Le fait de garder une certaine réserve lorsque l'on fait les éloges de quelqu'un

Sahih al-Boukhari · (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2662 et Mouslim dans son Sahih n°3000)

Texte arabe
عن أبي بكرة رضي الله عنه قال : أثْنَى رجلٌ على رجلٍ عندَ النّبيِّ صلَّى اللهُ عليهِ وسلّم فقالَ : وَيلَكَ قَطَعْتَ عُنَقَ صَاحِبِكَ قطَعتَ عنقَ صاحبِكَ ! مِرَارًا ثمّ قال : مَن كانَ منكُمْ مادِحًا أخَاهُ فَلْيَقُل : أَحسب فلانًا والله حسيبه ولا أُزَكِّي على الله أحدًا أَحْسِبُهُ كذَا وكذَا إنْ كانَ يعلَمُ ذلكَ منهُ
Traduction française
D'après Abou Bakra (qu'Allah l'agrée) : Un homme a fait les éloges d'un autre auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) alors il a dit: « Malheur à toi! Tu as coupé le cou de ton compagnon, tu as coupé le cou de ton compagnon » il a répété cela plusieurs fois. Puis il a dit: « Celui d'entre vous qui fait les éloges de son frère, qu'il dise: -Je pense qu'untel est comme cela, c'est Allah qui est son juge et je ne fait les éloges de personne auprès d'Allah. Je pense qu'il est comme cela et comme cela- s'il sait cela de son frère ».
Signaler une erreur
Référence
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2662 et Mouslim dans son Sahih n°3000)
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٦٦٢ و مسلم في صحيحه رقم ٣٠٠٠)
Boukhari dans son Sahih n°2662
Mouslim dans son Sahih n°3000
Tome/page et numéro selon l'édition citée par la source.
Authenticité
Aucun jugement documenté par la source

Classement

Provenance

  • Texte arabe : Hadith du Jour (hadithdujour.com) (version 2).
  • Traduction française : Hadith du Jour (hadithdujour.com), traducteur non indiqué par la source (version 3).
  • Source : www.hadithdujour.com — fiche d'origine.

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

  • Le tirage au sort entre les épouses avant le voyage et l'expédition après le voile

    Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Lors d’une expédition, il a tiré au sort entre nous et le sort est tombé sur moi, alors je suis partie avec lui après qu’Allah ait prescrit le port du voile pour les femmes. J’étais transportée dans une litière sur le chameau et j’en descendais toujours à l’intérieur. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et est rentré chez lui, et que nous approchions de Médine, il a ordonné que nous avancions de nuit. Quand l’ordre de partir a été donné, je suis allée plus loin que l’armée pour satisfaire un besoin naturel. Après avoir fini, je suis revenue pour repartir avec les autres et j’ai soudain remarqué que mon collier avait disparu. Je suis retournée le chercher et j’ai été retardée. Ceux qui portaient ma litière sont venus, l’ont posée sur le chameau en pensant que j’étais dedans, car à cette époque les femmes étaient légères et minces, elles ne mangeaient pas beaucoup. Ils n’ont donc pas remarqué la différence de poids et sont partis. J’étais alors une jeune fille. Après avoir retrouvé mon collier, je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne. Je suis donc restée à l’endroit où je campais, pensant qu’ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Dans cet état, je me suis endormie. Safwan bin Mu’attal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin. En voyant une personne endormie, il s’est approché de moi, car il m’avait déjà vue avant le port du voile. Je me suis réveillée en l’entendant dire : « Inna lil-lah wa inna ilayhi raji’un (Nous sommes à Allah et à Lui nous retournerons). » Il a fait agenouiller son chameau, est descendu, a mis sa jambe sur les pattes du chameau et je suis montée dessus. Safwan a marché en tenant la corde du chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée qui s’était arrêtée pour se reposer à midi. Ceux qui devaient tomber dans l’erreur y sont tombés (certains m’ont accusée à tort), et le chef des accusateurs était `Abdullah bin Ubai bin Salul. Après cela, nous sommes rentrés à Médine, et je suis tombée malade pendant un mois, alors que les gens répandaient les rumeurs des calomniateurs. Pendant ma maladie, je sentais que je ne recevais pas la même gentillesse du Prophète (ﷺ) que d’habitude quand j’étais malade. Il venait, me saluait et disait : « Comment va cette fille ? » Je ne savais rien de ce qui se passait jusqu’à ce que je guérisse et sorte avec Um Mistah pour aller aux toilettes, ce que nous ne faisions que la nuit, car il n’y avait pas encore de toilettes près de nos maisons. Cette habitude ressemblait à celle des anciens Arabes. Donc, Um Mistah bint Ruhm et moi sommes sorties à pied. Um Mistah a trébuché à cause de sa longue robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » J’ai dit : « Tu dis un mauvais mot. Pourquoi insultes-tu un homme qui a participé à la bataille de Badr ? » Elle a répondu : « Ô Hanata, n’as-tu pas entendu ce qu’ils disent ? » Elle m’a alors raconté les rumeurs. Ma maladie s’est aggravée et, de retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a demandé : « Comment va cette fille ? » J’ai demandé la permission d’aller chez mes parents pour vérifier la rumeur. Il m’a permis d’y aller et j’ai demandé à ma mère : « De quoi parlent les gens ? » Elle a dit : « Ma fille, ne t’inquiète pas trop. Par Allah, jamais une femme belle et aimée de son mari n’a d’autres épouses sans que les autres femmes inventent des histoires sur elle. » J’ai dit : « Gloire à Allah ! Les gens parlent-ils vraiment de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans m’arrêter jusqu’au matin. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’avais pleuré deux nuits et un jour, au point de croire que mon foie allait éclater. Une femme des Ansar a demandé à entrer, je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a pleuré avec moi. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu et s’est assis ; il ne s’était jamais assis avec moi depuis le début de l’accusation. Aucune révélation n’était venue à son sujet depuis un mois. Il a récité la Tashahhud puis a dit : « Ô `Aisha ! On m’a informé de telle et telle chose à ton sujet. Si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence. Si tu as commis une faute, repens-toi à Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’une personne avoue son péché et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » Quand il a fini, mes larmes se sont arrêtées d’un coup. J’ai demandé à mon père de répondre au Messager d’Allah (ﷺ) pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai demandé à ma mère de lui parler, elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah. » J’étais jeune et je ne connaissais pas beaucoup le Coran. J’ai dit : « Je sais, par Allah, que vous avez entendu ce que les gens disent et que vous l’avez cru. Si je vous dis que je suis innocente et qu’Allah sait que je le suis, vous ne me croirez pas. Si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne compare ma situation qu’à celle du père de Joseph qui a dit : ‘La patience est la meilleure attitude face à ce que vous racontez, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.’ » Je me suis alors tournée de l’autre côté du lit en espérant qu’Allah prouverait mon innocence. Par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait une révélation à mon sujet, me considérant trop insignifiante pour être mentionnée dans le Coran. J’espérais seulement que le Messager d’Allah (ﷺ) aurait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas encore levé et personne n’avait quitté la maison que la révélation est descendue sur lui. Il a été pris du même état que lors des révélations, transpirant abondamment même par temps froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit en premier : « `Aisha ! Remercie Allah, car Il a prouvé ton innocence. » Ma mère m’a dit d’aller voir le Messager d’Allah (ﷺ), mais j’ai répondu : « Par Allah, je ne remercierai que Allah. » Allah a alors révélé : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24:11). Quand Allah a prouvé mon innocence, Abu Bakr, qui aidait Mistah bin Uthatha car il était de sa famille, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus à cause de ce qu’il a dit sur Aisha. » Mais Allah a révélé : « Que ceux qui sont bons et riches parmi vous ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24:22) Après cela, Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, j’aime qu’Allah me pardonne », et il a repris son aide à Mistah. Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (l’épouse du Prophète) à mon sujet : « Qu’as-tu vu ou entendu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je préfère ne rien dire de ce que je n’ai pas vu ni entendu. Par Allah, je ne sais que du bien sur Aisha. » Aisha a ajouté : « Zainab était en compétition avec moi (pour la beauté et l’amour du Prophète), mais Allah l’a protégée (de la méchanceté), car elle était pieuse. »

    Hadith rapporté par Boukhari (n°2661)Lire le texte complet →
  • « Tu as brisé le dos de cet homme » : l'éloge exagéré

    Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : Le Prophète (ﷺ) a entendu quelqu’un faire l’éloge d’un autre en exagérant. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu as ruiné ou brisé le dos de cet homme (en le louant autant). »

    Hadith rapporté par Boukhari (n°2663)Lire le texte complet →
  • « Je vous ai allaités tous les deux » : la séparation ordonnée

    Rapporté par `Uqba bin Al-Harith : J’ai épousé une femme et plus tard une femme est venue et a dit : « Je vous ai allaités tous les deux. » Je suis donc allé voir le Prophète (pour lui demander). Il a dit : « Comment peux-tu la garder comme épouse alors qu’il a été dit que vous étiez frère et sœur de lait ? Sépare-toi d’elle (divorce-la). »

    Hadith rapporté par Boukhari (n°2660)Lire le texte complet →
  • Refusé à Ouhoud à quatorze ans, admis à la bataille du Fossé à quinze ans

    Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a appelé à me présenter devant lui la veille de la bataille d’Uhud, j’avais alors quatorze ans, et il ne m’a pas permis de participer à cette bataille. Mais il m’a appelé la veille de la bataille du Fossé, j’avais quinze ans, et il m’a permis d’y participer. » Nafi` a dit : « Je suis allé voir `Umar bin `Abdul `Aziz, qui était calife à ce moment-là, et je lui ai raconté ce récit. Il a dit : ‘Cet âge (quinze ans) marque la limite entre l’enfance et l’âge adulte’, et il a écrit à ses gouverneurs de donner un salaire à ceux qui avaient atteint quinze ans. »

    Hadith rapporté par Boukhari (n°2664)Lire le texte complet →

Sur le même thème : Le comportement et la bienséance