Sounan Ibn Mâjah — page 9
سنن ابن ماجه
Compilé par Ibn Mâjah al-Qazwînî. 305 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Le refuge contre l'épreuve de l'Enfer et le mal de la richesse et de la pauvreté
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) invoquait par ces mots : « Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre l’épreuve de l’Enfer et le châtiment de l’Enfer, et contre le mal de la richesse et de la pauvreté. »
Crains Allah ! Et chaque fois que tu te trouves sur une hauteur, dis : « Allâhu Akbar ! »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Je compte partir en voyage, conseille-moi ! » Il lui répondit : « Crains Allah ! Et chaque fois que tu te trouves sur une hauteur, dis : « Allâhu Akbar ! » Puis, lorsque l’homme s’en alla, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Ô Allah ! Raccourcis-lui la distance de son trajet et facilite-lui son voyage ! »
Le jeûne du lundi et du jeudi
ʽA’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) tenait fermement au jeûne du lundi et du jeudi. »
Les deux sourates protectrices remplacent les autres demandes de protection
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude d'implorer la protection d'Allah contre les djinns et le mauvais œil des hommes jusqu'à ce que furent révélées (« Al-Mu’awwidhatân ») : les deux Protectrices (les deux dernières sourates du Coran). Après leur révélation, il se contenta alors uniquement d'elles et délaissa toute autre formule. »
Visiter un malade le matin : soixante-dix mille anges prient sur lui
‘Ali (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas un musulman qui rende visite à un musulman malade, au matin, sans que soixante-dix mille Anges ne prient sur lui jusqu’au soir ; et s'il le visite au soir, sans que soixante-dix mille Anges ne prient sur lui jusqu’au matin. En outre, il aura droit à des fruits fraîchement cueillis du Paradis. »
La sourate de trente versets qui intercède pour un homme
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Du Coran, il est une sourate de trente versets qui a intercédé en faveur d'un homme jusqu'à ce qu'il fût pardonné. C'est la sourate : {( Gloire à Celui qui détient la Royauté dans Sa Main )} [c'est-à-dire la sourate : La Royauté (« Al-Mulk »)]. » Et dans la version d'Abû Dâwud : « intercède. »
Celui qui emprunte une voie à la recherche d'un savoir
Abû Ad-Dardâ' (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque emprunte une voie à la recherche d'un savoir, Allah lui facilitera une voie vers le Paradis. Certes, les Anges recouvrent de leurs ailes celui qui recherche le savoir en signe de satisfaction pour ce qu'il fait. Ceux qui se trouvent dans les cieux et sur la Terre, jusqu'aux poissons dans l'eau, implorent le pardon en faveur du savant. Et le mérite du savant sur le dévot est comparable au mérite de la lune par rapport aux autres astres. Les savants sont les héritiers des Prophètes. Or, les Prophètes n'ont laissé en héritage ni dinar, ni dirham, ils n'ont légué que le savoir. Quiconque s'empare de cet héritage a certes recueilli une part de bien considérable. »
Celui qui dissimule un savoir sera bridé d'une bride de feu
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque est questionné à propos d'un savoir et le dissimule sera bridé, au Jour de la Résurrection, d'une bride de feu. »
Quiconque nourrit un jeûneur [pour la rupture du jeûne] aura la même récompense que lui.
