Sahih Mouslim — page 80
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Pas de prière après l'aube ni après le 'asr, selon des hommes de confiance
‘Abdullah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Des hommes dignes de confiance, et ‘Umar était le plus digne d’entre eux, ont témoigné auprès de moi que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de prier après la prière de l’aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubh ») et ce, jusqu’au lever du soleil, ainsi que de prier après [la prière] de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») et ce, jusqu’à son coucher. » Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Point de prière après [la prière de] l’aube (« aṣ-ṣubh ») jusqu’à ce que le soleil se lève, et point de prière après [la prière de] l'après-midi (« al-‘aṣr ») jusqu’à ce que le soleil se couche. »
Ibn Mas'ud (qu'Allah l'agrée) avait l’habitude de nous faire un rappel tous les jeudis.
Shaqîq ibn Salamah (qu'Allah l'agrée) relate : « Ibn Mas'ud (qu'Allah l'agrée) avait l’habitude de nous faire un rappel tous les jeudis. Un homme lui dit : " Ô Abâ 'Abdirrahmân ! J’aimerai bien que tu nous exhortes tous les jours ! - Ce qui m'empêche de le faire, répondit Ibn Mas'ud, c’est la crainte de vous lasser. Je vous réserve des jours particuliers d'exhortation comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le faisait pour nous par crainte de nous lasser. " »
Zayd ibn Arqam interrogé par Housayn ibn Sabra sur ce qu'il a entendu
Yazîd ibn Ḥayyân dit : « Je partis en compagnie de Ḥuṣṣayn ibn Sabrah et ʽAmr ibn Muslim chez Zayd ibn Arqam (qu'Allah l'agrée). Une fois réunis à ses côtés, Ḥuṣayn lui dit : « Tu as connu, ô Zayd, de nombreux privilèges ; tu as vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), tu as entendu ses paroles, tu as combattu à ses côtés et tu as prié derrière lui, vraiment Zayd, tu as connu de nombreuses faveurs. Rapporte-nous donc, ô Zayd, ce que tu as entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! » Zayd répondit : « Ô fils de mon frère ! Par Allah, j'ai beaucoup vieilli, et j'ai oublié en partie ce que j'avais retenu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Acceptez donc ce dont je vais vous faire part et ne m'en demandez pas plus. » Il dit alors : « Un jour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tint debout devant nous et prononça un sermon près d'un point d'eau appelé Khumm, entre La Mecque et Médine. Il loua Allah, fît Son éloge et se mit à nous exhorter et nous faire un rappel. Il dit : « Ceci dit, ô gens ! Je ne suis qu'un être humain, et peu s'en faut que ne vienne l'envoyé de mon Seigneur et que je le suive. Je laisse parmi vous deux charges : la première des deux est le livre d'Allah, qui contient guidée et lumière, emparez-vous donc de lui et cramponnez-vous-y ! » Il se mit alors à nous encourager et nous pousser à y rester attachés. Puis il poursuivit : « et les gens de ma maison, je vous rappelle devant Allah votre devoir envers les gens de ma maison ! Je vous rappelle devant Allah votre devoir envers les gens de ma maison ! » Ḥuṣayn demanda alors : « Ô Zayd, qui sont les gens de sa maison ? N'est-ce pas ses femmes dont il est question ? » Zayd répondit : « Ses femmes en font en effet partie, mais il est question de tous ceux pour qui l'aumône [obligatoire] est interdite, [même] après sa mort » Il dit alors : « De qui s'agit-il ? » Zayd répondit : « Il s'agit de la famille de ʽAlî, de celle de ʽAqîl, de Jaʽfar, et de celle de ʽAbbâs. » Il demanda : « Leur est-il interdit à tous de [recevoir] l'aumône ? » Il répondit : « Oui. » Dans une autre version du hadith, le Prophète dit : « Notez bien ! Je laisse parmi vous deux charges, l'une d'entre elles est le livre d'Allah, qui est le lien d'Allah : quiconque le suit sera guidé, et quiconque le délaisse connaîtra un égarement certain. »
Si vous n'ajustez pas vos rangs, Allah sèmera la discorde entre vous.
An-Nuʽmân ibn Bashîr (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si vous n'ajustez pas vos rangs, Allah sèmera la discorde entre vous. » Dans une autre version, il est dit : « L’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajustait nos rangs comme s’il rangeait des flèches, et ce, jusqu’à ce qu’il se fut assuré que nous avions saisi ce qu’il voulait de nous. Un jour, il sortit et se tint debout afin de prier. Alors qu’il était sur le point d'entrer en prière, il aperçut un homme dont la poitrine sortait du rang, et dit : « Ô serviteurs d’Allah, si vous n'ajustez pas vos rangs, Allah sèmera la discorde entre vous ! »
Ibn Bouhayna : la prière du midi sans la position assise après deux unités
‘Abdullah ibn Buḥaynah (qu’Allah l’agrée), qui faisait partie des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut), relate : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »), il se leva après les deux premiers unités, sans s’asseoir ; les gens se levèrent avec lui. A la fin de la prière, les gens attendaient qu’il prononce le salut final, mais il dit : « Allâhu Akbar ! », toujours en étant assis, et se prosterna deux fois. Puis il prononça le salut final. »
Ibn 'Abbas passe devant le rang à dos d'ânesse à Mina
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Je suis arrivé sur le dos d’une ânesse, j’approchais alors de la puberté, tandis que l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière à Minâ, sans aucun mur devant lui. Je passai devant le rang, et envoyai ensuite paître l’ânesse. Après, je me plaçai dans le rang, sans que personne ne me reproche quoi que ce soit ».
