Sounan an-Nasâ'î — page 8
سنن النسائي
Compilé par Ahmad ibn Shu'ayb an-Nasâ'î. 218 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
« N'empêchez personne de tourner autour de cette Maison et d'y prier »
Jubayr ibn Muṭ’im (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’empêchez personne de tourner autour de cette Maison et d’y prier lorsqu’il le souhaite, quel que soit le moment du jour ou de la nuit. »
« Tu es leur imam ! Adapte-toi au plus faible d'entre eux »
‘Uthmân ibn Abî Al-‘Âṣ (qu’Allah l’agrée) relate qu’il demanda : « Ô Messager d’Allah ! Désigne-moi comme imam auprès des miens ! - Il répondit : Tu es leur imam ! Adapte-toi au plus faible d’entre eux et prends un muezzin qui ne prend pas de salaire pour appeler à la prière ! »
Le son semblable à celui du moulin dans la poitrine du Prophète ﷺ en prière
ʽAbdullah ibn Ash-Shikhîr (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prier alors que sortait de sa poitrine un son semblable à celui du moulin lorsqu’il tourne pour moudre ; c'était dû à ses pleurs (sur lui la paix et le salut). »
« Tuez les deux noirs dans la prière : la vipère et le scorpion »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Tuez les deux noirs dans la prière : la vipère et le scorpion ! " »
Embellissez le Coran avec vos voix !
Al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Embellissez le Coran avec vos voix ! »
L'ouverture de la prière de nuit : « Gloire et Pureté à Toi, ô Allah »
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu'Allah L'agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait la nuit pour prier, il disait : « Allah est plus Grand [que tout] ! » Puis, il disait : « Gloire et Pureté à Toi, ô Allah et par Ta Louange ! Béni soit-Ton Nom et Élevé sois-Tu ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! » Ensuite, il disait trois fois : « Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! ». Puis, il disait trois fois : « Certes, Allah est plus Grand [que tout] ! » Puis, il terminait en disant : « Je me réfugie auprès d’Allah, Celui qui entend et qui sait tout, contre le Diable, le lapidé, contre ses piques, son souffle et ses postillons », puis il récitait.
La récitation commencée par « La louange est à Allah, Seigneur des mondes »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah les agrée) débutaient la récitation de la prière par : {( La louange est à Allah, Seigneur des Mondes. )} Muslim ajoute : « Ils ne disaient pas : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux", ni au début, ni à la fin de la récitation. » Et dans une version chez Aḥmad, An-Nassâ’î et Ibn Khuzaymah : « Ils ne prononçaient pas à haute voix : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux." » Et dans une autre version d’Ibn Khuzaymah : « Ils le disaient à voix basse. » Et c’est ainsi qu’il faut comprendre la négation rapportée par Muslim, contrairement à ceux qui l’ont déclarée faible.
Abou Hourayra : la prière d'untel ressemble le plus à celle du Messager d'Allah ﷺ
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je n'ai prié derrière personne dont la prière ressemble plus à celle du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) que celle de un tel. En effet, nous avons prié derrière cet homme et il prolongeait les deux premières unités de prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »), et raccourcissait les deux dernières. Et à la prière de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), il les raccourcissait. Pour la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib»), il récitait les sourates les plus courtes de « Al-Mufaṣṣal », et pour la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), il récitait la sourate « Ash-Shams » (le soleil) et d'autres similaires. Quant à la prière de l'aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubḥ »), il récitait deux longues sourates. »
'Aïcha a vu le Prophète ﷺ prier assis en tailleur
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accomplir la prière assis en tailleur. »
« Qu'il ne s'accroupisse pas comme le fait le chameau »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate du Prophète (sur lui la paix et le salut) la parole suivante : « Lorsque l’un d’entre vous se prosterne, qu’il ne s’accroupisse pas comme le fait le chameau ; et qu’il pose ses mains avant de poser ses genoux. »
L'épreuve de la tombe, proche de celle de l'antéchrist
Asmâ' bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se leva et parla de l'épreuve que l'homme subit dans sa tombe. Quand il en parla, les musulmans crièrent et cela m’empêcha de comprendre ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) disait. Quand leurs voix se calmèrent, je demandai à un homme qui était près de moi : "Dis ! Qu'Allah te bénisse ! Qu'a dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), vers la fin ? - Il dit : Il m'a été révélé que vous subirez dans vos tombes une épreuve proche de celle de l'antéchrist !" »
Deux armées de la communauté préservées de l'Enfer
Thawbân (qu'Allah l'agrée), l'esclave du Prophète (sur lui la paix et le salut), relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Deux armées de ma communauté seront préservées de l'Enfer par Allah : Une armée qui combattra l'Inde, et une autre qui sera aux côtés de 'Issâ ibn Maryam (Jésus, le fils de Marie), que la paix soit sur eux deux. »
La prière de nuit et de jour s’accomplit deux par deux.
