Le tirage au sort entre les épouses avant le voyage et l'expédition après le voile
- Référence
- Hadith API fra-bukhari n°2661 (livre 52, hadith 25)
- Tome/page et numéro selon l'édition citée par la source.
- Authenticité
- Aucun jugement documenté par la source
Classement
Provenance
- Texte arabe : Hadith API (fawazahmed0/hadith-api).
- Traduction française : Hadith API (fawazahmed0/hadith-api), traducteur non indiqué par la source (version 2).
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
« Je vous ai allaités tous les deux » : la séparation ordonnée
Rapporté par `Uqba bin Al-Harith : J’ai épousé une femme et plus tard une femme est venue et a dit : « Je vous ai allaités tous les deux. » Je suis donc allé voir le Prophète (pour lui demander). Il a dit : « Comment peux-tu la garder comme épouse alors qu’il a été dit que vous étiez frère et sœur de lait ? Sépare-toi d’elle (divorce-la). »
Le fait de garder une certaine réserve lorsque l'on fait les éloges de quelqu'un
D'après Abou Bakra (qu'Allah l'agrée) : Un homme a fait les éloges d'un autre auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) alors il a dit: « Malheur à toi! Tu as coupé le cou de ton compagnon, tu as coupé le cou de ton compagnon » il a répété cela plusieurs fois. Puis il a dit: « Celui d'entre vous qui fait les éloges de son frère, qu'il dise: -Je pense qu'untel est comme cela, c'est Allah qui est son juge et je ne fait les éloges de personne auprès d'Allah. Je pense qu'il est comme cela et comme cela- s'il sait cela de son frère ».
'Ouqba, Oumm Yahya et l'esclave noire qui les avait allaités
Rapporté par `Uqba bin Al-Harith : Il avait épousé Um Yahya bint Abu Ihab. Il a dit : « Une esclave noire est venue et a dit : ‘Je vous ai allaités tous les deux.’ J’en ai parlé au Prophète (ﷺ) qui a détourné le visage. » `Uqba a ajouté : « Je suis allé de l’autre côté et j’ai répété cela au Prophète (ﷺ). Il a dit : ‘Comment peux-tu la garder comme épouse alors que cette femme a dit qu’elle vous a allaités tous les deux (c’est-à-dire toi et ta femme) ?’ Alors le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de la divorcer. »
« Tu as brisé le dos de cet homme » : l'éloge exagéré
Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : Le Prophète (ﷺ) a entendu quelqu’un faire l’éloge d’un autre en exagérant. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu as ruiné ou brisé le dos de cet homme (en le louant autant). »
Sur le même thème : Le Coran
Le faux serment et le verset « Ceux qui vendent à vil prix leur engagement envers Allah »
Rapporté par Abu Wail d’après `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’un autre (ou de son frère), Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. » Allah a ensuite confirmé cela en révélant le verset : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… auront un châtiment douloureux. » (3.77) Al-Ash’ath m’a rencontré et m’a demandé : « Qu’est-ce que `Abdullah t’a dit aujourd’hui ? » J’ai répondu : « Ceci et cela. » Il a dit : « Ce verset a été révélé à propos de mon cas. »
'Aïcha explique le verset sur les orphelines : « deux, trois ou quatre »
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Il a demandé à `Aisha le sens de la parole d’Allah : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. » (4.3) Elle a dit : « Ô mon neveu ! Cela concerne l’orpheline qui vit avec son tuteur et partage ses biens. Sa richesse et sa beauté peuvent pousser le tuteur à l’épouser sans lui donner une dot convenable qu’un autre prétendant aurait donnée. Ces tuteurs ont donc été interdits d’épouser ces orphelines à moins d’être justes et de leur donner la dot la plus appropriée ; sinon, ils devaient épouser une autre femme. » `Aisha a ajouté : « Après ce verset, les gens ont de nouveau interrogé le Prophète au sujet du mariage avec les orphelines, alors Allah a révélé : ‘Ils te demandent des instructions concernant les femmes. Dis : Allah vous instruit à leur sujet, ainsi que ce qui vous est récité dans le Livre, concernant les orphelines à qui vous ne donnez pas les parts prescrites et que vous désirez épouser...’ (4.127) Ce qu’Allah veut dire par : ‘Et ce qui vous est récité’ est le verset précédent : ‘Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent.’ (4.3) `Aisha a dit : ‘La parole d’Allah dans l’autre verset : ‘que vous désirez épouser’ (4.127) signifie le désir du tuteur d’épouser une orpheline sous sa garde quand elle n’a ni richesse ni beauté (dans ce cas il doit être juste avec elle). Les tuteurs ne devaient pas épouser leurs orphelines riches et belles sans être justes, car en général ils n’épousaient pas celles qui n’étaient ni belles ni riches. »
