Sounan at-Tirmidhi — page 23
سنن الترمذي
Compilé par Muhammad ibn 'Îsâ at-Tirmidhî. 631 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Soixante-dix mille personnes au Paradis sans jugement ni châtiment
Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Mon Seigneur m’a promis de faire entrer au Paradis soixante-dix mille personnes sans qu’elles ne subissent ni jugement, ni châtiment. Pour chaque groupe de mille personnes, il y aura soixante-dix mille personnes, ainsi que trois poignées que mon Seigneur prendra. »
« Les prix ont flambé, régule-les pour nous ! »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un jour, les gens s’exclamèrent : " Ô Messager d’Allah ! Les prix ont flambé, régule donc les prix pour nous ! - Alors, il leur a dit : « Allah est Lui Seul Le Régulateur, Celui qui prend et Celui qui donne, mais aussi Celui qui assure la subsistance. Et j’espère rencontrer Allah sans qu’aucun d’entre vous ne me demande réparation pour une quelconque injustice, que cela concerne le sang ou les biens. »
L’eau ne peut devenir une impureté majeure.
Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que l’une des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait son ablution majeure, le Prophète (sur lui la paix et le salut) vint pour faire les siennes ou se laver entièrement depuis ce même récipient. Elle lui dit alors (qu’Allah l’agrée) : " Ô Messager d’Allah ! Mais, j’étais en état d’impureté majeure ! - Il lui répondit (sur lui la paix et le salut) : « L’eau ne peut devenir une impureté majeure. »
La chatte qui boit l'eau des ablutions : « Elle n'est pas impure »
Kabshah, la fille de Ka’b ibn Mâlik, qui était mariée au fils d’Abû Qatâdah, relate qu’Abû Qatâdah entra chez elle et qu’elle lui versa de l’eau pour ses ablutions. C’est alors qu’une chatte vint et but dans le récipient, il souleva un côté du récipient pour l’aider à boire. Kabshah dit : « Il vit que je le regardais et m’a dit : " Es-tu étonnée, ô fille de mon frère ? - Oui ! répondis-je ! - Il m’a alors dit : Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : ' Elle n’est pas impure, elle fait simplement partie de ceux et celles qui viennent et se mêlent à vous ! ' " »
Toute partie coupée d'un animal vivant est considérée comme cadavre.
Abû Wâqid Al-Laythî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva à Médine, il constata que ses habitants raffolaient des bosses de chameaux et coupaient les queues de moutons. Il a alors dit : " Toute partie coupée d'un animal vivant est considérée comme cadavre. " »
Le sermon sur la chamelle : « Allah a octroyé son droit à chaque ayant droit »
Amrû ibn Khârijah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) donna un sermon alors qu'il se trouvait sur sa chamelle, moi en dessous, sa bave coulant entre mes épaules. Je l'entendis dire : " Certes, Allah a octroyé son droit à chaque ayant droit, il n'y a donc pas de testament pour un héritier. L'enfant appartient à la couche conjugale et l'adultère mérite la pierre. Et quiconque s'attribue un autre père que le sien ou s'affilie à d'autres maîtres que les siens, alors sur lui la malédiction d'Allah et Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire ni surérogatoire. " »
'Ammar ibn Yasir frictionnait sa barbe pendant les ablutions
Ḥassân ibn Bilâl dit : « J’ai vu ‘Ammâr ibn Yâssir frictionner sa barbe pendant ses ablutions. Il lui a été dit : - ou bien [le narrateur] a dit : Je lui ai alors dit : - " Tu frictionnes ta barbe ? - Il répondit : Et qu’est-ce qui m’empêcherait de le faire alors que j’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) frictionner sa barbe ? " »
Le Messager d'Allah ﷺ embrassait une épouse puis priait sans renouveler ses ablutions
‘Urwah (qu’Allah l’agrée) rapporte que ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) a relaté : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) embrassait certaines de ses épouses, puis il sortait pour se rendre à la prière sans renouveler ses ablutions. » ‘Urwah (qu’Allah l’agrée) dit : « J'ai dit : " Cette femme n’est autre que toi ! " Alors, ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) se mit à sourire. »
Est-ce autre chose qu'une partie de son corps ?
