La procuration
Livre 40 de Sahih al-Boukhari (« Representation, Authorization, Business by Proxy » dans l'édition de référence). 17 fiches publiées sur le site.
Le chevreau restant après le partage des moutons : « Offre-le en sacrifice »
Rapporté par `Uqba bin Amir : Le Prophète (ﷺ) lui avait donné des moutons à distribuer entre ses compagnons et il restait un chevreau mâle après la distribution. Quand il en informa le Prophète (ﷺ), il lui dit : « Offre-le en sacrifice pour toi. »
L'accord écrit avec Oumayya ibn Khalaf et le nom « Ar-Rahman »
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Auf : J'ai fait rédiger un accord entre moi et Umaiya bin Khalaf selon lequel Umaiya s'occuperait de mes biens (ou de ma famille) à La Mecque et moi des siens à Médine. Quand j'ai mentionné le nom 'Ar-Rahman' dans les documents, Umaiya a dit : « Je ne connais pas 'Ar-Rahman'. Écris-moi ton nom, celui que tu utilisais à l'époque préislamique. » J'ai donc écrit mon nom '`Abdu `Amr'. Le jour (de la bataille) de Badr, quand tout le monde s'est endormi, je suis monté sur la colline pour le protéger. Bilal l'a vu (c'est-à-dire Umaiya) et est allé vers un groupe d'Ansar en disant : « Voici Umaiya bin Khalaf ! Malheur à moi s'il s'échappe ! » Un groupe d'Ansar est donc parti avec Bilal pour nous suivre (`Abdur-Rahman et Umaiya). Craignant qu'ils ne nous attrapent, j'ai laissé le fils d'Umaiya pour les occuper, mais les Ansar ont tué le fils et ont continué à nous poursuivre. Umaiya était un homme corpulent, et quand ils se sont approchés de nous, je lui ai dit de s'agenouiller, il s'est agenouillé, et je me suis allongé sur lui pour le protéger, mais les Ansar l'ont tué en passant leurs épées sous moi, et l'un d'eux m'a blessé au pied avec son épée. (Le sous-narrateur a dit : « `Abdur-Rahman nous montrait la trace de la blessure à l'arrière de son pied. »)
Les dattes janib de Khaybar : l'échange de deux sâ' contre un
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri et Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a employé quelqu'un comme gouverneur à Khaybar. Quand cet homme est venu à Médine, il a apporté avec lui des dattes appelées Janib. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Toutes les dattes de Khaybar sont-elles de cette sorte ? » L'homme a répondu : « (Non), nous échangeons deux Sâ' de mauvaises dattes contre un Sâ' de ce type de dattes (c'est-à-dire Janib), ou nous échangeons trois Sâ' contre deux. » Là-dessus, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne faites pas cela, car c'est une forme d'usure (Riba). Vendez plutôt les dattes de qualité inférieure contre de l'argent, puis achetez des Janib avec cet argent. » Le Prophète a dit la même chose pour les dattes vendues au poids
La brebis mourante égorgée avec une pierre par la servante
Rapporté par Ibn Ka`b bin Malik d'après son père : Nous avions quelques moutons qui paissaient à Sala'. Une de nos servantes a vu un mouton en train de mourir et elle a cassé une pierre pour l'égorger avec. Mon père a dit aux gens : « N'en mangez pas avant que je demande au Prophète (ou que j'envoie quelqu'un lui demander). » Alors, il a demandé ou envoyé quelqu'un demander au Prophète, et le Prophète (ﷺ) lui a permis d'en manger. 'Ubaidullah (un sous-narrateur) a dit : « J'admire cette fille, car même si elle était esclave, elle a osé égorger le mouton. »
Le chameau dû par le Prophète ﷺ remboursé par un plus âgé
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) devait un chameau d'un certain âge à quelqu'un. Quand cette personne est venue réclamer son dû, le Prophète (ﷺ) a dit (à certains) : « Donnez-lui (ce qui lui revient). » Quand les gens ont cherché un chameau de cet âge, ils n'en ont pas trouvé, mais ils ont trouvé un chameau d'un an de plus. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Donnez-le-lui. » L'homme a alors dit : « Tu m'as rendu mon droit en entier. Qu'Allah te récompense pleinement. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le meilleur d'entre vous est celui qui règle les droits des autres avec générosité. »
