Le Coran — page 2
Hadiths sur le Coran : sa révélation, sa récitation, ses mérites et son explication.
291 hadiths dans ce thème.
Khabbab : la récitation du Prophète ﷺ au dhohr et au 'asr
Rapporté par Abu Ma`mar : J’ai demandé à Khabbab bin Al-Art si le Prophète ﷺ récitait le Coran pendant les prières du Zuhr et de l’Asr. Il a répondu oui. J’ai demandé : Comment le savais-tu ? Il a répondu : Grâce au mouvement de sa barbe
Le Prophète ﷺ récite la sourate At-Tour pendant la prière du maghrib
Rapporté par Jubair bin Mut`im : Mon père a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ réciter « at-Tur » (52) pendant la prière du Maghrib
La prière est valable même si l'on récite uniquement la sourate Al Fatiha
D'après 'Ata, Abou Houreira (qu'Allah l'agrée) a dit: « Il faut réciter dans chaque prière. Dans ce que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) nous a fait entendre alors nous vous faisons entendre et dans ce qu'il a caché alors nous vous le cachons (1). Si tu ne rajoutes rien à Oum Al Quran (2) alors elle te suffi et si tu rajoutes alors ceci est meilleur (3) ».
Les djinns entendent le Coran pendant la prière de l'aube du Prophète ﷺ
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ est parti avec l’intention d’aller au marché de `Ukaz avec quelques compagnons. Au même moment, un obstacle a été placé entre les diables et les nouvelles du ciel. On a commencé à leur lancer du feu. Les diables sont allés voir leur peuple, qui leur a demandé : Qu’est-ce qui ne va pas avec vous ? Ils ont dit : Un obstacle a été mis entre nous et les nouvelles du ciel. Et on nous a lancé du feu. Ils ont dit : Ce qui vous empêche d’accéder aux nouvelles du ciel doit être quelque chose de nouveau. Allez vers l’est et l’ouest et voyez ce qui vous en empêche. Ceux qui sont allés vers Tuhama sont tombés sur le Prophète à un endroit appelé Nakhla, sur la route du marché de `Ukaz, et le Prophète ﷺ faisait la prière du Fajr avec ses compagnons. Quand ils ont entendu le Coran, ils l’ont écouté et ont dit : Par Allah, c’est cela qui nous empêche d’accéder aux nouvelles du ciel. Ils sont retournés vers leur peuple et ont dit : Ô notre peuple, nous avons entendu une récitation merveilleuse (le Coran) qui montre le droit chemin ; nous y avons cru et nous n’associerons rien à notre Seigneur. Allah a révélé les versets suivants à son Prophète (Sourate « Les Djinns ») (72) : Dis : Il m’a été révélé. Et ce qui lui a été révélé était la conversation des Djinns
La récitation du Prophète ﷺ au dhohr et au 'asr, reconnue au mouvement de sa barbe
Rapporté par Abu Ma`mar : Nous avons demandé à Khabbab : Est-ce que le Messager d’Allah ﷺ récitait pendant les prières du Zuhr et de l’Asr ? Il a répondu oui. Nous avons demandé : Comment le savais-tu ? Il a dit : Grâce au mouvement de sa barbe
« Retourne prier, car tu n'as pas prié » : l'enseignement de la prière
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, le Prophète ﷺ est entré dans la mosquée, un homme est venu, a prié puis a salué le Prophète. Le Prophète lui a rendu son salut et lui a dit : Retourne et prie encore, car tu n’as pas prié. L’homme a refait la prière, est revenu et a salué le Prophète. Il lui a dit cela trois fois : Retourne et prie encore, car tu n’as pas prié. L’homme a dit : Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je ne connais pas de meilleure façon de prier. Apprends-moi comment prier. Il a dit : Quand tu te lèves pour prier, dis "Takbir", puis récite du Coran ce que tu connais, puis incline-toi avec calme jusqu’à te sentir à l’aise, puis relève-toi de l’inclinaison jusqu’à être bien droit. Ensuite, prosterne-toi calmement jusqu’à être à l’aise, puis relève la tête et assieds-toi calmement jusqu’à être à l’aise, puis prosterne-toi à nouveau calmement jusqu’à être à l’aise, et fais ainsi pour toute ta prière
« Soubhanaka Allahoumma Rabbana wa bihamdika, Allahoumma ghfir li »
'Â'icha (r) dit: «Le Prophète (ç) aimait beaucoup répéter dans son ruku' et son sujûd: "Sub ânaka-1-Lâhumma, Rabbana wa hi amdika, al-Lâhumma ighfir li." Il se conformait au Coran.»