« Qu'il repousse celui qui veut passer devant lui pendant la prière »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque quelqu’un prie devant une chose qui le sépare des gens et qu’une personne souhaite passer devant lui, qu’il la repousse. Si elle insiste, qu’il la combatte, car ce n’est rien d'autre qu’un démon ! »
Abou Qatada et l'âne sauvage sur la route de la côte
Abû Qatâdah Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate : « L’envoyé d’Allah prit la route pour le Pèlerinage, et [les gens] sortirent avec lui. Il modifia l’itinéraire d’une partie d’entre eux - parmi lesquels se trouvait Abû Qatâdah - et dit : « Prenez par la côte jusqu’à ce que nous nous rejoignions. » Ils passèrent donc par la côte et, une fois sur le chemin pour rejoindre [le Prophète (sur lui la paix et le salut)], tous entrèrent en état de sacralisation sauf Abû Qatâdah. Puis, alors qu’ils poursuivaient leur route, ils aperçurent des ânes sauvages (onagres) ; Abû Qatâdah se jeta sur eux et réussit à atteindre une ânesse. « Nous fîmes alors une halte, relate Abû Qatâdah, et nous mangeâmes de sa viande. Puis nous nous demandâmes : Avons-nous le droit de manger de la viande de gibier alors que nous sommes en état de sacralisation ? Nous prîmes alors ce qu’il restait de la viande et, une fois avoir rejoint l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut), nous lui posâmes la question. Il dit : Quelqu’un lui a-t-il demandé de le tuer, ou le lui a-t-il désigné ? - Non, répondirent-ils. - Mangez donc le reste ! leur dit alors le Prophète. » Dans une autre version : « Vous en reste-t-il ? demanda le Prophète. - Oui, répondit-je. Je lui tendis alors la cuisse et il en mangea. »
L'éclipse solaire : le Prophète ﷺ se lève affolé, redoutant l'Heure
Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate : « Une éclipse solaire se produisit à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et il se leva alors précipitamment, affolé. Il redoutait qu'il s'agisse de l'heure finale. Ensuite, il se rendit à la mosquée et se tint debout pour prier. Il se tint debout en prière et se prosterna plus longtemps que je ne l'avais jamais vu faire. Il dit ensuite : « Ces signes qu'Allah envoie n'annoncent ni la mort, ni la naissance de qui que ce soit. Allah les envoie afin de susciter la peur chez Ses serviteurs. De ce fait, lorsque vous voyez l'un d'entre eux, empressez-vous d'évoquer Allah, de l'invoquer et d'implorer Son pardon ! »
Les takbir du Messager d'Allah ﷺ à chaque mouvement de la prière
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, il prononçait le takbîr debout ; puis, il prononçait le takbîr lorsqu’il s’inclinait. Après, en relevant la colonne vertébrale de l’inclinaison, il disait : « Allah entend celui qui Le loue ! ». Une fois droit, il disait : « Ô notre Seigneur, à Toi Seul revient la louange ! » Puis il formulait le takbîr au moment où il descendait [pour la prosternation]. Ensuite il le formulait lorsqu’il relevait la tête, puis le prononçait lorsqu’il se prosternait et lorsqu’il relevait la tête [de la prosternation]. Il procédait de cette manière durant toute la prière. [Enfin], il prononçait le takbîr lorsqu’il se relevait de deux unités de prière, après la position assise. Puis Abû Hurayrah dit : « Je suis celui d’entre vous dont la prière ressemble le plus à celle du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). »
« Lorsque la chaleur est ardente, attendez la fraîcheur pour la prière du midi »
ʽAbdullah ibn ʽUmar, Abû Hurayrah et Abû Dharr (qu'Allah les agrée) relatent que le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Lorsque la chaleur est ardente, attendez un moment plus frais afin de prier la prière du midi, car l'ardeur de la chaleur est certes un souffle de l'enfer ! »
Prosternez-vous convenablement et n’étalez vos avant-bras comme le fait le chien.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Prosternez-vous convenablement et n’étalez vos avant-bras comme le fait le chien ».
