'Iyad ibn Himar : « Tout bien que J'ai conféré à un serviteur est licite »

Sahih Mouslim · Rapporté par Muslim

Texte arabe
عن عياض بن حمار المجاشعي رضي الله عنه ، أن رسول الله صلى الله عليه وسلم ، قال ذات يوم في خطبته: «ألَا إن ربي أمرني أن أُعَلِّمَكم ما جَهِلتم، ممَّا علَّمني يومي هذا، كلُّ مالٍ نَحَلتُه عبدًا حلال، وإني خلقتُ عبادي حُنَفاء كلهم، وإنهم أتتهم الشياطين فاجتالتهم عن دينهم، وحَرَّمت عليهم ما أحللتُ لهم، وأمرتهم أن يُشركوا بي ما لم أُنزِّل به سلطانا، وإن الله نظر إلى أهل الأرض، فمَقَتهم عربهم وعَجَمهم، إلَّا بقايا من أهل الكتاب، وقال: إنما بعثتُك لأبتليَك وأبتلي بك، وأنزلتُ عليك كتابًا لا يغسله الماءُ، تقرؤه نائمًا ويقظان، وإنَّ اللهَ أمرني أن أحرِق قُرَيشًا، فقلت: رب إذا يَثْلُغوا رأسي فيدعوه خُبْزة، قال: استخرجهم كما استخرجوك، واغزهم نُغزك، وأنفق فسننفق عليك، وابعث جيشا نبعث خمسة مثله، وقاتل بمن أطاعك مَن عصاك، قال: وأهل الجنة ثلاثة ذو سلطان مُقْسِط مُتَصَدِّق مُوَفَّق، ورجل رحيم رقيق القلب لكل ذي قربى ومسلم، وعفيف متعفِّف ذو عيال، قال: وأهل النار خمسة: الضعيف الذي لا زَبْر له، الذين هم فيكم تبعا لا يبتغون أهلا ولا مالا، والخائن الذي لا يخفى له طمع، وإن دقَّ إلا خانه، ورجل لا يُصبح ولا يمسي إلا وهو يخادعك عن أهلك ومالك «وذكر» البخل أو الكذب والشِّنظير الفحَّاش».
Traduction française
ʽIyâḍ ibn Ḥimâr Al-Majâshiʽî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit un jour dans son sermon : « Certes, mon Seigneur m'a ordonné de vous enseigner ce que vous ignorez de ce qu'Il m'a enseigné en ce jour : " Tout bien que J'ai conféré à un serviteur est licite. J’ai créé tous Mes serviteurs monothéistes mais les diables vinrent à eux et les détournèrent de leur religion, leur interdirent ce que Je leur ai permis et leur ordonnèrent de M'attribuer un associé alors que Je n'ai révélé aucune preuve à ce sujet." Allah a certes regardé les habitants de la terre et les a exécrés, les arabes aussi bien que les non-arabes, si ce n'est un restant des gens du Livre. Il a dit : " Je ne t'ai envoyé qu'afin de t'éprouver et d'éprouver les autres par ton intermédiaire. J'ai fait descendre sur toi un Livre que l’eau ne saurait effacer et que tu réciteras dans ton sommeil comme en état de veille." Et Allah m'a enjoint d'anéantir Quraysh. J'ai répondu : " Ô mon Seigneur! Ils me fracasseront la tête et la laisseront tel un pain ! - Il a répliqué : Expulse-les comme ils t'ont expulsé ! Attaque-les, Nous attaquerons à tes côtés ! Dépense, on dépensera pour toi ! Envoie une armée, Nous en enverrons cinq semblables ! Combats avec ceux qui t'obéissent ceux qui te désobéissent ! " Il a dit : " Et les gens du Paradis sont de trois sortes : un détenteur du pouvoir équitable, qui fait l'aumône et à qui la réussite a été donnée ; un homme miséricordieux au cœur tendre à l'égard de tout proche et de tout musulman ; un homme chaste qui s'efforce de rester chaste et qui a une famille. Les gens de l'Enfer sont de cinq sortes : le faible que rien ne retient [de commettre le mal et la turpitude] parmi ceux qui sont à votre service et qui n'ont ni famille ni biens ; le traître qui ne laisse passer aucune occasion, aussi infime soit-elle, sans satisfaire sa cupidité ; un homme qui, matin et soir, te trompe dans ta famille et tes biens - il évoqua également l'avarice ou le mensonge - et le scabreux très obscène." »
Signaler une erreur
Référence
Rapporté par Muslim
رواه مسلم
Authenticité
Authentique
صحيح
Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.

