La famille et le mariage — page 9
Hadiths sur la famille : le mariage, les droits des époux, les enfants, la piété filiale et les liens de parenté.
506 hadiths dans ce thème.
- Le mariage et le couple
- La polygamie
- Le divorce
- Les parents et la piété filiale
- Les liens de parenté et le voisinage
- Les femmes
Changez cela, et évitez le noir !
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le jour de la conquête de La Mecque, on amena Abû Quḥâfah - le père d’Abû Bakr aṣ-ṣiddîq (Qu'Allah les agrée tous les deux) - dont la tête et la barbe étaient blanches comme « ath-Thughâmah ». Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Changez cela, et évitez le noir ! »
Les trois hommes dans la grotte : « Pensez à de bonnes actions »
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte. Ils se dirent alors : " Invoquons Allah par les meilleures des œuvres que nous avons accomplies ! " À ces mots, l'un d'eux dit : " Ô Allah ! J'avais des parents très avancés en âge ainsi que des enfants pour lesquels je m'occupais à faire paître le troupeau. À mon retour le soir, je trayais les bêtes et je commençais à donner à boire à mes parents avant même [d'en donner à] mes enfants et à mon épouse. Un jour, j’ai mis du temps à rentrer et, en arrivant la nuit, j’ai trouvé mon père et ma mère endormis. Comme je détestai l'idée de les réveiller, mes enfants sont restés à pleurer de faim, à mes pieds, jusqu'au lever de l'aube. Ô Allah ! Si Tu sais que j’ai fait cela pour Ton Visage, fais-nous une ouverture à partir de laquelle nous pourrons voir le ciel ! " » Il a dit : « Une ouverture leur fut alors faite, et le deuxième dit : " Ô Allah ! J'avais une cousine, une des filles de mon oncle paternel, que je désirais fortement. Je lui demandai de céder à mes avances mais elle refusa, et ce jusqu'au jour où je lui apportai cent dinars. Je lui fis une proposition et je pus enfin la faire céder. Mais une fois que je me suis installé entre ses jambes, elle m’a dit : " Crains Allah ! Ne romps le cachet [c’est-à-dire : l'hymen] que dans le cadre légitime [du mariage] ! ", je me suis alors levé et je l’ai laissée. Si tu sais [de moi] que j'ai uniquement fait cela dans l'espoir de voir Ton Visage, fais-nous une ouverture ! " » Il a dit : « Une ouverture, aux deux tiers de l'entrée, leur fut faite. Le troisième dit : " Ô Allah ! Si tu sais de moi que j'avais engagé un ouvrier contre un récipient (« Faraq ») de riz ; qu’ayant terminé son travail, je lui donnai son dû mais qu’il refusa de le prendre. Et que, depuis lors, j’ai fait fructifier son bien jusqu'à pouvoir acheter avec des vaches et leur berger. Un jour, l'ouvrier revint et me dit : " Ô Serviteur d'Allah ! Donne-moi mon dû ! - Je lui répondis : Va et prend ces vaches ainsi que leur berger, ils sont à toi ! - Il a dit : Te moques-tu de moi ? - J’ai répliqué : Non ! Certes, je ne me moque pas de toi. Mais tout ceci est à toi ! Ô Allah ! Si Tu sais que j'ai fait cela en vue de Ta Face, alors écarte ce qui reste du rocher et libère-nous ! " Et ils furent alors délivrés. »
'Omar demande à entrer et les femmes de Qouraych se précipitent derrière le voile
Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « 'Umar demanda la permission d'entrer chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et des femmes de Quraysh s'y trouvaient, elles lui parlaient à haute voix et exigeaient davantage (de dons). Lorsque 'Umar demanda la permission d'entrer, elles se levèrent et se précipitèrent derrière le voile (ou se hâtèrent de porter le voile). Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui donna l'autorisation d'entrer et se mit à rire. 'Umar dit : " Qu'Allah te donne le sourire, ô Messager d'Allah ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) déclara : " J'ai été étonné par ces femmes qui étaient chez moi. Dès qu'elles ont entendu ta voix, elles se sont précipitées derrière le voile ! - 'Umar répondit : C'est toi, ô Messager d'Allah, qu'elles doivent plus craindre ! Puis, il ajouta : Ô ennemies de vos propres âmes ! Me craignez-vous et ne craignez-vous pas le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Elles répondirent : Oui ! Tu es plus dur et plus sévère que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit : Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Le Diable ne te rencontre jamais sur un chemin sans qu'il n'emprunte un chemin autre que le tien ! " »