Le créancier grossier : « Laissez-le, celui qui a un droit a le droit de parler »
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) pour réclamer sa dette et s'est montré grossier. Les compagnons du Prophète (ﷺ) ont voulu le malmener, mais le Messager d'Allah (ﷺ) a dit (à eux) : « Laissez-le, car le créancier (c'est-à-dire celui qui a un droit) a le droit de parler. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a ensuite dit : « Donnez-lui un chameau du même âge que le sien. » Les gens ont dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Il n'y a qu'un chameau plus âgé que le sien. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Donnez-le-lui, car le meilleur d'entre vous est celui qui règle les droits des autres de la meilleure façon. »
Les délégués de Hawazin demandent leurs biens et leurs captifs
Rapporté par Marwan bin Al-Hakam et Al-Miswar bin Makhrama : Lorsque les délégués de la tribu de Hawazin, après avoir embrassé l'islam, sont venus voir le Messager d'Allah (ﷺ), il s'est levé. Ils lui ont demandé de leur rendre leurs biens et leurs captifs. Le Messager d'Allah (ﷺ) leur a dit : « La parole que je préfère le plus est la vérité. Donc, vous avez le choix entre récupérer vos biens ou vos captifs, car j'ai retardé leur distribution. » Le narrateur a ajouté : Le Messager d'Allah (ﷺ) les avait attendus plus de dix jours à son retour de Taif. Quand ils ont compris que le Messager d'Allah ne leur rendrait qu'une seule des deux choses, ils ont dit : « Nous choisissons nos captifs. » Alors, le Messager d'Allah (ﷺ) s'est levé devant les musulmans, a loué Allah comme il se doit, puis a dit : « Ensuite ! Ces frères à vous sont venus vers vous avec repentance et je trouve juste de leur rendre leurs captifs. Donc, celui d'entre vous qui veut faire cela par bonté, qu'il le fasse, et celui qui veut garder sa part jusqu'à ce que nous la lui rendions avec le premier butin qu'Allah nous donnera, qu'il le fasse aussi. » Les gens ont répondu : « Nous sommes d'accord pour céder nos parts de bon cœur pour le Messager d'Allah. » Puis le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Nous ne savons pas qui parmi vous est d'accord et qui ne l'est pas. Retournez et que vos chefs nous donnent votre avis. » Ils sont donc tous retournés et leurs chefs ont discuté avec eux, puis ils (c'est-à-dire leurs chefs) sont venus dire au Messager d'Allah (ﷺ) que tout le monde avait cédé sa part de bon cœur
Jabir et son chameau lent pendant le voyage
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : J'accompagnais le Prophète (ﷺ) lors d'un voyage et je montais un chameau lent qui traînait derrière les autres. Le Prophète (ﷺ) est passé près de moi et a demandé : « Qui est-ce ? » J'ai répondu : « Jabir bin `Abdullah. » Il a demandé : « Qu'y a-t-il, pourquoi es-tu en retard ? » J'ai répondu : « Je monte un chameau lent. » Il a demandé : « As-tu un bâton ? » J'ai répondu que oui. Il a dit : « Donne-le-moi. » Quand je le lui ai donné, il a frappé le chameau et l'a réprimandé. Ensuite, ce chameau a dépassé tous les autres. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Vends-le-moi. » J'ai répondu : « C'est (un cadeau) pour toi, ô Messager d'Allah (ﷺ). » Il a dit : « Vends-le-moi. Je l'ai acheté pour quatre dinars (pièces d'or) et tu peux continuer à le monter jusqu'à Médine. » Quand nous sommes arrivés près de Médine, j'ai commencé à rentrer chez moi. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Où vas-tu ? » J'ai dit : « Je me suis marié avec une veuve. » Il a dit : « Pourquoi n'as-tu pas épousé une jeune fille pour que vous puissiez vous amuser ensemble ? » J'ai dit : « Mon père est mort et a laissé des filles, alors j'ai décidé d'épouser une veuve (expérimentée) pour s'occuper d'elles. » Il a dit : « Tu as bien fait. » Quand nous sommes arrivés à Médine, le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ô Bilal, paie-lui (le prix du chameau) et donne-lui un peu plus. » Bilal m'a donné quatre dinars et un qirat en plus. (Un sous-narrateur a dit) : Jabir a ajouté : « Le qirat supplémentaire du Messager d'Allah (ﷺ) ne m'a jamais quitté. » Le qirat est toujours resté dans la bourse de Jabir bin `Abdullah
