : « C’est une bête morte ! » Puis, il se ravisa : « Non ! Nous sommes les envoyés du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et dans la voie d’Allah. Vous êtes dans la nécessité, alors mangez-en ! » Nous demeurâmes un mois à en manger et nous étions trois cents. Nous prîmes même du poids ! Je nous vois encore puiser du gras de la cavité de son œil avec des cruches et en découper des morceaux comme des taureaux - ou aussi gros que des taureaux. Abû ‘Ubaydah (qu’Allah l’agrée) choisit treize hommes parmi nous et les fit asseoir dans la cavité de son œil, alors il prit une de ses côtes qu’il fit dresser, puis sella la plus grande de nos montures et la fit passer en dessous. Nous fîmes des provisions avec des tranches séchées de sa viande. Lorsque nous arrivâmes à Médine, nous nous rendîmes chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et nous lui fîmes part de notre découverte. Il déclara : « C’est une subsistance qu’Allah a fait sortir pour vous. Reste-t-il encore de sa viande afin que vous nous en donniez à manger ? » Nous en envoyâmes alors une part au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui la mangea. »