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La prière de nuit et de jour s’accomplit deux par deux. »
« Le witr est avéré » : sept, cinq, trois ou une unité
Ayyûb Al-Ansârî (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le « Witr » est avéré, que celui qui le désire prie le « Witr » en sept [unités de prière] ; que celui qui le désire prie le « Witr » en cinq [unités de prière] ; que celui qui le désire prie le « Witr » en trois [unités de prière] et que celui qui le désire prie le « Witr » en une seule [unité de prière]. »
'Ali : le witr n'est pas obligatoire comme les prières prescrites
‘Alî (qu’Allah l’agrée) a dit : « La prière impaire (« Al-Witr ») n’est pas obligatoire comme les prières prescrites, mais c’est une tradition prophétique que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a instaurée. »
« Ô vous, les gens du Coran ! Accomplissez la prière du Witr »
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) relate : « le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô vous, les gens du Coran ! Accomplissez la prière du « Witr » car Allah est Unique et Il aime ce qui est impair. »
Il n’y a pas deux « Witr » dans une même nuit.
Qays ibn Ṭalq relate : « Un jour de Ramadan, Ṭalq ibn 'Alî nous visita. Il passa la soirée et rompit le jeûne chez nous avant de nous diriger dans la prière nocturne et dans le « Witr ». Ensuite, il s'est rendu à sa mosquée et dirigea ses Compagnons dans la prière nocturne. Quand il ne restait plus que le « Witr », il fit avancer un homme et dit : « Dirige tes Compagnons dans le « Witr », car j'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Il n’y a pas deux « Witr » dans une même nuit." »
Les deux hommes qui n'avaient pas prié avec les gens
Jâbir ibn Yazîd ibn Al-Aswad relate que son père pria avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lorsqu’il était jeune. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) termina de prier, il vit dans un coin de la mosquée deux hommes qui n’avaient pas prié. Il les fit appeler et on les amena jusqu’à lui, alors qu’ils tremblaient des épaules. Il leur demanda : « Qu’est-ce qui vous a empêché de prier avec nous ? » Ils répondirent : « Nous avons déjà prié chez nous. » Il leur dit alors : « N’agissez pas de la sorte ! Lorsque quelqu’un prie chez lui et rejoint ensuite l’imam qui n’a pas fini de prier, qu'il prie avec lui ; elle lui sera certes comptée comme prière surérogatoire. »
Pars et va la voir ! Car c'est plus propice à ce que l'union perdure entre vous.
Al-Mughîrah ibn Shuʽbah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je me suis rendu chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) et je lui ai parlé d’une femme que j'avais demandé en mariage, il m’a alors dit : "Pars et va la voir ! Car c'est plus propice à ce que l'union perdure entre vous." Je me rendis donc chez une femme [de la tribu] des Anṣâr dans le but de la demander en mariage à ses parents. Je les ai donc informés de la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) mais c’est comme si ces derniers n’avaient pas apprécié cela. La femme entendit mes propos alors qu'elle se trouvait dans le recoin de sa chambre, elle s'exclama alors : "Si le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'a ordonné de me voir, alors regarde-moi ! Sinon, je te supplierai de le faire !" C'est comme si elle avait considéré cela de la plus haute importance. Alors, je me mis à la regarder et ensuite je l'épousai après son consentement.
