'Imran ibn Housayn et la répudiation ou la reprise sans témoins
Sounan Abou Daoud · Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par Abû Dâwud
- Référence
- Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par Abû Dâwud
- رواه أبو داود وابن ماجه
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
- Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
Pas de vœu, d'affranchissement ni de répudiation sur ce que l'on ne possède pas
ʽAmr ibn Shuʽayb relate de son père, qui rapporte de son propre père : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Le fils d'Adam ne peut faire de vœu pieux impliquant quelque chose qu'il ne possède pas, ni affranchir ce qu'il ne possède pas, ni répudier ce qui n'est pas sous son autorité." »
L'homme qui avait déclaré sa femme interdite pour lui
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'un homme vint trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l'informer du fait qu'il avait dit à sa femme qu'elle était pour lui perpétuellement interdite - au même titre que le serait sa mère, sa sœur, ou sa tante - puis qu'il eut ensuite des rapports avec elle. Il dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai dit à ma femme qu'elle m'était perpétuellement interdite, mais j'ai eu des rapports sexuels avec elle avant d'expier ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda : Et qu'est-ce qui t'a poussé à faire une chose pareille, qu'Allah te fasse miséricorde ? - Il répondit : J'entrevis un bijou à ses chevilles à la lumière de la lune. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : Ne l'approche plus avant d'avoir accompli ce qu'Allah t'a ordonné de faire ! »
« En trois choses, la plaisanterie est prise au sérieux »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « En trois choses, le sérieux est [réellement] pris au sérieux et la plaisanterie est [réellement] prise au sérieux : le mariage, le divorce et la reprise [après un divorce]. »
Salama ibn Sakhr et le serment d'abstinence pendant le Ramadan
Salamah ibn Sakhr (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais un homme qui s’adonnait plus que d'autres aux rapports sexuels avec les femmes. Et quand le mois de Ramadan est venu, je craignais d'avoir un rapport sexuel avec mon épouse, et cette envie demeurait avec moi jusqu'au matin. J'ai donc prononcé un serment d’abstinence (« Aẓ-Ẓihâr ») à son encontre jusqu'à la fin du mois de Ramadan. Mais, au cours d'une nuit durant laquelle elle me servait, j’aperçus une partie de son corps, et je ne pus me retenir de lui sauter dessus. Au matin, j’allai voir mon peuple et les informai de l'incident. Je dis : "Venez avec moi voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! - Ils dirent : Non, par Allah !" Alors, je me rendis [seul] auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et l'informa. Il me dit alors : "L'as-tu vraiment fait, ô Salamah ? - Je répondis : Deux fois, ô Messager d'Allah ! Je serai patient face au jugement d'Allah. Prends donc une décision en ce qui me concerne selon ce qu'Allah t'aura montré. - Il dit : Libère un esclave ! - Je répondis : Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, je ne possède aucun esclave mis à part moi-même ! Et je frappai la surface de mon cou. - Il dit : Jeûne alors deux mois consécutifs ! - Je répliquai : Ai-je commis cela en raison d'autre chose que le jeûne ?! - Il dit : Alors nourris soixante pauvres avec une corbeille de dattes ! - Je rétorquai : Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, nous avons passé la nuit en étant atrocement affamé et nous n'avions chez nous aucune nourriture ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut)] a dit : Rends-toi chez le collecteur des aumônes de Banî Zurayq, et qu'il te la donne ! Nourris alors soixante pauvres avec un paanier de dattes, et toi et ta famille, mangez les dattes restantes !" Je revins alors chez mon peuple en leur disant : "J'ai trouvé auprès de vous la pauvreté et la mauvaise opinion, et j'ai trouvé auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) la prospérité et la bonne opinion. Et certes, Il m'a ordonné que vous me remettiez votre aumône !" »
Sur le même thème : Le divorce
'Abd Yazid et la femme de Mouzayna : la colère du Prophète ﷺ
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que 'Abd Yazîd - le père de Rukânah et ses frères - répudia Umm Rukânah puis se maria avec une femme de la tribu de Muzaynah. Celle-ci se rendit chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : « Il ne me sert à rien !Sauf qu'il est aussi utile pour moi que l'est ce cheveu ! - qu'elle retira de sa tête - Alors, sépare-nous l'un de l'autre ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) devint furieux, puis il appela Rukânah et ses frères et déclara à ceux qui étaient assis à côté de lui : « Voyez-vous tellement qu'Untel ressemble à 'Abd Yazîd par ceci et cela ? Et Untel lui ressemble-t-il par ceci et cela ? - Ils répondirent : Oui ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors à 'Abd Yazîd : Divorce-la ! » Et c'est ce qu'il fit. Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Reprends ton épouse, la mère de Rukânah et de ses frères ! - Il répondit : Je l'ai certes divorcée par trois déclarations, ô Messager d'Allah !- Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : Je sais, reprends-la ! » Il récita ensuite le verset suivant : { Ô Prophète ! Lorsque vous répudiez les femmes, alors répudiez-les conformément à leur période d'attente prescrite. } [Coran : 65/1].
La triple répudiation prononcée d'un coup comptait pour une, jusqu'au califat d'Omar
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « À l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), celle d'Abû Bakr et durant deux années du Califat de 'Umar, la triple répudiation [prononcée d'un coup] équivalait à une seule. Puis, 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) déclara : "Certes, les gens se sont précipités concernant une affaire où ils avaient du répit. Et si nous le rendions effectif ?" Alors, il le leur rendit effectif. »
La femme de Thabit ibn Qays et la dissolution du mariage
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « La femme de Thâbit ibn Qays s'est séparé de son mari par le biais d'une dissolution de mariage au temps du Prophète (sur lui la paix et le salut), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ordonné à celle-ci de compter une période de menstrues. »
Accepte le verger et répudie-la en une fois !
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que la femme de Thâbit ibn Qays est venue trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : « Ô Messager d'Allah ! Je n'ai rien à reprocher à Thâbit Ibn Qays, ni du point de vue du comportement, ni du point de vue religieux, mais je répugnerais retomber dans l'impiété sous l'Islam - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui demanda alors : Lui rendra-tu son verger ? - Elle répondit : Oui ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors [à son mari] : Accepte le verger et répudie-la en une fois !" »