Que doit-on réciter [du Coran] pendant le prière du fajr du jour du vendredi
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) récitait les sourates suivantes lors de la prière du Fajr du vendredi : « Alif, Lam, Mim, Tanzil » (Sourate As-Sajda, n°32) et « Hal ata ‘ala-l-Insani » (c’est-à-dire Sourate Ad-Dahr)
La prière de nuit deux par deux, terminée par une rak'a witr
Rapporté par Anas bin Seereen : J’ai demandé à Ibn `Umar : « Que penses-tu des deux rak`at avant la prière obligatoire du Fajr, faut-il y prolonger la récitation ? » Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) priait la nuit deux rak`at à la fois, puis terminait par une rak`a witr. Il faisait les deux rak`at avant la prière du Fajr juste après l’Adhan. » (Hammad, le sous-narrateur, a précisé : « Cela voulait dire qu’il les priait rapidement. »)
La prière de demande de pluie récitée à voix haute
Rapporté par `Abbad bin Tamim, d’après son oncle : « Le Prophète (ﷺ) est sorti pour invoquer Allah afin qu’Il fasse tomber la pluie. Il s’est tourné vers la Qibla en invoquant Allah. Il a retourné son manteau et a ensuite accompli deux unités de prière en récitant le Coran à voix haute. »
La récitation à voix haute dans la prière de l'éclipse
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à voix haute pendant la prière de l’éclipse et, quand il terminait, il disait le Takbir et s’inclinait. Quand il se redressait après l’inclinaison, il disait : « Sami' allahu liman hamidah Rabbana wa laka l-hamd. » Puis il recommençait à réciter. Dans la prière de l’éclipse, il y a quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. Al-Auza'i et d’autres ont dit qu’ils avaient entendu Az-Zuhri, de 'Urwa, de `Aisha, dire : « Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé, et il a demandé à quelqu’un d’annoncer : ‘Prière en groupe.’ Il a dirigé la prière et a fait quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. » Al-Walid a rapporté que `Abdur-Rahman bin Namir lui avait dit avoir entendu la même chose. Ibn Shihab a entendu la même chose. Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à ('Urwa) : ‘Qu’a fait ton frère `Abdullah bin Az-Zubair ?’ Il a prié deux rak`at (de la prière de l’éclipse) comme la prière du matin, quand il a accompli la prière de l’éclipse à Médine.’ ‘Urwa a répondu qu’il n’avait pas suivi la tradition du Prophète. » Sulaiman bin Kathir et Sufyan bin Husain ont rapporté d’Az-Zuhri que la prière de l’éclipse se faisait à voix haute
La prosternation de la sourate An-Najm à La Mecque
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Le Prophète (ﷺ) a récité la sourate An-Najm (53) à La Mecque et s’est prosterné en la récitant, et ceux qui étaient avec lui ont fait de même, sauf un vieil homme qui a pris une poignée de petits cailloux ou de terre, l’a portée à son front et a dit : « Cela me suffit. » Plus tard, je l’ai vu mourir en non-croyant
Le Prophète ﷺ âgé récitait assis puis se levait pour s'incliner
Rapporté par Aïcha : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (ﷺ) prier la nuit en étant assis, sauf quand il est devenu âgé. À ce moment-là, il récitait en étant assis et, quand il voulait s’incliner, il se levait et récitait trente ou quarante versets debout, puis il s’inclinait
Quant à celui qui a eu la tête fendue par une pierre ...