Classement

Provenance

  • Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
  • Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
  • Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

  • La nuit de 'Aïcha : le Prophète ﷺ sort discrètement

    ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a demandé : « Ne vous parlerai-je point de moi et du Prophète (sur lui la paix et le salut) ? - Nous répondîmes : Mais si ! - Elle poursuivit : Lorsque ce fut ma nuit, celle où le Prophète (sur lui la paix et le salut) restait auprès de moi, il enleva sa tunique, ôta ses sandales et les posa à ses pieds. Il étala le pan de son pagne sur son lit et se coucha. Il ne resta pas plus qu'il lui en fallait pour croire que je dormais. Il prit doucement sa tunique, se chaussa discrètement, ouvrit doucement la porte, sortit et la referma délicatement. Je mis ma chemise sur ma tête, me voilai, enfilai mon pagne puis sortis en le suivant jusqu'à Al-Baqî'. Il se tint longuement debout, puis leva à trois reprises les mains. Ensuite, il s'en alla, ce que je fis aussi ; il accéléra et moi de même; il courut, j'en fis autant ; il fonça et je fonçai. Je le devançai et entrai dans la maison. A peine m'étais-je allongée qu'il entra et demanda : " Qu'as-tu ? Ô ʽÂ'ishah ! à être à bout de souffle et hors d'haleine ? - Rien, répondis-je. - Tu m'en informeras ou c'est Le Bienveillant (« Al-Laṭîf »), Le Bien informé (« Al-Khabîr ») qui le fera ! Insista-t-il. -Je dis : Ô Messager d'Allah ! Que mon père soit donné en rançon pour toi, ainsi que ma mère ! Et je lui racontai. - Il demanda : Était-ce toi la silhouette que j'ai vue devant moi ? - Oui ! ", répliquai-je. Il me donna une tape sur la poitrine qui me fit mal, puis s'exclama : " As-tu pensé qu'Allah et Son Messager auraient été injustes envers toi ? - Quoi que les gens taisent, dit-elle, Allah le sait certes ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : " Jibril est certes venu me trouver quand tu m'as vu. Il m'a appelé sans que tu puisses l'entendre. Je lui ai répondu, également sans que tu puisses l'entendre. En effet, il n'est pas tel à entrer chez toi quand tu es dévêtue. J'ai pensé que tu dormais et il m'a déplu de te réveiller. J'ai eu peur que tu ne te sentes seule. Jibril m'a dit : 'Certes, ton Seigneur t'ordonne d'aller trouver les occupants d'Al-Baqî' afin d'implorer le pardon en leur faveur.' - Je demandai : Comment dois-je invoquer pour eux, ô Messager d'Allah ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Dis : ' Paix aux occupants de ces demeures, croyants et musulmans ! Qu'Allah fasse miséricorde à nos devanciers et à nos successeurs ! Et nous allons certes, si Allah le veut, certainement vous rejoindre.' " »

    Rapporté par MuslimLire le texte complet →
  • Chourayh interroge 'Aïcha puis 'Ali sur l'essuyage des chaussons

    Shurayḥ ibn Hânî relate : « J'allais voir ʽÂ’ishah afin de l'interroger sur le fait de passer les mains sur les chaussons. Elle me dit : "Vas voir Ibn abî Ṭâlib et demande-lui, car il voyageait avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! " Quand nous lui demandâmes, il dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a donné trois jours et trois nuits au voyageur et un jour et une nuit au résident. " »

    Rapporté par MuslimLire le texte complet →
  • Notre Seigneur descend chaque nuit au dernier tiers

    D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Notre Seigneur descend chaque nuit vers le ciel de la vie d'ici-bas lorsqu'il reste le dernier tiers de la nuit alors il dit: Qui est-ce qui m'invoque que je l'exauce ? Qui est-ce qui me demande que je lui donne ? Qui est-ce qui me demande pardon que je lui pardonne ? ».