La femme qui se donne au Prophète ﷺ : mariée pour ce que l'homme sait du Coran
Rapporté par Sahl bin Sad : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je veux me donner à toi. » Un homme a dit : « Mariez-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous sommes d’accord pour te la marier avec ce que tu connais du Coran par cœur. »
Le gardien de la zakat du Ramadan et l'homme qui en prenait en cachette
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) m'a confié la garde de l'aumône de Ramadan (1). Quelqu'un est venu et a pris de la nourriture. Je l'ai attrapé et lui ai dit: Je vais certes t'amener au Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui). Il a dit: Je suis pauvre, je dois nourrir ma famille et suis vraiment dans un grand besoin. Alors je lui ai fait miséricorde et l'ai laissé partir. J'ai raconté cela au Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) qui m'a dit: «Il t'a certes menti et il va revenir». Alors j'ai su qu'il allait revenir comme m'en a informé le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui). Il est revenu et a pris de la nourriture. Je l'ai alors attrapé et lui ai dit: Je vais certes t'amener au Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui). Il m'a dit: Laisse moi, je suis certes pauvre et je dois assumer une famille. Je ne reviendrai plus ! Alors je lui ai fait miséricorde et l'ai laissé partir. Au matin, le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) m'a dit: «Ô Abou Houreira ! Qu'a fait ton prisonnier ? ». J'ai dit: Ô Messager d'Allah ! Il s'est plaint de sa grande pauvreté et a dit qu'il a une famille à nourrir, alors je lui ai fait miséricorde et je l'ai laissé partir. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) m'a dit: «Il t'a certes menti et il va revenir». La troisième fois, il est revenu et a pris de la nourriture. Je l'ai alors attrapé et lui ai dit: Je vais certes t'amener au Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui), cela fait trois fois que tu me dis que tu ne va pas revenir et tu reviens quand même. Il a dit: Laisses moi et je vais t'apprendre des paroles par lesquelles Allah va te profiter. J'ai dit: Quelles sont ces paroles? Il dit: Lorsque tu te couche dans ton lit récite ayat al koursi -Allahou La Ilaha Illa Houwal Hayoul Qayoum- (2) jusqu'à la fin. Ainsi, il y aura certes en permanence un protecteur d'Allah avec toi et aucun Chaytan ne s'approchera de toi jusqu'au matin. Alors je l'ai laissé partir et au matin le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) m'a dit: «Qu'a fait ton prisonnier la nuit dernière?» J'ai dit: Ô Messager d'Allah ! Il a prétendu qu'il allait m'apprendre des paroles qui allaient me profiter si je le laissais partir. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: «Quelles sont ces paroles? ». J'ai dit: Il m'a dit: -lorsque tu te couches dans ton lit, récite ayat al koursi du début jusqu'à la fin 'Allahou La Ilaha Illa Houwal Hayoul Qayoum' et il m'a dit: -Ainsi il y aura certes en permanence un protecteur d'Allah avec toi et aucun Chaytan ne s'approchera de toi jusqu'au matin-. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) dit: «Il a certes été véridique avec toi bien qu'il soit un menteur. Ô Abou Houreira ! Sais-tu qui te parle depuis trois nuits? ». J'ai dit: Non. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « C'est Chaytan ».
