Jusqu'à ce que tu goûtes à son petit miel...

Sahih al-Boukhari · (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2639 et Mouslim dans son Sahih n°1433)

Texte arabe
عن عائشة رضي الله عنها قالت : جاءَتْ امرأَةُ رفَاعَةَ القُرَظِيِّ النبيَّ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ فقالتْ : كنتُ عندَ رفَاعَةَ فَطَلَّقَنِي فأَبَتَّ طلاقِي فتزَوَّجْتُ عبدَ الرحمنِ بنِ الزبيرِ . إنَّمَا معهُ مثلُ هُدْبَةِ الثَّوبِ فتبسَّم رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ فقال : أَتَرِيدِينَ أن تَرجِعِي إلى رفَاعَةَ ؟ لا حتَّى تَذُوقِي عُسَيلَتَهُ ويذُوقَ عُسَيلَتِكِ
Traduction française
D'après 'Aicha (qu'Allah l'agrée) : La femme de Rifa'a Al Qourathi (qu'Allah l'agrée) est venue auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et a dit : J'étais avec Rifa'a mais il m'a divorcé de manière définitive (1). Alors je me suis mariée avec 'Abder Rahman Ibn Zoubayr mais il n'a avec lui que l'équivalent d'un bout de vêtement (2). Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a souri et a dit : « Est-ce que tu veux retourner avec Rifa'a ? Non ! Pas avant que tu goûtes à son petit miel et qu'il goûte à ton petit miel (3) ».
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Référence
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2639 et Mouslim dans son Sahih n°1433)
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٦٣٩ و مسلم في صحيحه رقم ١٤٣٣)
Boukhari dans son Sahih n°2639
Mouslim dans son Sahih n°1433
Tome/page et numéro selon l'édition citée par la source.
Authenticité
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Classement

Explication

(1) C'est à dire qu'il l'a divorcé à trois reprises.

(2) C'est à dire qu'il avait des problèmes d'érection et n'a pas pu avoir de rapport sexuel avec elle.

(3) C'est une métaphore pour désigner le rapport sexuel.

Ce hadith montre que la femme qui a été divorcée à trois reprises par son époux ne redevient permise à cet homme qu'après qu'elle se soit mariée avec un autre homme, qu'il y ait eu entre eux une relation sexuelle puis qu'il y ait eu une séparation entre eux (par le divorce ou le décès du mari) et que son délai de viduité soit terminé.
Par contre le simple fait que la femme se marie avec un autre homme (c'est à dire sans relation sexuelle) ne la rend pas permise de nouveau au premier mari.
(Charh Sahih Mouslim de l'imam Nawawi)

Explication reproduite sans modification — Source : www.hadithdujour.com (page d'origine).

Provenance

  • Texte arabe : Hadith du Jour (hadithdujour.com).
  • Traduction française : Hadith du Jour (hadithdujour.com), traducteur non indiqué par la source.
  • Source : www.hadithdujour.com — fiche d'origine.

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

  • L'importance de la fraternité dans la législation islamique

    D'après 'Abdallah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a interdit que vous vendiez sur les ventes les uns des autres (1) et qu'un homme demande en mariage une femme que son frère a déjà demandé en mariage jusqu'à ce que le précédent délaisse cette demande ou qu'il le lui permette (2). (3)

    (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5142)Lire le texte complet →
  • L'interdiction de se marier avec les tantes de l'épouse

    D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « On ne rassemble pas entre une femme et sa tante paternelle ni entre une femme et sa tante maternelle (*) ».

    (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5109 et Mouslim dans son Sahih n°1408)Lire le texte complet →
  • L'argent est comme un légume bien vert ou un fruit sucré

    D'après Abou Sa'id Al Khoudri (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes l'argent est comme un légume bien vert ou un fruit sucré (1) et quel bon compagnon (2) il est pour le musulman s'il en dépense une partie pour l'orphelin, le pauvre et le voyageur (3). Certes celui qui le prend sans droit (4) est comme celui qui mange mais n'est jamais rassasié et il témoignera contre lui le jour de la résurrection ».

    (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1465 et les termes sont ceux de Nasai dans ses Sounan n°2581)Lire le texte complet →
  • Vous n'atteindrez la véritable piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez

    D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée) : Abou Talha (qu'Allah l'agrée) était celui des Ansars (1) qui possédait le plus de dattiers et son bien qui lui était le plus cher était Bayrouha (2). Cette palmeraie était devant la mosquée et le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) rentrait dedans et y buvait de l'eau qui s'y trouvait. Lorsque ce verset a été révélé : -Vous n'atteindrez la véritable piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez- (3) , Abou Talha (qu'Allah l'agrée) est allé auprès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et a dit : Ô Messager d'Allah ! Certes Allah a dit : -Vous n'atteindrez la véritable piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez- et certes celui de mes biens que j'aime le plus est Bayrouha. Elle est donc une aumône pour Allah de laquelle j'espère la piété et sa récompense auprès d'Allah. Ô Messager d'Allah ! Place la là où Allah te l'aura montré (4). Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Bakh ! (5) Ceci est un bien qui rapporte du bénéfice, ceci est un bien qui rapporte du bénéfice ! J'ai certes entendu ce que tu as dit et je vois certes que tu dois la donner à tes proches ». Abou Talha (qu'Allah l'agrée) a dit : Je le fais ô Messager d'Allah ! Alors il l'a partagé entre ses proches et les fils de son oncle.

    (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1461 et Mouslim dans son Sahih n°998)Lire le texte complet →

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