« Dire Soubhanallah est réservé aux hommes, frapper des mains aux femmes »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Dire : " SubḥânaLlâh ! ", Gloire et Pureté à Allah ! [dans la prière] est réservé aux hommes et frapper des mains est réservé aux femmes. »
Youssouf ibn 'Abdallah ibn Salam nommé par le Prophète ﷺ
Yûsuf ibn ʽAbdillah ibn Salâm (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a lui-même nommé Yûsuf et m'a assis dans son giron. »
« Que mes héritiers ne se partagent ni dinar, ni dirham »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que mes héritiers ne se partagent ni dinar, ni dirham ! Ce que j'aurai laissé après les dépenses pour mes femmes et pour celui qui me succédera est une aumône ! »
Le sermon du besoin enseigné par le Messager d'Allah ﷺ
'AbdouLlâh ibn Masʽoûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) nous a enseigné le sermon du besoin (Khouṭbatou-l-ḥâjah) en ces termes : " La louange revient certes à Allah, nous Lui demandons de l'aide et nous implorons Son Pardon, et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre les maux issus de nous-mêmes. Celui qu'Allah guide, nul ne peut l'égarer ; et celui qu'Il égare, nul ne peut le guider. Et je témoigne qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est Son serviteur et Messager. { Ô vous les gens ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, qui a créé de celui-ci son épouse et qui, de ces deux-là, a fait se répandre [sur la terre] beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au Nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. } [Sourate An-Nissâ` (Les Femmes) – Coran : 4/1] ; { Ô vous qui croyez ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu'en pleine soumission } [Sourate Âli 'Imrân (La Famille de 'Imrân) – Coran : 3/102] ; { Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et parlez avec droiture. Il améliorera vos actions et vous pardonnera vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son Messager a alors certes réussi d’une réussite énorme. } [Sourate Al-Aḥzâb (Les Coalisés) – Coran : 33/70 -71]. »
Regarder ce qui incite au mariage chez la femme demandée
Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous demande une femme en mariage, s'il peut regarder ce qui l'incitera au mariage, qu'il le fasse ! » J'ai alors demandé en mariage une jeune fille que je guettais en me cachant jusqu'à voir ce qui me poussa à la demander en mariage, et ensuite je l'épousai.
Pars et va la voir ! Car c'est plus propice à ce que l'union perdure entre vous.
Al-Mughîrah ibn Shuʽbah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je me suis rendu chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) et je lui ai parlé d’une femme que j'avais demandé en mariage, il m’a alors dit : "Pars et va la voir ! Car c'est plus propice à ce que l'union perdure entre vous." Je me rendis donc chez une femme [de la tribu] des Anṣâr dans le but de la demander en mariage à ses parents. Je les ai donc informés de la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) mais c’est comme si ces derniers n’avaient pas apprécié cela. La femme entendit mes propos alors qu'elle se trouvait dans le recoin de sa chambre, elle s'exclama alors : "Si le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'a ordonné de me voir, alors regarde-moi ! Sinon, je te supplierai de le faire !" C'est comme si elle avait considéré cela de la plus haute importance. Alors, je me mis à la regarder et ensuite je l'épousai après son consentement.
Mouhammad ibn Maslama observe la femme qu'il veut épouser
Muḥammad ibn Maslamah (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai demandé une femme en mariage et je me suis caché derrière elle jusqu'à l'avoir vu dans des palmiers qui lui appartenait. » On lui a alors dit : « Fais-tu cela alors que tu es un Compagnon du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? » Il a répondu : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Lorsqu'Allah met dans le cœur d'un individu l’envie de demander une femme en mariage, il n'y a alors pas de mal à ce qu'il la regarde !" »
Annoncez le mariage !