Ṭalq ibn ‘Alî (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque nous sommes venus au Prophète (sur lui la paix et le salut), un homme demanda : « Ô Messager d’Allah ! Que penses-tu d’un homme qui touche son sexe après qu’il ait fait ses ablutions ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « Est-ce autre chose qu'une partie de son corps ? » Ou bien, il a dit : « qu'un membre de son corps ? »
Que celui qui lave un mort se lave et que celui qui le porte fasse ses ablutions.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que celui qui lave un mort se lave et que celui qui le porte fasse ses ablutions. »
Le mort pleuré par une pleureuse : « Ô toi qui étais notre montagne ! »
Abû Mûsâ (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas un mort pleuré par un gémissant qui dise à son sujet : « Ô toi qui étais notre montagne ! Ô toi qui étais notre refuge ! » - ou quelque chose de semblable - sans que deux Anges, chargés de le frapper à la poitrine, ne lui disent en le moquant : « Étais-tu vraiment comme ça ? » »
L'interdiction de mettre ses sandales en restant debout
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit qu’on mette ses sandales tout en restant debout.
Oumm Salama et le rattrapage des prières manquées pendant les menstrues
Kathîr ibn Ziyâd relate : « Al-Azdiyyah, c'est-à-dire Mussah, m'a raconté : " Quand j'accomplis le Pèlerinage, j'entrai chez Umm Salamah et lui dis : 'Ô, mère des croyants ! Samurah ibn Jundub ordonne aux femmes de rattraper les prières manquées pendant les règles ! - Elle dit : Elles ne doivent pas les rattraper ! Quand l'une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut) avait ses lochies, elle s'abstenait pendant quarante jours et le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne lui ordonnait pas de rattraper les prières manquées à cause des lochies !' " » Dans une version : « Nous nous couvrions le visage de zédoaire en poudre, afin de cacher les taches cutanées. »
Hamna bint Jahch et ses hémorragies abondantes
Ḥamnah bint Jaḥsh (qu'Allah l'agrée) dit : « Souffrant d'hémorragies vaginales très abondantes, j'allai à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l'interroger et l'en informer. Je le trouvai chez ma sœur Zaynab bint Jaḥsh et dis : " Ô, Messager d'Allah ! Je suis une femme qui souffre d'hémorragies vaginales très abondantes ; qu'en dis-tu, sachant qu'elles m'empêchent de prier et de jeûner ? - Il dit : Je te recommande le coton, il arrête le sang. - Elle dit : Il est trop abondant. - Il dit : Alors, utilise une étoffe. - Elle dit : Il est trop abondant, il coule à flots. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : Je vais te prescrire deux façons de faire ; si tu appliques l'une des deux, c'est valable, et si tu es capable de faire les deux, à toi de voir. [Sache que] C'est un coup parmi les coups que le diable assène ! Fais comme si tu avais tes règles pendant six ou sept jours, comme cela est courant par le décret d'Allah, ensuite, lave-toi entièrement et quand tu penses que tu es pure et que le sang s'arrête, prie pendant vingt-trois ou vingt-quatre jours et vingt-trois ou vingt-quatre nuits, et jeûne également ; cela t'est valable. De même, agis chaque mois comme les femmes quand elles ont leurs règles et quand elles deviennent pures au moment de leurs règles et de leur pureté. Et si tu es capable de retarder la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») et d'avancer celle de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), afin de te laver et de regrouper les deux prières, et de retarder la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et d'avancer celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), afin de te laver et de regrouper les deux prières, alors, fais-le ! Et si tu peux te laver pour la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »), alors, fais-le ! Et jeûne, si tu peux agir de cette façon. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : " C'est, des deux façons de faire, celle que je préfère ! " »
Abou Dharr à Ar-Rabadha, resté plusieurs jours en état de grande impureté
Abu Dharr Jundub ibn Junâdah relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait acquis un petit nombre de moutons et me dit : " Ô, Abâ Dharr ! Prends-les en dehors de la ville. Je me rendai alors à « ar-Rabdhah » et il m'arrivait de tomber en état de grande impureté et de rester ainsi cinq ou six jours. J'allai donc voir le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui me dit : " Abâ Dharr ! " Je me tus alors, puis il dit : " Que ta mère te perde ! Malheur à ta mère ! " Il appela alors une jeune fille noire, qui apporta un vase de bois qui contenait de l'eau et me cacha avec une étoffe. Je me cachai derrière ma monture, me lavai et eus alors le sentiment de m'être débarrassé d'une montagne qui pesait sur moi. Là, il me dit : " La terre pure est ce qu'utilise le musulman pour ses ablutions, même si cela devait durer dix ans. Et lorsque tu trouves de l'eau, fais-la toucher ta peau, car cela est meilleur ! " »
Les ablutions du vendredi suffisent, le grand lavage est meilleur
Samurah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque fait ses ablutions le jour du vendredi a fait une bonne chose qui lui suffit. Mais faire les ablutions majeures est meilleur ! »
Lorsque tu jeûnes trois jours dans le mois, jeûne le treize, le quatorze et le quinze !
Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque tu jeûnes trois jours dans le mois, jeûne le treize, le quatorze et le quinze ! » Qatâdah ibn Milḥân (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous ordonnait de jeûner les jours de pleine lune : le treize, le quatorze et le quinze. » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète ne mangeait jamais les jours de pleine lune, ni en voyage, ni chez lui. »
« Seigneur ! Aide-moi et n'aide pas contre moi »
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude d'invoquer en ces termes : " Seigneur ! Aide-moi et n’aide pas contre moi ; secours-moi et ne secours pas contre moi ; ruse en ma faveur et ne ruse pas contre moi ; guide-moi et facilite-moi la guidée et secours-moi contre celui qui m’opprime. Seigneur ! Fais que je sois reconnaissant envers Toi, que je T’évoque, que je Te craigne, que je Te sois très obéissant, que je Te sois humblement soumis et que je revienne [vers Toi]. Seigneur ! Accepte mon repentir, lave mes fautes, exauce mon invocation, raffermis mon argument, guide mon cœur, accorde la justesse à ma langue et retire la haine de mon cœur. " »
Allah a créé les créatures dans une obscurité puis a projeté sur elles de Sa lumière
‘Abdullah ibn ‘Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Certes Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a créé les créatures dans une obscurité puis a projeté sur elles une part de Sa lumière. Celui qui a été atteint par cette lumière a été guidé, et celui qui n’a pas été atteint s’est égaré. Voilà pourquoi, je dis : ' La plume est désormais sèche selon la science d’Allah ! ' " »
Le Prophète ﷺ dormait en état d'impureté majeure sans toucher l'eau
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dormait en état d'impureté majeure, sans toucher l'eau. »
« Comment pourrais-je me réjouir alors que le souffleur a collé la trompe à sa bouche ? »
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Comment pourrais-je me réjouir alors que le souffleur a certes collé la trompe à sa bouche, plissé le front et prêté l'oreille en attendant qu'on lui ordonne de souffler, et alors il soufflera ? - Les musulmans ont alors demandé : Que doit-on dire, ô Messager d'Allah ? - Il répondit : Dites : Allah nous suffit ! Et quel bon Garant. Nous avons placé notre confiance en Allah, notre Seigneur ! " Il se peut que Sufyân ait dit : " C'est en Allah que nous avons mis notre confiance. " »
Zayd ibn Thabit : « Bienheureux le Cham »
Zayd ibn Thâbit (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous étions auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en train de rassembler le Coran à partir des fragments sur lequels il était écrit lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Tûbâ ( Félicité ) pour le [territoire du] Châm ! - Nous avons demandé : Et pourquoi cela, ô Messager d'Allah ? - Il a répondu : Parce que les Anges du Tout Miséricordieux ont étendu et rabattu leurs ailes sur ce territoire. " »
La servante noire et son vœu de jouer du tambour au retour du Prophète ﷺ
Buraydah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortit pour certaines de ses expéditions militaires ; lorsqu’il revint, une jeune servante noire vint à lui et lui dit : " Ô Messager d’Allah ! J’avais formulé comme vœu que si Allah te ramenait sain et sauf, je jouerai du tambourin (« Ad-Duff ») devant toi et que je chanterai ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Si tu en avais fait le vœu, alors joue pour moi. Sinon, ne le fait pas ! " Elle se mit alors à jouer du tambourin et, pendant qu’elle jouait, Abû Bakr entra. Ensuite, et toujours pendant qu’elle jouait, ce fut ‘Alî qui entra, puis ‘Uthmân entra alors qu’elle jouait encore. Enfin, ‘Umar entra. Là, elle jeta le tambourin sous son postérieur et s’assit sur lui ! Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Satan a certes peur de toi ô ‘Umar ! J’étais assis et elle jouait du tambourin ; puis Abû Bakr est entré et elle jouait du tambourin ; ensuite, ‘Alî est entré et elle jouait du tambourin, puis ‘Uthmân est entré et elle jouait du tambourin. Mais lorsque toi tu es entré, ô ‘Umar, elle a jeté le tambourin ! " »
« Je demande pardon à Allah, Celui en dehors de Qui aucune divinité »
Zayd (qu'Allah l'agrée), l’esclave affranchi du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque dit : "Je demande pardon à Allah ! Celui en dehors de Qui aucune divinité n'est digne d’être adorée, Le Vivant, Celui qui se suffit à Lui-même et qui pourvoit aux autres, et je me repens à Lui ! " Tous ses péchés lui seront pardonnés, même s’il a tourné le dos à l’ennemi sur le champ de bataille. »