Rapporté par Samura bin Jundab : Le Prophète (ﷺ) a dit, en racontant un rêve qu’il avait vu : « Celui dont la tête était écrasée avec une pierre était quelqu’un qui avait appris le Coran mais n’a jamais agi selon lui, et dormait en négligeant les prières obligatoires. »
L'istikhara enseignée comme une sourate du Coran
Jâbir ben 'Abd-ul-Lâh (r) dit: «Le Messager de Dieu nous enseignait al-' Istikhâra comme il nous enseignait une sourate du Coran, il nous disait: "Si l'un de vous songe à faire une chose, qu'il prie deux rak'a en dehors des prières obligatoires, ensuite qu'il dise: 0 Dieu! j'en appelle à Toi et à Ton savoir par l'istikhâra, j'en appelle à Ton pouvoir pour me soutenir, je Te demande de Ta grande grâce; Toi qui peux, alors que moi, je ne peux pas; Toi qui sais alors que, moi, je ne sais pas, Tu es le Connaissant de ce qui est dissimulé. 0 Dieu! Si Tu sais que cette chose est un bien pour moi, pour ma foi, ma subsistance et mon destin ( ou a-t-il dit: "hâte mon affaire et fixe-lui un terme") rends-la-moi accessible et facilite-la pour moi, ensuite bénis-la-moi. Et si Tu sais que cette chose est un mal pour moi, pour ma foi, ma subsistance et mon destin ( ou a-t-il dit: "hâte mon affaire et fixe-lui un terme") éloigne-la de moi et éloigne-moi d'elle. Décide pour moi le bien là où il se trouve. Puis, donne-moi satisfaction à ce sujet. Et qu'il précise ensuite son besoin.»
Une fille de 'Uthmân {r) étant morte à La Mecque
Rapporté par `Abdullah bin 'Ubaidullah bin Abi Mulaika : Une des filles de `Uthman est décédée à La Mecque. Nous sommes allés assister à ses funérailles. Ibn `Umar et Ibn `Abbas étaient aussi présents. Je me suis assis entre eux (ou j’ai dit, je me suis assis à côté de l’un d’eux. Puis un homme est venu s’asseoir à côté de moi). `Abdullah bin `Umar a dit à `Amr bin `Uthman : « Ne vas-tu pas interdire de pleurer, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Le défunt est tourmenté par les pleurs de ses proches ? » Ibn `Abbas a dit : « `Umar disait cela. » Puis il a ajouté en racontant : « J’ai accompagné `Umar lors d’un voyage de La Mecque jusqu’à Al-Baida. Là, il a vu des voyageurs à l’ombre d’un samura (un type d’arbre). Il m’a dit : Va voir qui sont ces voyageurs. Je suis allé et j’ai vu que l’un d’eux était Suhaib. J’ai rapporté cela à `Umar qui m’a alors demandé de l’appeler. Je suis donc retourné voir Suhaib et je lui ai dit : Pars et suis le chef des croyants. Plus tard, quand `Umar a été poignardé, Suhaib est venu en pleurant et en disant : Ô mon frère, ô mon ami ! (À cela, `Umar lui a dit : Ô Suhaib ! Tu pleures pour moi alors que le Prophète (ﷺ) a dit : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de ses proches ?) Ibn `Abbas a ajouté : Quand `Umar est mort, j’ai raconté tout cela à Aïcha et elle a dit : Qu’Allah fasse miséricorde à `Umar. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas dit qu’un croyant est puni par les pleurs de ses proches. Mais il a dit qu’Allah augmente le châtiment d’un non-croyant à cause des pleurs de ses proches. » Aïcha a ajouté : « Le Coran suffit pour clarifier ce point, car Allah a dit : ‘Nul ne portera le fardeau d’autrui.’ (35.18) » Ibn `Abbas a alors dit : « Seul Allah fait rire ou pleurer. » Ibn `Umar n’a rien dit après cela
L'affliction du Prophète ﷺ
Rapporté par Anas : Quand les récitateurs du Coran ont été tués, le Messager d’Allah (ﷺ) a récité la Qunut pendant un mois, et je ne l’ai jamais vu aussi triste que ce jour-là
Qui doit être placé en premier dans la partie de la fosse dite lahd