Âmir ibn 'Abdillah ibn Az-Zubayr relate, d'après son père, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Annoncez le mariage ! »
La femme déjà mariée a plus de droit sur elle-même que son tuteur
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La femme qui a déjà connu un mariage consommé a plus de droit sur elle-même que son tuteur. Quant à la vierge, il faut lui demander son consentement, et celui-ci correspond à son silence. »
« Une femme ne peut pas marier une autre femme ni se marier elle-même »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a dit : "Une femme ne peut pas marier une autre femme et une femme ne peut se marier elle-même." En effet, c’est la fornicatrice qui se marie elle-même. »
La jeune fille mariée par son père contre son gré : le choix lui est laissé
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Une servante vierge s'est présentée au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a évoqué que son père l'avait mariée alors qu'elle désapprouvait cela. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors donné le choix. »
Tout esclave qui se marie sans l'autorisation de ses maîtres est un débauché.
Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Tout esclave qui se marie sans l'autorisation de ses maîtres est un débauché. »
Le mariage avec Maymouna et l'état de sacralisation
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a épousé Maymûnah alors qu'il était en état de sacralisation ; il consomma le mariage alors qu'il avait quitté l'état de sacralisation ; et elle mourut à Sarif. »
Le mariage temporaire autorisé trois jours l'année d'Awtas, puis interdit
Iyâs ibn Salamah relate de son père qu'il a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) autorisa, l'année de [la bataille] d'Awṭâss, le mariage temporaire pendant trois jours, puis il l'interdit. »
« Qu'Allah maudisse celui qui épouse une femme pour la rendre licite à son ancien mari »
Alî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’Allah maudisse celui qui épouse une femme pour la rendre de nouveau licite à son ancien mari ; et qu'Il maudisse celui à qui cela profite ! »
Non, pas avant que l'autre ne goûte de son petit miel ce qu'en a goûté le premier !
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme répudia son épouse à trois reprises ; un autre homme l'épousa puis la répudia avant de consommer le mariage et son premier mari voulut alors se remarier avec elle. On interrogea le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ce sujet et il dit : "Non, pas avant que l'autre ne goûte de son petit miel ce qu'en a goûté le premier !" »
Ô Banî Bayâdah ! Mariez vos filles à Abu Hind et demandez la main de ses filles !
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Abû Hind fit une saignée au Prophète (sur lui la paix et le salut), au niveau de la partie frontale de son crâne. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : "Ô Banî Bayâdah ! Mariez vos filles à Abû Hind et demandez la main de ses filles !" Et il a dit : "Et s'il y a une chose par laquelle vous vous soignez et dans laquelle il y a un bien, c'est la saignée !" »
Répudie celle que tu veux !
Ad-Dahâk Ibn Fayrûz rapporte d'après son père (qu'Allah l'agrée, lui et son père) : « J'ai dit : "Ô Messager d'Allah ! Je suis devenu musulman mais je suis marié à deux sœurs ! - Il a répondu : Répudie celle que tu veux !" »
Ghaylan ibn Salama et ses dix épouses : en garder quatre
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Ghaylân ibn Salamah Ath-Thaqafî s'est converti et avait, durant la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah »), dix épouses qui acceptèrent l'Islam en même temps que lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui ordonna d'en choisir quatre parmi elles. »
Zaynab rendue à Abou Al-'As six ans après sans nouveau contrat
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a rendu sa fille Zaynab à Abî Al-'Âṣ ibn Ar-Rabî' six ans après son premier mariage et il n'a pas établi un nouveau [contrat de] mariage. »
« Vos femmes sont pour vous un champ de labour » : la croyance des juifs
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Les juifs disaient : "Si l'homme pénètre le vagin de son épouse par derrière, l'enfant naîtra avec un strabisme !", suite à quoi fût révélé : {( Vos femmes sont pour vous [à l’image] d’un champ qui vous appartient. Allez à votre champ comme vous le voulez…)} [Coran : 2/223].