Zayd ibn Khâlid Al-Juhany (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque nourrit un jeûneur [pour la rupture du jeûne] aura la même récompense que lui sans que cela ne diminue en rien la récompense du jeûneur. »
« Il n'est de divinité qu'Allah, et Allah est plus Grand » : approuvé par son Seigneur
Abû Sa'îd Al-Khoudrî et Abû Hurayrah (qu'Allah les agrée) relatent : « Quiconque dit : " Il n’est de divinité [digne d’adoration] en dehors d'Allah ! " et : " Allah est plus Grand [que tout] ! ", verra ses paroles approuvées par son Seigneur qui dira : " Il n’est de divinité [digne d’adoration] en dehors de Moi ! " et : " Je suis plus Grand [que tout] ! " S’il dit : " Il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah, Seul et sans associé. " Allah répondra : " En effet, il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors de Moi, Seul et sans associé. " S’il dit : " Il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah, à Lui la Royauté et la Louange. Allah répondra : " En effet, il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors de Moi, à Moi la Royauté et la Louange. " S’il dit : " Il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah et il n’y a ni force, ni puissance si ce n’est en Allah. " Allah répondra : " En effet, il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors de Moi, et il n’y a ni force, ni puissance si ce n’est en Moi. " » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Celui qui dit ceci au cours d’une maladie puis meurt ne sera pas touché par le Feu. »
Allah se réjouit de celui qui fréquente les mosquées
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n’est pas un homme musulman qui ait fréquenté les mosquées pour la prière et l’évocation, sans qu'Allah ne se réjouisse à son sujet comme se réjouissent les membres de la famille d’un absent lorsqu’il revient parmi eux. »
L'anneau de cuivre porté contre la maladie : « Ôte-le ! »
‘Imrân ibn Ḥuṣayn (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) observa un homme avec un anneau [de cuivre] jaune autour du bras, il lui dit alors : « Pourquoi le portes-tu ? - L’homme répondit : Je le porte contre la maladie. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : Ôte-le ! Il ne fera qu’amplifier ta maladie. Et si tu meurs en le portant, tu n’auras point réussi ! »
Soixante-dix mille personnes au Paradis sans jugement ni châtiment
Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Mon Seigneur m’a promis de faire entrer au Paradis soixante-dix mille personnes sans qu’elles ne subissent ni jugement, ni châtiment. Pour chaque groupe de mille personnes, il y aura soixante-dix mille personnes, ainsi que trois poignées que mon Seigneur prendra. »
Le Livre a devancé son délai ! Demande-la donc en mariage.
Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu’Allah l’agrée) relate qu’il était marié à Umm Kulthûm bint ‘Uqbah, qui lui a dit, alors qu’elle était enceinte : « Fais-moi plaisir avec une répudiation ! » Il la répudia donc en prononçant une répudiation. Ensuite, il sortit pour assister à la prière et, lorsqu’il revint, elle avait accouché. Il s’exclama : « Qu’est-ce qui lui a pris de me tromper ? Qu’Allah la trompe ! » Puis, il alla voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui a dit : « Le Livre a devancé son délai ! Demande-la donc en mariage. »
Le Pont suspendu au milieu de l'Enfer
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) rapporte d’une manière remontant au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) que celui-ci a dit : « On suspendra le Pont au milieu de l’Enfer. Il aura des épines telles les épines du « Sa’dân ». Puis, les gens passeront. L’un s’en sortira sain et sauf, un autre sera touché, puis s’en sortira, un autre encore y sera retenu avant de tomber en Enfer. Lorsqu’Allah aura fini de juger entre les gens, les croyants chercheront après des hommes qui étaient avec eux sur Terre. Ils priaient comme eux, donnaient l’aumône comme eux, jeûnaient comme eux, faisaient le Pèlerinage comme eux et combattaient comme eux. Ils diront donc : " Ô Seigneur ! Certains de Tes serviteurs étaient avec nous sur terre : ils priaient comme nous, donnaient l’aumône comme nous, jeûnaient comme nous, faisaient le Pèlerinage comme nous et combattaient comme nous, pourtant, nous ne les voyons pas ! - Alors, Il leur dira : Allez donc en Enfer et sortez-en ceux d’entre eux que vous y trouverez ! " Ils les trouveront donc et constateront que le Feu les a atteints en fonction de leurs œuvres : certains jusqu’aux chevilles, d’autres jusqu’à la moitié de la jambe, d’autres jusqu'aux genoux, d’autres jusqu’à la taille, d’autres jusqu’à la poitrine, d’autres jusqu’au cou, mais leurs visages seront épargnés. Ils les en sortiront et ils seront jetés dans l’eau de la vie. On demanda : " Ô Messager d’Allah ! Qu’est-ce que l’eau de la vie ? - Il répondit : Le bain des gens du Paradis. Ils pousseront comme une plante. " » Une autre fois, il a répondu : « Ils y pousseront comme pousse une plante dans le creux d’un courant d’eau. » Puis, les Prophètes intercéderont en faveur de toute personne qui témoignait sincèrement qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah et alors il les en sortiront. » Il poursuivit : « Ensuite, par Sa miséricorde, Allah fera preuve de douceur envers ceux qui s’y trouveront et en sortira toute personne qui aura le poids d’un grain [de moutarde] de foi dans son cœur. »
« Les prix ont flambé, régule-les pour nous ! »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un jour, les gens s’exclamèrent : " Ô Messager d’Allah ! Les prix ont flambé, régule donc les prix pour nous ! - Alors, il leur a dit : « Allah est Lui Seul Le Régulateur, Celui qui prend et Celui qui donne, mais aussi Celui qui assure la subsistance. Et j’espère rencontrer Allah sans qu’aucun d’entre vous ne me demande réparation pour une quelconque injustice, que cela concerne le sang ou les biens. »
Khawla se plaint de son mari : Celui dont l'ouïe s'étend à tous les sons
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « La louange revient à Allah, Celui dont l’ouïe s'étend à tous les sons ! Lorsque Khawlah est venue se plaindre de son mari au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne pouvais pas l’entendre et pourtant Allah, Exalté soit-Il a révélé : {(Certes, Allah a entendu les paroles de celle qui débattait avec toi au sujet de son époux et qui se plaignait à Allah ; et Allah entendait votre dialogue.)} [Coran : 58 /1]. »
L’eau ne peut devenir une impureté majeure.
Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que l’une des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait son ablution majeure, le Prophète (sur lui la paix et le salut) vint pour faire les siennes ou se laver entièrement depuis ce même récipient. Elle lui dit alors (qu’Allah l’agrée) : " Ô Messager d’Allah ! Mais, j’étais en état d’impureté majeure ! - Il lui répondit (sur lui la paix et le salut) : « L’eau ne peut devenir une impureté majeure. »
Deux cadavres et deux sangs autorisés
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Deux sortes de cadavres et deux sortes de sang vous ont été autorisées : les deux sortes de cadavre sont la sauterelle et le poisson et les deux sortes de sang sont le foie et la rate. »
Le sermon sur la chamelle : « Allah a octroyé son droit à chaque ayant droit »
Amrû ibn Khârijah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) donna un sermon alors qu'il se trouvait sur sa chamelle, moi en dessous, sa bave coulant entre mes épaules. Je l'entendis dire : " Certes, Allah a octroyé son droit à chaque ayant droit, il n'y a donc pas de testament pour un héritier. L'enfant appartient à la couche conjugale et l'adultère mérite la pierre. Et quiconque s'attribue un autre père que le sien ou s'affilie à d'autres maîtres que les siens, alors sur lui la malédiction d'Allah et Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire ni surérogatoire. " »
On lave l’urine de la fillette et on asperge de l’eau sur l’urine du petit garçon.
Abû Samḥ a dit : « J'étais au service du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lorsqu'il voulait se laver, il me disait : " Retourne-toi de sorte que j'ai ta nuque face à moi ! " Alors, je me retournais en lui donnant ma nuque et le cachais en faisant cela. Un jour, on lui apporta Al-Ḥassan ou Al-Ḥusayn (qu'Allah les agrée) qui urina sur sa poitrine. Je m'approchai donc pour le laver, mais il m'a dit : " On lave l’urine de la fillette et on asperge de l’eau sur l’urine du petit garçon ! " »
'Ali montre la description des ablutions du Prophète ﷺ
Abd Khayr a dit : « 'Alî (qu'Allah l'agrée) est venu à nous après avoir prié et demanda qu'on lui amenât de l'eau. Nous nous sommes demandé : " Que va-t-il faire avec cette eau alors qu'il vient de prier ce qu'il voulait ? Il veut tout simplement nous enseigner ! " On lui amena donc un récipient d'eau et une assiette. Puis, il versa l'eau du récipient sur sa main droite et se lava ses mains trois fois. Puis, il se rinça la bouche et inspira et expira de l'eau par le nez et la rejeta avec la main gauche, et il fit cela trois fois. Ensuite, il lava son visage trois fois puis son avant-bras droit trois fois, et son avant-bras gauche trois fois aussi. Puis, il introduisit ses mains dans le récipient et il essuya alors sa tête, une seule fois. Enfin, il lava son pied droit trois fois et son pied gauche trois fois [aussi]. Il dit alors : " Quiconque désire connaître la description des ablutions du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), la voici ! " »
'Ammar ibn Yasir frictionnait sa barbe pendant les ablutions
Ḥassân ibn Bilâl dit : « J’ai vu ‘Ammâr ibn Yâssir frictionner sa barbe pendant ses ablutions. Il lui a été dit : - ou bien [le narrateur] a dit : Je lui ai alors dit : - " Tu frictionnes ta barbe ? - Il répondit : Et qu’est-ce qui m’empêcherait de le faire alors que j’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) frictionner sa barbe ? " »
Pas d'ablutions pour qui n'y évoque pas le nom d'Allah
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Pas de prière pour qui n'a pas d'ablutions et pas d'ablutions pour qui n'y évoque pas le Nom d'Allah, Exalté soit-Il. »