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ enveloppait chaque deux martyrs d’Uhud dans un seul linceul, puis il demandait : « Lequel d’entre eux connaissait le plus le Coran ? » Quand l’un d’eux était désigné, il le mettait en premier dans la tombe. Il disait : « Je suis témoin pour eux. » Ensuite, il ordonnait qu’ils soient enterrés avec leur sang sur eux. Il n’a pas fait la prière funéraire pour eux et ne les a pas lavés. (Jabir bin `Abdullah a ajouté) : Le Messager d’Allah ﷺ demandait pour les martyrs d’Uhud lequel connaissait le plus le Coran, et quand l’un d’eux était désigné, il le mettait en premier dans la tombe, puis ses compagnons. (Jabir a ajouté) : Mon père et mon oncle ont été enveloppés dans un même linceul
Les martyrs d'Ouhoud : celui qui connaissait le plus le Coran placé en premier
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète ﷺ rassemblait chaque deux martyrs d’Uhud (dans une même tombe), puis il demandait : « Lequel d’entre eux connaissait le plus le Coran ? » Et si l’un d’eux était désigné comme ayant plus de connaissance, il le mettait en premier dans la tombe. Le Prophète ﷺ disait : « Je serai témoin pour eux le Jour de la Résurrection. » Ensuite, il ordonnait qu’ils soient enterrés avec leur sang sur eux et il ne les faisait pas laver
"Si l'impubère se convertit à l'Islâm puis meurt, faut-il faire la prière sur son corps?"
Rapporté par Ibn Shihab : La prière funéraire doit être faite pour chaque enfant, même s’il est le fils d’une prostituée, car il est né avec la vraie foi de l’islam (c’est-à-dire n’adorer qu’Allah seul). Si ses parents sont musulmans, surtout le père, même si la mère ne l’est pas, et si l’enfant crie (ne serait-ce qu’une fois) après la naissance avant de mourir (c’est-à-dire qu’il est né vivant), alors la prière funéraire doit être faite. Mais si l’enfant ne crie pas après la naissance (c’est-à-dire qu’il est né mort), alors la prière funéraire ne doit pas être faite, et il sera considéré comme une fausse couche. Abu Huraira rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit : « Tout enfant naît avec la vraie foi (c’est-à-dire n’adorer qu’Allah seul), mais ses parents le rendent juif, chrétien ou mazdéen, comme un animal donne naissance à un petit parfait. Trouvez-vous qu’il soit mutilé ? » Puis Abu Huraira récita les versets sacrés : « La nature pure d’Allah (la vraie foi, c’est-à-dire n’adorer qu’Allah seul), avec laquelle Il a créé les êtres humains. »
Tout nouveau-né naît suivant la prime nature.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Tout enfant naît avec la vraie foi de l’islam (c’est-à-dire n’adorer qu’Allah seul), mais ses parents le rendent juif, chrétien ou mazdéen, comme un animal donne naissance à un petit parfait. Trouvez-vous qu’il soit mutilé ? » Puis Abu Huraira récita les versets sacrés : « La nature pure d’Allah (la vraie foi de l’islam, c’est-à-dire n’adorer qu’Allah), avec laquelle Il a créé les êtres humains. Qu’il n’y ait pas de changement dans la religion d’Allah (c’est-à-dire n’associer personne à Allah dans l’adoration). Voilà la religion droite (l’islam), mais la plupart des gens ne savent pas. »
Un grand rêve du Messager d'Allah (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui)
D'après Samoura Ibn Joundoub (qu'Allah l'agrée), lorsque le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) terminait sa prière il se tournait en face de nous et il disait : « Lequel d'entre vous a fait un rêve cette nuit ? ». Si l'un d'entre nous avait fait un rêve alors il le racontait et le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) disait : « Comme le veut Allah ». Un jour il nous a demandé : « Lequel d'entre vous a fait un rêve cette nuit ? ». Nous avons dit : Non, personne n'a fait de rêve. Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Cette nuit j'ai certes vu en rêve deux hommes qui sont venus à moi et ont pris mes deux mains et ils m'ont emmené jusqu'à la terre sainte. Il y a avait un homme assis et un homme debout qui avait dans sa main un crochet en fer qu'il enfonçait dans la joue de l'autre jusqu'à atteindre sa nuque puis il faisait la même chose avec son autre joue et la première joue reprenait sa forme initiale et lui recommençait. J'ai dit : Qu'est ce que ceci ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers un homme couché sur le dos et il y avait un homme debout près de sa tête qui tenait une pierre et lui fracassait la tête avec. Lorsqu'il le frappait il allait ensuite ramasser la pierre et avant qu'il ne soit revenu la tête de l'homme couché reprenait sa forme initiale et alors il le frappait de nouveau. J'ai dit : Qu'est ce que ceci ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers une anfractuosité qui ressemblait à un four à pain, sa partie supérieure était serrée et sa partie inférieure était large et il y avait un feu qui était attisé en dessous. Quand le feu se ravivait, la cavité gonflait et allait presque déborder et lorsqu'il se calmait elle reprenait sa place. À l'intérieur il y avait des hommes nus et des femmes nues. J'ai dit : Qui sont ces gens ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers un fleuve de sang au milieu duquel il y avait un homme et sur la rive il y avait un homme debout qui tenait des pierres dans ses mains. Celui qui était dans le fleuve se mettait en face de lui et lorsqu'il voulait sortir, l'autre homme lui tirait une pierre dans la bouche qui la ramenait à l'endroit où il était. Et à chaque fois qu'il voulait sortir il lui tirait une pierre dans la bouche qui la ramenait à l'endroit où il était. J'ai dit : Qui est-ce ? Ils ont dit : Viens. Alors nous sommes partis jusqu'à arriver vers un jardin vert dans lequel il y avait un arbre immense au pied duquel il y avait un vieil homme et des enfants. Il y avait également un homme proche de l'arbre qui avait devant lui un feu qu'il alimentait. Les deux hommes qui m'accompagnaient m'ont fait monter dans l'arbre et m'ont fait rentrer dans une maison. Je n'avais jamais vu de maison plus belle. Dans cette maison il y avait des hommes âgés, des jeunes, des femmes et des enfants. Ensuite les deux hommes qui m'accompagnaient m'ont fait monter dans l'arbre et m'ont fait rentrer dans une maison qui était encore meilleure et plus belle. Il y avait dedans des vielles personnes et des jeunes. J'ai dit : Vous m'avez fait voyager cette nuit, informez moi sur ce que j'ai vu ! Ils ont dit : Oui, celui que tu as vu avec la joue déchirée était un grand menteur, il mentait et son mensonge se propageait jusqu'à l'horizon. Il lui sera fait cela jusqu'au jour de la résurrection. Celui que tu as vu se faire fracasser la tête est un homme à qui Allah a enseigné le Coran et qui dormait la nuit pour lui et ne le mettait pas en pratique le jour. Il lui sera fait cela jusqu'au jour de la résurrection. Ceux que tu as vu dans l'anfractuosité sont ceux qui commettent la fornication, celui que tu as vu dans le fleuve est celui qui mange l'usure. Le vieil homme auprès de l'arbre était Ibrahim (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et les enfants qui étaient autour de lui sont les enfants des gens. Celui qui attisait le feu était Malik, le gardien du feu. La première maison dans laquelle tu es rentré était la maison de la plupart des croyants. Cette seconde maison est la maison des martyrs et je suis Jibril et voilà Mikail. Lève ta tête. Alors j'ai levé ma tête et il y avait au dessus de moi comme un nuage. Ils m'ont dit : Ceci est ta demeure. J'ai dit : Laissez moi rentrer dans ma demeure. Ils ont dit : Il te reste une partie de ta vie à vivre, si tu l'avais complétée tu serais entré dans ta demeure.