    Rapporté par Al Bukhârî et MuslimLire le texte complet →
  • Moïse demande le rang le plus bas parmi les gens du Paradis

    Al-Mughîrah ibn Shu’bah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Moïse (sur lui la paix) demanda à son Seigneur : " Quel est celui dont le rang est le plus bas parmi les gens du Paradis ? - Allah, Gloire et Pureté à Lui, répondit : C’est un homme qui viendra après qu’on aura fait entrer les élus au Paradis. On lui dira : ' Entre au Paradis ! - Il répliquera : Seigneur ! Comment cela, alors que les gens ont occupé leurs places et pris leur dû ? - On lui demandera alors : Serais-tu satisfait de posséder l’équivalent du royaume d’un des rois de la Terre ? - Il s’exclamera : J’en serais satisfait, ô Seigneur ! - Allah lui dira : C'est à toi, ainsi que son équivalent, son équivalent, son équivalent et encore son équivalent ! - A la cinquième reprise, l’homme s’exclamera : Cela me satisfait, ô Seigneur ! - Alors, Allah dira : Cela t’appartient et dix fois son équivalent ! En outre, tu auras ce que ton âme désire et ce qui plaît à ton regard ! - L’homme dira : Cela me satisfait, ô Seigneur ! " Moïse (sur lui la paix) demanda alors : " Seigneur ! Et celui dont le rang est le plus élevé parmi eux ? - Il répondit : Ceux-là sont ceux que J’ai choisis. J’ai planté de Ma Main les arbres de leurs faveurs et Je les ai scellés ! Ils auront ce qu’aucun œil n’a vu, aucune oreille n’a entendu et aucun esprit n’a pu s’imaginer ! " » Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Je connais certes le dernier des gens de l'Enfer à en sortir et le dernier des gens du Paradis à y entrer. Il s'agit d'un homme qui sortira de l'Enfer en rampant. Allah, à Lui la Puissance et la grandeur, lui dira : 'Va et entre au Paradis !' Il s'y rendra et aura l'impression qu'il est plein. Il reviendra et dira : 'Ô Seigneur ! Je l'ai trouvé plein !' Allah, à Lui la Puissance et la grandeur, lui dira alors : 'Va et entre au Paradis !' Il s'y rendra et aura l'impression qu'il est plein. Il reviendra et dira : 'Ô Seigneur ! Je l'ai trouvé plein !' Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, lui dira : 'Va et entre au Paradis ! Tu y auras l'équivalent de la terre et dix fois son équivalent. - L'homme dira : Te moques-Tu de moi - ou : Te railles-Tu de moi alors que Tu es le Roi ?' " » Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) ajoute : « J'ai certes vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) rire jusqu'à ce que ses molaires apparaissent. Il disait : " C'est celui des gens du Paradis dont le rang sera le plus bas ! " »

    Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLire le texte complet →

Sur le même thème : Les anges

  • Jibril aux six cents ailes, à côté du lotus de la limite

    Ibn Mas’ûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " J'ai vu Jibrîl [ l'Ange Gabriel ], à côté du lotus de la limite, et il avait six-cent ailes. " » Il a dit : « J'ai questionné 'Âṣim au sujet des ailes, mais il a refusé de m'informer. Alors, certains de ses Compagnons m'ont dit : " Certes, les ailes recouvrent la distance entre l'orient et l'occident. " »

    Rapporté par AḥmadLire le texte complet →
  • Le Prophète ﷺ a vu Gabriel près du lotus de la limite, doté de six cents ailes

    Ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) a dit au sujet du verset : {( il l’a pourtant bien vu [l'Ange], lors d’une autre descente )} [Coran : 53/13], le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « J'ai vu Jibrîl [ l'Ange Gabriel ], à côté du lotus de la limite, et il était doté de six-cent ailes. De ses plumes se répandaient des perles et des rubis de toutes les couleurs. »

    Rapporté par AḥmadLire le texte complet →
  • Le voyage nocturne : Gabriel tel un vêtement usé par crainte d'Allah

    Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La nuit de mon voyage nocturne, je suis passé devant la Haute Assemblée, et Jibrîl (sur lui la paix) était tel un vêtement usé à cause de sa crainte d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. »

    Rapporté par Ibn Abî ʽÂṣim - Rapporté par Aṭ-ṬabarânîLire le texte complet →
  • L'ange porteur du Trône : la distance du lobe de son oreille à son épaule

    Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il m'a été permis de parler de l'un des Anges d'Allah parmi les porteurs du Trône. La distance entre le lobe de son oreille et son épaule est équivalente à [un parcours de] sept cents ans. »

    Rapporté par Abû DâwudLire le texte complet →