Marwan ibn Al-Hakam rapporte ce que Zayd ibn Thabit lui a dit
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : J’ai vu Marwan bin Al-Hakam assis dans la mosquée. Je me suis approché et je me suis assis à côté de lui. Il nous a raconté que Zaid bin Thabit lui avait dit que le Messager d’Allah (ﷺ) lui avait dicté ce verset divin : « Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux et ceux qui luttent avec leurs biens et leurs vies dans la cause d’Allah. » (4.95) Zaid a dit : « Ibn Um Maktum est venu voir le Prophète (ﷺ) pendant qu’il me dictait ce verset. Ibn Um Maktum a alors dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si j’en avais la capacité, je participerais sûrement au Jihad.” Il était aveugle. Alors Allah a révélé un verset à Son Messager, alors que sa cuisse était sur la mienne, et elle est devenue si lourde que j’ai eu peur qu’elle me casse la jambe. Puis cet état du Prophète (ﷺ) a cessé après qu’Allah ait révélé : “… sauf ceux qui sont handicapés (par une blessure, la cécité, la boiterie, etc.).”
Les deux épouses mentionnées dans le Coran : la question posée à 'Omar
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : J’avais très envie d’interroger `Umar au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit dans le Coran : « Si vous deux (épouses du Prophète, à savoir Aisha et Hafsa) revenez à Allah en repentir, vos cœurs se sont inclinés (à l’opposé de ce que le Prophète (ﷺ) aime) » (66:4). J’ai donc fait le Hajj avec `Umar et, sur le chemin du retour, il s’est écarté pour faire ses besoins et je l’ai suivi avec un récipient d’eau. Après qu’il ait terminé, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à qui Allah a dit : “Si vous deux revenez en repentir” (66:4) ? » Il a répondu : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué son récit : « Moi et un voisin ansar du clan Bani Umaiya bin Zaid, qui vivait à `Awali Al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. J’y allais un jour, et lui le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles et les instructions du jour, et quand c’était son tour, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir de l’autorité sur nos femmes, mais en venant vivre avec les Ansar, nous avons remarqué que leurs femmes dominaient leurs maris, alors nos femmes ont commencé à prendre les habitudes des femmes ansar. Un jour, j’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu de la même manière, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi t’énerves-tu si je te réponds ? Par Allah, les femmes du Prophète (ﷺ) lui répondent aussi, et certaines ne lui parlent pas de toute la journée jusqu’au soir.” Cela m’a inquiété et j’ai dit : “Celle qui fait cela sera perdante.” Je me suis alors habillé et je suis allé voir Hafsa pour lui demander : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Messager d’Allah (ﷺ) en colère toute la journée jusqu’au soir ?” Elle a répondu oui. J’ai dit : “Elle est vraiment perdante ! Ne crains-tu pas qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et qu’elle soit perdue ? Ne posez pas trop de questions au Messager d’Allah (ﷺ), ne lui répondez pas, et ne le délaissez pas. Demandez-moi ce que vous voulez, mais ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (Aisha) dans son comportement envers le Prophète, car elle est plus belle que toi et plus aimée du Messager d’Allah (ﷺ).” À cette époque, on disait que la tribu de Ghassan (en Syrie) préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon voisin est allé voir le Prophète (ﷺ) le jour de son tour, puis il est revenu le soir et a frappé violemment à ma porte, me demandant si je dormais. