Sounan Abou Daoud — page 15
سنن أبي داود
Compilé par Abou Daoud as-Sijistânî. 509 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Celui qui dissimule un savoir sera bridé d'une bride de feu
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque est questionné à propos d'un savoir et le dissimule sera bridé, au Jour de la Résurrection, d'une bride de feu. »
Quiconque ne s'efforce pas d'embellir sa lecture du Coran n'est pas des nôtres.
Abû Lubâbah Bashîr ibn Al-Mundhir (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque ne s'efforce pas d'embellir sa lecture du Coran n'est pas des nôtres. »
La fin de l'orphelinat à la puberté et le silence d'une journée entière
‘Alî ibn abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate : « N’est plus orphelin celui qui est pubère et il n’est pas permis de garder le silence toute une journée jusqu’au soir. »
L'accueil au retour de Tabouk sur la Colline de l'Adieu
As-Sâ’ib ibn Yazîd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la bataille de Tabûk, les gens vinrent l’accueillir. Ainsi, je vins l’accueillir, avec les enfants, sur " La Colline de l’Adieu ". » Al-Bukhârî l’a rapporté dans les termes suivants : « Nous sommes allés accueillir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), avec les enfants, sur " La Colline de l’Adieu ". »
Revenir du combat équivaut à combattre.
Abdullah ibn 'Amr ibn Al-’Âṣ (qu'Allah les agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Revenir du combat équivaut à combattre. »
Celui qui n'a jamais combattu ni équipé un combattant
Abû Umâmah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui n’a jamais combattu, qui n’a jamais équipé un combattant, ou qui n’a jamais pris soin de la famille d’un combattant après son départ, Allah le frappera d’un malheur avant le Jour de la Résurrection. »
« Ô Rouwayfi' ! Tu auras une longue vie »
Rouwayfi’ relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : " Ô Rouwayfi’ ! Tu auras sûrement une longue vie ! Informe donc les gens que celui qui noue sa barbe, qui s’accroche une amulette autour du cou, qui se nettoie avec des excréments d’animaux ou leurs os, Muḥammad se désavoue de lui ! " »
Ne pas invoquer les uns contre les autres la malédiction d'Allah
Samurah ibn Jundub (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’invoquez pas les uns contre les autres la malédiction d’Allah, ni Sa colère, ni l’Enfer ! »
La malédiction qui monte au ciel puis revient sur celui qui l'a prononcée
Abû ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque le serviteur maudit quelque chose, sa malédiction monte au ciel et les portes du ciel se ferment devant elle. Elle retourne alors sur Terre mais y trouve aussi les portes fermées. Elle se cherche donc un passage à droite et à gauche. Si elle n’en trouve aucun, elle revient sur celui qui a été maudit. Et s'il n'a pas mérité cela, elle retombe sur celui qui a proféré la malédiction. »
'Awf ibn Malik : la récitation de nuit et l'arrêt sur les versets de miséricorde
‘Awf ibn Mâlik Al-Ashja’î (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai prié avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) une nuit. Il récita la sourate : « La Vache ». A chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant la miséricorde, il s’arrêtait pour invoquer et à chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant le châtiment, il s’arrêtait pour se réfugier auprès d’Allah. Puis, il s’inclina aussi longtemps qu’il était resté debout et, là, il disait dans l’inclinaison : " Gloire et Pureté à Celui qui détient la Suprématie, la Souveraineté, la Grandeur et l'Immensité ! " Puis, il se prosternait aussi longtemps qu’il était resté debout et disait la même chose dans sa prosternation. Ensuite, il se releva et récita la sourate : « La Famille de ‘Imrân ». Puis, il récita ainsi, sourate après sourate. »
« Les prix ont flambé, régule-les pour nous ! »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un jour, les gens s’exclamèrent : " Ô Messager d’Allah ! Les prix ont flambé, régule donc les prix pour nous ! - Alors, il leur a dit : « Allah est Lui Seul Le Régulateur, Celui qui prend et Celui qui donne, mais aussi Celui qui assure la subsistance. Et j’espère rencontrer Allah sans qu’aucun d’entre vous ne me demande réparation pour une quelconque injustice, que cela concerne le sang ou les biens. »
L'homme qui se lavait sans pagne et le sermon sur la pudeur
Ya’lâ ibn Umayyah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vit un homme qui se lavait sans pagne, dans un terrain vague. Il monta alors sur la chaire, fit les éloges et les louanges d’Allah et dit : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, est pudique et caché, Il aime la pudeur et Il aime que l’on se cache. Ainsi, lorsque l'un d'entre vous se lave, qu’il se cache ! »
Abou Rimtha le médecin : « Allah est Le Médecin ! »
Abû Rimthah (qu’Allah l’agrée) relate qu’il a dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Montre-moi ce que tu as dans le dos, je suis médecin ! » Il répondit : « Allah est Le Médecin ! Tu es plutôt un homme plein de bienveillance, mais son médecin n’est autre que Celui qui l’a créée ! »
Abou Hourayra récite le verset des dépôts en posant deux doigts
Abû Yûnus Sulaym ibn Jubayr, l’affranchi d’Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai entendu Abû Hurayrah réciter le verset : {( Allah vous ordonne de rendre les dépôts à leur ayants-droits…)} jusqu’à {(… certes, Allah entend et voit.)} [Coran : 4/58]. Il a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) poser son pouce sur son oreille et son index sur son œil. » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) la réciter en posant ses deux doigts. »
L’eau est pure, rien ne la souille.