« Si seulement j'étais à la place de celui qui est dans cette tombe ! »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par celui qui détient mon âme dans Sa main ! Ce bas monde ne disparaîtra pas avant que l’homme ne passe devant une tombe et se vautre dessus en disant : « Si seulement, j’étais à la place de celui qui est dans cette tombe ! » Ceci, alors qu'il n'est pas endetté, et que la seule chose qui le touche alors c'est l'affliction. »
La montagne d'or de l'Euphrate pour laquelle les gens s'entretueront
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’Heure ne se lèvera pas avant que l’Euphrate ne laisse apparaître une montagne d’or pour laquelle les gens s’entretueront. De chaque centaine, quatre-vingt-dix-neuf seront tués et chaque homme parmi eux dira : « J’espère être celui qui sera épargné ! » Et dans une autre version : « L’Euphrate est sur le point de dévoiler un trésor en or. Que celui s'y trouve n’en prenne rien ! »
Médine délaissée, et les deux bergers de Mouzayna, derniers à être rassemblés
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ils délaisseront Médine malgré le bien qui s'y trouvera ; seules les bêtes errant à la recherche de nourriture y entreront - c'est-à-dire les fauves et les oiseaux -. Les derniers à être menés au rassemblement seront deux bergers de Muzayna qui voudront se rendre à Médine et crieront après leurs moutons. Ils la trouveront uniquement habitée par les bêtes sauvages. Une fois arrivés à la colline de l'adieu, ils tomberont face contre terre. »
Un calife à la fin des temps qui distribuera l'argent sans compter
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il y aura un calife, parmi vos califes à la fin des temps, qui distribuera l'argent sans compter. »
L'or donné en aumône que personne ne prend, et l'homme suivi de quarante femmes
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il viendra certes aux gens un temps où l’homme tournera, cherchant à donner de l’or en aumône, sans trouver quiconque pour la prendre. On verra aussi l’homme être suivi de quarante femmes, toutes cherchant refuge auprès de lui à cause de la rareté des hommes et l’abondance de femmes. »
Le sac d'or trouvé dans le terrain acheté
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme acheta un terrain à un autre. Celui qui avait acheté le terrain y trouva un sac d’or et dit à celui qui le lui avait vendu : « Reprends ton or, car je t’ai acheté le terrain, pas l’or ! » Mais, celui qui possédait le terrain répondit : « Je t’ai vendu le terrain avec tout ce qui s’y trouve ! » Ils en référèrent à un homme qui leur dit : « Avez-vous des enfants ? - J’ai un garçon, répondit l’un. - J’ai une fille, dit l’autre. Il leur dit : « Alors, mariez-les, dépensez de cet or pour eux et faites-en aumône. »
Les deux femmes et l'enfant emporté par le loup
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Deux femmes étaient avec leurs fils respectifs lorsque le loup emporta l'enfant de l'une d'elles. Celle-ci dit à sa compagne : « C'est ton fils qu'il a emporté ! » L'autre répliqua : « Non c’est le tien qu'il a emporté ! » Elles portèrent alors leur différend devant [le roi] David (sur lui la paix et le salut) qui trancha en faveur de l'aînée. Elles se rendirent ensuite chez Salomon fils de David (sur eux la paix et le salut) pour l'en informer. Il dit : « Apportez-moi un couteau que je le partage entre vous ! » La plus jeune s'exclama : « Non, ne fais pas ça ! Qu'Allah te fasse miséricorde ! C'est son fils ! » Il trancha alors en faveur de la cadette. »
Si l'argent du Bahreïn était arrivé, je te donnerai tant, tant et tant.
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Si l’argent du Bahreïn était arrivé, je te donnerais tant, tant et tant [en indiquant la quantité à l’aide de ses mains à trois reprises]. » Or, l’argent du Bahreïn n’arriva qu’après le décès du Prophète (sur lui la paix et le salut). Mais lorsque l’argent du Bahreïn arriva, Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) déclara : « Quiconque a une promesse du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ou envers qui ce dernier a une dette, qu’il vienne à nous ! » Je vins alors à lui et je lui ai dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a promis ceci et cela ! » Il puisa alors pour moi, à l’aide de ses mains, de l’argent que je comptai. Il y avait là cinq cents [dinars]. Puis il me dit : « Prends encore deux fois la même quantité ! »
Une fois, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) donna en offrande un mouton.
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Une fois, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) donna en offrande un mouton. »
Le consignataire musulman intègre, compté parmi les bienfaiteurs
Abû Moussa Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le consignataire musulman intègre, qui exécute ce qui lui a été ordonné, qui verse la somme due dans son entièreté, de bon cœur et à celui à qui il lui a été ordonné de le faire, sera [compté] comme l’un des bienfaiteurs. » Dans une version : « Celui qui verse ce qui lui a été ordonné de verser. »
Les prières surérogatoires sur sa monture, quelle que soit la direction
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faisait ses prières surérogatoires sur sa monture, par des gestes de la tête, sans se soucier de la direction vers laquelle il était. 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) faisait de même. Dans une autre version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait le witr sur sa chamelle. » Et dans une version de Muslim : « Mais il ne priait pas les prières obligatoires sur sa monture. » Dans la version de Al-Bukhârî : « Hormis les prières obligatoires. »
Samoura ibn Joundoub, jeune garçon, se taisait devant les plus âgés
Samurah ibn Jundub (qu'Allah l'agrée) relate : « A l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), j'étais un jeune garçon et j'apprenais ce qu'il disait. Rien ne m'empêchait de parler, si ce n'est la présence d'hommes plus âgés que moi. »