« Nous avons accompli le tamattou' du vivant du Prophète ﷺ »
Rapporté par 'Imran : Nous avons accompli le Hajj-at-Tamattu' du vivant du Messager d'Allah (ﷺ), puis le Coran a été révélé (concernant le Hajj-at-Tamattu') et certains ont dit ce qu'ils voulaient (à propos du Hajj-at-Tamattu') selon leur propre opinion
'Aïcha explique le verset sur Safa et Marwa
Rapporté par `Urwa : J’ai demandé à `Aisha : « Comment comprends-tu la parole d’Allah : “En vérité ! (les montagnes) As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah, et quiconque fait le Hajj à la Ka`ba ou la `Umra, il n’y a pas de mal à faire le Tawaf entre eux (Safa et Marwa).” Par Allah ! (il ressort de cette révélation) qu’il n’y a pas de mal à ne pas faire le Tawaf entre Safa et Marwa. » `Aisha a répondu : « Ô mon neveu ! Ton interprétation n’est pas correcte. Si elle l’était, la parole d’Allah aurait dû être : “Il n’y a pas de mal à ne pas faire le Tawaf entre eux.” Mais en réalité, cette révélation concerne les Ansar qui prenaient l’Ihram pour adorer une idole appelée “Manat” qu’ils adoraient à un endroit appelé Al-Mushallal avant d’embrasser l’islam, et quiconque prenait l’Ihram (pour l’idole) considérait qu’il n’était pas correct de faire le Tawaf entre Safa et Marwa. Lorsqu’ils se sont convertis à l’islam, ils ont interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet, disant : “Ô Messager d’Allah ! Nous évitions de faire le Tawaf entre Safa et Marwa.” Alors Allah a révélé : ‘En vérité, (les montagnes) As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah.’ » `Aisha a ajouté : « Certainement, le Messager d’Allah a instauré la pratique du Tawaf entre Safa et Marwa, donc personne n’a le droit de l’omettre. » Plus tard, j’ai rapporté cela à Abu Bakr bin `Abdur-Rahman (concernant le récit de `Aisha) et il a dit : « Je n’ai pas entendu une telle information, mais j’ai entendu des savants dire que tous les gens, sauf ceux que `Aisha a mentionnés et qui prenaient l’Ihram pour Manat, faisaient le Tawaf entre Safa et Marwa. Quand Allah a parlé du Tawaf de la Ka`ba sans mentionner Safa et Marwa dans le Coran, les gens ont demandé : “Ô Messager d’Allah ! Nous faisions le Tawaf entre Safa et Marwa, et Allah a révélé (les versets concernant) le Tawaf de la Ka`ba mais n’a pas mentionné Safa et Marwa. Y a-t-il un mal à faire le Tawaf entre Safa et Marwa ?” Alors Allah a révélé : “En vérité, As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah.” » Abu Bakr a dit : « Il semble que ce verset ait été révélé à propos des deux groupes : ceux qui évitaient le Tawaf entre Safa et Marwa à l’époque préislamique, et ceux qui le faisaient puis, après avoir embrassé l’islam, s’en sont abstenus car Allah avait prescrit le Tawaf de la Ka`ba sans mentionner celui de Safa et Marwa, jusqu’à ce qu’Il le précise après. »