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit qu’un grand événement était arrivé. J’ai demandé : “Quoi ? Les Ghassan sont-ils arrivés ?” Il a répondu que c’était pire : le Messager d’Allah avait divorcé de toutes ses femmes. J’ai dit : “Hafsa est perdue ! Je m’y attendais.” Je me suis habillé et j’ai prié la prière de l’aube avec le Prophète. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est monté dans une pièce à l’étage et y est resté seul. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’ai-je pas prévenue ? Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut.” Je suis sorti et je suis allé près de la chaire où des gens étaient rassemblés, certains pleuraient. Je suis resté un moment avec eux, puis je n’ai pas pu supporter la situation. Je suis donc retourné à la pièce où était le Prophète (ﷺ) et j’ai demandé à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Messager d’Allah pour que j’entre ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ) et est revenu en disant : “Je t’ai mentionné, mais il n’a pas répondu.” Je suis retourné m’asseoir avec les gens, mais je n’ai pas pu rester, alors je suis retourné voir l’esclave et j’ai répété ma demande. Il est entré et a ramené la même réponse. Quand je partais, l’esclave m’a appelé : “Le Messager d’Allah (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis donc entré et j’ai vu le Prophète allongé sur un tapis sans matelas, et le tapis avait laissé des marques sur son corps. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “As-tu divorcé de tes femmes ?” Il a levé les yeux vers moi et a répondu non. Puis, toujours debout, j’ai continué : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les Quraish, avions l’autorité sur nos femmes, mais en venant chez un peuple dont les femmes dominaient leurs maris...” `Umar a raconté toute l’histoire (concernant sa femme). À ce moment, le Prophète (ﷺ) a souri. `Umar a ajouté : “J’ai alors dit à Hafsa : Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (Aisha), car elle est plus belle que toi et plus aimée du Prophète.” Le Prophète (ﷺ) a encore souri. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis et j’ai regardé autour de la pièce, et par Allah, je n’y ai vu que trois peaux. J’ai dit (au Messager d’Allah (ﷺ)) : “Invoque Allah pour qu’Il accorde la prospérité à tes compagnons, car les Perses et les Byzantins ont reçu la prospérité et les biens de ce monde, alors qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) était appuyé, mais en entendant mes paroles, il s’est redressé et a dit : “Ô Ibn Al-Khattab ! As-tu un doute (que l’au-delà est meilleur que ce monde) ? Ces gens ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde seulement.” J’ai demandé au Prophète (ﷺ) : “Demande pardon à Allah pour moi.” Le Prophète (ﷺ) s’était éloigné de ses femmes à cause du secret que Hafsa avait révélé à Aisha, et il avait dit qu’il ne les verrait pas pendant un mois, car il était en colère contre elles quand Allah l’a réprimandé (pour avoir juré de ne plus approcher Maria). Après vingt-neuf jours, le Prophète (ﷺ) est allé voir Aisha en premier. Elle lui a dit : “Tu avais juré de ne pas venir nous voir pendant un mois, et il ne s’est écoulé que vingt-neuf jours, je les ai comptés.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Le mois peut aussi être de vingt-neuf jours.” Ce mois-là comptait vingt-neuf jours. Aisha a dit : “Quand la révélation du choix est descendue, le Prophète (ﷺ) a commencé par moi et m’a dit : ‘Je vais te dire quelque chose, mais tu n’as pas besoin de répondre tout de suite, tu peux consulter tes parents.’” Aisha savait que ses parents ne lui conseilleraient pas de se séparer du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit qu’Allah avait révélé : “Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si vous désirez la vie de ce monde et ses plaisirs, alors venez ! Je vous donnerai une compensation et je vous libérerai d’une belle manière. Mais si vous cherchez Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà, alors Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une grande récompense.” (33:28) Aisha a dit : “Dois-je consulter mes parents à ce sujet ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) a donné le choix à ses autres épouses et elles ont toutes répondu comme Aisha