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) fut interrogé sur le puits de « Buḍâ’ah » dans lequel étaient jetés du sang des menstrues, des carcasses de chiens et d’autres impuretés. Il répondit : « L’eau est pure, rien ne la souille. »
L’eau ne peut devenir une impureté majeure.
Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que l’une des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait son ablution majeure, le Prophète (sur lui la paix et le salut) vint pour faire les siennes ou se laver entièrement depuis ce même récipient. Elle lui dit alors (qu’Allah l’agrée) : " Ô Messager d’Allah ! Mais, j’étais en état d’impureté majeure ! - Il lui répondit (sur lui la paix et le salut) : « L’eau ne peut devenir une impureté majeure. »
La chatte qui boit l'eau des ablutions : « Elle n'est pas impure »
Kabshah, la fille de Ka’b ibn Mâlik, qui était mariée au fils d’Abû Qatâdah, relate qu’Abû Qatâdah entra chez elle et qu’elle lui versa de l’eau pour ses ablutions. C’est alors qu’une chatte vint et but dans le récipient, il souleva un côté du récipient pour l’aider à boire. Kabshah dit : « Il vit que je le regardais et m’a dit : " Es-tu étonnée, ô fille de mon frère ? - Oui ! répondis-je ! - Il m’a alors dit : Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : ' Elle n’est pas impure, elle fait simplement partie de ceux et celles qui viennent et se mêlent à vous ! ' " »
Toute partie coupée d'un animal vivant est considérée comme cadavre.
Abû Wâqid Al-Laythî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva à Médine, il constata que ses habitants raffolaient des bosses de chameaux et coupaient les queues de moutons. Il a alors dit : " Toute partie coupée d'un animal vivant est considérée comme cadavre. " »
'Aliya bint Soubay' et la peau des moutons morts
‘Âliyyah bint Subay’ (qu’Allah lui fasse miséricorde) relate :« Je possédais des moutons dont certaines bêtes moururent. Je suis entrée chez Maymunah (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), et lui ai fait part de cela. Elle me dit alors : « Pourquoi n'as-tu pas pris leurs peaux afin d'en tirer profit ? - Est-ce permis de faire cela ? - Elle dit : Oui ! Un groupe d’hommes de la tribu de Quraysh passa devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Ils traînaient l'un de leurs moutons mort comme on le fait pour un âne. Voyant cela, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut leur dit : " Pourquoi ne prenez vous pas sa peau ? - Ils répondirent : C’est une bête morte ! - Il leur dit : L’eau et ' Al-Qaraẓ ' la purifient ! " »
On lave l’urine de la fillette et on asperge de l’eau sur l’urine du petit garçon.
Abû Samḥ a dit : « J'étais au service du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lorsqu'il voulait se laver, il me disait : " Retourne-toi de sorte que j'ai ta nuque face à moi ! " Alors, je me retournais en lui donnant ma nuque et le cachais en faisant cela. Un jour, on lui apporta Al-Ḥassan ou Al-Ḥusayn (qu'Allah les agrée) qui urina sur sa poitrine. Je m'approchai donc pour le laver, mais il m'a dit : " On lave l’urine de la fillette et on asperge de l’eau sur l’urine du petit garçon ! " »
L'eau te suffira à laver le sang et les traces restantes ne te causeront aucun tort.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que Khawlah bint Yassâr (qu'Allah l'agrée) vint dire au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d'Allah ! Je n'ai qu'un seul vêtement, il a été taché par le sang des menstrues. Que dois-je faire ? - Il répondit : Lorsque tu seras pure, lave l'endroit du vêtement qui a été taché par le sang puis fais ta prière avec ce vêtement. - Elle demanda alors : Et si les traces de sang ne disparaissent pas ? - Il répondit : L'eau te suffira à laver le sang et les traces restantes ne te causeront aucun tort. »
'Ali montre la description des ablutions du Prophète ﷺ
Abd Khayr a dit : « 'Alî (qu'Allah l'agrée) est venu à nous après avoir prié et demanda qu'on lui amenât de l'eau. Nous nous sommes demandé : " Que va-t-il faire avec cette eau alors qu'il vient de prier ce qu'il voulait ? Il veut tout simplement nous enseigner ! " On lui amena donc un récipient d'eau et une assiette. Puis, il versa l'eau du récipient sur sa main droite et se lava ses mains trois fois. Puis, il se rinça la bouche et inspira et expira de l'eau par le nez et la rejeta avec la main gauche, et il fit cela trois fois. Ensuite, il lava son visage trois fois puis son avant-bras droit trois fois, et son avant-bras gauche trois fois aussi. Puis, il introduisit ses mains dans le récipient et il essuya alors sa tête, une seule fois. Enfin, il lava son pied droit trois fois et son pied gauche trois fois [aussi]. Il dit alors : " Quiconque désire connaître la description des ablutions du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), la voici ! " »
Pas d'ablutions pour qui n'y évoque pas le nom d'Allah
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Pas de prière pour qui n'a pas d'ablutions et pas d'ablutions pour qui n'y évoque pas le Nom d'Allah, Exalté soit-Il. »
J'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) essuyer le dessus de ses Khuff.
Ali (qu'Allah l'agrée) a dit : « Si la religion était fondée sur la raison, le dessous des Khuff serait plus en droit d'être essuyé que le dessus, mais j'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) essuyer le dessus de ses Khuff. »