'Ali épouse Fatima : « Donne-lui quelque chose »
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que 'Alî (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai épousé Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) et je dis [au Prophète] : "Ô Messager d'Allah ! Permets-moi de rester en compagnie de ma femme. - Donne-lui quelque chose ! - Je n'ai rien ! Rétorquai-je. - Le Prophète demanda : Où est ta cotte de mailles d'Al-Ḥuṭamiyyah ? - Elle est en ma possession. - Donne-la lui donc !"
Ibn Mas'oud et la veuve dont la dot n'avait pas été fixée
Alqamah et Al-Aswad relatent : « On interrogea 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) à propos d'un homme qui épousa une femme sans avoir fixé le montant de sa dot et décéda avant même d'avoir consommé le mariage. Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) demanda : "Avez-vous un texte à ce sujet ? - Ils répondirent : Ô, Abâ Abdirraḥmân ! Nous n'avons aucun texte à ce sujet ! - Il dit alors : Je donne mon avis, s'il est juste, alors c'est grâce à Allah ! Elle a droit à la même dot que ses semblables, ni plus ni moins. Elle a [aussi] droit à une part d'héritage et elle doit observer une période de viduité. - Un homme de la tribu de Ashja' se leva et dit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) jugea de la même manière parmi nous à propos d’une femme [de notre tribu] nommée : Birwa' bint Wâshiq qui épousa un homme qui décéda avant de consommer le mariage. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors jugé [ce cas] et il lui a attribué la même dot que ses semblables, le droit à l'héritage, et l’obligation d’observer une période de viduité ! » 'Abdullah leva alors ses deux mains et proclama la grandeur d’Allah.
L'homme qui avait déclaré sa femme interdite pour lui
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'un homme vint trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l'informer du fait qu'il avait dit à sa femme qu'elle était pour lui perpétuellement interdite - au même titre que le serait sa mère, sa sœur, ou sa tante - puis qu'il eut ensuite des rapports avec elle. Il dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai dit à ma femme qu'elle m'était perpétuellement interdite, mais j'ai eu des rapports sexuels avec elle avant d'expier ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda : Et qu'est-ce qui t'a poussé à faire une chose pareille, qu'Allah te fasse miséricorde ? - Il répondit : J'entrevis un bijou à ses chevilles à la lumière de la lune. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : Ne l'approche plus avant d'avoir accompli ce qu'Allah t'a ordonné de faire ! »
« Ma femme n'empêche pas une main de la caresser » : « Éloigne-la ! »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme est venu au Prophète (sur lui la paix et le salut) et a dit : "Certes, ma femme n'empêche pas une main de caresser - Il a dit : Éloigne-la ! - Il a rétorqué : Je crains que mon âme ne la suive ! - Alors, il a répondu : Jouis d'elle donc !" »
Al-Fouray'a bint Malik : rester dans sa maison pendant la viduité
Al-Furayʽah bint Mâlik ibn Sinâne, la soeur de Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah les agrée) relate qu'elle se rendit auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) afin de lui demander la permission de retourner dans sa famille, les Banû Khudrah, car son époux s'était fait tuer par des esclaves en fuite à la recherche desquels il était parti . Elle demanda donc à l'envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Puis-je retourner auprès de ma famille, mon mari n'ayant laissé aucune maison lui appartenant, ni de quoi m'entretenir ? - Ce à quoi le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Oui. » Elle poursuivit : « Je m'en allais donc, mais une fois arrivée à l'appartement, ou à la mosquée, il me rappela, ou ordonna qu'on me rappelle, et je fus invitée à revenir vers lui. Il me dit alors : "Qu'as-tu dit ?" Je lui répétai de nouveau l'histoire au sujet de mon mari, ce à quoi il me rétorqua : "Reste chez toi jusqu'à l'expiration du délai prescrit !" » Elle dit : « J'y ai donc passé ma période de viduité et de deuil durant quatre mois et dix jours. » Plus tard, lorsque ʽUthmân ibn ʽAffân (qu'Allah l'agrée) devint calife, il envoya une personne à ce sujet et je l'en informai ; il prit donc la décision d'en faire son avis et de l'appliquer dans les tribunaux.