Si le mandataire vend un objet corrompu, sa vente sera annulée
Rapporté par Abu Sa`id al-Khudri : Un jour, Bilal a apporté des dattes Barni (une sorte de dattes) au Prophète (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « D’où viennent-elles ? » Bilal a répondu : « J’avais des dattes de qualité inférieure et j’ai échangé deux Sâs de ces dattes contre un Sâ de dattes Barni pour les offrir au Prophète à manger. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Attention ! Attention ! C’est clairement de l’usure (Riba) ! C’est clairement de l’usure ! Ne fais pas cela. Si tu veux acheter des dattes de meilleure qualité, vends d’abord les dattes de qualité inférieure contre de l’argent, puis achète les meilleures avec cet argent. »
L'aumône d'Omar : le tuteur peut en manger sans accaparer
Directement de Qutayba ben Sa'îd, directement de Sufyân, de 'Amrû qui dit au sujet de l'aumône de 'Umar (r): Le tuteur... n'encourt aucun mal s'il mange ou donne à manger à un ami sans [avoir l'intention] d'accaparer des biens. Ibn 'Umar, en s'occupant des aumônes de 'Umar, faisait des dons à quelques gens de La Mecque chez qui il se rendait.
« Ô Ounays, va voir la femme de cet homme »
Rapporté par Zaid bin Khalid et Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Unais ! Va voir la femme de cet homme et si elle avoue avoir commis un acte sexuel interdit, alors lapide-la à mort. »
An-Nou'ayman ou son fils amené ivre : frappé avec des sandales et des tiges de palmier
Rapporté par `Uqba bin Al-Harith : Quand An-Nuaman ou son fils a été amené en état d’ivresse, le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné à tous ceux qui étaient présents dans la maison de le frapper. J’étais parmi ceux qui l’ont frappé. Nous l’avons frappé avec des sandales et des tiges de feuilles de palmier
Les guirlandes des bêtes de sacrifice du Messager d'Allah ﷺ envoyées à La Mecque
Rapporté par `Aisha : J’ai moi-même tressé les guirlandes pour les animaux destinés au sacrifice du Messager d’Allah (ﷺ). Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) les a mises autour de leur cou de ses propres mains et les a envoyés avec mon père (à La Mecque). Rien de ce qui était permis n’est devenu interdit pour le Messager d’Allah (ﷺ) jusqu’à ce que les animaux soient sacrifiés
Abou Talha et son jardin Bayrouha', son bien le plus cher
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha était l’homme le plus riche de Médine parmi les Ansar, et son jardin Beeruha’ était ce qu’il possédait de plus cher, situé en face de la mosquée du Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) y entrait et buvait de son eau douce. Quand ce verset a été révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez en aumône ce que vous aimez » (3.92), Abu Talha s’est levé devant le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah dit dans Son Livre : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez en aumône ce que vous aimez”, et ce que j’aime le plus dans mes biens, c’est Beeruha’, alors je le donne en aumône en espérant la récompense d’Allah. Ô Messager d’Allah ! Utilise-le comme tu veux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a apprécié et a dit : « C’est une richesse qui rapporte, c’est une richesse qui rapporte. J’ai entendu ce que tu as dit ; je te conseille de la distribuer à tes proches. » Abu Talha a dit : « Je vais le faire, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Abu Talha l’a donc distribué à ses proches et cousins. Le sous-narrateur (Malik) a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est une richesse qui rapporte, » au lieu de « richesse qui se perd. »
Le trésorier honnête compté parmi les deux bienfaiteurs
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un trésorier honnête qui donne ce qu’on lui demande de donner, complètement et de bon cœur, à la personne à qui cela est destiné, est considéré comme l’un des deux bienfaiteurs. »